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Le noir te va si bien

Le noir te va si bien Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par rasmus-art Source : https://www.deviantart.com/rasmus-art/art/It-s-Clean-911570014

Le noir te va si bien

 

Il y a de ces femmes que jamais je n’oublierai.

Ces dames belles et fraîches comme le mois de mai.

Mais, il y en a une qui a gravé sa beauté en mon esprit.

Une qui m’a enchanté par son visage et par son corps si jolis.

 

Une femme de Paris, ville lumière de la douce France.

Et sa joyeuse java, un air qui chaque fois me déhanche.

Nous nous étions fixé depuis longtemps notre rendez-vous.

Dans un de ces clubs où l’on danse comme des fous.

 

Je m’étais soigneusement préparé pour passer une agréable soirée.

Propre comme sou neuf, habillé tel un prince et légèrement parfumé.

J’avais si hâte de te revoir en ce haut lieu où se rendait le Tout-Paris.

J’avais en mon intérieur une petite idée que j’allais être surpris.

 

Je savais, depuis tout ce temps que je te connais, la galerie, tu allais étonner.

Depuis le jour, où à tes parents, ton désir d’être modèle nu, tu leur as entonné.

Puis, j’ai attendu une voiture, de couleur sombre vêtue, rouler à toute allure.

Sur la route de cette ville vouée aux plaisirs, aux vices et à la désinvolture.

 

Elle ralentit doucement afin de préserver la beauté de sa passagère.

Qui arriva sur les bords du chemin tel un vaisseau venu d’une autre ère.

Dès ton arrivée et sans attendre, en un temps, trois mouvements, tu descendis.

Offrant à mes yeux un spectacle si extraordinaire qui m’a longuement ébloui.

 

Je n’avais jamais connu une femme si libre de toute ma vie.

Cette liberté si rarissime, tu la transpires chaque fois que tu me souris.

Ô, mon amour ! Si tu le veux, tu seras « mienne » comme je serai « tien ».

Ô, ma chérie ! Je dois te dire une chose : comme le noir te va si bien.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Chez ma grand-mère

Chez ma grand-mère Poème de Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/00-1674-899692858

Chez ma grand-mère

 

Je me rappelle, il y a de cela longtemps, lorsque j’étais môme.

J’étais, comme on disait jadis, pas plus haut que trois pommes.

Nous avions l’habitude, mes parents et moi, d’aller tous les dimanches.

Chez ma grand-mère qui rayonnait de beauté avec sa chevelure blanche.

 

Nous y restions pour le repas dominical,

Après être allé à la messe en l’église St-Pascal.

Quelques génuflexions, quelques prières apprises par cœur,

Nous allâmes à la sainte communion en écoutant chanter le chœur.

 

Après nos actions de piété et de dévotions,

Sans plus attendre vers la voiture paternelle nous y allions.

Attentivement ! J’écoutais les directives générales de ma mère.

Que dire et quoi faire et leur contraire avant notre arrivée chez grand-mère.

 

Que de bonnes choses à manger se trouvaient sur la table,

Des petits plats préparés avec amour elle disait avec un air aimable.

Avec un silence religieux, je savourais ces mets apprêtés avec soin.

Me régalant de ce qui s’y trouvait et en particulier son délicieux pain.

 

Après avoir mangé à satiété un tel festin digne des dieux,

Nous allions au salon où il y avait des tableaux merveilleux,

Des peintures réalisées par des peintres de grand renom,

Des photos de paysages et de lieux dont j’en ignorais le nom.

 

Quelques photos étaient dédiées à l’amour,

De ce sentiment qu’ils avaient l’un pour l’autre en ces jours,

Des jours de bonheur qu’elle nous racontait en parlant de grand-père,

Un homme courageux et passionné par la vie, mais, hélas, mort à la guerre.

 

Parmi ces vieilles, mais belles photos,

Il y en a une qui me gênait parfois un peu trop.

Je n’osais point poser quelques indiscrètes questions.

Soucieux de faire honneur à mes parents, silence requis avec raison.

 

C’est bien plus tard que j’ai appris par mon père cette noble vérité.

De nombreux ateliers d’art à une certaine époque utilisèrent sa beauté.

Pour des séances, au sein de la Ville lumière, auxquelles elle était immortalisée,

Par des artistes parfois célèbres parfois amateurs, mais toujours attentionnés.

 

Les dernières années sont passées inévitablement,

La grande faucheuse amena grand-mère silencieusement,

Mais, chose étrange, sa beauté si radieuse, elle lui a laissée.

Afin de nous permettre de toujours l’avoir en nos pensées.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Un jour, vous serez là

Un jour, vous serez là Poème de Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/Untitled-899608721

Un jour, vous serez là

 

Ô belle dame, nous le savons bien.

À l’heure fatale, face à vous, nous n’y pourrons rien.

Soyez sans crainte, je sais que vous êtes loin d’être méchante.

Même si l’instant de votre arrivée toujours trop tôt nous hante.

 

Parfois, on vous accuse de tous les maux.

Alors que vous faites que votre travail sans dire un mot.

On craint souvent votre venue, car un être cher, souvent vous emporter.

Parfois, on vous remercie de mettre fin à la souffrance d’un être que l’on a tant aimé.

 

Nul ne sait où vous nous amenez,

Vers un autre monde, l’on nous a enseigné.

Parmi les sages qui ont apprivoisé cette crainte insensée,

St François d’Assise est le premier à vous avoir appelé notre sœur bien-aimée.

 

Nul ne peut à votre présence inéluctable se défiler sans violence.

La vie est ainsi faite que c’est grâce à vous qu’elle prend toute son importance.

Belle dame à la chevelure argentée et à la peau blanche comme du lait.

Puis-je vous demander une modeste faveur, une humble requête, s’il vous plaît?

 

Laissez-nous encore notre merveilleux père,

Ne serait-ce que le Temps des fêtes sur terre,

Que nous puissions lui dire comme nous l’aimons,

Car c’est par son exemple, cette vie nous adorons.

 

Lorsque le jour de son départ sera arrivé,

Emportez-le avec le plus doux des baisers.

Il est comme tous les humains tout à fait imparfaits.

Mais, que son amour envers nous est plus que parfait!

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Viens à moi

Viens à moi
Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Viens à moi

 

Viens à moi,
Viens comme il se doit,
Viens simplement tel que tu es,
Viens vers moi car à mes yeux tu es parfait.

 

Viens que je puisse sentir ton parfum,
Car lui et toi, c’est vrai, vous ne faites qu’un.
Viens sentir le battement effréné de mon cœur,
En cette nuit où je n’en finis plus de compter les heures.

 

Me remémorant ton sourire,
Que tu avais fait pour me faire rire,
Alors que je me sentais si seule en cette journée,
Où tout semblait autour de moi mal aller.

 

Tu as su trouver les mots pour me rassurer,
Tu as su avec tendresse m’écouter,
Moi, qui avais besoin de parler,
D’une oreille à qui me confier.

 

Au fil de notre discussion,
Je me rendis compte comme tu étais bon,
Nous nous sommes alors promenés dans le jardin,
Admirant les couleurs d’automne tombées à pleines mains.

 

De ces couleurs qui annoncèrent l’arrivée d’une dame,
Dont sa fraîche bise nous brûlera les joues telle une flamme,
Une dame bien solitaire parmi trois hommes aux couleurs gaies,
De ces couleurs variées qui ravivent du printemps jusqu’à la fin d’été.

 

Couleurs d’un bel automne,
Où je fis la rencontre d’un charmant homme,
Et avec le sable du sablier du temps qui sans relâche coule,
La passion de l’amour s’établit dans nos cœurs qui maintenant roucoulent.

 

J’ai voulu bien te connaître avant de m’offrir,
Tant ceux de jadis, mon cœur ont si fait souffrir.
Voilà pourquoi je t’ai demandé d’attendre patiemment,
Le moment favorable où j’allais me donner tout à fait librement.

 

Maintenant, je te veux plus que tout,
Car je vois bien depuis les jours qui défilent,
Que la toile de notre amour est bâtie sur un solide fil,
Et que nous vivons toi et moi un amour vrai, un amour fou.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Tu annonces tes couleurs.

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Tu annonces tes couleurs.

 

En me promenant gaiement dans ma belle ville,

Ne sachant que faire en ce monde tellement vil,

J’ai regardé autour de moi pour y chercher un signe,

Une preuve de ta venue dans le calme tel celui d’un cygne.

 

En me baladant en un beau dimanche d’après-midi,

« Où es-tu? Que fais-tu? Reviendras-tu? » me suis-je dit.

Ressentir la fraîcheur de ton souffle sur mon visage,

Revoir les feuilles rougir des érables qui n’ont pas d’âge.

 

En parcourant les rues de mon quartier,

Cherchant une preuve certaine de ton amitié,

Fouillant ici et là au gré du temps et du vent,

Pour y découvrir ton retour comme tous les ans.

 

C’est ainsi qu’en un instant,

Tu me saluas avec discrétion en me disant,

Que tu seras bientôt  près de moi tel un vieil ami,

Tu m’annonces tes couleurs qui n’ont pas à mes yeux de prix.

 

Au bel automne, saison de paix et de sérénité,

Au mon bel ami qui bientôt avec grande joie remplacera l’été,

Merci de m’avoir si gentiment rassuré de ton arrivée prochaine,

Et de tes couleurs vives calmer le peuple envahi par tant de choses vaines.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada