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Viens à moi

Viens à moi
Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Viens à moi

 

Viens à moi,
Viens comme il se doit,
Viens simplement tel que tu es,
Viens vers moi car à mes yeux tu es parfait.

 

Viens que je puisse sentir ton parfum,
Car lui et toi, c’est vrai, vous ne faites qu’un.
Viens sentir le battement effréné de mon cœur,
En cette nuit où je n’en finis plus de compter les heures.

 

Me remémorant ton sourire,
Que tu avais fait pour me faire rire,
Alors que je me sentais si seule en cette journée,
Où tout semblait autour de moi mal aller.

 

Tu as su trouver les mots pour me rassurer,
Tu as su avec tendresse m’écouter,
Moi, qui avais besoin de parler,
D’une oreille à qui me confier.

 

Au fil de notre discussion,
Je me rendis compte comme tu étais bon,
Nous nous sommes alors promenés dans le jardin,
Admirant les couleurs d’automne tombées à pleines mains.

 

De ces couleurs qui annoncèrent l’arrivée d’une dame,
Dont sa fraîche bise nous brûlera les joues telle une flamme,
Une dame bien solitaire parmi trois hommes aux couleurs gaies,
De ces couleurs variées qui ravivent du printemps jusqu’à la fin d’été.

 

Couleurs d’un bel automne,
Où je fis la rencontre d’un charmant homme,
Et avec le sable du sablier du temps qui sans relâche coule,
La passion de l’amour s’établit dans nos cœurs qui maintenant roucoulent.

 

J’ai voulu bien te connaître avant de m’offrir,
Tant ceux de jadis, mon cœur ont si fait souffrir.
Voilà pourquoi je t’ai demandé d’attendre patiemment,
Le moment favorable où j’allais me donner tout à fait librement.

 

Maintenant, je te veux plus que tout,
Car je vois bien depuis les jours qui défilent,
Que la toile de notre amour est bâtie sur un solide fil,
Et que nous vivons toi et moi un amour vrai, un amour fou.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Une serviette, s’il-vous-plaît.

Une serviette s'il-vous-plaît.
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

Une serviette, s’il-vous-plaît.

 

J’ai vraiment bien aimé vous rencontrer,
Après avoir répondu à votre annonce publiée,
Dans un journal sous la rubrique services spécialisés,
Je m’étais dit : « Pourquoi pas? Cela pourrait m’amuser. »

 

J’ai donc téléphoné aux numéros que vous avez donnés,
Après les heures de bureau tel que mentionné,
Quelques drings ! Et vous avez enfin décroché.
La douceur de votre voix m’a impressionnée.

 

Photographe de nu passionné,
Vous cherchez modèle inexpérimentée,
Pour une séance où elle vivra une belle nudité,
Une femme noire car de sa peau elle sera glorifiée.

 

Lieu et heures bien expliqués,
Je serai pour cela honorablement payée,
Tout en me promettant courtoisie et amabilité,
Avec entrain et sans aucune retenue votre offre j’ai acceptée.

 

Heure enfin venu vers le lieu, je me suis dirigée.
D’un pas certain et rapide car j’avais hâte d’arriver,
Montant à l’étage de l’immeuble où votre studio est situé,
Quelques coups à votre blanche porte j’ai rapidement frappé.

 

Sans trop attendre, vous m’avez gentiment invitée d’entrer.
Quel beau et grand studio que j’ai aisément remarqué,
Grandes lumières et projecteurs vous possédez,
Photographe de renom je crois avoir deviné.

 

Après nous être l’un à l’autre présentés,
Documents légaux vous m’avez fait signés,
Démontrant ainsi en vous un sens professionnel inné,
Quelques signatures par-ci, par-là, et encore là et le tour est joué.

 

Mais avant cette première soirée d’art et de nudité,
Est-il possible de prendre une douche? Je vous ai demandé.
Mais, faites comme chez-vous! Votre réponse fut vite conférée.
Permission vite accordée ! Plus vite encore, je suis allé me doucher.

 

Très peu de temps m’a suffi pour mon corps nettoyer,
Et, pour rendre cette séance agréable, mon parfum, j’ai apporté.
Maintenant que je suis enfin propre, j’ai une chose à vous réclamer.
Une serviette s’il-vous-plaît afin que je puisse bien me sécher.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Par ce précieux souvenir

Par ce précieux souvenir
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Par ce précieux souvenir

 

C’est une journée spéciale,
Un matin où je me sens si mal,
Voilà maintenant que l’été est terminé,
Ce bel été où toi et moi nous nous sommes rencontrés.

 

Ce fut la première fois que j’allais dans ce charmant village,
Un village du Midi de la France cette région qui n’a pas d’âge,
Je vivais seule dans un chaume entouré par le parfum des lilas,
De ces fleurs bleuâtres disposées dans le verger tout près de chez-moi.

 

Allant faire quelques emplettes en marchant avec légèreté sous le ciel,
Je ne me doutais guère que je découvrirai tes lèvres au goût de miel,
Une fois mes achats faits, aussitôt je sortis précipitamment,
Échappant ma sacoche, tu l’as ramassée prestement.

 

Avec le sourire de ce coin de pays vous me l’avez tendue,
Malgré mon cœur si esseulé, je me suis sentie détendue.
Je vous ai simplement remercié avec noblesse et galanterie,
Et tu m’as répondue gentiment : De rien, je vous en prie.

 

Puis-je, sans vous importuner, vous raccompagner charmante dame?
Et je vous ai répondu : Je vous en remercie avec en mon cœur une flamme.
Sans dire un mot ni un geste déplacé, à la porte de ma maison, vous êtes venu.
Aussitôt avec politesse vous ai-je remercié, aussitôt vous êtes disparu.

 

Puis les journées chaudes ont passé sans pour cela vous oublier,
Ne pouvant m’empêcher une seule fois d’être de vous intriguée,
Je vous ai recherché en parcourant ce village que j’ai appris à aimer,
Jusqu’à ce jour du début du mois de juin où finalement je vous ai retrouvé.

 

Me reconnaissant, vers moi vous vous êtes dirigé.
Aimeriez-vous me faire l’honneur de passer avec moi cette journée?
Une simple requête que je vous aie faite en espérant que vous l’acceptiez,
Ce à quoi vous m’avez répondu : Mais bien sûr, je l’accepte volontiers.

 

Vous m’avez appris les contes et récits de votre région,
Et je vous ai tant écouté avec une immense joie et toute mon attention,
Quelle chance j’avais d’être en présence d’un homme si doux et dévoué,
Jamais une indélicatesse ! Avec vous je me sentais être si en sécurité.

 

Hélas ! Les sables du sablier n’en finirent plus de couler,
Me faisant oublier que les couleurs des arbres allèrent changer,
Que malgré mon amour pour vous qui de jour en jour allait grandissant,
Quitter cette région merveilleuse je devrai le faire bien malheureusement.

 

Je ne savais quoi faire pour vous laisser de moi un inoubliable souvenir,
C’est alors que de mon corps de femme j’ai désiré ardemment vous offrir.
Par cette nuit d’été où nous avions savouré un délicieux champagne,
Ensemble nous avons fait l’amour tels Adam et Ève sans leurs pagnes.

 

Je suis maintenant de retour dans ma ville du nord,
Dans cette ville où tout semble être tout gris et si mort,
Mais en moi vit un être qui me fera penser à vous éternellement,
Par ce précieux souvenir, je vous chérirai, car il s’agit de notre enfant.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Ainsi tu m’as trouvée

Ainsi tu m'as trouvée
« Ainsi tu m’as trouvée » Poème de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Ainsi tu m’as trouvée

 

Allant à la forêt,
Par temps beau et frais,
Ne sachant trop quoi faire,
En humant le doux parfum de l’air.

 

Je t’ai proposé un jeu cocasse et drôle,
Un jeu que l’on jouerait chacun son rôle,
Tu acceptas sans savoir de quoi il s’agissait,
Car on se faisait confiance depuis qu’on se connait.

 

Je voulais jouer à cache-cache à travers les arbres verdoyant,
Les arbres où nous allions comme tout jeunes gosses gambader,
Nous avons tiré à la courte paille pour savoir qui allait se cacher en premier,
Ayant perdu au tirage au sort en tirant la paille la plus courte tout en souriant.

 

En souriant car tu adorais faire l’explorateur,
Celui qui devant quoi que ce soit n’avait jamais peur,
T’appuyant sur un arbre centenaire, tu t’es mis à compter,
Pendant ce temps sur la pointe des pieds de toi je me suis éloignée.

 

Arrivée derrière un bosquet, tous mes vêtements je les ai prestement enlevés.
Pour te faire une de ces belles surprises en espérant que tu sauras où je suis située,
Car pour toi ô mon amour, je désirais t’offrir mon corps tel un joyau de grande valeur.
Pour te prouver à toi je tiens de tout mon être, de toute mon âme et tout mon coeur.

 

J’écoutais ta voix défiler les nombres tel le son d’un tambour,
En attendant l’instant tant désiré où tu me verras ainsi mon amour,
Je sais depuis toujours de cet instant souvent tu en rêvais, tu l’espérais,
Maintenant ce sera chose accomplie car moi aussi comme j’en fantasmais.

 

J’entendais tes pas s’approcher tel un prédateur vers sa proie,
Un prédateur qui n’avait de cesse de faire battre mon coeur de joie,
Je pris cette pose un peu bizarre, un peu osée, pour te présenter mes atouts,
Mon corps svelte à souhait, mes seins fermes et ma chevelure comme un tout.

 

Dès que tu m’as aperçue derrière ce bosquet ainsi simple et nue,
Une lueur d’un immense bonheur dans tes yeux si bleus est alors apparue,
Ainsi à toi je me suis librement offerte ! Ainsi à toi amoureusement je me suis donnée !
En cet été des indiens où les arbres commencent à rougir, ainsi tu m’as trouvée.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Le son du silence

Le son du silence
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Le son du silence

 

Il est six heures du matin,
Et en moi je ne sens plus rien,
Comme si je n’existais plus,
Comme si je n’avais rien vu.

 

Nous sommes maintenant samedi,
Ma semaine de travail est enfin finie,
Je voudrais tant dormir mais mon esprit est envahi,
Par tant de souvenirs de toi mon chéri.

 

Pourquoi? Oui, pourquoi ne m’as-tu rien dit?
Qu’il y avait une autre femme dans ta vie.
Tu aurais pu m’en parler et on aurait pu se comprendre,
Au lieu de cela avec elle tu es parti avec mon cœur à fendre.

 

Qu’aurai-je pu faire pour te déplaire?
Je t’ai donné tout le meilleur de mon cœur,
Je t’ai avoué mes joies mes craintes mes rires et mes pleurs,
Je t’avais donné la chance d’être aimé et de rester libre comme l’air.

 

Maintenant je suis seule dans cette chambre,
Dans ce lit où nous avons tant fait l’amour ensemble,
Dans ces draps de satin où je sens encore ton parfum,
Ah ce que tu étais beau et noble comme pas un.

 

Maintenant je n’ai que mon violon pour me tenir compagnie,
Depuis qu’avec elle tu m’as quittée que tu es parti,
Le serrant tout contre moi je pense sans cesse à toi,
J’imagine que tu es toujours dans mes bras.

 

Je n’ose pas jouer quelques morceaux,
Car en mon cœur coule des larmes tel un ruisseau,
Ma douleur est le prix à payer pour mon innocence,
Voilà pourquoi en ce moment il n’y a que le son du silence.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Tu as besoin de mes mains

Tu as besoin de mes mains
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

Tu as besoin de mes mains

 

Je le sais trop bien,
Même si je ne suis guère un galopin,
Nous avons vécu tellement de joyeux lendemains,
À faire l’amour les jours et les nuits comme des refrains.

 

J’ai adoré embrasser ton corps,
Chaque parcelle précieuse comme de l’or,
Sentir le parfum de ta peau veloutée à souhait,
Mais je ne peux aller plus loin, voilà le mal qui est fait.

 

J’aurais tant voulu t’offrir mes mains,
Malheureusement ne point en avoir est mon destin,
Je vois néanmoins un petit sourire sur le coin de tes lèvres,
Car la nature m’a heureusement compensé pour combler ma belle Ève.

 

Te rappelles-tu la fois où nous nous sommes rencontrés,
Dans le bar où j’avais pris quelques verres, bu un bon coup.
Je t’avais invitée humblement à ma table afin d’apprendre qui tu es,
Tu m’avais raconté les histoires de ton pays, les gens qui y vivent beaux et laids.

 

Discussions aidées par quelques verres de boissons alcoolisées,
Intriguée tu m’avais demandé si je voulais avec toi passer du bon temps,
Pourquoi pas ? Je t’ai répondu avant que les ans passent comme chagrin dans le vent.
Cette histoire d’une nuit s’est transformée en début d’un roman où deux âmes allèrent s’aimer.

 

Il est vrai que nous n’avons jamais vécu ensemble,
Mais, ce n’était vraiment pas nécessaire, il me semble.
Nous avons fréquenté les plus beaux lieux tels des dieux,
Avec toi et, je l’avoue de tout mon coeur, tout fut si merveilleux.

 

Je t’avais donné mon coeur, je t’aurais donné ma vie.
Mais, je peux comprendre que maintenant tout est fini.
Puisque jamais je ne pourrai te donner ce que je ne possède pas.
Ces mains que la vie m’a injustement volée au bout de mes tendres bras.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Ses nouveaux souliers

Ses nouveaux souliers
« Ses nouveaux souliers » Poème par RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Ses nouveaux souliers

 

Hier soir, j’ai rencontré une jeune dame.
Pour qui mon coeur était tous feux, tous flammes.
Je lui offert un petit café dans un bistro près du métro,
Ah ce que j’étais bien avec elle car tout paraissait si beau.

 

Aimeriez-vous venir chez-moi ? Lui demandais-je.
Avec plaisir elle me répondit avec un regard tellement coquin,
Un regard qui m’invita à la prendre dans mes bras jusqu’au matin,
Une fois chez-moi elle s’est empressée d’être nue. L’embrasser le devais-je?

 

Allez mon bel homme ! Tu as aussi envie de moi que moi de toi, me dit-elle.
Nous allons des lors prestement dans ma chambre telle une joyeuse ribambelle,
Sentant le parfum des lavandes de sa France, pays de ces femmes si belles.
Étendue dans mon lit je la savourais jusqu’à l’expédier au septième ciel.

 

Une fois notre appétit charnel comblé et notre soif rassasiée
Une fois ma chaude et blanchâtre semence en elle par jets versée,
Comme de vieux amants, nous nous sommes l’un dans l’autre endormis.
Ne me doutant pas de la drôle de surprise que j’aurai sur le coup de midi.

 

Elle avait apporté ses délicats sous-vêtements faits en dentelle,
Elle avait apporté sa robe de satin qui lui donnait un air d’hirondelle,
Mais par un geste de grande bonté afin que je ne puisse jamais l’oublier,
Elle avait déposé à côté du lit du péché avec délicatesse ses nouveaux souliers.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je suis conscient

Je suis conscient
« Je suis conscient » par G.B. d’Allemagne Poème par RollandJr St-Gelais

Je suis conscient

 

Par une soirée d’été,
J’ai eu envie de baiser,
De baiser une inconnue,
Dans un lieu tant méconnu.

 

Dans une chambre au parfum de rose,
Où je pourrais faire ce que jamais je n’ose,
Avec une femme aussi belle que je le voudrais,
Avec une femme de rêves aussi gracieuse à souhait.

 

Pour un moment de bonheur,
Pour un plaisir de quelques heures,
En ces lieux où quelques caresses suffiront,
À faire fuir mes désirs inassouvis, mes frustrations.

 

Espérant revoir cette jolie allemande,
Au corps si magnifique que j’en redemande,
Qui sait chuchoter des mots d’un amour instantané,
Au creux de mon oreille sans jamais en être désabusé.

 

Devant un miroir sans teint,
Nous ferons des mouvements de bassins,
Nous nous enlacerons avec une passion imaginée,
Nous nous étreindrons comme je l’ai avant demandé.

 

Je suis conscient de mon péché,
Je suis coupable de ma faute face à l’éternité,
Je suis conscient d’être homme pas comme autres,
Dis-moi ma belle! Suis-je coupable d’être ainsi ? Est-ce de ma faute ?

 

Je suis conscient d’être différent,
Je le sais depuis que je n’étais encore qu’un enfant,
Bien des larmes, j’ai souvent versées et plus encore fait verser.
Voilà pourquoi je suis conscient qu’il vaut pour moi de simplement rêver.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Qu’attends-tu ?

Qu'attends-tu
« Qu’attends-tu ? » par mon ami Joël Pèlerin Poème par RollandJr St-Gelais

Qu’attends-tu ?

 

Qu’attends-tu ?
De me voir ainsi nue,
Peau basanée par la chaleur,
Du soleil qui me réchauffe en cette heure.

 

Après m’être longtemps baignée,
Pour me rafraîchir en cette torride journée,
Je me suis étendue sur ce drap d’un noir d’ébène,
Rappelant le sang noble de mon peuple coulant dans mes veines.

 

Sentant l’eau perler sur ma peau de satin,
Recouvrant d’un voile pudique mon intimité féminine,
Que je réserve à mes amants pour nos passions coquines,
Corps de femme vivant allègrement chaque jour dès le petit matin.

 

Sans fausse pudeur, je présente mes seins.
Haut symbole de la femme de toutes les éternités,
Et en maintes occasions reflétant le sens de la maternité,
Fière de mes seins jamais je ne chercherai à les cacher avec mes mains.

 

Alors mon amie ou ma sœur dans cette humanité,
Rassemble ton courage et ignore ce monde de vanité,
Étales-toi tout près de moi ! Vites ! Fais-le ! Qu’attends-tu ?
Mais avant tout prends le temps de sentir ce parfum qui t’est un dû.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Mon beau prince arrive

Mon beau prince arrive

« Mon beau prince arrive » Photo par G.B. d’Allemagne Modèle ? Chat noir

Mon beau prince arrive

 

Debout dans cette maison abandonnée,
J’y suis venu aussitôt soleil levé et moi réveillée,
Sans même avoir pensé un seul instant à m’habiller,
Car les caresses de mon amant m’ont tellement manquées.

 

Me rappelant des contes de mon enfance,
Alors que je vivais dans l’innocence de la romance,
Les belles histoires d’amour que me racontait ma précieuse mère,
Celles où il était permis de croire que la passion existe encore sur cette terre.

 

Plus tard j’ai inévitablement grandi,
Et j’ai vite appris la dureté de cette vie,
De mes désillusions j’ai péniblement surmontées,
Sans pour autant qu’un jour je saurai ce que veut dire aimer.

 

Et puis, le coup de foudre est survenu.
Sans crier gare ! Dès que ce bel homme j’avais vu.
Ses dents blanches comme de l’ivoire et ses yeux si merveilleux,
M’ayant invitée simplement à marcher le long de la rivière tous les deux.

 

Comme tu savais si bien m’écouter,
Comme tu savais si bien me rassurer,
Comme tu savais si bien atteindre mon âme,
Comme tu savais bien en moi rallumer ma flamme.

 

Tu as demandé la permission de me prendre par la main,
Sans hésiter un seul instant je te l’ai accordée avec joie et entrain,
Nous aurions pu aller beaucoup plus loin et faire des folies de jeunesse,
Des gestes que nous aurions sûrement regrettés lors de notre vieillesse.

 

Mais tout simplement au lieu de cela,
Tu m’as dit avec humilité que de m’offrir à toi,
Dans le fond de ton coeur ça ne pressait vraiment pas,
Car tout ce que tu désirais c’était notre bonheur à toi et moi.

 

Puis les jours de ce bel été rapidement passèrent,
Les jours où les couchés du soleil plus vite arrivèrent,
Nos regards de notre envie silencieux amplement comblèrent,
Car mon parfum et ta tendresse princière cela nous indiquèrent.

 

Nous indiquèrent que le bon moment était enfin venu,
Où toi et moi dans cette maison nous serons à l’abri des inconnus,
Où toi et moi nous pourrions nous offrir sans fausse pudeur et entièrement nus,
Où toi et moi sur ce drap blanc que j’apporterai avec douceur nous y serons étendus.

 

Loin était de moi ce rêve que j’avais tant espéré,
Car j’avais depuis longtemps croire en l’amour cessé,
Mais depuis que tu m’as conquise, je me sens enfin revivre,
Je te vois. Toi mon amour, tu seras bientôt là. Mon beau prince arrive !

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada