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Si je pouvais revenir

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Si je pouvais revenir

 

Si je pouvais revenir,
Sur mes traces de pas,
Je le ferai dès cet instant là,
Pour te donner un éternel sourire.

 

Si je pouvais retourner,
Dans cet endroit si merveilleux,
Où, toi et moi, nous étions si heureux,
Dans le secret de mon cœur je t’ai aimée.

 

Si je pouvais arrêter de me détester,
De n’avoir pas su mon amour te manifester,
Mes jours sont devenus maintenant des nuits,
Je n’ai pas tenu ma promesse de toujours être ton ami.

 

Pourtant que Dieu m’en soit témoin,
Je t’ai tellement aimée du soir au petit matin,
De l’aube jusqu’au crépuscule où tout s’endort,
Mais dans mon âme est apparue désespoir et mort.

 

Si je pouvais revenir en arrière,
Mon cœur cesserait de subir cet enfer,
Si je pouvais revenir en cet instant dans ce temps,
J’aurais agit, crois-moi ô ma toute belle, autrement.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Lettre à ma mère

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Ma mère m’a enseigné à ne pas avoir honte de mon corps.

Lettre à ma mère

Bonjour chère maman,

Cela fait maintenant plus de 21 ans que tu as quitté ce monde que tu aimais tant. Tu adorais entretenir ton jardin de fleurs, prendre soin de la demeure familiale, recevoir tes enfants partis depuis le jour de leurs noces afin de fonder à leur tour leurs familles sans oublier le cadet dont tu étais si fière. Fière d’avoir fait mentir les plus sombres pronostics à son endroit. Tu étais là dans nos moments de peines comme de joie. Tu partageais nos instants de bonheur tout en nous épaulant dans nos moments de tristesse. Tu nous as inculqué des valeurs chrétiennes si précieuses à tes yeux.

DSCN0257 (2)Ta foi en la vie, en l’amour et en Dieu est devenue mienne au fil du temps. Oui, j’ai foi en la vie car elle est de part sa précarité tellement précieuse que jamais je ne voudrais la perdre pour des futilités. Oui, j’ai foi en l’amour car qu’importe ce que nous sommes sur cette terre, vivant dans l’opulence ou bien essayant de survivre dans la médisance, savants au grandes connaissances ou petites gens aux humbles d’esprit, peau couleur d’ébène ou bien blanc comme de la crème, nous ne pouvons vivre sans amour. Oui, j’ai foi en Dieu. Celui que tu m’as fait connaître à travers tes gestes de bonté et de miséricorde, en ne pas jugeant autrui sur les apparences mais de tendre la main sans compter car nul trésor ne nous suivra dans la tombe une fois notre heure venue.

Pourtant, j’ai tant de choses à te dire, tant de secrets à te dévoiler, tantNew Image 43 de chagrins à te confier. Mais, par-dessus toute chose, j’aimerais avoir réponse à cette modeste question : pourquoi ai-je tendance à blesser les femmes qui m’ont aimé ? Je ne crois pas être une mauvaise personne et jamais, ne fut-ce qu’un seul instant, j’ai souhaité mauvais sort à autrui. Et pourtant, c’est la honte qui m’envahit dans la tournure de mes souvenirs. J’ai tellement désiré avoir une femme à combler, à chérir et à toujours respecter.

Pourtant, malgré mes gestes de bonté et mes marques de respect, j’ai si souvent blessé que je ne sais plus qui je suis. Tu sais. Je n’ai jamais rien refusé à celle qui allumait la flamme dans mon cœur, encore plus lorsque celle-ci me réchauffait dans le silence le plus complet. Je suis loin de regretter mes voyages, mes aventures et mes soirées avec toutes celles que j’ai réellement aimées. Bien au contraire !

20171130_135019 (1)Maintenant que l’automne tire à sa fin et que l’hiver installe son manteau blanc, je ne peux m’empêcher de revivre mes plus beaux souvenirs. Souvenirs qui me hantent dans mes rêves aux plus sombres de mes nuits. Me réveillant en sursaut, je t’appelle. Maman ! T’ai-je donc fait !? La douleur qui m’accable ne s’apaise que dans les strophes de mes poèmes.

Et, que Dieu m’en soit témoin, ce que je les ai aimées. Ce qui ne m’a pas empêché de les blesser. Malgré moi, malgré les valeurs que tu m’as transmises, je n’ai pas su être à la hauteur. À la hauteur de leurs attentes. Mais, ce qui m’accable le plus, c’est de voir que celle que j’ai en secret le plus aimée, est celle dont j’ai fait le plus souffrir.

Dis-moi maman, me répondras-tu la prochaine fois que je t’appellerai en pleine nuit ? Tu sais maman, j’aurais tellement de choses à te dire, de secrets à te confier et de péchés à te confesser. La prochaine fois, je t’en supplie pour l’amour de Dieu, réponds-moi.

Ton fils qui t’aime.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Cette tristesse

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Cette tristesse

 

Il y a des jours,

Il y a aussi des nuits,

Où j’aimerais te donner ma vie,

À impossible nul n’est tenu, m’a-t-on dit.

 

Je me souviens de ce temps,

Comme j’étais heureux tel un enfant,

Jouant gaiement sous le soleil si chaud si beau,

Ce temps est révolu laissant en moi bien des maux.

 

À quoi bon cette nostalgie,

Si ce n’est que pour nous pourrir la vie,

Je ferme les yeux pour revoir ton tendre visage,

Ce que je t’aurais donnée parole d’un vieux sage.

 

Aujourd’hui tout a changé,

Même si dans le secret de mon cœur,

J’ai respecté ton choix en m’éloignant dès cette heure,

Et pourtant, je continuerai pour toujours de t’aimer.

 

Le sablier du temps a depuis tourné,

Me faisant comprendre toute la peine qui m’envahit,

Suis-je un être immoral ? Un bête animal ? Dites-le moi je vous en pries.

Et puis non, car je sais qu’au plus profond de moi mon âme languit.

 

J’ai respecté, crois-moi, ton choix,

Malgré mon crie de désespoir et notre peine,

Depuis tout ce temps coule un nouveau sang dans mes veines,

Celui de mes ancêtres preux chevaliers et nobles comtes et ces rois.

 

C’est le lot de la sagesse,

La somme de cette expérience,

Qui m’amena sur la route de la démence,

Aujourd’hui je désire ne plus revivre cette tristesse.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Mélancolie

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Mélancolie

 

Ces jours heureux ou bien ces nuits torrides,
Instants de pure joie et de grands plaisirs deviennent insipides,
Déversant les pensées dans le puit sans fond de l’ennui et de l’acrimonie,
De ces gens insécures qui m’entourent et de toutes leurs hypocrites manies.

 

Je m’en fous éperdument depuis fort longtemps,
Car en moi a lieu un combat entre lumières et ténèbres,
Transposant leur lutte sur mon corps devenu semblable à un zèbre,
Offert en pâture à la plèbe vouée à ses bassesses et à ses écœurements.

 

Qui suis-je pour parler ainsi ?
Seulement une âme chagrinée par tant d’envie,
Blasée par le noir qui sans cesse semble m’envahir,
Mais qui voit encore, Dieu merci! cette lumière qui encore reluit.

 

Ô belle lumière ! Symbole d’espoir !
De grâce, ne me quitte pas alors qu’arrive le soir,
Je t’en prie, gardes-moi, en ta protection et en ton amour,
Afin que je puisse protéger ceux que j’aime et qui m’entourent.

 

Éloigne de moi cette mélancolie,
Car je sais qu’au plus profond de mon être,
Tel qu’aurait incrusté un auguste sage appuyé sur un hêtre,
Tout reste à découvrir, à explorer et à aimer sur cette terre et en cette vie.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Belle philosophie !

Belle philosophie !

Aujourd’hui, je dis bonjour à la vie.

 

Et l’attente qui m’avait si bien prédit
Tout est mort et presque rien n’est dit
J’ai regardé si loin que je n’ai rien compris
Il fallait bien un jour que j’en sorte à tout pris.

 

Aujourd’hui je dis bonjour à la vie
Demain je ne perdrai plus mes nuits.

 

On cherche toujours quelques lettres à graver
D’abord dans son cœur puis sur un vieux pavé
J’ai regardé si loin que je n’ai rien trouvé
Au début d’un refrain le matin s’est levé.

 

Aujourd’hui je dis bonjour à la vie
Demain je ne perdrai plus mes nuits.

 

Il est trop tard pour comprendre
Il est trop noir pour attendre.

 

De

 

Harmonium

Mon amie

Dame Plume

Mon amie

 

Bonjour mon amie,

Ce que la vie me sourit,

Lorsque contre moi tu te blotties,

Et je t’entends ronronner dans la nuit.

 

Toi mon amie de mes jours,

Tu m’es fidèle depuis toujours,

Toi ma tendre amie de mes nuits,

Que serais-je sans toi dans ma vie ?

 

Toi ma belle compagne,

Qui me fait penser à la campagne,

Merci de me tenir compagnie avant mon départ,

Avant que devant Dieu ou les hommes il ne soit trop tard.

 

Ô belle dame ! Ô belle dame Plume,

Qui est là sous le soleil ou  sous la brume,

Dis-moi au creux de mon oreille ton secret ?

Raconte-moi tout, je t’en pries, si ce n’est pas indiscret.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Dame Plume

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Dame Plume

 

Toute petite tu étais dans mes bras,

Lorsque je t’ai prise doucement ce jour-là,

Je t’ai serrée près de mon cœur qui était là pour toi,

Ce que tu étais belle ! Comment ne pouvais-je être en émoi ?

 

Avec ton poil blanc immaculé,

Et ces quelques taches noires bien dessinées,

Sans oublier tes yeux si doux de félin,

Qui me consolèrent de mon grand chagrin.

 

De mes nuits à te caresser,

Sans oublier ces moments à te dorloter,

Tu me gratifias bien de tes nombreux ronronnements,

Que j’écoutais avec plaisir et délicatement.

 

Mon ami Pierrot,

Toi qui vis au clair de la lune,

Crois-moi ! J’ai une vraie belle Plume,

Elle est ma compagne de mes jours de repos.

 

De par sa présence réconfortante,

Elle fait fuir tous les tourments qui me hantent,

Et par son amour dévoué et sa fidélité inconditionnelle,

Je peux lui dire qu’elle sera éternellement la plus belle.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada