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Vie et mort

Vie et mort
Vie t mort Texte de RollandJr St-Gelais Réalisation photo par cable9tuba Source : https://www.deviantart.com/cable9tuba/art/Dead-and-Alive-827224283

Vie et mort

Vie et mort? Deux entités qui forment une seule réalité, l’existence tant de l’être humain que de la nature. Une existence qui est si chère à toutes personnes possédant un bel équilibre mental. En effet, nul ne peut envisager de mettre un terme à ses jours si ce n’est qu’à la suite de pressions douloureuses où l’issu positif pour y remédier est absent.

La vie est sacrée car elle est limitée dans le temps. Un temps défini par une volonté divine ou aléatoire par le jeu inlassable des circonstances entremêlés par le fruit de nos actions et de nos inactions? Je ne saurai pas répondre à cette question. À vrai dire, chacun d’entre nous fabrique sa propre réponse au fil de ses expériences personnelles. Qui plus est! Il est bien qu’il en soit ainsi puisqu’une expérience de vie en vaut bien une autre.

Vie et vivre incluent deux réalités toute aussi deux différentes l’un de l’autre. La vie est cette flamme, parfois faible, parfois forte, qui anime chaque être vivant alors que vivre consiste à ce que nous faisons de cette flamme. Ce qui est le cas notamment des êtres humains qui pour des raisons d’une extrême diversité opteront soit pour accomplir de grandes choses soit pour s’accommoder d’une vie somme toute bien ordinaire. Que puis-je dire des chemins qu’ils prendront au cours de leurs vies? Simplement qu’il y a là deux facteurs à retenir. En premier lieu, les hommes font leurs époques tout comme les époques font les hommes. En second lieu, les hommes ont en tout temps le libre-arbitre dans leurs actions. En résumé, la vie est ce qui se trouve au plus profond de soi alors que vivre est l’agencement de nos actions tout au long de notre vie.

Mais, que serait la vie sans la présence de sa plus fidèle compagne? Une compagne qui l’a suivi sur les routes sinueuses de l’existence. En effet, la mort confère à la vie toute son importance. Imaginer un seul instant que l’on vous annonce que vous, et vous seul, ne mourrez jamais. Certes, vous vivrez un moment d’extase devant une telle nouvelle. Mais, soyez convaincus d’une chose, ce sera d’une durée très brève.

Et pour cause puisque d’une part, les journées que vous vivrez les unes à la suite des autres perdront lentement mais sûrement de leur importance, et d’autre part, être à la l’abri de la mort ne garantit pas être exempté des fléaux qui accablent les êtres humains et ce, depuis la nuit des temps. À cela s’ajoute le fait qu’il vous faudra être suivi par les meilleurs psychologues afin de passer une bonne partie de votre vie à tenter de donner un sens valable à votre existence. Vivre éternellement a un prix bien plus élevé que l’on puisse penser. Veuillez noter que je parle ici avec un point de vue purement philosophique et non pas théologique. Ne mélangeons pas les deux.

La vie perd tout son sens sans la mort et, de manière paradoxale, cette dernière tire la sérénité des hommes en espérant qu’elle se retrouve en elle une fois le pont traversé. Il est vrai que les êtres humains sont comme les fourmis, ils ont horreur du vide. Voilà pourquoi il existe toute une série de concepts pour sécuriser la crainte face à l’inéluctable depuis que les hommes et les femmes ont découvert leur caractère temporel. Attention ! Tous les concepts ont leur importance puisqu’ils ont souvent, et le permettent encore, permis de formuler un cadre moral aux actions permettant une vie en société. Autrement dit, pour reprendre une phrase célèbre du compositeur Félix Leclerc : « La mort, c’est plein de vie dedans. »

Bref, je termine ce texte de réflexion au sein de mon blogue artistique en empruntant cet extrait de l’une des plus belles prières composée par St-François d’Assise : « Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre sœur la Mort corporelle à qui nul homme vivant ne peut échapper. » Et puisque nul d’entre nous pouvons y échapper, hé bien d’ici notre heure venue vivons!

Merci de m’avoir lu

De RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Vraiment honoré

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Vraiment honoré Photo par John K. des États-Unis Source : https://www.deviantart.com/cable9tuba/art/Metal-Rim-805590354

Vraiment honoré

Bonjour tout le monde,

J’espère que cette dernière semaine du mois d’avril se termine en beauté. Pour ma part, je dois avouer que je me sens comblé par la vie. En effet, mère nature me gâte avec les beaux rayons de soleil et l’émergence de bourgeons dans les arbres. Signent que le printemps commence à peindre le paysage de ses couleurs lesquelles donneront naissance à l’été. Une saison qui fera du bien à bon nombre de mes concitoyens ainsi qu’à votre humble serviteur. En effet, quoi de mieux que la naissance d’une saison par l’entremise d’une autre pour nous faire apprécier la diversité de l’existence ?

À propos de diversité, je suis vraiment honoré d’avoir eu la permission de John K. des États-Unis d’utiliser certains de ses ouvrages photographiques dans le cadre de ma semaine dédiée à la nudité artistique masculine mettant en vedette des modèles afro-américains. Des modèles qui possèdent un sens professionnel inouï et des caractéristiques physiques fort attrayant. Le tout donne des résultats des plus extraordinaires du point de vue visuel. C’est le cas notamment de la photo que j’ai choisie pour illustrer mon propos dans le cadre de cet article.

 Sur quels motifs ai-je favorisée cette photo plus qu’une autre ? Des motifs qui, faut-il le rappeler, étaient fort nombreux à la base ? C’est un fait que la subjectivité est inhérente dans le domaine des arts et, plus particulièrement, celui de la photo de nu. Certains gens aimeront tels ou tels détails alors que d’autres ne les rebuteront ou, pire encore, ne les remarqueront pas. Dit autrement, il y a autant de goût qu’il y a d’individus dans le monde. Là encore, c’est mon opinion sur le sujet.

Pour ce qui concerne les motifs de mon choix, je vous dirais qu’il y en existe trois majeurs. J’ai bien écrit majeurs puisque certains m’ont paru être bien secondaires et, par conséquent, n’ont pas été jugés dignes d’être retenus dans ma présentation. À l’image d’une horloge de grande qualité, les trois motifs forment un tout tellement uni que de les séparer briserait leur mouvement de manière irrévocable puisqu’une telle union existe que par et pour chacun d’entre eux. Bref, en enlever un seul rendrait inconcevable l’existence des deux autres.

La sensibilité est sans contredit le premier motif qui a retenu mon attention dès l’instant où mes yeux ont porté leur regard. Et pour cause puisqu’une telle sensibilité dans la pose même du modèle transparaît dans l’angle choisi par le photographe. En effet, un tel angle montre tout l’humanité du modèle. Une humanité qui contient tant de force, tant de faiblesse, tant de potentiel et tant impuissance.  Force devant l’adversité. Faiblesse devant les maladies. Potentiel qui se laisse découvrir au gré du temps et des expériences de la vie. Impuissance devant l’ultime ennemi qu’est la mort.

Le jeu formidable d’ombre et de lumière le faisant sortir du néant de manière progressive constitue le deuxième motif de mon choix. Un jeu qui démontre d’une part, la recherche de la perfection et, d’autre part, le savoir-faire indéniable sans omettre la grande passion de John K. pour ce type de photographie. L’on a qu’à penser un seul instant à l’utilisation du cercle métallique qui sépare de manière symbolique le modèle du photographe. Une telle séparation, semblable au confinement, ne reflète telle pas ce qui se passe actuellement dans nos sociétés et ce, depuis quelques temps déjà?

Enfin, la profondeur du regard est d’une valeur inestimable. Une profondeur qui, c’est encore mon humble avis, me fait penser à tous les êtres humains quel que soit leurs croyances, leurs systèmes de pensées, leurs visions de la vie et qui cherchent tant bien que mal à répondre à ces questions : Qui suis-je? D’où viens-je?  Où vais-je? Questions qui plus souvent qu’autrement possèdent autant de réponses qu’il y a eu de gens vivant sur cette terre.

Par ailleurs, une telle réalisation photographique soulève en moi une question rarement abordée au sein des publications en rapport avec la nudité artistique. Quelles sont les valeurs, les croyances et la philosophie que peut avoir tout modèle vivant? Cela peut vous paraître étrange que j’aborde un tel point comme conclusion de cet article. Soyez rassurés! Loin est de moi mon intention de vous laisser sur votre faim. Bien au contraire puisqu’il s’agit du sujet de mon prochain article.

Bref, je suis vraiment honoré d’avoir obtenu la permission d’utiliser certaines des photos réalisées par John K., dans le cadre de la rédaction de mes articles. Une rédaction qui répond à un besoin fondamental chez moi, celui d’amener toutes personnes sérieuses à admirer la noblesse chez le modèle nu masculin, et de surcroît, afro-américain. Je suis persuadé qu’il en est de même chez un bon nombre de mes abonnés.

Je vous remercie de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Pourquoi autant de photos de nudité artistique?

 

Pourquoi autant de photos de nudité artistique

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Pourquoi autant de photos de nudité artistique?

Bonjour tout le monde,

J’entre directement dans le vif du sujet dans cet article en vous présentant une question qui me vient très souvent à l’esprit. Question qui, d’ailleurs, j’ai posé à quelques reprises à quelques-unes de mes connaissances et amis. Une question qui se résume en ces mots : Pourquoi je m’inspire autant de photos de nudité artistique dans mes publications? Cela peut vous paraître futile qu’une telle question soit le sujet de cet article, mais il n’en est rien. En effet, j’aurais pu tout aussi bien utiliser d’autres sources d’inspiration pour rédiger mes articles car, vous pouvez vous en douter, les sujets sont légions.

Or, l’un de mes premiers désirs qui est venu en mon esprit lors de la gestation de mon blogue consistait, et c’est toujours le cas, à lui donner une image authentique de vulnérabilité de l’être humain. Quoi de plus symbolique que la nudité pour signifier une telle vulnérabilité? Un autre de mes désirs les plus sincères était, il en est de même maintenant, de présenter la beauté et la grâce de la nudité en évitant dans la mesure du possible toutes formes de vulgarité.

J’ai bien écrit « en évitant dans la mesure du possible » puisqu’une photo peut être perçue de manière tout à fait artistique et non vulgaire pour certains et perçue tout autrement pour d’autres. Ne dit-on pas que les goûts ne se discutent pas? (1) À tout cela s’ajoute le souhait de donner à mon blogue un cachet unique en son genre, c’est-à-dire d’incorporer mon expérience personnelle en tant que modèle vivant pour des écoles d’art et des ateliers en art dans une panoplie de réalisations artistiques provenant par le vaste monde.

C’est un fait.  Le titre de mon blogue est bien modèle vivant à Québec, mais je suis un modèle comme bien d’autres, même si je possède un physique pas tout à fait comme les autres, et je me devais d’englober la présentation d’autres modèles et ce, pour une question à la fois de justice et de logique. Qui plus est ! Une telle manière de faire facilite grandement la diversité au sein de mes publications. Et qui dit « diversité », dit aussi « enrichissement ».

En résumé, le choix est donc multiple. Une multiplicité qui repose toutefois sur un seul leitmotiv, celui d’agrémenter votre parcours de manière respectueuse envers les modèles qui offrent leurs services. Un respect que je partage également.

Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

1. Personnellement, les goûts constituent une source intarissable de discussion. Oui, les goûts peuvent se discuter aisément mais ils ne peuvent en aucun cas être imposés. Il s’agit d’un sujet susceptible d’être développé ultérieurement.

L’histoire de vie de Séléné Alsace

Prélude

Bonjour tout le monde,

Voilà quelques jours, j’ai fait une demande spéciale au sein de ma page Facebook et de mon compte DeviantArt afin d’inviter les artistes qui ont contribué à la construction de mon blogue artistique de rédiger un texte sur leurs parcours professionnel et personnel. En effet, j’ai remarqué au fil de mes réflexions qu’il était plutôt rare que je laisse parler lesdits artistes. Certes, leurs œuvres parlent par elles-mêmes de leurs talents et de leur savoir-faire mais ne comblent en aucun cas un grand vide laissé par ces questions légitimes : Qui sont-ils et quels sont leurs chemins? Pourquoi avoir choisi un tel domaine? Bref, leur donner la parole.

Plusieurs artistes ont répondu à ma requête tandis que d’autres ont préféré mettre un voile pudique sur leurs vies. Je respecte le choix des derniers et je remercie les premiers. La liberté de choisir est un droit fondamental à mes yeux. Or, il y a parmi les artistes qui ont acquiescé à ma demande une charmante dame qui a composé un texte si captivant que j’ai choisi de vous le présenter quel tel. C’est pour moi une question de justice à son égard.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Séléné Salace 4
Vous pouvez vous abonner à son compte Instagram Selene.alsace

Histoire de vie de Séléné Alsace

J’écris cette histoire suite à l’appel de Rolland St-Gelais pour la simple raison que  je trouve sa démarche intéressante.

Drôle d’impression que celle d’écrire sa propre histoire sur ce sujet. Lorsque je commence à écrire ces quelques lignes, je comprends vite que je vais devoir mettre un peu d’ordre dans mes pensées. J’ai d’un coup tant de choses à dire! 

J’ai depuis toujours admiré les gens qui savaient dessiner, ils me faisaient rêver. J’aurais toujours aimé dessiner mais à chaque fois que j’ai tenté l’expérience, je me sentais trop “cadrée” pour pouvoir m’exprimer et je n’ai pas persévéré dans cette activité. 

Ma vie se résume en un mot : heureuse. Mon parcours professionnel est riche en expériences diverses mais qui n’ont rien à voir avec le domaine artistique. J’ai toujours vécu ma vie à 200% et je l’ai remplie au maximum de mes capacités.

Il y a un peu plus d’un an, j’arrive à un moment de ma vie où j’ai besoin de faire le point, un besoin de m’arrêter et de regarder. J’ai tant de questions que je ne me suis jamais posées. J’ai l’impression que les couleurs du tableau de ma vie se sont mélangées. Je réalise que je me connais mal et je commence une quête sur moi et aussi sur la vie en général, notre perception du monde, de l’autre. Je lis beaucoup et j’ai l’impression d’arriver parfois à m’échapper de mon corps pour prendre de la hauteur, voir sous un angle nouveau. Je découvre des choses que je n’avais jamais vu avant, mon regard change, ma sensibilité aussi, j’apprends la compassion…

Un jour,  je lis un livre illustré par Francesca Volchitza Marta et j’ai le coup de coeur pour ses dessins. Je ressors mes crayons et j’en dessine quelques-uns. Cette fois je continue parce que j’y prends du plaisir et que personne ne m’impose quoi que ce soit. Le thème développé par cet artiste m’inspire beaucoup, elle dessine beaucoup sur le thème de la féminité. J’aime sa façon abstraite de magnifier la femme. Je commence à m’intéresser de plus prêt au rapport au corps, à mon corps et je prends conscience que c’est une partie de moi que je connais mal. Notre culture en a fait abstraction. Seul l’art s’autorise à le traiter comme sujet principal. Il fait pourtant partie de moi depuis si longtemps et je l’ai ignoré, je ressens presque un sentiment de culpabilité envers mon propre corps mais aussi le corps en général.

Séléné Salace 1Pour assouvir ma passion nouvellement découverte pour le dessin, je rassemble des tonnes d’images dont j’aime le style artistique, souvent avec beaucoup de couleurs, souvent des femmes, souvent nus, souvent de l’art abstrait. Je m’intéresse ensuite aux postures, aux courbes, aux corps et je commence à devenir passionnée. Je les regarde, je les observe et je les dessine. Je complète ma galerie par des planches d’anatomie, des croquis, des statues. Je dessine de plus en plus et petit à petit, j’adapte les postures, les ombres…je prends plus de liberté. La peinture devient un plaisir, une sensation et le corps est mon unique sujet. 

Ma peinture dérange. Je me souviens alors que le corps nu est tabou aujourd’hui. Pourtant je ne suis pas prête à renoncer à le dessiner. Pour ne heurter personne et préserver mon entourage, je me construis un univers parallèle dans lequel je laisse exprimer ma sensibilité.

Ma peinture est intuitive, je fais des erreurs, je me trompe, j’essaye encore et parfois j’ai une bonne surprise. Au fil de mes essais et grâce aux échanges avec des artistes et des modèles, mes peintures me ressemblent de plus en plus, les messages et les commentaires m’encouragent à poursuivre mon voyage.

Un jour, j’ai l’occasion de dessiner un modèle masculinSéléné Salace 2 d’après une photo, je dessine depuis, avec autant de plaisir les hommes et les femmes mais je ne peux me résoudre à y rajouter de l’accessoire. Le nu a pour moi une pureté que je n’ai aucune envie de polluer. J’aime capturer l’instant, sans le forcer et j’ai une préférence pour travailler sur le corps dans son intégralité, avec la même importance accordée à chaque détail anatomique, sans que le sexe en soit caché ou bien mis en avant. Un traitement holistique du corps en quelque sorte.

Séléné Salace 3Aujourd’hui j’ai rejoint un atelier de modèle vivant et franchit ainsi, une nouvelle étape dans ma perception du nu. Je dessine parallèlement de plus en plus d’après des photos de modèles avec qui j’ai préalablement échangé, ne serait-ce que quelques mots. J’ai envie d’aller toujours plus loin dans mes peintures, de rendre quelque chose de plus fort. A présent, chacune de mes peintures capture un moment, une soirée, un modèle, mon état d’esprit, toutes racontent une histoire unique. C’est en quelque sorte les rendre vivantes. Je ne peux obtenir ce résultat si je dessine à partir de planches d’anatomie.  Ma peinture devient authentique, elle est mon oeuvre mais aussi celle de mon modèle qui me prête son corps, et ce, même lorsque je dessine d’après une photo et que mon modèle n’est pas physiquement devant moi. J’aime cette collaboration.

Je trouve le corps fondamentalement “beau”, j’aime la diversité des physiques, je peins toujours avec respect et gratitude pour ce corps qui se laisse attraper par mon coup de crayon. Lui qui est d’ordinaire vu, je le regarde maintenant. Le corps d’un modèle et les yeux d’un artiste, sans parole, sans contact, l’essence même de l’échange. Et pourtant il s’en dégage tant de force.

Il n’y a plus de barrières, plus de protections. Devant la confiance en l’artiste, la sensibilité du modèle se dévoile et avec elle, sa vulnérabilité aussi. Le résultat en est une peinture plus profonde qui va au-delà de l’apparence physique. C’est en tous cas ainsi que je ressens le nu artistique et c’est ainsi que je souhaite le vivre. Je ne saurai choisir entre le corps et la peinture, j’aime autant l’un que l’autre. 

La particularité de mes peintures est de ne pas représenter les détails du visage. Les principales raisons en sont la complexité d’une part et le souhait de certains modèles de garder l’anonymat d’autre part. Mais aussi et surtout parce que mes dessins représentent tous une part divine et sans représentation du visage, chacun pourra plus facilement se reconnaître en eux !

Séléné Alsace

Dessins gracieusement offerts par Séléné Alsace

En ordre d’apparition :

La première : « Voyage au cœur de soi – Peinture à l’huile – Modèle Nicolas TheJasmin Maudaile merci pour ta collaboration. »

la seconde : « Avance vers demain – Peinture à l’huile sur tons bleus de cobalt – Merci à mon modèle pour sa collaboration « 

La troisième :  » La vent se lève – Peinture à l’huile sur tons gris – Autoportrait »

Le handicap physique

Le handicap
Votre humble serviteur : RollandJr St-Gelais

Le handicap physique

Bonjour tout le monde,

Hé oui! Nous sommes déjà rendus au 30 décembre 2019. Une journée propice à une rétrospection, non seulement de nos bons et moins bons coups que nous avons réalisés au courant de l’année en cours, mais aussi à établir une liste de nos résolutions aussi minime soit-elle pour celle qui frappe à nos portes. Bon ! Je le reconnais que l’année 2019 a été somme toute assez intéressante même si elle avait débuté par un long séjour à l’hôpital.

Un tel séjour a permis chez votre serviteur quelques remises en question lesquelles se sont poursuivies tout au long de cette année. Des remises en question qui d’une part, m’ont conforté dans mes valeurs judéo-chrétiennes et qui, d’autre part, m’ont amené à percevoir certaines réalités avec des points-de-vue différents. C’est un fait. Je tiens mordicus à ces valeurs qui m’ont été transmises par mes parents et par les religieux qui enseignèrent dans l’établissement scolaire que je fréquentais durant mon adolescence. C’est aussi un fait que bien des gens peuvent avoir des pensées, des opinions et des modes de vie bien différentes que les miennes. Une telle diversité rend la vie fort intéressante.

Ceci m’incite à répondre à une question que plusieurs de ces personnes me posent à quelques occasions au fil de nos discussions sur le réseau social Facebook. Une question qui semble provenir de leurs pensées, leurs interrogations, de leurs opinions et, dans quelques cas, de leurs modes vie. À vrai dire, il s’agit davantage d’une requête qu’une question. En effet, plusieurs de ces personnes souhaiteraient que je rédige un texte dont le sujet serait de vivre avec un handicap physique. Une requête qui est, je le reconnais volontiers, tout à fait légitime. Or, j’avais déjà décidé de ne jamais rédiger un tel article sur ce sujet au sein de mon blogue artistique. Pour quelles raisons ? C’est précisément ce à quoi je tenterai de répondre mais de manière à ne pas m’éterniser sur ledit sujet.

À vrai dire, il y a trois postulats qui expliquent bien mon objection à élaborer sur le sujet. Veuillez noter que par un souci de rendre cet exposé écrit le moins lourd à lire, je vais essayer de faire qu’un survol des trois postulats de base. Ce qui, je le crois, sera satisfaisant autant pour vous que pour moi.

Le premier postulat de base réside dans le fait que tout le monde a un handicap lequel n’est pas toujours évident à voir mais qui peut quand même être lourd à supporter. Certains de ces handicaps peuvent être d’ordre physique, mental, émotionnel ou psychologique. Qui plus est! Les gens n’affrontent pas leurs handicaps de la même manière, et ce pour les raisons suivantes : des expériences de vie des plus traumatisantes, des ressources répondant de manière plus ou moins de façon efficace à leurs besoins et des capacités de résilience pouvant être aux antipodes les unes des autres. Bref, il serait à mon humble avis superflu de rédiger un tel article portant sur le sujet car il faudrait tenir-compte des paramètres mentionnés ci-dessus. Et, pour être franc avec vous, cela ne m’intéresse absolument pas.

Le second postulat de base réside tel que mentionné ci-dessus dans mon non-intérêt pour le sujet. En effet, ayant participé à de nombreux reportages tant au sein de la presse écrite que la presse télévisée, on dirait aujourd’hui la presse électronique, sur mon vécu en tant que survivant de la thalidomide, vous comprendrez qu’en ce qui me concerne le vase est plein jusqu’à ras-bord. En résumé, j’ai déjà amplement donné et beaucoup plus que vous pourriez même l’imaginer un seul instant.

Le dernier postulat, et le plus important d’entre les trois, c’est qu’un tel sujet n’a pas vraiment sa place dans mon blogue. Certes, il est aisé de constater que je vis avec un handicap physique apparent tout en remarquant au passage que je suis de sexe masculin lorsque je publie des articles concernant mes expériences de modèle nu pour des écoles d’arts, des ateliers en arts et des artistes tant professionnels qu’amateurs. Il en est de même lorsque je diffuse les poèmes inspirés par les photos prises durant mes poses de nudité que ce soit lors de session en privé ou bien durant les cours de dessin ou autres. Cependant, j’évite de toucher directement sur ma situation physique afin d’une part, de ne pas attirer ou susciter un quelconque sentiment de pitié chez mes abonnés et d’autre part, de ne pas faire de mon blogue un instrument de propagande pouvant servir à une cause liée de près ou de loin aux diverses situations de handicap existant dans le monde. Il y en a tout plein sur le web qui sont là que pour ça.

Une mise-au-point doit être faite ici afin d’éviter une certaine contradiction de mes énoncés. Certes, il est vrai que j’ai déjà posé nu pour un jeune étudiant en photographie qui avait choisi de réaliser une exposition portant sur la beauté de la différence. Ladite exposition comprenait toute une série de réalisations photographiques sur des personnes vivant avec des différences physiques, et ce dans le cadre d’une activité scolaire de rang collégial. Soyez convaincus d’une chose, si j’ai accepté de poser nu pour une telle activité, cela a été justement pour venir en aide à un étudiant dont le seul désir était de briser une image omniprésente au sein de la société selon la beauté physique doit répondre à des critères précis. Ce qui est, vous en conviendrez, entièrement faux.

J’ose espérer que mes explications sur mon opposition à élaborer sur le handicap physique présentées au sein de cet article vous ont été satisfaisantes. Et, pour être franc avec vous, il y a tant de sujets plus captivants à développer que je préfère laisser celui-ci à un autre.
Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada