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À quoi …

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Ma réflexion en cette saison … 

 

À quoi …

« À quoi dois-je m’attendre pour réaliser mon bonheur futur en me basant sur mon expérience de vie ? C’est là où tout réside ma réflexion en cette saison. »

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Être heureux, c’est d’être en paix avec soi-même.

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Réalisation extraordinaire de mon ami Joël Pèlerin (Photographe)

Être heureux, c’est d’être en paix avec soi-même.

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que la saison printanière soit belle. De mon côté, la vie est tout simplement magnifique et ce, pour diverses raisons qui à ma grande surprise m’étonnent par leur simplicité. En effet, j’ai longuement réfléchi sur ce qui fait réellement mon bonheur actuel. Aurais-je gagné un gros lot à la loterie nationale, remporté un prix d’excellence ou bien trouvé le grand amour ? Rassurez-vous ! Ce n’est strictement pas le cas.

Bon ! Il est vrai que l’on souhaite gagner un jour ou l’autre un montant à la loterie afin de pouvoir se gâter et, dans le cas échéant, gâter nos proches. Il est aussi intéressant de remporter un prix ou une quelconque forme de reconnaissance pour ce que nous faisons auprès de nos pairs. Encore-là ! Si cela n’est pas le cas, rien ne nous empêche d’être heureux. Pour ce qui est du grand amour ? Pourquoi pas ? Tout est possible dans la vie. D’ailleurs, j’ai déjà aimé et je continuerai d’aimer même si parfois l’amour fait mal.

À vrai dire, la base fondamentale du véritable bonheur est sans contredit d’être en paix avec soi-même. C’est-à-dire de vivre selon nos valeurs, nos principes, nos propres attentes face à notre vie et uniquement la nôtre. Nos valeurs nous ont certes été inculquées par nos proches, en particuliers nos parents, mais aussi par ceux et celles qui nous ont entourés durant notre enfance et adolescence. Ne dit-on pas que ça prend un village en entier pour élever un enfant ? Pour ce qui est de nos principes, ces derniers sont plus souvent qu’autrement façonnés par notre expérience de vie laquelle se termine seulement lorsque nous rendons notre dernier souffle. Et pour ce qui est de nos attentes face à la vie, elles peuvent varier de manière considérable selon les circonstances auxquelles nous nous retrouvons.

En ce qui me concerne, je ne remercierai jamais assez Dieu pour la beauté de ma vie actuelle. En effet, j’en ai pris conscience notamment par une petite anecdote qui m’est arrivé aujourd’hui même. En effet, quel bonheur extraordinaire que je ressens lorsqu’une chauffeuse de bus me dit qu’elle est vraiment de me voir monter à bord. Quel plaisir de discuter de nos cheminements de vie respectifs ! Et, en ce qui regarde ma passion en tant que modèle nu, elle trouve cela formidable que je puisse m’accomplir dans un domaine où peu sont appelés et où encore bien peu y trouvent leur voie. C’est un petit velours qui me fait beaucoup de bien.

Oui, pour moi, c’est ça être heureux : Être en paix avec soi-même. Une paix que l’on peut apporter aux autres souvent sans que nous nous en rendons-compte. Voilà pourquoi, je peux dire que je suis … heureux. Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Faire abstraction des regards

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Magnifique dessin par mon ami Eri Kel de la France

« Faire abstraction des regards »

Réalisation de Eri Kel de la France 

Chef-d’oeuvre qui me fait plaisir de partager avec vous.
RollandJr St-Gelais de Québec

Je reconnais que ce dessin m’interpelle au plus profond de ma personne, et ce pour trois raisons. Lesdites raisons sont inhérentes à mon expérience de vie, parfois drôle, parfois cocasse mais aussi, parfois triste. D’ailleurs, qui d’entre nous peut se vanter de connaître que joie de vivre ou exclusivement de traverser une mer d’épreuves. Nous avons tous nos cheminements de vie. C’est, vous en conviendrez avec votre humble serviteur, ce qui nous permet d’évoluer selon nos capacités. Capacités souvent mises à rude épreuve.

En premier lieu, le regard des autres est souvent le poids le plus lourd à supporter. Peur du jugement d’autrui sur notre corps ? Crainte d’être perçu selon des critères de normalité que je qualifierais de « hors-normes » ? Enfin, comment se perçoit-on face à nos petits défauts physiques et, corollairement, à notre nudité ? Ce sont-là des éléments qui composent notre expérience de vie.

En deuxième lieu, et j’en parle en connaissance de cause, il est souvent plus aisé de poser entièrement nu puisque c’est l’ensemble de notre corps qui est présenté au public. Un public averti tout de même. Alors que le fait de poser habillé peut susciter certaines appréhensions chez le modèle vivant. Je me souviens d’avoir ressenti un certain malaise lors d’une séance où un artiste-peintre, fort courtois et sympathique, devait réaliser un tableau à son kiosque situé à quelques pas du château Frontenac de Québec. Le résultat a été bien au de-là de mes attentes. Je lui en serai toujours reconnaissant.

En dernier lieu, l’évolution de mon regard sur mon corps a été formidable depuis les 20 dernières années. Toutefois, c’est à partir de ma passion en tant que modèle nu que je me suis senti pleinement masculin, authentiquement homme et fondamentalement humain. Et non plus, comme un objet de foire lequel a permis à certains avocats de s’enrichir à mes dépends grâce à la crédulité de mes parents.

Merci de m’avoir lu !

Signé : RollandJr St-Gelais de Québec (Canada)

Un aspect oublié d’une séance : Faire confiance

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Séance de nudité artistique au Mont-Tremblant 25/02/18

 

Un aspect oublié d’une séance :

Faire confiance 

Bonjour tout le monde,

20180225_091527J’espère de tout mon cœur que vous allez bien. De mon côté, j’ai vécu bien des émotions lors de mon périple dans la ville de Montréal et dans la belle région des Laurentides. J’y ai rencontré des gens fantastiques, et parfois cons. J’y ai aussi fait des activités auxquelles jamais de ma vie je ne pouvais m’y attendre. À cela s’ajoutent des gestes de bonté qui ont permis à votre humble serviteur de croire qu’il y a une parcelle divine chez l’être humain. Oui, on peut encore pouvoir faire confiance envers l’Homme même si ladite confiance peut être ébranlée à maintes occasions. Ceci m’amène à vouloir parler d’un aspect oublié lors d’une séance de nudité artistique et qui est de faire confiance.

En effet, il est impensable qu’une séance de nudité artistique puisse se20180225_120700 réaliser en l’absence d’une confiance entre les participants. Cette confiance doit prendre racine dans la compréhension que chaque personne présente, incluant le modèle nu, possède des qualités, des défauts, des forces, des faiblesses, des talents qui lui sont propres et une expérience de vie bien intime. Tout ceci influence d’une manière ou d’une autre sa vision du modèle qui se trouve devant lui. C’est un fait indéniable que nous percevons le monde qui nous entoure avec le bagage que la vie nous a légué, pour le meilleur et pour le pire. Je dois avouer que pour un nombre important des gens vivant sur cette planète, la vie a été loin d’être une sinécure. 

En ce qui me concerne, et c’est là mon humble opinion, j’appréhende20180225_093221 rarement le déroulement de séances de nudité artistique puisque d’une part, elles se font suite à des invitations offertes par des regroupements d’artistes de grand renom ou bien elles se déroulent au sein d’écoles ou d’ateliers où je me suis déjà présenté. Il va de soi que mes attentes peuvent varier selon le nombre d’années d’expérience de l’artiste pour qui je pose. Par exemple, les étudiants en arts aussi talentueux puissent-ils être ne peuvent rivaliser avec un artiste chevronné possédant plus de trente ans d’expérience. Ce qui ne signifie en aucune façon que les étudiants ne peuvent me surprendre. Bien au contraire !

Bref, il est une vérité indéniable que la confiance est un pré requis absolu non seulement pour le bon déroulement de la séance mais avant toute chose pour qu’elle puisse avoir lieu. Il en est ainsi pour chacune des séances auxquelles j’ai participé et ce, depuis le début de ma carrière. Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Rétrospective professionnelle en tant que modèle vivant (nu)

Rétrospective professionnelle en tant que modèle vivant (nu)

« Il était pour moi un besoin absolu d’acquérir un plein droit sur mon corps et de le faire découvrir aussi bien en tant qu’oeuvre d’art remarquable que d’être un homme vivant et pleinement masculin. » RollandJr St-Gelais

Prologue

Bonjour tout le monde,

20171122_183524J’espère que vous allez bien et que vous avez passé une période des fêtes des plus agréables. De mon côté, tout est s’est passé à merveille surtout que mon bon ami Daniel et son chat, un gros matou du nom de Merlin, est venu réveillonné chez-moi en compagnie de ma belle Plume. Il est vrai que j’aurais bien aimé faire une visite-surprise à mon père mais étant donné son âge vénérable et la distance entre nos deux villes respectives, et ce en pleine saison hivernale où les routes sont glacées, il valait mieux redoubler de prudence. Bref, j’ai décidé de rester à Québec pour la période des fêtes. Après tout il restera une année complète pour rendre visite en toute sécurité. N’est-ce pas ?!

Sous un autre ordre d’idées, j’ai décidé de réaliser une rétrospective de20171129_131004_HDR mon expérience professionnelle en tant que modèle vivant (nu intégrale) afin de faire une mise-au-point explicative sur d’un côté, ma passion proprement dite et, d’un autre côté, sur les visions que mes plus grands amis et mes plus intimes connaissances ont accepté de me faire part. Pour ce faire, je leur ai écrit via le service de messagerie de Facebook avec le plus grand soin afin de ne jamais les indisposer d’une quelconque manière. Le respect est toujours de mise , et ce en tout temps.

En réalité, ma rétrospective concerne deux aspects indissociables l’un de l’autre. En premier lieu, le fait d’être tout simplement modèle nu. Je fais référence dans ce cas-ci à la nudité qui certes n’a aucun tabou ni de fausse-pudeur mais qui respecte en tout temps les principes de base du domaine de la nudité artistique. En second lieu, le fait d’être un modèle nu vivant avec un handicap physique apparent mais avec une autonomie, avouons-le franchement, impressionnante pour bon nombre des gens, artistes ou étudiants, devant lesquels j’offre mon talent.

Certes, peu de gens accepteraient de poser nu devant un groupe d’artistes, qu’ils soient professionnels ou amateurs ou bien des étudiants en arts.  Ce qui est davantage le cas lorsqu’on est atteint d’une situation physique, disons-le en toute honnêteté sans y mettre trop d’emphase, atypique. Mais, attention ! Ma joie de vivre a toujours été l’une des pierres angulaires à chacune de mes prestations devant un groupe. Être nu, c’est d’abord et avant toute chose être authentique. Et comme ma joie de vivre fait partie intégrante de ma personne. 

Qui plus est ! Une telle rétrospective a pour lointain début une soirée de nudité artistique qui a eu lieu un soir d’été dans la belle ville de Montréal, en compagnie d’une amie extraordinaire en la personne de Marie-Pier Auger et d’un artiste formidable de réputation internationale du nom de Michel T. Desroches. En effet, le début de mon aventure dans ce domaine a belle et bien eu lieu grâce à leurs aides. À cela s’ajoute des réalisations de type « underground » menées par mains de maître par une équipe formidable sous la direction de Patrick Audinet et de Marie Laroque. D’ailleurs, l’une de ces réalisations a eu lieu dans un bar situé dans le centre-ville de Montréal. Ce fut là une expérience qui m’a beaucoup plu. Je serai toujours reconnaissant à ces personnes d’être le prélude à mon expérience de modèle vivant.

20171122_181530Une expérience qui alla propulser votre humble serviteur vers une certaine reconnaissance internationale par le biais d’articles publiés au sein de magazines et de journaux lesquels ont passé presque sous silence, et j’en suis très heureux, la cause de ma situation physique préférant, et de loin, mettre l’accent sur ma démarche artistique. Il faut reconnaître que les médias ont largement fait leur choux-gras de la raison d’être de mon corps atypique, et bien souvent, à mon grand détriment.

Pour mener à bien ma rétrospective professionnelle, j’ai cru utile de demander l’opinion à plusieurs de mes amis-es et connaissances qui partagent avec moi la passion de la nudité artistique. À cela s’ajoutent d’autres personnes avec qui j’entretiens de bons liens amicaux mais qui n’ont pas nécessairement une telle passion qu’a votre humble serviteur. La majorité des gens interrogés sont membres des divers réseaux sociaux sur lesquels je suis inscrit, notamment celui de Facebook et sur Twitter. Il va de soi qu’ils vivent, pour un nombre important d’entre eux, au sein de pays situés à des milliers de kilomètres les uns des autres.

240_F_136903558_P7hdS45I1yWZO64q4aZR7DYsEGZoXemmTout ceci a eu pour conséquence une variété de réponses à ces questions à la fois simples et concises : En premier lieu, que pensez-vous de mon cheminement dans le domaine de la nudité artistique depuis que vous ayez appris que je suis modèle vivant ? En deuxième lieu, comment avez-vous réagit lorsque vous l’avez su et surtout comment l’avez appris ? En dernier lieu, que pensez-vous du fait que je sois modèle vivant (nu intégral) pour des écoles d’arts et des ateliers ? Trois questions dont les réponses allaient certainement m’interpeler. C’est ce que nous allons voir dans ce qui suit. Il va de soi que je présente mes remerciements les plus chaleureuses à toutes les personnes qui ont bien voulu répondre à ma requête de participer à un tel travail de réflexion.

Cependant, une chose doit être clarifiée une fois pour toutes. Je suis26111977_1148399801957187_1581026775816250166_n parfaitement conscient que mon choix de carrière, aussi inhabituel qu’étrange pour plusieurs d’entre vous, a certainement été une source incroyable d’interrogations, voire d’une certaine  façon de scandales, pour ceux et celles qui ne s’y attendaient pas. Vous comprendrez sans aucun doute que mon cheminement de vie y est pour beaucoup dans un tel choix. Subir les regards inquisiteurs tout au long de mon enfance et de mon adolescence, être présenté telle une bête de foire en première page d’un journal à sensation dont les plus hautes autorités de la presse canadienne durent réagir avec véhémence. À cela vient s’y ajouter une utilisation à la fois abusive et immorale de la part d’avocats plus soucieux de se faire du capital à la fois professionnel et financier que d’agir dans mes intérêts légaux. Et, croyez-moi sur parole, cela m’a pris plus de 30 ans à pouvoir m’en remettre. Bref, il était pour moi un besoin absolu d’acquérir un plein droit sur mon corps et de le faire découvrir aussi bien en tant qu’oeuvre d’art remarquable que le faitd’être un homme vivant et pleinement masculin.

Une des réponses qui résume assez bien l’ensemble de celles reçues jusqu’à maintenant me vient de mon grand ami de la France, lui-même artiste, et j’ai nommé Eri Kel. Voici ci-dessous sa réponse laquelle est accompagnée d’une de ses magnifiques réalisations.

25395740_10156112349148919_4536219284649750328_n » Bonjour Rolland, Je l’ai découvert un peu par hasard car depuis des années, je me passionne pour tout ce qui touche au modèle vivant et à la démarche de ceux qui posent. J’ai d’ailleurs écrit une étude à ce sujet il y a plusieurs années, après une enquête auprès d’une centaine de modèles. Après, je suppose que les algorithmes utilisés par Facebook pour analyser nos centres d’intérêt fait que je me vois régulièrement proposé des profils de modèles d’art. Pour le fait de poser avec un handicap physique, je trouve cela très courageux tant les gens ont déjà des a priori sur le corps et la nudité. J’anime un atelier de modèles vivants et je peux observer les réactions des uns ou des autres quand un(e) modèle est déjà hors des standards (très maigre ou très fort). Mais je n’en tiens pas compte en me disant qu’il faut accepter le corps dans toutes ses différences, et fais venir les modèles que j’ai envie de faire venir. »

20171129_153219-1Plusieurs mots doivent être soulignés dans un tel témoignage ; acceptations du corps, différences, courage, préjugés sur  la nudité du corps. C’est un fait indéniable que j’accepte mon corps non pas parce qu’il est différent mais tout simplement parce qu’il est le mien et que je ne pourrai jamais le remplacer. Il en est de même pour chacun d’entre nous. Ce qui ne signifie pas que nous devons accepter un quelconque laisser-aller qui risquerait de mettre en péril une bonne santé, mais plutôt d’être conscients que nos particularités physiques font de nous des gens uniques. Une unicité qui relie les différentes composantes de l’être humain telles que la spiritualité, les attributs physiques et intellectuels, les capacités émotionnelles ainsi que notre parcours de vie avec nos erreurs et nos belles réalisations. Dans un tel cas, notre unicité devrait devenir une source extraordinaire de force. N’est-ce pas ?!

Pour ce qui est du courage qui m’a à la fois aidé et incité à traverser bien des obstacles et à briser bien des préjugés, force est d’admettre que mes parents sans oublier les membres de ma famille et mes amis les plus proches ont été un appui incommensurable dans mon cheminement. À cela, je dois mentionner l’aîné des frères qui a été assassiné dans des circonstances horribles lors de la grève du front commun de 1972 à Sept-Îles. Que serais-je sans leur apport ? Bien malin celui qui pourrait le deviner.

Parmi les personnes qui ont répondu à mon appel sur les réseaux sociaux, une ressorte du lot. En effet, l’ancienne petite amie de mon défunt frère, celui qui a été assassiné en mai 1972, a bien voulu me donner son opinion dont il me fait plaisir de partager avec vous. En effet, elle affirme que «… si c’est le chemin que tu as choisi pour évoluer et répondre à la quête de l’actualisation de ton être, c’est bien pour toi! Nous avons tous en tant qu’être humain un tracé de vie afin d’acquérir l’évolution pour laquelle nous sommes ici. » À vrai dire, jamais de ma vie, je n’ai pu trouver chaussure à mon pied en ce qui concerne mon épanouissement tant émotionnel que spirituel. En effet, je suis dans l’impossibilité de vous décrire les émotions et de sentiments d’intériorité vécus à chacune de mes prestations de nudité artistique tellement tout ceci a été ressenti avec intensité, mais aussi avec un immense plaisir.

Capture 7Parmi mes plus profondes émotions vécues en tant que modèle vivant, la gratification de la part de certains magazines européens spécialisés dans le domaine de la nudité artistique ou bien dans des domaines connexes a certainement été la plus valorisante pour votre humble serviteur. J’ai bien écrit « humble serviteur » puisque je reconnais que sans l’apport des personnes qui ont cru en mon potentiel en tant que modèle vivant, et ce au tout début de mes balbutiements dans ce domaine, une telle expérience aurait été tout simplement impossible. Or, comme l’affirme si bien le proverbe :  » Impossible n’est pas français ». Parmi ces magazines, il y en a un qui a réalisé un reportage tout à fait exceptionnel sur ma passion dans un numéro publié en 2015 dans  » La Vie au Soleil « . Et, je dois avouer avec un plaisir immense que l’on a pris grand soin d’éviter de mettre l’emphase sur la cause de ma situation physique. Un sujet tellement rapporté dans certains médias canadiens et souvent à mon détriment. Autre fait intéressant à retenir, j’ai tout fait en mon pouvoir afin de ne pas être utilisé d’une quelconque manière que ce soit dans une procédure légale qui a été réalisée contre les instances fédérales considérant que j’ai fait plus que ma part dans un passé pas si lointain. D’autres médias du Québec se sont aussi intéressés à ma passion tout en passant sous silence le drame de la thalidomide. Après tout, ma vie est loin d’être dramatique. N’est-ce pas ?!

Ce qui comprends, et ce à ma grande surprise, ma séance de nudité000000810012 érotique. Une telle séance a été chaudement saluée par la directrice de l’association canadienne des victimes de la thalidomide, madame Mercedes Benegbi, pour le fait d’avoir osé, avec un souci indéniable de respect et de bon goût, aborder un aspect méconnu, voire tabou au sein de la société actuelle. C’est-à-dire la sexualité des personnes vivant avec une situation de handicap. Il va de soi que le tout a été réalisé d’un point-de-vue jusque-là innovateur dans les annales du modèle nu.

20171129_153032Que serait mon expérience de modèle vivant sans la participation active de certaines personnes de la gente féminine ? J’ai eu la chance extraordinaire de vivre quelques séances de nudité artistique non seulement en compagnie de femmes qui agissaient jusque-là comme des aides lors desdites séances, mais aussi comme collègue lors de poses nues en duo. Je tiens tout d’abord à souligner la présence d’une amie originaire de la région de la Mauricie qui m’a accompagné à la séance qui a eu lieu le 29 novembre dernier au local de la Factrie situé dans la ville de Shawinigan. Sa présence fut appréciée non seulement par votre humble serviteur mais aussi par tous les artistes présents à cette occasion. Merci à ma belle Lysandre pour sa participation. Ensuite, je désire souligner avec un immense plaisir la participation de mon amie de Montréal20171122_210257 Mélia N., qui a accepté d’être non seulement mon aide mais aussi mon accompagnatrice au sein de la séance qui se déroula au LiveArt de Montréal le 22 novembre dernier. Une séance qui en fit sourire quelques-uns pour une situation à laquelle votre humble serviteur ne s’y attendait absolument pas. Soyez rassurés fidèles lecteurs et lectrices, cela ne concerne en rien une quelconque forme de vulgarité même si la pose était faite avec une grande intimité. je vous l’assure !

Certes, j’avais déjà vécu ici même à Québec une autre expérience de nudité artistique en duo avec une femme. Toutefois, cela a été fait dans un cadre d’un essai de type exploratoire en tenant compte du caractère néophyte à la fois de votre humble serviteur et de la dame en question. Par un souci de respecter sa vie privée, il me parait être utile de conserver son anonymat. Là encore, notre séance fut réalisée selon les règles de l’art.

Une chose doit être dite concernant l’utilisation de certaines des photos à la fois de ma personne en tant que modèle nu que des dessins réalisés en ateliers ou en classe. D’ailleurs, vous avez eu la chance de voir plusieurs desdites photos prises durant les cours d’arts, notamment à la faculté des arts visuels sous la direction de madame Samuelle D.-H. de Montréal, pour vous faire une idée de mon professionnalisme.

C’est un fait. J’utilise abondamment les photos pour d’une part, être20171129_132432 une source d’inspiration dans la composition de mes poèmes et, d’autre part, pour décrire le déroulement des séances concernées. Cela a un double objectif. Primo, vous faire ressentir dans la mesure du possible l’ambiance dans laquelle les gens et moi-même avons vécu la séance proprement dite. Secundo, démontrer dans la mesure du possible qu’être un modèle nu est une activité qui se vit tant avec son corps qu’avec ses émotions.

Il va de soi que je n’aurai pas assez d’un seul article pour décrire toute la joie que m’a procuré d’être modèle vivant (nu intégral). Cependant, il vous est permis de parcourir l’ensemble de mon blogue pour vous en donner une petite idée. Une idée qui vous fera découvrir la noblesse de cette profession. Comme l’a souligné ma correspondante de la France et elle-même modèle vivant, madame Pascale Nicolas, « … les modèles ont compris que la nudité dans l’histoire de l’art c’est la transmission du vivant à travers les cultures et les générations. »

Épilogue

En guise d’épilogue, le mot qu’a bien voulu me faire part ma tendre amie de la Finlande, du nom de Élisa Ramos, décrit à la perfection l’ensemble des propos recueillis dans mon investigation. En effet, elle a simplifié de manière agréable ce que les gens pensent de ma démarche en se prononçant ainsi :  » Je trouve ça super, car tu assumes ta différence. De plus, ça permet aux élèves de travailler sur différents types de modèles, pas seulement sur des corps « classiques ». Les nombreuses invitations faites par les écoles d’arts et les ateliers lorsqu’elles apprennent ma candidature, parfois de bouche à oreilles, prouvent de manière sans équivoque une telle affirmation.  

dscn1567Toutefois, et après mûres réflexions, j’ai décidé de laisser parler deux des artistes avec qui j’ai connu un succès inattendu au sein des médias artistiques du Québec. En effet, leurs témoignages résument à la perfection la valeur même de ma passion mais aussi mon professionnalisme grandement reconnu par mes pairs. Mon cher ami et photographe Jérôme Bertrand a témoigné de ceci :  » Tu as la passion de l’art et l’amour des artistes. Ton combat est celui de nous tous en cette ère de l’image et tu braves les foules et les lentilles tel un chevalier. Je te souhaite de belles rencontres et plusieurs projets dans les années à venir mon ami! « 

Et pour ce qui est de l’artiste-peintre de réputation internationale duseance_artistique_6_by_lequebecois1962-d4tm7zg nom de Michel T. Desroches, son mot conclue très bien l’ensemble de mon parcours dans le domaine de la nudité artistique, et ce en ces termes :  » Tu es un très bon modèle. Quand tu l’as été pour moi, tu débutais et tu n’étais pas encore en pleine confiance…mais j’imagine que l’expérience que tu as acquise depuis ce temps fait de toi un modèle expérimenté… Félicitations pour ton courage et l’acceptation de ton corps atypique… Bravo !!!  » Sache mon cher ami que mon expérience a fait de moi un homme comblé par la vie et que ma passion pour ce domaine est la  pierre angulaire de ce blogue dédié à la fois à la nudité artistique, à la photographie et à la poésie. 

Et, je vous promet que c’est loin d’être fini. Si Dieu le veut !

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Prendre ses responsabilités

 

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Prendre ses responsabilités

Bonjour tout le monde

Je profite du temps qui m’est alloué avant la séance de nudité artistique qui a lieu aujourd’hui même à Montréal pour une école d’arts située à quelques minutes de marche de l’hôtel où je loge pour rédiger un petit texte concernant une réflexion sur ma passion en tant que modèle nu.

C’est un fait indéniable que poser nu peut parfois déranger certaines personnes qui n’ont pas une vision de la nudité similaire avec ceux et celles qui ont trouvé une telle passion. « Tous les goûts sont dans la nature » affirme le dicton. Il est bien qu’il en soit ainsi puisque cela permet à tout le monde de trouver ce qui leur convient le mieux selon leurs valeurs.

Pour ma part, cela fait environ plus de quatre ans que je pose nu pour des artistes ou des écoles d’arts tant à Montréal qu’à Québec. Je l’ai toujours fait avec un sens professionnel hors pairs et avec pour seul objectif d’offrir le meilleur de moi-même aux étudiants et aux étudiantes ainsi qu’aux différents artistes avec qui je travaille. Un travail vraiment exigeant tant au plan physique que psychologique. Au plan physique puisque qu’il faut un contrôle absolu sur mon corps durant les poses. Et que dire sur le plan psychologique? Se mettre à nu est en quelque sorte accepter de se placer dans une vulnérabilité extrême. Une vulnérabilité qui va jusqu’à rendre accessible notre plus profonde intimité aux regards de l’autre. Bref, toute ma personne est littéralement offerte à ceux et celles pour qui j’ai accepté de poser nu.

Ceci écrit, j’accepte l’entière responsabilité de mon choix de vie et de profession. Savez-vous pourquoi? Tout simplement parce que cela convient à la perfection à mon système de valeurs et à mon expérience de vie. Une expérience de vie que peu d’entre vous ne pourrait peut-être même pas l’imaginer.

Merci infiniment de m’avoir lu.

Rollandjr St Gelais

Montréal (Québec)

Canada

L’importance des poses choisies

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Modèle nu? Katerina Photographe? R. de la Suisse

L’importance des poses choisies

Bonjour tout le monde,

katrina_4_by_ubufoto-daip8k3J’ai décidé de poursuivre la rédaction de mes articles en m’inspirant des petits chef-d’oeuvres présentés au sein du site de partage artistique connu sous le vocable de deviantArt. Un site où regorgent de véritables créations dans différents domaines tels que la peinture, le dessin et la photographie.  Bien que tous les genres de créativité y soient présentés, on a qu’à penser à titre d’exemple aux réalisations sous formes 3D, à des papiers-peints pour fond d’écran d’ordinateurs et bien d’autres encore, la quantité d’oeuvres où la nudité est la pierre angulaire de leur création est sans contredit phénoménale. Voilà pourquoi, j’ai opté pour me concentrer uniquement aux auteurs dont les oeuvres m’interpellent vraiment. C’est-à-dire soit qu’elles aient un petit quelque chose qui me dérange au plus profond de moi ou bien qu’un débat est rendu possible afin de parfaire nos connaissances sur tel ou tel aspect du modèle vivant. Bien souvent, dans le premier cas, la composition d’un poème semble être tout indiquée alors que, dans le second cas, un article, disons-le franchement, davantage étoffé demeure sans contredit la pièce maitresse. Il va de soi qu’une autorisation de la  part des auteurs est un pré requis afin d’utiliser leurs réalisations au sein de mon blogue.

Ici, le sujet du présent article est l’importance des poses choisies par le modèle nu durant la séance de nudité artistique. Cela va peut-être vous paraître étrange, mais force est de constater que dans bien des situations les poses faites par le modèle nu semblent être de moindre importance alors que cela devrait être tout le contraire. En effet, chacune des poses se doit d’être choisie longtemps à l’avance en tenant compte d’éléments d’une importance capitale pour le bon déroulement d’une session.

Parmi ces éléments l’on a l’aisance physique que le modèle nu éprouve avec sonkatrina_7_by_ubufoto-daixjc8 corps. Est-il apte à tenir des poses plus ou moins longues? Est-il capable de réaliser des positions où certaines parties de son physiques seraient plus exposées que d’autres? Autrement dit, quelles sont ses limites tant physiques qu’émotionnelles? À cela vient s’ajouter son état de santé global lequel est souvent en lien avec son âge et son expérience de vie. Peut-on demander à un modèle nu âgé dans la fin soixantaine de réaliser la même pose de dix minutes ou plus que celle d’un autre modèle nu âgé dans le début de la vingtaine? Probablement pas! Il y a aussi la situation physique globale laquelle varie de manière, certes parfois déconcertante, d’une personne à une autre. Une petite chose doit être soulignée : Toute personne qui désire devenu modèle nu que ce soit de manière occasionnelle ou à temps plein peut le faire, et ce peu importe son physique. Une personne ayant un physique qualifiée de plus « enveloppé » est tout aussi appréciée en tant que modèle nu qu’une autre ayant un corps davantage svelte. L’essentiel, c’est d’abord et avant toute chose d’être bien avec son corps et, dans le cas présent, son corps nu.

katrina_9_by_ubufoto-daj54s5En ce qui me concerne, et c’est mon humble opinion, chacune des poses que je prends devant un groupe d’artistes ou bien devant un(e) photographe est souvent longuement réfléchie. En effet, je dois m’assurer du bon déroulement de la séance surtout lorsqu’elle a lieu au plan académique. Je ne peux me permettre de tenir une pose sachant fort bien qu’elle me demandera un effort soutenu pour une longue période. Ici, le but premier est de permettre aux étudiants et aux étudiantes de se surpasser pendant la séance qui est, cela va vous étonner, la leur bien avant d’être la mienne. Oui, le modèle nu est le point central de la séance de niveau académique, mais il doit tenir compte qu’il est bel et bien le serviteur pour les gens soucieux à la fois d’apprendre et de se perfectionner. Omettre ce fait rend caduque la raison d’être des séances de modèle vivant.

Enfin, le second but mais non le moindre consiste à avoir du plaisir à poser nu. Unkatrina_8_by_ubufoto-daj1ibv plaisir sain partagé tant par le modèle que par les gens qui assistent à ladite séance. Oui, il est plus que nécessaire de maintenir un sérieux lors de ces séances si l’on désire travailler dans l’objectif d’une amélioration tangible dans le domaine de travail. Cela inclut autant le dessin, la peinture, la photographie et la sculpture. Ce qui ne signifie en aucune façon que l’on doit agir tels des moines au sein d’un monastère juché sur une haute montagne quasi inaccessible. L’art de la nudité est basé sur le plaisir et, dans une certaine mesure, rien ne peut être pleinement accompli sans un plaisir partagé entre d’une part, le modèle vivant et les gens qui l’entourent.  En effet, à l’image du Christ qui offre son corps dans le sainte eucharistie afin de donner sa vie à ceux et celles qui ont une foi aveugle en Lui, le modèle nu offre la fragilité de son être, à travers ses poses, au sein même de sa nudité aux artistes venus s’abreuver à la source de la vie. Une vie dont témoigne le modèle à chacune des réalisations artistiques.

Merci de m’avoir lu!

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Merci au photographe de la Suisse alémanique R. pour sa permission d’utiliser quelques-unes de ses réalisations photographiques grâce auxquelles la publication de cet article a été rendue possible. Bravo à son modèle Kristina pour ses poses extraordinaires.

Son deviantArt est: http://ubufoto.deviantart.com/