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Assis sur un banc de bois

Assis sur un banc de bois Photo et poème de Rolland Jr St-Gelais

Assis sur un banc de bois 

 

Prendre le temps 

L’apprécier très longtemps 

Car nul ne sait ce que demain sera

Journée d’automne à celle d’hiver cédera 

 

Au gré du vent 

Au gré du présent 

De cette fraîcheur d’automne 

Qui nous saisit d’un instant monotone 

 

De l’enfance qui était là 

Voilà semble-t-il un moment déjà 

Laissant place à la vieillesse solitaire 

Qui, devant les passants, ne peut que se taire 

 

Le temps qui hélas défile 

De ces souvenirs des jolies filles 

De ces pensées qui effleurent mon esprit 

Me faisant comprendre comme la vie sans cesse file 

 

Assis sur un banc de bois 

La fatigue hélas me prend dans ses bras 

Levant avec douceur mes yeux vers le ciel bleu 

Je revois une femme dont j’étais jadis amoureux

 

Amoureux un jour 

Amour qui dure toujours 

Car que serais-je sans cette femme 

Qui dans le silence de mon cœur m’enflamme?

 

Assis bien sagement 

Je médite silencieusement 

Sur le sens de ma vie de ma destinée 

De mes histoires qui me feraient plaisir de vous raconter

 

Me restent d’elle que de vagues souvenirs 

Qui me rappelle que je pouvais vivre 

Vivre d’amour et d’espoir 

Avant que vienne le soir 

 

Le soir de mon humble existence 

Sans me faire une quelconque remontrance

Que je me rende compte que tout est éphémère 

Sauf l’amour qui guérit bien des maux et bien des guerres

 

De 

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada 

Oiseau du paradis

Oiseau du paradis Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par JRekas Source : https://www.deviantart.com/jrekas/art/Paradise-Bird-609929227

Oiseau du paradis

 

Dans un grand jardin,

Je m’y promenais au matin,

Marchant simplement en ne pensant à rien,

Respirant l’arôme des fleurs de l’orient, tel le jasmin.

 

Dans la quiétude du levé du jour,

J’avançais d’un pas léger, mais d’un cœur lourd,

Un sentiment que je ressentais en imaginant le grand amour,

De ce sentiment éphémère qui débute par un coup de foudre sans détour.

 

Mes pieds caressaient avec douceur la fraîche verdure.

Alors que j’accordais le verbe « aimer » au passé, au présent et au futur.

Ce verbe, que connaissaient la valeur, les amoureux aux cœurs purs.

Ce verbe si malmené en notre époque où règnent les actes si durs.

 

C’est alors, en n’y prenant point garde, que je vis une merveille.

Un oiseau volait allègrement dans le ciel telle une hirondelle,

Un être ailé qui me paraissait être un ange descendu du ciel.

Était-ce un de ces chérubins qui cherchait ses ailes?

 

Je ne saurais point vous le dire,

Car, je ne suis qu’un être qui ne cesse de souffrir.

Souffrir en cette existence éphémère c’est aussi vivre,

Qui était cet être de lumière qui de sa beauté me rendait ivre?

 

Oiseau du paradis !

Veuillez rester un instant, je vous prie.

De votre présence, vous ensoleillez ma modeste vie.

Oiseau à la beauté toute féminine qui sans cesse m’éblouit.

 

Ne fuyez pas ma présence,

Vous me rappelez ma lointaine enfance,

Je vois en vous mes amours d’adolescence,

Que votre beauté soit à jamais de ma vie son essence.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Dans ta main

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Dans ta main

 

La nuit est maintenant tombée,

Le firmament se couvre d’un manteau étoilé,

Le silence règne en ce lieu si mystérieux,

Un lieu réservé pour les amoureux.

 

Sans dire un mot, nous avons avec tendresse discuté.

Sans dire un mot, avec complaisance, tout a été affirmé.

Sans dire un mot, nous nous sommes enfin compris.

Sans dire un mot, nous avons longuement souri.

 

D’un simple regard, notre envie s’est manifestée.

Alors, pourquoi de ce désir en cet instant se priver?

D’un simple regard, nous avions suscité nos passions.

Alors, pourquoi se priver de succomber à cette tentation?

 

Avec précaution, tu as enlevé tes vêtements.

Avec grande prudence, j’ai agi pareillement.

Avec tendresse, nous nous sommes découverts.

Avec respect, nous nous sommes l’un à l’autre ouverts.

 

Je t’ai offert simplement le meilleur,

Avec réserve, car je ne voulais point te faire peur.

Tu t’es approchée vers moi avec des yeux scintillants,

Avec précaution, tu es descendue vers ce lieu avec un désir ardent.

 

Glissant lentement ta main vers cet endroit,

Vers ce lieu secret de mon intimité que tu convoitas,

Voyant en toi ce vœu longtemps caché, longtemps souhaité,

Il est maintenant le moment ultime de le concrétiser.

 

Saisissant mon intimité à pleine main,

Semblable, à tes yeux, tel un joyeux festin.

La chaleur de ta peau nourrissait ma verge nue,

Pendant que la paume réchauffait ma bourse pendue.

 

Dans ta main blanche comme neige se trouve ma descendance,

Dans ta main se manifestent toutes formes de concupiscence,

Entre tes doigts magiques se trouve la destinée de ma filiation,

Entre tes doigts de fée tu les manipules avec belle attention.

 

C’est alors en cet instant précis que j’ai enfin compris.

Que tu possèdes dans ta main si douce la vie,

Cette vie que je t’offre avec grand plaisir,

Car c’est avec toi que je veux vivre.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Viens plus près

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Viens plus près

 

Viens plus près,

J’ai un secret à te dire,

Quelque chose qui va te faire sourire,

Quelques mots qui vont te faire tellement plaisir.

 

Je porte en moi quelque chose de précieux,

Un être vivant se forme au fond de mon être,

Un être innocent qui attend en silence de naître,

Un enfant qui témoignera comme nous sommes amoureux.

 

Cela faisait si longtemps,

Que j’ignorais comment t’annoncer,

Cette nouvelle qui va notre vie tellement changer,

Il me suffisait de saisir la bonne occasion et le bon moment.

 

N’est-ce pas une bonne nouvelle?

Nous qui voulions depuis toujours fonder famille,

Remplir notre demeure de beaux garçons et de jolies filles,

Rien qu’à y penser, ô mon amour, me donne de grandes ailes.

 

Viens plus près ô mon chéri,

Que je sente ton corps sur le mien,

Donne-moi la chance de vivre ensemble ce destin,

Que cette nouvelle te remplisse de joie jusqu’à l’infinie.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Jonquilles

Jonquilles Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par Dreampaint68 Source : https://www.deviantart.com/dreampaint68/art/Jonquilles-874100966

Jonquilles

 

Ma chère fille,

Je t’adresse ces mots,

Afin de t’expliquer tous mes maux,

En t’offrant avec amour ces quelques jonquilles.

 

Ces maux qui envahissent mon corps,

Et qui m’empêchent d’aller faire ces pas dehors,

Ces pas à tes côtés, comme le ferait tout bon père,

Mais, je t’en supplie, essaye de comprendre mon calvaire.

 

Je suis atteint d’un mal appelé cancer,

Qui me fait vivre chaque jour un vrai enfer,

Mais, le pire des douleurs est dans l’incapacité,

De te prendre dans mes bras, toi mon enfant tant aimée.

 

À toutes tes questions, je dois garder le silence.

Même si j’avais voulu te raconter une belle romance,

De ces contes de fées comme j’aimais tant te lire le soir,

Une fois endormie, je te donnais une bise en guise de bonsoir.

 

Un jour tu comprendras le sens de la vie,

Lorsque tu saisiras que seul l’amour est infini.

Alors, ma fille, tu seras devenue une belle femme.

Qui réchauffera son amoureux d’une douce flamme.

 

Je t’offre ces quelques fleurs,

Pour éloigner loin de toi tes peurs,

Ces jonquilles que tu garderas près de toi,

Le jour où en terre consacrée tu me porteras.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada