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Faucheuse d’âmes

Faucheuse des âmes
Faucheuse des âmes Poème de RollandJr St-Gelais Réalisation photographie par Awalt Art Images Modèle : JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/Reaper-of-Souls-528106120

Faucheuse d’âmes

 

Parcourant les terres,

Tant celles en paix que celles en guerre,

Peu importe le poids des âges et la beauté des visages,

De ces gens que je rencontre tant les ignorants que les grands sages.

 

Point d’importance à mes yeux les lieux où j’arrive,

Tant dans les déserts brûlants que dans les eaux vives

Trop souvent, on sent de loin ma terrible présence,

Parfois, on m’ignore par mon doux silence.

 

Je suis la libératrice des souffrants,

Je suis le glaive de ceux qui les aimaient tant,

Parfois on me craint car avec moi l’avenir est toujours incertain,

Pourtant c’est grâce à moi si la vie est si précieuse entre vos mains.

 

Car chaque vie précieuse est si vite gâchée par vos écarts,

Vous prenez connaissance de la valeur de la vie quand il est trop tard,

Vous voyez la beauté de l’amitié quand vos proches je les ai amenés,

Pourtant, combien de fois leur avez-vous dit que vous les aimiez?

 

Vous savez, je suis loin d’être méchante.

Et de ma tâche, souvent je me trouve répugnante.

Pourtant par mes jolis traits j’ai une grande féminité,

Vous amenez avec moi en des lieux mystérieux est ma seule destinée.

 

Je suis la faucheuse d’âmes,

Dans le fond, je suis une belle grande dame.

Belle comme une nuit éclairée par la lune et les étoiles,

Le moment venu avec grande douceur sur vos yeux je jette mon voile.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Fier comme une statue

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Fier comme une statue Par John K. DeviantArt : https://www.deviantart.com/cable9tuba/art/Statuesque-33-800324996

Fier comme une statue

 

Homme maintenant déraciné,

De son continent envié d’où il a été tiré,

Enlevé avec la mort à l’âme et les chaînes aux pieds,

Embarqué sur un navire par lequel il deviendra un exilé.

 

Il y a bien des années de cette triste histoire.

Enraciné sur une terre d’un modeste propriétaire,

Avec pour épouse femme choisie qui a fini par lui plaire,

Travaillant dans modeste champ du matin jusqu’au soir.

 

Être de ce pays nouveau-né,

De cette Amérique convoitée pour ses richesses,

Pays de tant de promesses et souvent autant de tristesse,

Mais dans le cœur pur de cet homme un seul désir ne cesse.

 

Avoir de nombreux enfants,

En bonne santé tout en étant beaux et grands,

Afin de permettre d’avoir de valeureux descendants

Qui deviendront un de ces jours des êtres vivant librement.

 

Les années passèrent bien allègrement,

Guerres changèrent les visions bien évidemment,

Les enfants de ces enfants vécurent ces péripéties assurément

Accompagnés par de nombreuses luttes réalisées ardemment.

 

Des luttes parfois en paix et parfois avec violence,

Car de temps à autre, il n’y a pas d’autres choix pour briser le silence

Ce grand silence qui vient de tous ces mots non-dits et qui consentent,

Qui acceptent tant de préjugés et d’injustices visibles ou en attentes.

 

Se souvenant des histoires racontées maintes fois par sa mère,

À propos d’un homme jadis arrachée du sein de sa lointaine terre,

Cet homme qui a laissé en héritage son précieux sang dans ses veines,

Ces valeurs de respect, de bonté et d’ignorer toutes formes de haine.

 

Repensant à ce que sa mère autrefois lui raconta,

Revoyant dans ses pensées, les multiples luttes et combats,

Il se souvenait alors de son illustre ancêtre nu lorsqu’il fut vendu,

Et dans un signe de respect à son égard, il devint fier comme une statue.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Mémoire

Mémoire
Mémoire Poème de RollandJr St-Gelais Réalisation photographique & modèle: JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/memoir-835550160

Mémoire

 

Mémoire,

En ces jours noirs,

En ces temps si incertains,

De mes pensées en ces lendemains.

 

Tête appuyée,

Je suis désespérée,

Sur le bord de la blanche fenêtre,

Je n’ose pas regarder ce majestueux hêtre.

 

Souvenir de mon enfance,

Où je jouais entre ses riches branches,

Sous les branches où j’ai reçu mon premier baiser,

De l’élu de mon cœur de jeunesse qui y restera à jamais gravé.

 

Nue sur le plancher où pas de danse j’ai souvent pratiqués,

Alors que j’attendais celui avec qui j’allais passer belles soirées,

Des soirées de tendresse, de rires et de fou-rire à n’en plus finir,

De ces soirées qui me font en ces temps d’incertitude de beaux souvenirs.

 

Certes, ma mémoire me joue parfois des tours.

Je me mêle dans les nombreux sentiers et détours,

Qui forment le pavé de la route de ma vie personnelle,

De cette vie qui devant cette triste situation a pris un virage bien actuel.

 

Mais je sais bien que les beaux jours reviendront,

Que les oiseaux sur ce hêtre de nouveau chanteront,

Que je laisserai ma mémoire bien en paix derrière moi,

Car dans tes bras musclés, je serai enfin tout à toi.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Parfois, il suffit d’un moment de paix

Parfois, il suffit d'un moment de paix
Superbe photo réalisée par James Fraser Voir son site sur https://www.deviantart.com/mtl3

Parfois, il suffit d’un moment de paix

Dans ce monde où tous semblent courir pour tout et pour rien. Courir à en perdre le souffle, la raison et la joie de vivre. Courir pour aller au-devant de qui, au devant de quoi, fuir quoi et surtout pourquoi fuir. Courir pour ne point souffrir? Alors qu’il suffirait simplement de prendre un arrêt.

Un arrêt dans le temps qui passe et qui ne reviendra jamais. De ce temps que l’on remplace à tort par l’argent alors que celui-ci ne peut acheter en aucune façon le premier. De ce temps de nos innocences, de notre enfance, de notre folie de jeunesse, de nos amours de nos vingt ans et de nos souvenirs qui peupleront nos vieillesses.

Parfois, nous rêvons tous de devenir riches, d’être en mesure de réaliser nos fantasmes les plus fous, de voyager, d’aller au-delà même de l’horizon. Parfois, nous nous bâtissons des demeures luxueuses pour s’y réfugier et être loin des vicissitudes de l’existence humaine, voire moderne pour la plupart d’entre nous. Parfois, nous nous enivrons de ces substances afin de nous rendre insensibles à ce que l’on voit, à ce qui nous entoure, à ce qui nous touche et surtout à ce que l’on est.

Et pourtant, il suffit d’une matinée ensoleillée, d’un après-midi brumeux ou bien une soirée toute silencieuse pour y dénicher un havre de quiétude, de sérénité favorisant une communion avec soi-même. Je pourrais même écrire une union commune entre son corps matériel, son être spirituel et son âme divine. Trois entités reliées entre elles pour l’espace d’une vie terrestre bien éphémère.

Parfois, il suffit d’un moment de paix pour découvrir ce trésor inestimable de se rendre compte qu’il est plus souvent qu’autrement futile de se jeter dans une course effrénée pour remporter un prix illusoire. Parfois, il suffirait tout simplement de s’asseoir en buvant un café pour savourer le temps présent.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Temps de solitude

Temps de solitude

Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Temps de solitude

 

Sous un air d’allegro,

Je contemple la neige pure,

Tomber sur le lac au couleur d’azur,

Comme tout est calme et tout est beau.

 

Je revois en pensées,

Cette nuit que nous avons passée,

À nous écouter, à nous explorer et à nous aimer,

Avec des mots d’amour que je t’ai dit ma toute beauté.

 

Déjà nous sommes à quelques jours de ce magnifique Noël,

Un temps de paix, un temps de joie, de chansons et de ribambelles.

Paix aux hommes de bonne volonté ! Dit-on en cette occasion.

Échanges de bons vœux et accolades données à profusion.

 

Mais, comment pourrais-je être réellement heureux?

Comme pourrais-je en ce temps de réjouissance être joyeux?

Alors que je devrais me retirer loin de ton regard et toi du mien,

Ne crois pas que cela me fait plaisir car il en n’est vraiment rien.

 

Qu’il est difficile d’être des amants de nos jours,

De pouvoir avec grande liberté manifester notre amour,

De pouvoir vivre sous les cieux ce que nous sommes en vérité,

Mais voilà pour deux adultères le prix qu’ils doivent hélas payer.

 

Ô solitude ! Triste et lourde solitude !

Que tu es si lourde à supporter et ta main si rude,

De cette liaison immorale, j’en subis toute la servitude.

Immoral, je le suis! Et d’’autant plus grave que jadis j’étais garçon si prude.

 

Mais, je suis entré dans ta vie de femme tel un fantôme.

Et toi dans ma vie d’homme tant par ton charme que ton arôme.

Que je devinais en humant avec prudence ton léger parfum de rose,

Alors que nous prenions l’un à côté de l’autre quelques instants de répit à la pause.

 

En plein été et entre deux cours de dessin au fusain,

De mes dessins, de mes croquis réalisés avec mes mains,

Qui tremblèrent par la crainte indescriptible de ne pas rendre justice,

À la grâce de ton corps témoignant de tes origines aux mille épices.

 

En cette journée de fin d’année

Très loin est de moi l’envie de fêter

Même si je ne sais pas comment ni le dire, ni l’avouer,

Je désire te serrer dans mes bras et de mon amour t’exprimer.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada