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Aréoles

Auréoles des saints
Dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Aréoles

 

Aréoles,
Telle une obole,
Donnée par amour,
Aux enfants depuis toujours.

 

Nourrissons gavés de lait,
Qu’ils soient beaux ou bien laids,
Car aux yeux d’une mère rien ne vaut guère,
Que le deuil de ses enfants déportés sur des terres étrangères.

 

Seins tombants légèrement,
Jadis léchés, tétés par des gourmands amants,
Qui sont accourus tels des garnements dès l’aurore de leurs vies,
Vers ce délice à la saveur exquise pour tenter de satisfaire leur soif infinie.

 

De cette envie de boire ce nectar tel un nourrisson,
Un nectar à saveur de miel tel que décrit dans un certain livre sacré,
Et dans lequel se trouvent bien des prières souvent récitées ou psalmodiées
Et qui les interpelle tôt ou tard d’une voix puissante chacun par leurs noms.

 

Aréoles tant admirées, voire louangées.
Par ces artistes chevronnés en cette séance d’une nuit d’été,
Car en leurs cœurs de chair réside le désir pouvoir les immortaliser,
Par quelques coups de leurs précieux outils, leurs crayons bien aiguisés.

 

Aréoles de ces seins expérimentés,
Témoignant d’une vie encore inégalée,
S’offrant allègrement aux personnes présentes,
Et tant pis pour celles qui en cette nuit étoilée sont absentes.

 

Aréoles plus vénérables que les auréoles des saints,
De ceux que l’on invoque en pensant à nos jeux de mains, jeux de vilains,
Saints ! Saints ! Saints ! Trois fois saints sont ces seins que l’on chante tous en chœur.
Aréoles voulues ! Auréoles distantes ! Nous souvenant que nous vivons frères et sœurs.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Croix de femme

Croix de femme
 » Croix de femme  » Poème de RollandJr St-Gelais Magnifique photo par Emilie alias Tokatun sur DeviantArt 

Croix de femme

 

Porter le poids de l’humanité,
En son sein bien avant qu’elle soit née,
Soutenir le fardeau des péchés que l’on nous a inculqués,
Entretenir la charge des fautes que l’on nous a sans cesse accusées.

 

Être femme tant convoitée,
Être femme pécheresse et tant désirée,
Être celle par qui le péché originel arriva sur la Terre,
Être celle par qui tout le mal surgit des profondeurs des enfers.

 

Tellement aimée par ses pères,
Bien souvent rejetée inévitablement par ses pairs,
Crainte pour sa beauté envoûtante bien qu’éphémère,
Pour laquelle tant d’hommes sacrifièrent leurs vies à la guerre.

 

Mère qui donna aux hommes le premier des assassins,
Mère qui livra l’homme divin en holocauste comme ultime destin,
Cet être à la fois humain et divin sorti de ses entrailles de son immaculée sein,
Cet être de sang et de chair telle sa tendre Mère offert par ses gracieuses mains.

 

Et pourtant, qu’avons-nous fait de son corps ?
Qu’avons-nous fait de ce joyau précieux comme l’or ?
L’avons-nous traité comme notre égal, en droit et en dignité ?
L’avons-nous accueilli avec le respect tant en amour qu’en amitié ?

 

Ne savez-vous donc pas qu’elle porte plus que sa croix ?
Que par le simple fait qu’elle soit femme souvent elle n’a plus de droit ?
Qu’il n’y a rien de pire en ce monde pour le cœur d’une épouse, d’une mère,
Que de porter la lourde croix de femme car elle possède un goût des plus amers.

 

Croix latine ou croix byzantine,
Car peu importe réellement sa véritable origine,
La croix de femme est sans contredit la plus lourde,
Car de ses souffrances bien souvent on lui fait l’oreille sourde.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Que passent les nuages

Que passent les nuages

 

Photo par Viktoria de Québec

 

Que passent les nuages

 

Contre vents et marées,
Toujours ainsi depuis que je suis né,
En moi résident l’ombre et la lumière,
Me transportant parfois vers les cieux ou en enfer.

 

Chaque jour je me réveille,
Pour parfois accomplir des merveilles,
Chaque nuit, d’épuisement total je m’endors,
Sans trop me demander si j’ai eu raison ou tort.

 

Chaque jour avance l’heure de mon départ,
Voilà pourquoi je vis avant qu’il ne soit trop tard.
Petits péchés mignons j’ai avec grand plaisir accompli,
En amenant avec moi quelques belles inconnues dans mon lit.

 

J’ai certes fait des erreurs,
À chaque jour, à chaque heure.
Les assumer, parfois j’en ai eu peur,
S’avouer simple humain nous ramène à une torpeur.

 

Cette torpeur du temps qui passe sur un fil,
Et de nos retours sur nos vies souvent défilent,
Ce que nous aurions aimé tant faire bien autrement,
Même si nous savons si bien qu’il en est impossible assurément.

 

Passent les jours du passé,
Passent les chemins de notre destiné,
Passe lentement le temps éphémère de nos âges,
Devant les jours de soleil ou de pluie que passent les nuages.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Oh que oui !

Oh oui
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Oh que oui !

 

Oh que oui ! Vas-y chéri !
Savoure-moi comme tu en as envie,
Allez ! À toi, librement je m’offre pour cette nuit.
Une nuit que j’attendais passionnément à l’infini.

 

Je suis nue dans ce lit,
Loin de ces regards inquisiteurs,
Qui nous jalousent de notre bonheur,
Qui n’ont que faire de leurs existences et de leurs vies.

 

Étendue devant toi pour ton bon plaisir,
Fragile comme une fleur que tu viendrais juste de cueillir,
Les bras légèrement levés pour ne point cacher mes seins délicats,
Afin que tu puisses les admirer à tous moments et de ce pas.

 

Penche-toi vers mon jardin secret,
Humes-y le parfum de son exquis duvet,
Délecte-toi de ce jus qui coule de cette fontaine,
Colles-y tes douces lèvres tout en t’appuyant sur mes aines.

 

Ô mon amant, fais-moi avec joie crier !
Ô mon amant, fais-moi avec délice hurler !
Ô mon amant, fais-moi de bonheur pleurer !
Ô mon amant, donne-moi une raison de me confesser !

 

Oh que oui ! J’aime ce que tu me fais.
Oh que oui ! J’adore qui vraiment tu es.
Oh que oui ! Je célèbre notre union à jamais.
Oh que oui ! Jusqu’au petit matin, je t’aimerai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Puis-je m’assoir ?

A votre droite
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Puis-je m’assoir ?

 

Bonsoir, je sais qu’il est tard.
Ô belle femme inondée de couleurs
Des couleurs de vies et sans leurres,
De votre peau pure et sans crèmes ni fars.

 

Je suis un peu fatigué,
D’avoir parcouru ces chemins,
Craignant bien des jours et des lendemains,
D’avoir peu mangé, j’en suis tellement éreinté.

 

Puis-je vous accompagner ?
En écoutant cette mélodie à la radio jouer,
Et dans le silence de mon cœur je contemplerai votre beauté,
Avec précaution votre pose prendre je vous laisserai.

 

Votre amour ? Impossible à votre cœur de l’acquérir !
Ma douleur ? Impossible un seul jour de la guérir !
Votre reflet ? Impossible à jamais d’y accéder !
Mon espérance ? Impossible de la combler !

 

Laissez-moi être à vos côtés,
L’instant d’une photo, d’un cliché.
Peut-être réussirais-je à vous embrasser,
Ah! Ce que mon cœur en serait tellement comblé.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Si je le pouvais 

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Photo par Phylactère

Si je le pouvais

(Pour toi, Victoria) 

 

Un vieil adage dit ceci : 

Avec des «si», on pourrait refaire notre vie. 

Alors ce que je désire c’est de te donner un peu de bonheur, 

En ces jours qui te sont si sombres, ces jours de malheur. 

 

Mais devant mon impuissance, 

Tel que j’étais lors de ma naissance, 

Humblement devant Dieu je me suis agenouillé, 

Et dans le plus grand des silences, pour toi j’ai prié. 

 

En demandant à Dieu tout simplement ceci, 

Pour toi, ma tendre et adorable amie, 

En mon cœur cette modeste requête, 

Une prière telle une quête. 

 

Si je pouvais, je t’offrirais des fleurs. 

Si je pouvais, je ferais que cessent tes peurs. 

Si je pouvais, je sécherais à jamais tes pleurs. 

Si seulement je pouvais, je t’offrirai mon cœur. 

 

Si je pouvais, je t’amènerais sous d’autres cieux, 

Si je pouvais, toi et moi pour toujours nous serions heureux. 

Si je pouvais, nous vivrions tels Adam et Ève pleinement nus. 

Si je pouvais, nous irions vers des terres vierges et inconnues. 

 

Si je pouvais, je reviendrais sur ma vie passée. 

Si je pouvais, tu serais devenue ma reine pour l’éternité. 

Si je pouvais, je te donnerais les clefs de mon cœur à toi. 

Alors toi et moi serions devenus de nos vies la reine et le roi. 

 

De  

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada

L’ultime loi de la vie

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L’ultime loi de la vie

 

Il arrive que parfois, 

Bien malgré nous et bien malgré moi, 

Que le chemin de nos vies prend un grand détour, 

Et que l’on s’aperçoit qu’il nous a joué bien des vilains tours.

 

Nous naissons et grandissons loin des tumultes de l’existence, 

Disons que cela peut dépendre de sa propre enfance, 

Nous sommes alors animés par une grande vitalité, 

Sans savoir que ce ne sera jamais pour l’éternité.

 

Puis, vient le temps des premiers amours.

Le temps des chagrins qui semblent durer toujours. 

Ceux qui blessent au plus profond de soi et de nos âmes, 

Celles qui brûlent tout notre être par une horrible flamme.

 

Puis, un jour ou un autre et où on s’y attend le moins. 

Apparaît l’âge adulte qui contemple l’enfance disparaître au loin. 

Avec elle s’égrainent nos rêves, nos illusions et parfois nos espoirs. 

Tel le feraient les rayons du soleil à l’approche de dame lune au soir.

 

À la virginité de nos idées préconçues, 

Viennent s’y frotter grande vérité toute nue. 

Nous bousculant sans cesse dans les recoins de nos valeurs, 

Nous faisant avec raison vivre bien des craintes et bien des peurs.

 

Comment cela se peut-il ? 

Comment cela est-il un tant soit peu possible ? 

Souvent, essayer de comprendre ne fut-ce qu’un seul instant est impossible. 

Qui et où en sommes-nous ? Pourquoi de tels mensonges existent-ils ?

 

Serait-il nécessaire de faire une mise au point ? 

Que la lumière nous frappe en plein visage à coups de poings ? 

Maintenant que l’âge de la vieillesse annonce sa grise couleur, 

Mes folles pensées et rêves de jeunesse s’envolent vers les hauteurs.

 

À quoi bon avoir d’éternels regrets ? 

Bien et mal ont été, bon gré et mal gré, faits. 

Toutefois, s’il y a une chose que la vie m’a enseigné. 

C’est de ne jamais faire pleurer celles qui nous a aimés.

 

Et pourtant, ce que j’aimerais revenir en arrière. 

Aussi loin que le jour où je naquis tel un rescapé de la guerre. 

Pour éviter toutes ces erreurs que j’ai commises depuis naguère. 

Mais, c’est l’ultime loi de la vie et je ne peux rien y faire.

 

De

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

 

Paysage

Superbe dessin par mon ami Eri Kel de la France

Superbe dessin par mon ami Eri Kel de la France

Paysage

 

Je l’avoue.
Seulement à vous.
Je n’ai pas toujours été sage.
Loin d’être sage comme une image.

 

Et pourtant, j’ai appris.
Bien des choses de la vie.
Faire ce que l’on croit être bon,
Même si on peut se faire passer pour con.

 

Poursuivre son chemin,
Voilà ce que nous devons faire,
Sans jamais regarder en arrière,
Et de sa vie toujours la prendre en main.

 

Celles des autres ?
Celles de nos hôtes ?
Ne nous regardent pas !
C’est de la vie sa véritable loi.

 

Alors cessons d’essayer de comprendre,
Car de nos vies, nous avons tous à apprendre.
Viendra le bon moment ! Lorsque nous avancerons en âge.
Mais d’ici-là, soyons patients et admirons dans le silence ce magnifique paysage.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je me repose

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Photo prise à Montréal lors d’un de mes voyages professionnels de modèle nu

Je me repose

 

Je me repose

Tout simplement entre deux poses,

Fatigué de lutter contre l’image sans cesse véhiculée,

Qu’un homme handicapé ne peut être synonyme de virilité.

 

Et pourtant combien ont-ils laissé de leurs vies,

Sur les champs de bataille des peuples libres ou conquis ?

De leur sang sont abreuvées rapides rivières,

Et de leur chair nourries terres lointaines et étrangères.

 

Corps fatigué ! Corps épuisé !

Âme blessée par toute cette méchanceté inépuisée,

Que me reste-t-il devant tant de cruauté si ce n’est mon désir d’amour ?

Que puis-je faire pour sortir à jamais des flammes de cet infernal four ?

 

Je ne suis ni Hercule à la force gigantesque,

Ni un troubadour jouant de sa flûte aux motifs arabesques,

Je ne suis qu’une âme parfois sage parfois frivole,

Incarnée en cet être fragile aux pensées qui au gré du vent s’envolent.

 

Se reposer nu sur ce drap,

Afin de libérer son âme de ce qui le rend las,

Être là et simplement là et sans chercher à comprendre,

Car de son bon vouloir rien en la vie ne peut réellement en dépendre.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je me suis toujours questionné.

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Je me suis toujours questionné.

Bonjour tout le monde,

Comment allez-vous ? Que se passe-t-il de bon dans vos vies respectives ? Quels sont vos activités, à part votre travail, qui vous occupent ? Avez-vous des projets pour le reste du mois de janvier ? Et que dire pour le restant de la saison hivernal ? Pour ma part, tout va très bien même si les services météorologiques du Canada annoncent une période de pluie verglaçante pour les jours à venir. Qu’à cela ne tienne, je suis paré à toutes les éventualités.

20171122_184759Sous un autre ordre d’idée, je me suis questionné ces derniers jours sur un aspect particulier des séances de nudité artistique pour lesquelles je pose. Quel sentiment je ressens lorsque je pose nu devant un groupe d’étudiantes en arts ? Certains d’entre vous seraient portés à croire que j’en retire un quelconque plaisir qualifié de  » sexuel « . Or, il en est strictement rien. La raison repose sur un postulat de base : l’art est mon objectif principal. Il en a toujours été ainsi et il en sera de même maintenant et à l’avenir. Tenez-le pour dit, une fois pour toutes. Est-ce assez clair ?

20171122_181530Pourquoi donc m’être questionné sur ce sujet ? Je répondrai à cette problématique par le fait suivant : J’ai l’impression, est-il utile de vous rappeler que le sentiment est la pierre d’angle de toute création artistique ?, que chacune des artistes en herbe membre du sexe opposé me revête de son propre regard à chaque fois qu’elle pose les yeux sur la fragilité, en y incluant ma masculinité, de mon corps. Elle recouvre, de par sa recherche de cet endroit à immortaliser sur sa toile, d’un voile pudique cette nudité par une passion qui anime chacune d’entre elle.

Oui poser nu est pour moi une source immense de plaisir. Mais ,il s’agit d’un plaisir dénoué de toute arrière-pensée malsaine qui risquerait de faire perdre la noblesse à cette profession digne du plus grand respect. Voilà pourquoi la passion, tant pour les artistes féminins que pour votre humble serviteur, pour cet art m’habille à chaque fois que j’enlève mes vêtements. Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada