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Une question de choix

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Les choix nous appartiennent. C’est à nous de les assumer.

 

Une question de choix

Bonjour tout le monde,

J’espère de tout mon cœur que la vie est belle et31403703_10155647224112523_8906807323364687872_o bonne pour vous. De mon côté, la vie est tout simplement fantastique avec, malgré tout, ses hauts et ses bas. D’ailleurs, certains événements ne pourront jamais s’effacer de ma mémoire. En effet, cette semaine est le 46e  anniversaire de l’assassinat de mon frère aîné Hermann. Il fut tué lors de la manifestation qui a eu lieu à Sept-Îles le 10 mai 1972 à l’occasion d’une manifestation  dans le cadre de la grève du Front commun intersyndical qui ébranla l’ensemble du Québec.

Vous savez comme moi que souvent nous n’avons pas d’autre choix que d’affronter des événements que la vie nous met au défi de surmonter. Ce qui ne veut pas dire que nous n’avons jamais le droit choisir ce que nous voulons être. Le choix est un privilège que seuls les êtres humains possèdent de par leur nature propre. 

Pour alléger mon propos, je fais ici référence au style que nous pouvons choisir dans l’optique d’être en harmonie avec notre corps. Par exemples, nous pouvons chercher à perdre du poids, se refaire certaines parties de notre anatomie grâce à la chirurgie esthétique, se faire teindre les cheveux, etc. Oui, c’est un fait indéniable que l’homme est un être humain parfois mécontent de sa réalité.

Pour ma part, je ne pourrai jamais me faire pousser les membres qui me manquent depuis ma naissance. Je suis né ainsi et, à moins d’un miracle, je finirai ma vie ainsi. D’ailleurs, je ne vois pas pourquoi j’opterais pour une autre réalité que celle vécue jusqu’à maintenant puisque la chance de vivre autrement ne m’a pas souri. N’allez pas croire que je me plains de mon sort. Loin de moi cette idée farfelue.

Certes, j’ai subi des opérations tout au long de mon enfance et dont les résultats sont dans l’ensemble plus que satisfaisants. J’ai par ailleurs aussi subi une intervention chirurgicale et ce à ma demande dans un souci de satisfaire ma propre image corporelle. Et, je dois avouer que j’en suis vraiment très fier surtout en tant que modèle vivant. Inutile d’élaborer davantage sur ce point.

Moi, normalMais il y a aussi des choix qui s’offrent à nous, à vous comme à moi, qui peuvent faire une différence notable dans notre propre perception de notre corps. J’ai, à titre d’exemple, fait le choix de porter la barbe. Un choix qui peut vous sembler anodin. Pourtant, cela a eu un impact plus que positif sur mon estime personnelle. En effet, je ne compte plus le nombre de fois où les gens, parfois de purs inconnus, m’ont complimenté au sujet de m’être laissé pousser la barbe. C’est notamment le cas de plusieurs femmes qui prennent quelques minutes de leur temps afin d’entreprendre une conversation avec votre humble serviteur.

Ici, je reconnais avoir une dette envers mon barbier qui m’a fortement conseillé de faire un tel choix. De toutes façons, il m’aurait été aisé de me raser advenant le cas où le résultat aurait été aux antipodes de mes attentes.

Dans un autre d’idées, il est possible que nous demandions l’avis à nos connaissances et amis avant de se fixer sur notre choix. Un fait demeure : les femmes sont souvent davantage portées à se préoccuper de leurs coupes de cheveux que nous les hommes. Bon! Je reconnais que c’est peut-être faire une généralité. Ici, l’essentiel est que chaque femme se doit de choisir ce qui la rendra d’abord et avant tout heureuse et bien dans sa peau tout en la mettant en valeurs auprès de ses pairs.

J’ai à titre d’exemple, cette photo (1) tout à fait magnifiquereceived_10155677705522523 de cette amie. Elle est à la fois un modèle vivant extraordinaire et une photographe hors pair. Il va sans dire que je suis littéralement ébahi par la féminité qui se dégage d’une telle photo. Une féminité qui évoque le style connu sous le vocable de “vintage”. Un style accentué par le fait qu’elle a les cheveux courts mais aussi parce que cette photo est réalisée en noir et blanc. Mais attention! J’ai eu l’opportunité d’admirer d’autres de ses réalisations photographiques dans lesquelles une longue chevelure lui va à merveille.

Ici, l’essentiel, et je sais bien que je me répète, c’est de faire le choix en fonction de ce que nous voulons être ou ne pas être. Bon! J’admets que ladite photo me plaît énormément. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je l’ai choisie afin d’illustrer mes propos.

Quoiqu’il en soit, le choix définitif appartient de manière sans équivoque au modèle et à lui seul. On peut répondre à ses interrogations mais la décision finale lui appartient.

Je vous souhaite de faire les choix qui sauront vous satisfaire.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St Gelais de Québec au Canada

(1) Crédit photographique : Pascal Deschênes photographe Modèle vivant : Phylactère

Réflexion sur mon enfance

 

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Un souvenir du  » Belgo  » de Montréal 

 

Réflexion sur mon enfance

Certes, je me voyais différent de tous les enfants lorsque je fréquentais la petite école. Non pas du fait des moqueries venant de quelques-uns de mes camarades de classe au sein de l’école que je fréquentais à cet âge dit « de l’innocence », mais bien plutôt des commentaires venant de certains parents craignant de voir leurs enfants-chéris s’amuser avec un je-ne-sais-quoi au risque d’en être marqués au fer rouge pour le reste de leurs vies. Et pourtant, je ne compte pas le nombre de fois où j’ai participé à toutes les activités scolaires et parascolaires et où les mêmes camarades de classe m’encouragèrent à me surpasser.

Ce qui ne m’a pas empêché de me questionner sur certains aspects de mon corps. Pourquoi devais-je subir autant d’opérations chirurgicales lesquelles étaient accompagnées de porter toute une gamme de prothèses inconfortables dont l’utilité est, avec une réflexion de recul, à discuter ? Devais-je réellement me conformer aux critères établis par la société en ce qui concerne la normalité des caractéristiques physiques ? Oui, mon corps est différent mais l’âme qui y habite, et qui s’y trouve toujours, est belle et bien humaine et tire sa source de l’Être Suprême. Étais-je si dérangeant ? Aurais-je une place au sein de la société ? Ma vision de mon corps allait de pairs avec l’ensemble des interrogations. J’aurais certes pu me révolter mais l’amour de ma famille et le support de mes amis et amies compensèrent la rareté des réponses satisfaisantes à mes questions existentielles, du moins pour mon enfance.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Rétrospective professionnelle en tant que modèle vivant (nu)

Rétrospective professionnelle en tant que modèle vivant (nu)

« Il était pour moi un besoin absolu d’acquérir un plein droit sur mon corps et de le faire découvrir aussi bien en tant qu’oeuvre d’art remarquable que d’être un homme vivant et pleinement masculin. » RollandJr St-Gelais

Prologue

Bonjour tout le monde,

20171122_183524J’espère que vous allez bien et que vous avez passé une période des fêtes des plus agréables. De mon côté, tout est s’est passé à merveille surtout que mon bon ami Daniel et son chat, un gros matou du nom de Merlin, est venu réveillonné chez-moi en compagnie de ma belle Plume. Il est vrai que j’aurais bien aimé faire une visite-surprise à mon père mais étant donné son âge vénérable et la distance entre nos deux villes respectives, et ce en pleine saison hivernale où les routes sont glacées, il valait mieux redoubler de prudence. Bref, j’ai décidé de rester à Québec pour la période des fêtes. Après tout il restera une année complète pour rendre visite en toute sécurité. N’est-ce pas ?!

Sous un autre ordre d’idées, j’ai décidé de réaliser une rétrospective de20171129_131004_HDR mon expérience professionnelle en tant que modèle vivant (nu intégrale) afin de faire une mise-au-point explicative sur d’un côté, ma passion proprement dite et, d’un autre côté, sur les visions que mes plus grands amis et mes plus intimes connaissances ont accepté de me faire part. Pour ce faire, je leur ai écrit via le service de messagerie de Facebook avec le plus grand soin afin de ne jamais les indisposer d’une quelconque manière. Le respect est toujours de mise , et ce en tout temps.

En réalité, ma rétrospective concerne deux aspects indissociables l’un de l’autre. En premier lieu, le fait d’être tout simplement modèle nu. Je fais référence dans ce cas-ci à la nudité qui certes n’a aucun tabou ni de fausse-pudeur mais qui respecte en tout temps les principes de base du domaine de la nudité artistique. En second lieu, le fait d’être un modèle nu vivant avec un handicap physique apparent mais avec une autonomie, avouons-le franchement, impressionnante pour bon nombre des gens, artistes ou étudiants, devant lesquels j’offre mon talent.

Certes, peu de gens accepteraient de poser nu devant un groupe d’artistes, qu’ils soient professionnels ou amateurs ou bien des étudiants en arts.  Ce qui est davantage le cas lorsqu’on est atteint d’une situation physique, disons-le en toute honnêteté sans y mettre trop d’emphase, atypique. Mais, attention ! Ma joie de vivre a toujours été l’une des pierres angulaires à chacune de mes prestations devant un groupe. Être nu, c’est d’abord et avant toute chose être authentique. Et comme ma joie de vivre fait partie intégrante de ma personne. 

Qui plus est ! Une telle rétrospective a pour lointain début une soirée de nudité artistique qui a eu lieu un soir d’été dans la belle ville de Montréal, en compagnie d’une amie extraordinaire en la personne de Marie-Pier Auger et d’un artiste formidable de réputation internationale du nom de Michel T. Desroches. En effet, le début de mon aventure dans ce domaine a belle et bien eu lieu grâce à leurs aides. À cela s’ajoute des réalisations de type « underground » menées par mains de maître par une équipe formidable sous la direction de Patrick Audinet et de Marie Laroque. D’ailleurs, l’une de ces réalisations a eu lieu dans un bar situé dans le centre-ville de Montréal. Ce fut là une expérience qui m’a beaucoup plu. Je serai toujours reconnaissant à ces personnes d’être le prélude à mon expérience de modèle vivant.

20171122_181530Une expérience qui alla propulser votre humble serviteur vers une certaine reconnaissance internationale par le biais d’articles publiés au sein de magazines et de journaux lesquels ont passé presque sous silence, et j’en suis très heureux, la cause de ma situation physique préférant, et de loin, mettre l’accent sur ma démarche artistique. Il faut reconnaître que les médias ont largement fait leur choux-gras de la raison d’être de mon corps atypique, et bien souvent, à mon grand détriment.

Pour mener à bien ma rétrospective professionnelle, j’ai cru utile de demander l’opinion à plusieurs de mes amis-es et connaissances qui partagent avec moi la passion de la nudité artistique. À cela s’ajoutent d’autres personnes avec qui j’entretiens de bons liens amicaux mais qui n’ont pas nécessairement une telle passion qu’a votre humble serviteur. La majorité des gens interrogés sont membres des divers réseaux sociaux sur lesquels je suis inscrit, notamment celui de Facebook et sur Twitter. Il va de soi qu’ils vivent, pour un nombre important d’entre eux, au sein de pays situés à des milliers de kilomètres les uns des autres.

240_F_136903558_P7hdS45I1yWZO64q4aZR7DYsEGZoXemmTout ceci a eu pour conséquence une variété de réponses à ces questions à la fois simples et concises : En premier lieu, que pensez-vous de mon cheminement dans le domaine de la nudité artistique depuis que vous ayez appris que je suis modèle vivant ? En deuxième lieu, comment avez-vous réagit lorsque vous l’avez su et surtout comment l’avez appris ? En dernier lieu, que pensez-vous du fait que je sois modèle vivant (nu intégral) pour des écoles d’arts et des ateliers ? Trois questions dont les réponses allaient certainement m’interpeler. C’est ce que nous allons voir dans ce qui suit. Il va de soi que je présente mes remerciements les plus chaleureuses à toutes les personnes qui ont bien voulu répondre à ma requête de participer à un tel travail de réflexion.

Cependant, une chose doit être clarifiée une fois pour toutes. Je suis26111977_1148399801957187_1581026775816250166_n parfaitement conscient que mon choix de carrière, aussi inhabituel qu’étrange pour plusieurs d’entre vous, a certainement été une source incroyable d’interrogations, voire d’une certaine  façon de scandales, pour ceux et celles qui ne s’y attendaient pas. Vous comprendrez sans aucun doute que mon cheminement de vie y est pour beaucoup dans un tel choix. Subir les regards inquisiteurs tout au long de mon enfance et de mon adolescence, être présenté telle une bête de foire en première page d’un journal à sensation dont les plus hautes autorités de la presse canadienne durent réagir avec véhémence. À cela vient s’y ajouter une utilisation à la fois abusive et immorale de la part d’avocats plus soucieux de se faire du capital à la fois professionnel et financier que d’agir dans mes intérêts légaux. Et, croyez-moi sur parole, cela m’a pris plus de 30 ans à pouvoir m’en remettre. Bref, il était pour moi un besoin absolu d’acquérir un plein droit sur mon corps et de le faire découvrir aussi bien en tant qu’oeuvre d’art remarquable que le faitd’être un homme vivant et pleinement masculin.

Une des réponses qui résume assez bien l’ensemble de celles reçues jusqu’à maintenant me vient de mon grand ami de la France, lui-même artiste, et j’ai nommé Eri Kel. Voici ci-dessous sa réponse laquelle est accompagnée d’une de ses magnifiques réalisations.

25395740_10156112349148919_4536219284649750328_n » Bonjour Rolland, Je l’ai découvert un peu par hasard car depuis des années, je me passionne pour tout ce qui touche au modèle vivant et à la démarche de ceux qui posent. J’ai d’ailleurs écrit une étude à ce sujet il y a plusieurs années, après une enquête auprès d’une centaine de modèles. Après, je suppose que les algorithmes utilisés par Facebook pour analyser nos centres d’intérêt fait que je me vois régulièrement proposé des profils de modèles d’art. Pour le fait de poser avec un handicap physique, je trouve cela très courageux tant les gens ont déjà des a priori sur le corps et la nudité. J’anime un atelier de modèles vivants et je peux observer les réactions des uns ou des autres quand un(e) modèle est déjà hors des standards (très maigre ou très fort). Mais je n’en tiens pas compte en me disant qu’il faut accepter le corps dans toutes ses différences, et fais venir les modèles que j’ai envie de faire venir. »

20171129_153219-1Plusieurs mots doivent être soulignés dans un tel témoignage ; acceptations du corps, différences, courage, préjugés sur  la nudité du corps. C’est un fait indéniable que j’accepte mon corps non pas parce qu’il est différent mais tout simplement parce qu’il est le mien et que je ne pourrai jamais le remplacer. Il en est de même pour chacun d’entre nous. Ce qui ne signifie pas que nous devons accepter un quelconque laisser-aller qui risquerait de mettre en péril une bonne santé, mais plutôt d’être conscients que nos particularités physiques font de nous des gens uniques. Une unicité qui relie les différentes composantes de l’être humain telles que la spiritualité, les attributs physiques et intellectuels, les capacités émotionnelles ainsi que notre parcours de vie avec nos erreurs et nos belles réalisations. Dans un tel cas, notre unicité devrait devenir une source extraordinaire de force. N’est-ce pas ?!

Pour ce qui est du courage qui m’a à la fois aidé et incité à traverser bien des obstacles et à briser bien des préjugés, force est d’admettre que mes parents sans oublier les membres de ma famille et mes amis les plus proches ont été un appui incommensurable dans mon cheminement. À cela, je dois mentionner l’aîné des frères qui a été assassiné dans des circonstances horribles lors de la grève du front commun de 1972 à Sept-Îles. Que serais-je sans leur apport ? Bien malin celui qui pourrait le deviner.

Parmi les personnes qui ont répondu à mon appel sur les réseaux sociaux, une ressorte du lot. En effet, l’ancienne petite amie de mon défunt frère, celui qui a été assassiné en mai 1972, a bien voulu me donner son opinion dont il me fait plaisir de partager avec vous. En effet, elle affirme que «… si c’est le chemin que tu as choisi pour évoluer et répondre à la quête de l’actualisation de ton être, c’est bien pour toi! Nous avons tous en tant qu’être humain un tracé de vie afin d’acquérir l’évolution pour laquelle nous sommes ici. » À vrai dire, jamais de ma vie, je n’ai pu trouver chaussure à mon pied en ce qui concerne mon épanouissement tant émotionnel que spirituel. En effet, je suis dans l’impossibilité de vous décrire les émotions et de sentiments d’intériorité vécus à chacune de mes prestations de nudité artistique tellement tout ceci a été ressenti avec intensité, mais aussi avec un immense plaisir.

Capture 7Parmi mes plus profondes émotions vécues en tant que modèle vivant, la gratification de la part de certains magazines européens spécialisés dans le domaine de la nudité artistique ou bien dans des domaines connexes a certainement été la plus valorisante pour votre humble serviteur. J’ai bien écrit « humble serviteur » puisque je reconnais que sans l’apport des personnes qui ont cru en mon potentiel en tant que modèle vivant, et ce au tout début de mes balbutiements dans ce domaine, une telle expérience aurait été tout simplement impossible. Or, comme l’affirme si bien le proverbe :  » Impossible n’est pas français ». Parmi ces magazines, il y en a un qui a réalisé un reportage tout à fait exceptionnel sur ma passion dans un numéro publié en 2015 dans  » La Vie au Soleil « . Et, je dois avouer avec un plaisir immense que l’on a pris grand soin d’éviter de mettre l’emphase sur la cause de ma situation physique. Un sujet tellement rapporté dans certains médias canadiens et souvent à mon détriment. Autre fait intéressant à retenir, j’ai tout fait en mon pouvoir afin de ne pas être utilisé d’une quelconque manière que ce soit dans une procédure légale qui a été réalisée contre les instances fédérales considérant que j’ai fait plus que ma part dans un passé pas si lointain. D’autres médias du Québec se sont aussi intéressés à ma passion tout en passant sous silence le drame de la thalidomide. Après tout, ma vie est loin d’être dramatique. N’est-ce pas ?!

Ce qui comprends, et ce à ma grande surprise, ma séance de nudité000000810012 érotique. Une telle séance a été chaudement saluée par la directrice de l’association canadienne des victimes de la thalidomide, madame Mercedes Benegbi, pour le fait d’avoir osé, avec un souci indéniable de respect et de bon goût, aborder un aspect méconnu, voire tabou au sein de la société actuelle. C’est-à-dire la sexualité des personnes vivant avec une situation de handicap. Il va de soi que le tout a été réalisé d’un point-de-vue jusque-là innovateur dans les annales du modèle nu.

20171129_153032Que serait mon expérience de modèle vivant sans la participation active de certaines personnes de la gente féminine ? J’ai eu la chance extraordinaire de vivre quelques séances de nudité artistique non seulement en compagnie de femmes qui agissaient jusque-là comme des aides lors desdites séances, mais aussi comme collègue lors de poses nues en duo. Je tiens tout d’abord à souligner la présence d’une amie originaire de la région de la Mauricie qui m’a accompagné à la séance qui a eu lieu le 29 novembre dernier au local de la Factrie situé dans la ville de Shawinigan. Sa présence fut appréciée non seulement par votre humble serviteur mais aussi par tous les artistes présents à cette occasion. Merci à ma belle Lysandre pour sa participation. Ensuite, je désire souligner avec un immense plaisir la participation de mon amie de Montréal20171122_210257 Mélia N., qui a accepté d’être non seulement mon aide mais aussi mon accompagnatrice au sein de la séance qui se déroula au LiveArt de Montréal le 22 novembre dernier. Une séance qui en fit sourire quelques-uns pour une situation à laquelle votre humble serviteur ne s’y attendait absolument pas. Soyez rassurés fidèles lecteurs et lectrices, cela ne concerne en rien une quelconque forme de vulgarité même si la pose était faite avec une grande intimité. je vous l’assure !

Certes, j’avais déjà vécu ici même à Québec une autre expérience de nudité artistique en duo avec une femme. Toutefois, cela a été fait dans un cadre d’un essai de type exploratoire en tenant compte du caractère néophyte à la fois de votre humble serviteur et de la dame en question. Par un souci de respecter sa vie privée, il me parait être utile de conserver son anonymat. Là encore, notre séance fut réalisée selon les règles de l’art.

Une chose doit être dite concernant l’utilisation de certaines des photos à la fois de ma personne en tant que modèle nu que des dessins réalisés en ateliers ou en classe. D’ailleurs, vous avez eu la chance de voir plusieurs desdites photos prises durant les cours d’arts, notamment à la faculté des arts visuels sous la direction de madame Samuelle D.-H. de Montréal, pour vous faire une idée de mon professionnalisme.

C’est un fait. J’utilise abondamment les photos pour d’une part, être20171129_132432 une source d’inspiration dans la composition de mes poèmes et, d’autre part, pour décrire le déroulement des séances concernées. Cela a un double objectif. Primo, vous faire ressentir dans la mesure du possible l’ambiance dans laquelle les gens et moi-même avons vécu la séance proprement dite. Secundo, démontrer dans la mesure du possible qu’être un modèle nu est une activité qui se vit tant avec son corps qu’avec ses émotions.

Il va de soi que je n’aurai pas assez d’un seul article pour décrire toute la joie que m’a procuré d’être modèle vivant (nu intégral). Cependant, il vous est permis de parcourir l’ensemble de mon blogue pour vous en donner une petite idée. Une idée qui vous fera découvrir la noblesse de cette profession. Comme l’a souligné ma correspondante de la France et elle-même modèle vivant, madame Pascale Nicolas, « … les modèles ont compris que la nudité dans l’histoire de l’art c’est la transmission du vivant à travers les cultures et les générations. »

Épilogue

En guise d’épilogue, le mot qu’a bien voulu me faire part ma tendre amie de la Finlande, du nom de Élisa Ramos, décrit à la perfection l’ensemble des propos recueillis dans mon investigation. En effet, elle a simplifié de manière agréable ce que les gens pensent de ma démarche en se prononçant ainsi :  » Je trouve ça super, car tu assumes ta différence. De plus, ça permet aux élèves de travailler sur différents types de modèles, pas seulement sur des corps « classiques ». Les nombreuses invitations faites par les écoles d’arts et les ateliers lorsqu’elles apprennent ma candidature, parfois de bouche à oreilles, prouvent de manière sans équivoque une telle affirmation.  

dscn1567Toutefois, et après mûres réflexions, j’ai décidé de laisser parler deux des artistes avec qui j’ai connu un succès inattendu au sein des médias artistiques du Québec. En effet, leurs témoignages résument à la perfection la valeur même de ma passion mais aussi mon professionnalisme grandement reconnu par mes pairs. Mon cher ami et photographe Jérôme Bertrand a témoigné de ceci :  » Tu as la passion de l’art et l’amour des artistes. Ton combat est celui de nous tous en cette ère de l’image et tu braves les foules et les lentilles tel un chevalier. Je te souhaite de belles rencontres et plusieurs projets dans les années à venir mon ami! « 

Et pour ce qui est de l’artiste-peintre de réputation internationale duseance_artistique_6_by_lequebecois1962-d4tm7zg nom de Michel T. Desroches, son mot conclue très bien l’ensemble de mon parcours dans le domaine de la nudité artistique, et ce en ces termes :  » Tu es un très bon modèle. Quand tu l’as été pour moi, tu débutais et tu n’étais pas encore en pleine confiance…mais j’imagine que l’expérience que tu as acquise depuis ce temps fait de toi un modèle expérimenté… Félicitations pour ton courage et l’acceptation de ton corps atypique… Bravo !!!  » Sache mon cher ami que mon expérience a fait de moi un homme comblé par la vie et que ma passion pour ce domaine est la  pierre angulaire de ce blogue dédié à la fois à la nudité artistique, à la photographie et à la poésie. 

Et, je vous promet que c’est loin d’être fini. Si Dieu le veut !

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Au petit matin

 

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Une source incroyable d’inspiration

Au petit matin

 

Au petit matin
Où tout est calme
Où reposent nos âmes
Là! Près de toi je me tiens.

 

Bien futiles ces questions,
Bien inutiles ces interrogations,
Que penseront ces gens pervers?
Qui jugent autrui dans ce monde à l’envers.

 

J’entends ta respiration,
Jadis saccadée par les émotions,
Accompagnée par mon souffle de mon bonheur,
De te savoir comblée en ces suaves heures.

 

Je n’ose pas bouger
De crainte de te réveiller
De peur de te sortir de ce pays d’Adam et d’Ève,
Même si de te faire l’amour encore et encore j’en rêve.

 

De

 

RollandJr St Gelais
Québec (Québec)
Canada

La sainte trinité

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Avec la permission de Sandrine C.

La sainte trinité

Bonjour tout le monde,

Il me fait grandement plaisir de vous présenter une réalisation de nudité artistique où ma chère amie et correspondante de la France Sandra C. y fait une démonstration de tout son savoir-faire dans ce domaine. Vous savez ! Cela fait déjà plusieurs années que je dialogue avec des artistes avec qui je partage cet intérêt. Pas le seul tout de même. Et je dois reconnaître que Sandrine C. possède un je-ne-sais-quoi de vraiment particulier.

J’ai cherché, avec sa permission, de trouver parmi ses photos une qui témoigne de son expérience au sein d’une telle pratique. Croyez-moi sur parole ! Le choix était très difficile à faire puisque son portfolio est bien garni. Toutefois, j’ai réussi à en dénicher une qui m’a fait immédiatement penser à une doctrine propre au christianisme. Serait-ce une influence de ma formation universitaire en théologie de l’université Laval de Québec ? C’est fort possible. Quoiqu’il en soit, dénicher une telle photo m’a permis une certaine réflexion sur l’importance de réussir à faire vibrer les cordes sensibles chez les spectateurs. Une photo n’est strictement rien si elle n’arrive pas à faire émerger des sentiments, des sensations, des interrogations ou bien des souvenirs auprès du public visé. Bon ! C’est mon humble opinion.

Pour ma part, ma réflexion porta sur deux notions propres d’une part, à la philosophie et d’autre part, à la théologie chrétienne. La première concerne la tri dimensionnalité de l’être humain. Celui-ci est composé d’un corps visible, d’un esprit qui tire son origine de l’Esprit universel et de l’âme laquelle est plus ou moins le médiateur entre le corps et l’esprit. Ne dit-on pas « un esprit sain dans un corps sain » ? Or, c’est par l’intermédiaire de l’âme que le tout peut vivre en harmonie ou, au contraire, être dans une discordance totale. Qui d’entre vous ne connaît pas l’expression « avoir la vague à l’âme » ?

La seconde réflexion porta sur la notion de la Sainte Trinité laquelle fut élaborée par les Pères de l’Église notamment par saint Augustin évêque d’Hyppone (13 novembre 354-28 août 430). Soyez rassurés ! Nul n’est mon intention de vous convertir. Toutefois, force est d’admettre qu’une telle photo est venue me chercher au plus profond de moi. Et pour cause ! En effet, rarement ai-je eu la chance de voir un tel chef-d’œuvre à la fois photographique et artistiquement érotique. Tout, absolument tout, y est parfait. C’est un fait indéniable.

Nonobstant l’aspect érotique d’une telle réalisation, il y a celui de la présence de trois éléments qui donnent un cachet que je qualifierais de sacré à cette photo. Un tel cachet fut possible par la présence de la sensualité, du désir et celui du fantasme. Tous les trois mis ensemble ne font qu’un. Un genre de sainte trinité. Sainte parce que rien de vulgaire y est présenté et trinité en référence à la présence des trois aspects les plus importants de la sexualité lesquels sont englobés dans la pur Amour. Bravo à ce modèle formidable !

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

 

 

 

 

Réflexions…

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Réflexions…

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que la saison automnale soit propice à la reprise de vos activités aussi diverses soient-elles. De mon côté, tout va très bien. Je suis allé voir un New Image13excellent film au cinéma. Vous savez ? Le genre de film où il n’est pas nécessaire que le scénario se passe à des années lumières, où il n’y a ni laser, ni voyages inter galactiques, ni d’effets à grands déploiements pour le rendre intéressant. Que ça fait du bien de reprendre contact avec le vrai cinéma. Eh bien oui ! Le cinéma fait aussi partie de mes passions. J’aime à peu près tous les styles de films. Ceci écrit, le sujet de cet article n’est pas de vous parler de cinéma, mais plutôt de répondre à quelques interrogations que certains d’entre vous m’avez posées par l’entremise de mon adresse e-mail professionnelle, qui est rollandjrstgelais@modelevivantaquebec.com .

new-image10En premier lieu, je dois éclaircir une fois pour toutes la raison d’être d’une expression qui est abondamment utilisée au sein de mon blogue artistique et qui est celle de « nudité artistique ». J’ai choisi cette expression pour la raison qu’elle renferme d’une part, le concept même de la « nudité » car que l’on veuille ou pas, la nudité fait partie intégrante des sessions auxquelles je participe un peu partout au Québec. Et que d’autre part, il s’agit d’une nudité à sa plus simple expression laquelle peut être comparée dans une certaine mesure au naturisme. Il n’est donc pas question de prendre des poses où la vulgarité serait au premier plan. D’ailleurs, chaque pose doit se faire de manière naturelle et adaptée à ma situation physique. Ceci constitue une condition sine qua none à ma présence à chacune des sessions où je suis invité.

Chose étonnante ! Bien des artistes semblent étonnés de mes capacités lors de mes poses. Et, sans vouloir être prétentieux, je dois reconnaître que je le suis aussi. En effet, la diversité des poses que je choisies durant les séances est assez variée. Ce qui rend mon travail encore plus passionnant.

En deuxième lieu, je dois expliquer telles sont mes limites dans ce domaine. Tout d’abord, je n’accepterai jamais d’être posé nu lors d’une séance avec d’autres modèlesNew Image10 vivant des situations de handicap et ce, dans un souci d’éviter toutes formes de ghettoïsation. Cela vaut aussi pour le cas de la thalidomide, sujet que je réussi tant bien que mal à faire sortir de mon vocabulaire. D’ailleurs, j’ai fait tout mon possible pour éviter d’être importuné par des journalistes lors d’un événement de grande envergure dans ce dossier ces dernières années. Oui, j’accepte ma condition physique mais je ne voudrais en aucun temps que ma passion pour la nudité artistique soit associée à une quelconque cause. Croyez-moi ! J’ai déjà donné.

En troisième lieu, il ne sera jamais question pour votre humble serviteur d’outrepasser les limites de la bienséance. Poser nu n’a rien à voir avec de l’exhibitionnisme puisque l’objectif fondamental est de permettre aux artistes de connaître un corps totalement différent de ce que les médias de masse présentent en règle générale. Tout ce qui est réalisé lors des séances, l’est avec un sens aigu de professionnalisme.

En dernier lieu, s’il y a un domaine qui va au-delà des idées préconçues au sein des diverses époques que nous traversons, en allant jusqu’à ébranler les colonnes du temple de la société, c’est bien celui de l’art. Voilà pourquoi, il m’est arrivé de vouloir me surpasser dans ma passion, mais toujours en tenant compte du contexte. Ébranler pour apporter des pistes de réflexion lesquelles pourraient amener chez les bien-pensants des regards nouveaux sur des situations auxquelles la société fait face. N’oublions pas que tout est propice au changement, et c’est ce qui rend la vie intéressante.

New Image12En certaines circonstances, cela peut être en lien direct avec mon amour passionnel à l’égard de la poésie. Ici, je me dois de vous expliquer un fait qui a eu lieu au cours de cet été dans la belle région du Saguenay, plus précisément à Chicoutimi. J’ai eu la chance d’y vivre deux expériences tout à fait uniques dans les annales de mon expérience de vie dont l’une consiste à une séance de nudité artistique vécue en en pleine nature et l’autre comprend une soirée-poésie. Pour ce qui est de la première, ce fut pour moi un véritable exploit de poser nu en pleine nature d’autant plus que l’objectif de la photographe, qui vivait elle aussi cette expérience en tant que simple novice, était de démontrer le lien intrinsèque entre l’Homme et la terre qui le nourrit, qui l’abreuve, qui l’abrite, en d’autres mots qui lui donne la vie. Il va de soi qu’une telle expérience m’a inspiré pour la composition de plusieurs poèmes qui, suite à l’invitation de la photographe qui est aussi une poétesse, allèrent être récités lors de cette soirée-poésie.

Toutefois, nous avons décidé d’un commun accord et suite à une longue discussion, que j’allais être entièrement nu lors de mes récitations de mes poèmes devant public. Un public composé d’adultes soi-dit en passant. La raison fondamentale d’une telle décision résidait à faire un lien direct entre la séance photo qui avait lieu la semaine précédente et mes poèmes où je transposais mes sensations vécues à ce moment-là. Des sensations rarement vécues au cours de ma vie. Croyez-moi sur parole ! Il est important de noter que la responsable de la soirée-poésie a pris la parole pour expliquer la raison d’être d’une telle prestation devant le public tout en me remerciant non seulement d’avoir accepté d’être modèle nu pour la séance photo, mais d’avoir eu un certain courage de réciter mes poèmes en tenue d’Adam et ainsi d’avoir tenté de faire une transposition entre les deux événements séparés par le temps et l’espace. Une fois les explications données par madame Tamara Anna Koziej, j’ai eu droit à une belle ovation de la part des personnes présentes.

Oui, et c’est mon humble opinion, je suis capable de faire le lien entre la poésie et la nudité artistique à la condition explicite que les deux tirent une origine commune. Le cas vécu lors de la soirée-poésie entre dans cette optique. Voilà pourquoi on peut considérer cela comme de l’art. Un art certes provocateur et audacieux ! Soyez tout de même convaincus que cela est une expérience qui ne se répètera guère dans l’avenir. Ce qui ne m’empêche pas d’assumer, à l’image du regretté John Lennon, entièrement ce que j’ai fait.

new-image19Pour ce qui est de mon interview avec l’artiste de Québec, une explication s’impose. Nous avons fait ce que nous avions pu avec les moyens mis à notre disposition. Il va de soi que de se faire interviewer lors d’une séance de nudité aurait possiblement été new-image1jugé plus artistique, mais cela nous était tout à fait impossible dans le contexte où avait lieu ladite séance. Nous avons donc jugé qu’une interview à la toute fin de la journée de travail aurait été suffisante pour démontrer le respect existant entre l’artiste et votre humble serviteur tout au long de cette séance. Cependant, suite à une réflexion plus approfondie du résultat et pour ne pas heurter la sensibilité de certaines personnes, nous avons décidé Marie-Josée Lebel et moi-même de refaire ladite interview avec l’aide, vraiment très appréciée, d’un ami commun qui avait accepté de nous filmer pour cette occasion.

En terminant cette missive, je dois vous informer que chacune de mes publications sont réalisées avec un amour inconditionnel pour les domaines qui me sont chers. Oui, il est possible que certaines d’entre elles vous plaisent davantage que d’autres. Il est aussi plausible que certaines vous laissent indifférentes alors que d’autres vous éblouissent. C’est ici le risque lié à toutes mes réalisations. À cela vient s’ajouter le piège de commettre des erreurs. Mais, comme me disait l’une de mes relations sur Facebook, ce n’est pas sans raison que l’on ait placé une gomme à effacer sur nos crayons. Bref, on apprend de nos erreurs et on recommence du mieux que l’on peut.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Bon dimanche

Bon dimanche

Bien le bonjour mes amis et amies,

New Image4J’espère de tout mon cœur que vous allez bien. Pour ma part, la vie est belle avec ses hauts et ses bas. Qui n’en pas? Hé oui, il m’arrive parfois de vivre certains cafards, de me poser certaines interrogations existentialistes et de me questionner sur le sens de la vie, … de ma vie. En effet, il est bon pour soi-même de prendre position face au monde qui nous entoure. Qui suis-je ? Où vais-je ? D’où viens-je ? Questions auxquelles il y a autant de réponses que d’êtres humains vivant sur la terre. À chacun d’y trouver celles qui lui conviennent.

Pour ma part, je dois avouer que les dernières semaines ont été assez spéciales. Renouer avec des pages, loin d’être agréables, de mon enfance, revivre des situations qui m’ont marqué au fer rouge, tenter de trouver des explications à des faits inexplicables et, le plus important, détruire ce sentiment de culpabilité face à mon corps et aux regards qu’il a suscités chez les autres. Bref, il y a des abcès qui doivent être crevés afin de favoriser une guérison de l’âme. Chose plus facile à dire qu’à faire. Croyez-moi sur parole!

Vous savez?! Cela fait plusieurs années que je pose nu pour des artistes, qu’ils soient professionnels ou amateurs, ou encore pour des écoles d’arts et des ateliers ouverts au grand public, adultes et consentants, bien entendu. J’ai aussi eu la chance de réciter des poèmes entièrement nu devant un groupe de personnes. J’assume ce que j’ai accompli jusqu’à ce jour tout en retirant une fierté indéniable.

Fierté qui tire sa source sur deux aspects précis de mon passé. En premier lieu, me défaire à tout prix de mon image dite de « survivant de la Thalidomide ». Croyez-le New Image5ou non, je suis beaucoup plus que cela. Avant toute chose, je suis un homme aimant la vie, un véritable mélomane, passionné par le sport notamment un supporteur des «Canadiens de Montréal», photographe amateur, poète occasionnel et un mordu de tout ce qui touche les actualités tant nationales qu’internationales. En second lieu, je suis un homme pleinement sexué et heureux de l’être sans pour autant rejeter l’aspect spirituel au sein de ma vie. Bien au contraire! En résumé, le fait d’avoir posé nu m’a permis de faire la jonction entre mon corps et mon âme face à un monde à la recherche d’une multitude de raisons de vivre.

Aujourd’hui, je peux dire mission accomplie. J’ai donné le meilleur de moi-même via mon corps tout en évitant, dans la mesure du possible, vous en conviendrez, de m’affubler l’étiquette de « survivant de la Thalidomide ». Ceci a été d’une importance capitale à mes yeux puisque un tel sujet avait fait les manchettes dans la presse canadienne ces dernières années. Jamais, j’ai bien écrit « jamais », mon intention a été de collaborer de quelques façons que ce soient dans ce dossier. Fini pour moi d’être lié à cette caractéristique comme si il y en n’avait pas d’autres. Quelle grande délivrance pour moi.

Merci infiniment de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

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