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Par un bon matin

Par un bon matin Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Pajunen Source : https://www.deviantart.com/pajunen/art/May-914942263

Par un bon matin

 

En ce temps-là, nous pouvions aimer.

Toutes les femmes que nous admirions.

Que nos regards portaient jusqu’à la vénération.

Être un homme authentique était loin d’être un péché.

 

Nous ne nous posions jamais mille questions.

Pas de réseaux sociaux peuplés de gens asociaux.

Qui ont plaisir à juger ceux qui font quoi de beau.

La vie, avec sa simplicité et sa beauté, nous la vivions.

 

Nous prenions les journées comme elles venaient.

Un jour mauvais ? Ce sera mieux demain ! Voilà le secret.

On se disait, avec raison, à quoi bon craindre mille regrets.

On s’arrangeait comme l’on pouvait avec ce que l’on avait.

 

Il y avait certes des reportages sur les conflits armés.

Mais, on savait fort bien quoi faire pour s’en défaire.

On éteignait la télévision et on partait prendre de l’air.

Aujourd’hui, on a les cellulaires pour être à l’affût de l’actualité.

 

Ne vous demandez pas pourquoi tant de gens marchent au Ritalin.

Tout porte à croire qu’il est interdit d’être simplement heureux.

Pourtant, les mers font encore de belles vagues sous le ciel bleu.

Et que tout soit possible si nous prenions entre nos mains notre destin.

 

Reviendra-t-il un jour, ce temps de l’amour sans chagrin ?

Cet âge où nous nous baladions dans le jardin de l’innocence.

En ce temps-là, il était permis respecter le droit au silence.

Je rêve tant me réveiller dans cette époque par un bon matin.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Quelle force de la nature

Quelle force de la nature Poème de Rolland Jr St-Gelais Peinture par Noble Roro de la France

Quelle force de la nature

 

Bonjour, braves gens.

J’ai rencontré un homme.

Un passionné qui m’étonne.

Un être formidable qu’est ce Rolland.

 

Un être exceptionnel.

Qui possède une virilité.

De ces dames fort appréciées.

Car avant tout, il s’occupe de ses belles.

 

Dès son arrivée, il sait à quel point les complimenter.

Toutes ces demoiselles qui attendent d’être choisies.

Pour avoir la chance de passer une fort agréable nuit.

Maîtrisant l’art de la séduction pour se faire désirer.

 

Portant son regard sur mes seins.

J’ai vite deviné son fantasme secret.

Avec sourire, je lui ai dit comme il me plaît.

Sans plus tarder, je le voulais pareil un joyeux festin.

 

Dans ma chambre, nous sommes allés.

Avec délicatesse, je lui ai enlevé ses vêtements.

Un homme tel que lui je n’avais pas vu auparavant.

Croyez-moi ! Mère nature a très bien pallié ses infirmités.

 

Je me suis mise sur mes genoux.

Afin de déguster son membre si vigoureux.

Un plat que ma langue trouvait tant savoureux.

Ce mets plantureux, en ma bouche, était si doux.

 

Sentant grossir ses veines.

Gorgées de sang à profusion.

J’ai compris qu’il y aurait bientôt satisfaction.

Lui donner ce bonheur était pour moi sans peine.

 

Bien au contraire !

Un homme si bon comme lui.

Est une chose rarissime en ce monde de la nuit.

Mon objectif était bien de lui faire oublier cet enfer.

 

Dès que j’ai senti émerger de sa verge belle et fière.

Les jets de ses gouttes chaudes de sa divine semence.

Que j’ai dirigés de justesse sur ma poitrine avec prestance !

Admirant qu’elles jaillissent du bout de son gland à la vitesse de l’éclair.

 

Oui, je retiendrai que cet homme est une véritable force de la nature.

Libre comme un aigle survolant le ciel bleu surplombant une forêt vierge.

Il adore autant les femmes belles qu’aller à l’église y allumer un cierge.

Car il possède au plus profond de lui et depuis toujours une âme pure.

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Trésor dévoilé

« Trésor dévoilé » Poème de Rolland Jr St-Gelais Modèle nu : Marie Avec la collaboration de Alain et Atsuko.

Trésor dévoilé

 

Aujourd’hui, j’ai opté pour un changement.

J’ai choisi un parcours différent avec le temps.

Par mon imagination, je me suis transporté en un autre lieu.

Une plage ensoleillée de la France où je pourrais admirer le ciel bleu.

 

Fait bien étrange, j’y étais entièrement nu.

À quoi bon m’en préoccuper en cet endroit inconnu ?

En ce pays d’épicuriens, de libertins, au joyeux destin.

J’ai laissé libre cours à mes lubies sans penser à demain.

 

Laissant mes traces de pas sur les grains de sable.

Admirant les vagues de la mer d’une douceur incroyable.

Je me sentais bizarrement épier par un regard curieux.

Sans pour autant être ensorcelé par un sort malicieux.

 

Quoiqu’il en soit, je voulais en avoir le cœur net.

Malgré ma fragilité, contre tout danger, mon âme était prête.

J’ai donc décidé de m’avancer vers un morcellement de pierres,

Je me préparais avec hâte à y grimper pour y voir plus clair.

 

Une fois rendu à cet endroit, j’ai découvert la réponse à ma question.

Qui pouvait bien me regarder en ce coin perdu comme ma raison ?

Une femme au corps magnifique surplombait cet endroit inabordable.

Une dame aux yeux de feu qui me fit sentir tellement coupable.

 

Fautif pour avoir envahi tel un barbare son terrain privé.

Pour lui offrir mes excuses, vers elle, je me suis dirigé.

À mon étonnement, elle resta immobile, si naturelle.

Elle me faisait penser à Cybèle tellement elle était belle.

 

Plus j’avançai, plus un engourdissement m’envahissait.

Alors, à la vitesse de l’éclair, malgré moi, elle se poussait.

Mon réveille-matin, en fidèle ami, s’est mis alors à siffler.

Dieu merci ! Son trésor dévoilé, j’ai admiré avant de me réveiller.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Résilience en temps de guerre

Résilience en temps de guerre Poème de RollandJr St-Gelais Dessin par Michel T. Desroches

Résilience en temps de guerre

 

Résilience !

Dans l’absolu silence !

Mutisme brisé par le fracas.

Des obus tombés à quelques pas.

 

Tapis dans un abri de fortune,

Témoin de crainte et d’infortune.

Je me remémore les récits de mon grand-père,

Qui a connu la peur, la famine et les maux de la guerre.

 

J’entends les chars ennemis,

Rouler sur les routes de mon pays.

Envahisseurs, sans peur, car bien armés.

Affrontant des civils qui peuvent, que prier.

 

Chars d’assaut qui écrasent les voitures.

Sans aucun ménagement et avec désinvolture.

Hélicoptères survolant avec effronterie le ciel bleu de mon pays,

Ce ciel où, il n’y a pas si longtemps, se reflétait la beauté de la vie.

 

Dans un élan de rage et de folie,

Je me lève et toute ma haine, je crie.

Comment puis-je rester là à ne rien faire,

Alors que ma nation est précipitée dans cet enfer?

 

Arme imaginaire dans mon poing fermé.

Par ces mots, l’agresseur, à jamais, je combattrai.

En dépit de toutes les belles promesses des démocraties.

Mon pays se retrouve seul à combattre avec courage l’ennemi.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Magdeleine

Magdeleine Poème de Rolland Jr St-Gelais Peinture par Noble Roro de la France

Magdeleine

 

Je suis allé passer tout l’été.

En vacances dans une région éloignée.

Un coin de mon Québec situé en pleine mer.

Un pays d’où proviennent les ancêtres de ma mère.

 

Un ciel bleu qui surplombe une terre aux couleurs de cuivre,

Sur laquelle les gens, petits et grands, ont appris à vivre!

Quelques îles reliées entre elles par des filaments.

Qui ont su résister contre le temps et les vents violents.

 

Des gens courageux issus de la légendaire déportation,

Perpétrée par les tuniques rouges de la divine Albion.

J’y ai rencontré tant de gens si beaux, si chaleureux.

Qui ont appris envers et contre tout à être heureux.

 

Une femme, par son allure européenne, m’a fort étonnée.

Une Française qui était venue faire connaissance de cette contrée.

Son accent si étranger trahissait sa présence en ce lieu situé à mille lieux.

Elle portait en ce jour un costume qui lui donnait un air si merveilleux.

 

À vrai dire, cette journée a une grande particularité.

Toutes les maisons étaient décorées pour des festivités.

Ce jour est dédié à Notre-Dame, protectrice des Madelinots.

Fiers descendants des déportés sur les mers agitées sur des rafiots.

 

De leurs ancêtres, ils ont appris à jouer du violon et de l’accordéon.

Contre mauvaise fortune, avec bon cœur, ils chantent de douces chansons.

Mais, en cette occasion spéciale, ils firent l’un de ces tintamarres.

Sortis des casseroles afin de rappeler aux touristes leur histoire.

 

Loin de vouloir se plaindre, ils ont appris à jamais ne rien redouter.

Mais, par-dessus tout, ils ont su aimer la vie, et leurs prochains, aider.

Alors, dites-moi! Ô, charmante Française. Ô, belle Magdeleine.

Comment trouvez-vous ce coin de pays, les Îles-de-la-Madeleine?

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada