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La diseuse

« La diseuse » Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Who-Is-Chill Source : https://www.deviantart.com/who-is-chill/art/La-Diseuse-877600363

La diseuse

 

Qui que vous soyez,

Votre futur, vous le saurez en toute vérité.

Je vous en prie, assoyez-vous confortablement,

Les lignes de votre avenir, vous connaitrez absolument.

 

Dans mes cartes se trouvent les réponses à vos interrogations,

Dans ma boule de cristal se trouvent à vos problèmes les solutions,

Donnez-moi votre main et j’y lirai les chemins de votre destiné,

À moins que vous préfériez que je lise dans une tasse de thé.

 

Donnez-moi votre date de naissance,

Et je vous dirai tout de votre passé avec aisance,

Votre carte du ciel je vous la divulguerai avec précision,

Je vous dévoilerai avec grand plaisir vos futures réalisations.

 

Allez ! Allez ! Choisissez bien une carte.

Ayez une seule pensée et que rien ne vous en écarte.

De son numéro dépend votre sort, car à chacun sa destinée,

Car à tous un numéro par les cieux lui est pour toujours attribué.

 

Je suis une diseuse de bonne aventure,

N’ayez crainte, je vois en vous une âme tellement pure.

Ma boule de cristal ou mes seins de chair ? Excellente question.

Car, voyez-vous, ce sont là des attributs qui me vont à la perfection.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le corps humain est impressionnant

Le corps humain est impressionnant Texte de RollandJr St-Gelais Photo de Raphaël par Sunboys Source : https://www.deviantart.com/sunboys/art/Raphael-le-magnifique-790809144

Le corps humain est impressionnant

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que le mois d’octobre vous soit agréable. Pour ma part, je dois avouer que ma vie est belle. Les journées raccourcissent certes mais les couleurs automnales agrémentent mes promenades dans le parc Cartier-Brébeuf situé à quelques pas de chez-moi. En effet, quoi de mieux pour profiter de la nature que se balader et admirer la beauté de la nature?

Il est vrai que je profite de l’occasion qui m’est offerte pour explorer ce lieu historique de Québec. Toutefois, et ne m’en voulez pas, je ne peux m’empêcher de découvrir toutes les variétés de corps des personnes qui déambulent devant mes yeux. Oui, je le reconnais, étant moi-même physionomiste il m’est un plaisir de distinguer l’ensemble des corps des personnes qui, pour une raison qui leur est propre, viennent déambuler au sein de ce parc magnifique.

La variété des corps m’interpellent profondément. C’est ainsi que plusieurs interrogations me viennent à l’esprit. Quels parcours ces gens ont-ils fait jusqu’à maintenant? Quels récits merveilleux pourraient-ils bien me raconter? Quelles expériences ont-ils vécues et lesquelles aimeraient-ils ou non revivre? Autrement dit, qui sont-ils réellement? Simple constat, il y a autant de variété de corps qu’il peut y avoir de variété de vies.

C’est un fait indéniable! Le corps humain est en soi impressionnant. L’on a qu’à songer à sa formation, à son fonctionnement, à ses nombreuses faculté et capacités sans omettre ses faiblesses inhérentes à sa condition d’être humain. Toutefois, ce qui m’impressionne davantage c’est de constater jusqu’à tel point chaque corps renferme une âme ayant ses secrets liés à une incarnation bien charnelle. Sachons respecter chaque corps tout comme nous devons respecter chaque âme qui l’habite.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Les doutes

Les doutes
Les doutes Texte par RollandJr St-Gelais Modèle : JenovaxLilith Photo par craiggumphotography2 Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/balloons-full-of-doubt-847856632

Les doutes

Les doutes sont semblables à un ballon. Elles sont remplies de bien des questions, de bien des interrogations jusqu’au jour où nous trouvons réponses lesquelles peuvent réfuter ou approuver ce que nous pensions. J’ai bien écrit, ce que nous pensions, puisque tout se résume en une pensée bien éphémère. Éphémère dans le temps et dans l’espace jusqu’au moment où d’autres éléments s’y rajoutent.

Le ballon des doutes est souvent le pire des boulets de prisonniers puisque l’on ne le voit pas tout en ressentant sa lourdeur. Une lourdeur qui soulève bien des craintes et des peurs. Nous figeant dans un immobilisme presque cadavérique. En effet, nous avons beau être vivants en ce monde mais nous le sommes que par apparences.

Et comme les apparences peuvent être trompeuses, mieux vaut être sur ses gardes. Cependant, de tout ce que l’on doit craindre par-dessus tout c’est l’apathie de notre âme. En effet, il n’y a rien de pire en cette vie qu’un corps sans âme. Alors mes amis et amies, n’ayez pas peur de crever le ballon des doutes pour votre plus grand bonheur.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Le handicap physique

Le handicap
Votre humble serviteur : RollandJr St-Gelais

Le handicap physique

Bonjour tout le monde,

Hé oui! Nous sommes déjà rendus au 30 décembre 2019. Une journée propice à une rétrospection, non seulement de nos bons et moins bons coups que nous avons réalisés au courant de l’année en cours, mais aussi à établir une liste de nos résolutions aussi minime soit-elle pour celle qui frappe à nos portes. Bon ! Je le reconnais que l’année 2019 a été somme toute assez intéressante même si elle avait débuté par un long séjour à l’hôpital.

Un tel séjour a permis chez votre serviteur quelques remises en question lesquelles se sont poursuivies tout au long de cette année. Des remises en question qui d’une part, m’ont conforté dans mes valeurs judéo-chrétiennes et qui, d’autre part, m’ont amené à percevoir certaines réalités avec des points-de-vue différents. C’est un fait. Je tiens mordicus à ces valeurs qui m’ont été transmises par mes parents et par les religieux qui enseignèrent dans l’établissement scolaire que je fréquentais durant mon adolescence. C’est aussi un fait que bien des gens peuvent avoir des pensées, des opinions et des modes de vie bien différentes que les miennes. Une telle diversité rend la vie fort intéressante.

Ceci m’incite à répondre à une question que plusieurs de ces personnes me posent à quelques occasions au fil de nos discussions sur le réseau social Facebook. Une question qui semble provenir de leurs pensées, leurs interrogations, de leurs opinions et, dans quelques cas, de leurs modes vie. À vrai dire, il s’agit davantage d’une requête qu’une question. En effet, plusieurs de ces personnes souhaiteraient que je rédige un texte dont le sujet serait de vivre avec un handicap physique. Une requête qui est, je le reconnais volontiers, tout à fait légitime. Or, j’avais déjà décidé de ne jamais rédiger un tel article sur ce sujet au sein de mon blogue artistique. Pour quelles raisons ? C’est précisément ce à quoi je tenterai de répondre mais de manière à ne pas m’éterniser sur ledit sujet.

À vrai dire, il y a trois postulats qui expliquent bien mon objection à élaborer sur le sujet. Veuillez noter que par un souci de rendre cet exposé écrit le moins lourd à lire, je vais essayer de faire qu’un survol des trois postulats de base. Ce qui, je le crois, sera satisfaisant autant pour vous que pour moi.

Le premier postulat de base réside dans le fait que tout le monde a un handicap lequel n’est pas toujours évident à voir mais qui peut quand même être lourd à supporter. Certains de ces handicaps peuvent être d’ordre physique, mental, émotionnel ou psychologique. Qui plus est! Les gens n’affrontent pas leurs handicaps de la même manière, et ce pour les raisons suivantes : des expériences de vie des plus traumatisantes, des ressources répondant de manière plus ou moins de façon efficace à leurs besoins et des capacités de résilience pouvant être aux antipodes les unes des autres. Bref, il serait à mon humble avis superflu de rédiger un tel article portant sur le sujet car il faudrait tenir-compte des paramètres mentionnés ci-dessus. Et, pour être franc avec vous, cela ne m’intéresse absolument pas.

Le second postulat de base réside tel que mentionné ci-dessus dans mon non-intérêt pour le sujet. En effet, ayant participé à de nombreux reportages tant au sein de la presse écrite que la presse télévisée, on dirait aujourd’hui la presse électronique, sur mon vécu en tant que survivant de la thalidomide, vous comprendrez qu’en ce qui me concerne le vase est plein jusqu’à ras-bord. En résumé, j’ai déjà amplement donné et beaucoup plus que vous pourriez même l’imaginer un seul instant.

Le dernier postulat, et le plus important d’entre les trois, c’est qu’un tel sujet n’a pas vraiment sa place dans mon blogue. Certes, il est aisé de constater que je vis avec un handicap physique apparent tout en remarquant au passage que je suis de sexe masculin lorsque je publie des articles concernant mes expériences de modèle nu pour des écoles d’arts, des ateliers en arts et des artistes tant professionnels qu’amateurs. Il en est de même lorsque je diffuse les poèmes inspirés par les photos prises durant mes poses de nudité que ce soit lors de session en privé ou bien durant les cours de dessin ou autres. Cependant, j’évite de toucher directement sur ma situation physique afin d’une part, de ne pas attirer ou susciter un quelconque sentiment de pitié chez mes abonnés et d’autre part, de ne pas faire de mon blogue un instrument de propagande pouvant servir à une cause liée de près ou de loin aux diverses situations de handicap existant dans le monde. Il y en a tout plein sur le web qui sont là que pour ça.

Une mise-au-point doit être faite ici afin d’éviter une certaine contradiction de mes énoncés. Certes, il est vrai que j’ai déjà posé nu pour un jeune étudiant en photographie qui avait choisi de réaliser une exposition portant sur la beauté de la différence. Ladite exposition comprenait toute une série de réalisations photographiques sur des personnes vivant avec des différences physiques, et ce dans le cadre d’une activité scolaire de rang collégial. Soyez convaincus d’une chose, si j’ai accepté de poser nu pour une telle activité, cela a été justement pour venir en aide à un étudiant dont le seul désir était de briser une image omniprésente au sein de la société selon la beauté physique doit répondre à des critères précis. Ce qui est, vous en conviendrez, entièrement faux.

J’ose espérer que mes explications sur mon opposition à élaborer sur le handicap physique présentées au sein de cet article vous ont été satisfaisantes. Et, pour être franc avec vous, il y a tant de sujets plus captivants à développer que je préfère laisser celui-ci à un autre.
Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Un instant de faveur

L'instant de faveur
Avec la permission de mic-ardant de la France

Un instant de faveur

J’entre dans le vif du sujet en formulant cette question : Quel est l’instant le plus important lors d’une séance de nudité artistique ? Une telle question pourrait vous sembler superflue, surtout si vous parcourez mon blogue artistique depuis le 13 janvier 2016 date de sa création. Une date qui restera longtemps en mémoire puisque la création de ce blogue a été pour moi le point tournant d’une carrière formidable. Certes, je n’ai pas la notoriété d’un rock-star, ni d’un acteur de cinéma, mais il a permis de faire connaître mon corps, via sa nudité autrement qu’une simple erreur pharmaceutique.

Oui, je le sais bien. J’aurais pu choisir d’autres options plutôt conventionnelles selon les normes sociales établies. C’est un fait que je ne peux réfuter en aucun temps. Or, je l’ai choisi et j’assume mon choix pleinement et librement sans me justifier d’une manière ou d’autre autre. Toutefois, et c’est un élément majeur qui apporte un point positif dans un tel choix, cette carrière a favorisé la rencontre de gens formidables œuvrant dans divers domaines liés de près ou de loin à la nudité artistique. Je pense notamment à la peinture, la photographie, aux cours de dessins offerts dans les facultés, les écoles et les ateliers en arts. Aurais-je pu en dire si j’avais fait un autre choix? Permettez-moi d’en douter.

Néanmoins, et après avoir noté que jamais il n’a été question d’élaborer sur le moment le plus important lors d’une séance de nudité artistique, il m’a paru nécessaire d’élaborer quoique de manière concise sur le sujet. À vrai dire, trois points majeurs font de la période où je me prépare à affronter, si je peux m’exprimer ainsi, les regards des artistes qu’ils soient professionnels ou bien simplement amateurs.

En premier lieu, la confiance en soi est la pierre angulaire en cette période cruciale. J’ajouterais même que chaque vêtement enlevé ressemble d’une certaine manière à la couche protectrice de notre âme. N’oublions pas que chaque vêtement a sa propre importance que ce soit les souliers, le gilet, le pantalon et tout le reste. Pour sa part, le peignoir demeure le dernier rempart contre les regards des gens présents.

En deuxième lieu, savoir quoi offrir et comment l’offrir constituent, à l’image d’un menu de restaurant, ce dont les personnes présentes en ce lieu ont le droit de s’attendre non seulement d’une telle activité mais encore plus de ma participation. Autrement dit, je dois connaître à la perfection les poses choisies tout en ayant une idée suscitant la créativité envers mes convives. Pour se faire, un travail de longue haleine est souvent nécessaire même si tout peut se jouer au moment où je me retrouve derrière le paravent.

En dernier lieu, est-ce vraiment ma place? Vous l’ignorez sûrement, mais le modèle vivant a un droit absolu de participer ou non à une séance, et ce en tout temps. Bon ! Il est peut-être un peu tard pour y penser. Cependant, ce droit est inhérent au respect absolu de sa personne et nul ne peut le révoquer. Toutefois, une discussion franche, honnête et sans ambiguïté entre les personnes concernées demeure l’outil par excellence pour éviter une telle situation.

En résumé, vous seriez étonnés si vous connaissiez tout ce qui peut se passer dans la tête du modèle vivant lorsque vient le temps de sa préparation à quelques minutes de monter sur la balustrade. Il s’agit d’un précieux moment où il se retrouve seul face à ses craintes, ses interrogations, ses espoirs et ses attentes. Des attentes qui, fait cocasse, sont quelques fois plus élevées que celles des autres artistes en ces lieux. Il s’agit bel et bien d’un instant de répit, de prise de conscience et surtout de faveur.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada