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Jonquilles

Jonquilles Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par Dreampaint68 Source : https://www.deviantart.com/dreampaint68/art/Jonquilles-874100966

Jonquilles

 

Ma chère fille,

Je t’adresse ces mots,

Afin de t’expliquer tous mes maux,

En t’offrant avec amour ces quelques jonquilles.

 

Ces maux qui envahissent mon corps,

Et qui m’empêchent d’aller faire ces pas dehors,

Ces pas à tes côtés, comme le ferait tout bon père,

Mais, je t’en supplie, essaye de comprendre mon calvaire.

 

Je suis atteint d’un mal appelé cancer,

Qui me fait vivre chaque jour un vrai enfer,

Mais, le pire des douleurs est dans l’incapacité,

De te prendre dans mes bras, toi mon enfant tant aimée.

 

À toutes tes questions, je dois garder le silence.

Même si j’avais voulu te raconter une belle romance,

De ces contes de fées comme j’aimais tant te lire le soir,

Une fois endormie, je te donnais une bise en guise de bonsoir.

 

Un jour tu comprendras le sens de la vie,

Lorsque tu saisiras que seul l’amour est infini.

Alors, ma fille, tu seras devenue une belle femme.

Qui réchauffera son amoureux d’une douce flamme.

 

Je t’offre ces quelques fleurs,

Pour éloigner loin de toi tes peurs,

Ces jonquilles que tu garderas près de toi,

Le jour où en terre consacrée tu me porteras.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je le tiens fermement

Je le tiens fermement Œuvre de Josée St-Amant Poème de Rolland Jr St-Gelais

Je le tiens fermement

 

Voici mon ultime instrument,

Je le tiens bien fermement,

Telle la hampe de mon amant,

De mon homme que j’aime assurément.

 

C’est un violoncelle dont je suis devenue amoureuse,

Avec lequel je joue des mélodies langoureuses,

Des airs venus d’une époque un peu ténébreuse,

Mais qui, pourtant, me rendent tellement heureuse.

 

De ces airs graves venus de l’Europe de l’Est,

Qui ont traversé l’océan jusqu’en les terres de l’Ouest.

De ces peuples qui parlent avec des accents si particuliers,

Mais qui conjuguent à leur manière le verbe aimer.

 

Nous ne faisons qu’un avec le temps,

De ce temps qui a apporté tous ces chants,

De ces chants qui m’ont fait découvrir des pays,

Des contrées de verdure où l’on pleure et où l’on rit.

 

J’ai joué de cet instrument devant bien des foules,

Des foules où se trouvent des amoureux qui roucoulent,

Mais de tous mes souvenirs rien ne vaut plus à mes yeux,

Qu’avoir joué entièrement nue et d’avoir été écoutée par les cieux.

 

De

 

Rolland Jr Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Arbre tout enneigé

Arbre tout enneigé Photo par Séléné Alsace Poème de Rolland Jr St-Gelais

 

Arbre tout enneigé,

Témoin du temps passé,

De ces actes tellement héroïques,

De ces récits et de ces contes épiques.

 

Arbre, de flocons blancs, vêtu.

De ces flocons saupoudrés des nues,

Sur les branches asséchées du vent d’hiver,

Qui glisse sur les hauteurs peuplées de sapins verts.

 

Arbre isolé qui jadis accueillait des amoureux,

Par un bel après-midi d’été en des jours heureux,

Arbre qui se camoufla des chaudes couleurs automnales,

Qui finirent sur le sol alimentant la terre d’un banquet proverbial.

 

Arbre de l’Alsace qui dort d’un sommeil bienfaiteur,

Aux douces lueurs printanières se réveillera en son heure,

De cette froide saison, tu sortiras en temps voulu de ta torpeur.

Arbre enneigé du temps présent qui attend les jours de bonheur.

 

Arbre d’été ou d’hiver, tu es un arbre alsacien.

De cette région de la France aux accents si anciens,

Arbre si longtemps germanique, mais désormais et toujours français,

Me cacher sous tes branches en une journée d’été tel est mon souhait.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La fête sera bientôt finie

La fête sera bientôt finie Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par Gb62da d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-party-is-over-865756527

La fête sera bientôt finie

 

C’est déjà le deux de janvier,

Il me semble que je venais juste d’arriver,

Tu avais apprêté un mets tellement somptueux,

Et ton corps de déesse parfumé d’un arôme luxueux.

 

Avec un verre de vin à la main,

En te chantant un air de mon pays lointain,

Dans le bain chaud en silence je t’ai accompagnée,

Car rien ne nous donne autant de bonheur que de nous caresser.

 

Verre de vin rouge,

Tout autour de nous, bouge,

Nous laissant aller à l’extase de cet instant,

Je voyais dans tes yeux la beauté du firmament.

 

J’étais ton amoureux,

Tu étais celle envoyée par les cieux,

Comme ce premier jour fut si merveilleux,

Car cette nuit était réservée que pour nous deux.

 

Moment exquis digne du paradis,

Que même les anges dans le ciel nous envient,

Allez mon amour ! Profitons de chaque baiser, de chaque étreinte.

Car qui sait si les nuits qui suivront ne seront pas vaines?

 

Que de mots doux je t’ai à l’oreille murmuré,

Que de gestes intimes nous avons avec lenteur échangés,

Que de fois nos cœurs ont remplacé nos lèvres pour exprimer,

Notre amour, notre passion, notre raison d’exister pour l’éternité.

 

Collés l’un contre l’autre, nous nous sommes apaisés.

Dans les draps de satin, nous avons fait la grasse matinée.

Je humais la senteur enivrante de ta peau douce comme un pétale,

Un pétale d’une fleur inconnue à mes yeux qui sont devenus pâles.

 

Car je sais bien que ton époux arrivera par le dernier train,

Comme je voudrais t’avoir pour tous ces lendemains,

Être là à tes côtés, te faire l’amour jusqu’à l’infini.

Même si, malgré moi, la fête sera bientôt finie.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada 

Mes pensées

 

Mes pensées Poème de RollandJr St-Gelais Dessin par Maryse Veysseyre de la France

Mes pensées

 

Assis sur un banc

Peinturé tout en blanc

Dans un parc où fleurissaient

Jolies fleurs près de jeunes enfants qui dansaient.

 

Saisi par une irrésistible envie

D’immortaliser de ces fleurs leurs vies

Je sortis un cartable de mon grand veston

Depuis longtemps mon plus fidèle compagnon.

 

Couleurs à la fois simples et variées

Qui à mes yeux allèrent témoigner de leur beauté

Couleur dorée pour notre ami si ensoleillé

Qui au-dessus de nos têtes prend plaisir à nous illuminer.

 

Couleur bleue que convoitent bien des amoureux

Le bleu des cieux où se rassemblent un jour les bienheureux

Ces gens qui savaient quel est le sens véritable de l’existence

Qui éprouvent comme est grande l’innocence de l’enfance.

 

Un peu de vert par-ci, par-là

Ce qui dans le fond vraiment m’étonna

Différentes teintes qui me firent prendre conscience

Comme est mélangée chacune de nos éphémères existences.

 

Et comme la vie peut être pour quelques-uns parfois sombre

Car mauvaise fortune peut, de temps à autre, nous accabler de son ombre

Peu importe les circonstances de la vie, il ne faut jamais se décourager

Car en chaque nuage, un rayon de soleil finira bien par percer.

 

Ce furent-là, ô mes amis, mes humbles pensées

En cette journée où inconsciemment je me suis mis à dessiner

Sur une feuille de papier et avec mes crayons de couleur tellement usés

Ces quelques fleurs que je vous offre en toute amitié.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada