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Merlin et Dorothée

Merlin et Dorothée
Gracieuseté de J. Rekas

Merlin et Dorothée

 

Dans un pays lointain,
Peuplé de farfadets et de lutins,
Vivaient Dame Dorothée et son fidèle Merlin,
Qui parcouraient vastes contrées en suivant leurs chemins.

 

Ayant en secret pour unique devise,
Tellement que Dame Dorothée était éprise,
De son compagnon, de son amant et de son époux depuis toujours,
De faire autant que désirent leurs corps gracieux matin et soir l’amour.

 

Et Merlin avec son phallus magique,
Lui faire connaître plaisirs presque féériques,
Ils se chérirent si tendrement que rien ne pouvait les séparer,
Depuis le moment où ils se connurent en une nuit de pleine lune briller.

 

Dorothée que vous êtes belle en vos simples vêtements,
Qu’à première vue, Merlin fou de vous, devait l’être assurément.
Merlin l’enchanteur ! Merlin aux formules bizarres ! Merlin sans âge !
Dorothée la sorcière, tant vénérée que crainte par l’Église du Moyen Âge !

 

Dites-moi ! Quel est donc votre secret ?
Pour vivre comme vous le faites sans tenir compte de ce qui est,
Quelles occultes prières ou bien mystérieuses incantations ?
Que vous psalmodiez aux anges déchus devenus de l’Enfer ses démons.

 

J’aimerais tant être ce que vous êtes,
Mais devant l’inévitable, j’avoue ma défaite.
Alors avec humilité, je vous fais cette indigente demande.
Donnez-moi votre pouvoir en échange de ma semence pour offrande.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Voilà pourquoi il faut parfois ne pas hésiter

N'hésite pas
Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Voilà pourquoi il faut parfois ne pas hésiter

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Pour ma part, je passe un dimanche tout simplement magnifique. En effet, après avoir eu une nuit réparatrice, pris une bonne douche et m’être préparé pour un service religieux comme je le fais à chaque dimanche, un excellent déjeuner s’est offert à votre humble serviteur. Un repas que je prends à mon restaurant préféré situé à proximité de l’église de ma paroisse. C’est pour moi un rituel qui m’est précieux d’accomplir afin d’entreprendre une nouvelle semaine.

Bref, remercier Dieu pour les bienfaits passés et lui faire confiance pour ceux à venir. N’est-ce pas là la base de la foi tant chrétienne que musulmane et juive ? Une foi en un seul Dieu pour l’humanité entière ? Et, qui dit avoir la foi, dit aussi faire confiance en l’autre.

Ceci m’amène à vous parler d’un aspect qui, je crois bien, n’a pas été tellement développé au sein de mon blogue dédié à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie ainsi que, de manière occasionnelle, à mes partages sur différents sujets. Des sujets que plusieurs de mes abonnés m’incitent à développer à la suite des questions posées lors d’échange sur le réseau social Facebook. Bref, je désire développer sur la liberté du modèle dans ses choix de poses, et en particuliers là où la nudité est utilisée comme un outil de travail.

C’est un fait. La liberté du choix des poses fait partie inhérente du travail de modèle vivant. Aucun modèle est dans l’obligation d’acquiescer aux demandes de la personne en charge de la séance. Ladite personne peut être un photographe, un artiste-peintre, un sculpteur ou encore, et c’est le plus bel exemple qui me vient en tête, le responsable d’un atelier. Ces personnes peuvent suggérer, demander, proposer tel ou tel type de pose souhaitée mais elles ne peuvent en aucun temps l’exiger chez le modèle vivant. Ici, tout est une question de liberté pleine et entière.

Cependant, certains d’entre vous peuvent croire qu’une telle liberté est susceptible de restreinte l’imagination de la pose. Détrompez-vous ! En effet, une telle liberté peut inciter le modèle a réalisé une pose de son choix dépassant les attentes du responsable de la séance. Je base mes propos sur une conversation que j’ai échangée avec un photographe qui se spécialise dans le nu. En effet, j’ai désiré en savoir plus sur ce que le modèle féminin aurait peut-être ressenti en posant nue dans une pose, disons-le sans ambiguïté, plutôt « audacieuse » en tenant-compte du caractère artistique de mon blogue. Un échange qui m’a paru tellement intéressant que j’ai décidé d’en faire un sujet dans le présent article.

Sa réponse m’a beaucoup plus, et ce, pour deux raisons majeures. Et premier lieu, le modèle est sans contredit la personne la mieux placée pour y répondre. N’est-elle pas celle qui a choisi une telle position ? Et, en dernier lieu, le photographe lui avait demandé de prendre une pose mettant en valeurs la beauté de ses pieds dans leurs plus simples apparats. Il est vrai que les pieds ont été photographiés avec professionnalisme. Toutefois, et pour le commun des mortels, le regard a tendance à se porter sur une autre partie de son anatomie.

Attention ! La sobriété, la perspective et la prise d’angle dénotent une volonté d’éviter toutes formes de vulgarité chez le photographe. C’est la raison pour laquelle, et après mures réflexions, j’ai décidé d’y consacrer un article.

En résumé, la liberté peut être une source intarissable de créativité laquelle peut à son tour susciter des réactions tantôt positives, tantôt négatives, chez le public. Mais, n’est-ce pas le propre du domaine artistique ? De ne laisser qui que ce soit indifférent. Voilà pourquoi il faut parfois ne pas hésiter.

Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

En cette semaine sainte

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Dessin rappelant bizarrement le Christ sur la croix

En cette semaine sainte

Poème tristement inspiré par l’incendie de Notre-Dame de Paris

 

En cette semaine sainte,
Je voudrais tant effacer vos craintes,
Éloigner de vous vos peurs et vos frayeurs,
Qui accablent ce monde à chaque instant et à chaque heure.

 

Je vois souffrir cette église,
Qui devant l’inconcevable s’enlise,
Qui s’engouffre dans l’indifférence tel un feu,
Qui le ronge tant de l’intérieur et en même en tous lieux.

 

En cette terre de France,
Le berceau de cette église telle une enfance,
Brûle la plus belle des œuvres dédiées par les hommes de foi,
Où bien des gens y vinrent prier, supplier et me remercier de nombreuses fois.

 

Lieu de pèlerinage,
Pour gens de tous les âges,
Construits de mains d’artistes au grand talent,
Témoin de l’histoire qui se voulaient être toujours présents.

 

Cathédrale en l’honneur de ma mère,
Épouse virginale de mon bienveillant père,
Qui m’enseignèrent toutes les saintes prières,
Bien avant que je vous laisse avec amour le « Notre Père ».

 

Qu’avez-vous fait de mon message d’amour ?
Vous l’avez remplacé par de pompeux discours.
En cette semaine où vous commémorez ma mort sur la croix,
Je vous ai laissé de vous aimer les uns, les autres comme ultime loi.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Puisse cette eau

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Photo par Phylactère

 

Puisse cette eau

 

En un temps il faut se purifier,

Et est une chose à faire par nécessité,

En un temps plus que certain se confesser,

 Et est chose nécessaire pour ses péchés se libérer.

 

Mais de tous les symboles sacrés,

Que ce soit le sel protecteur contre les forces obscures,

Les pendentifs que pieusement nous portons et qui perdurent,

Un seul pourtant garde avec force nos âmes loin des lieux damnés.

 

C’est en réfléchissant à cette vérité,

Que bien sereinement j’ai laissé sur moi l’eau couler,

Couler en méditant sur ma vie tant actuelle que passée,

Couler en sachant que cette photo sera peut-être immortalisée.

 

Ai-je bien réussi mon chemin ?

Ai-je vraiment assumé mon destin ?

Pourrais-je décrire mon parcours sur un parchemin ?

Aurais-je à en tirer fierté en le donnant à Dieu de main à main ?

 

C’est vrai que j’aurais pu faire mieux,

Comme il est tout aussi vrai que j’aurais pu faire pire,

Certes, je n’ai point construit d’église ni bâti un empire,

Mais, sous l’ordre du Christ, j’ai pris ma croix et marché sous les cieux.

 

Affrontant bien des regards malsains,

Tout en ayant pitié de ceux qui craignent des lendemains,

Car qui suis-je pour juger autrui de leurs erreurs face à leurs peurs ?

Comme cette terre et tous ceux que nous aimons nous quitterons à notre heure.

 

Alors voici mon humble vœu !

Une requête que j’adresse à mon Dieu,

Puisse cette eau purifier mon corps et mon esprit,

Afin d’entreprendre avec grande joie une nouvelle vie.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Un excellent article à découvrir

Un excellent article à découvrir

Bonjour tout le monde,

IMG_20180816_154012_529C’est avec un plaisir immense que je partage au sein de mon blogue artistique un interview réalisé par un journal web avec un modèle vivant et écrivain de renom en Europe. Personnellement, je trouve fort approprié de publier quel tel ledit article, du moins les questions-réponses entre le reporter et son invité. Par un double souci d’honnêteté intellectuelle, j’ai décidé d’une part, de ne pas émettre d’opinion sur l’ensemble de l’interview et, d’autre part, de mettre en annexe un lien menant directement sur le site web dudit journal. Pourquoi ai-je préféré de ne pas émettre mon opinion? Tout simplement pour favoriser chez le lecteur et la lectrice le développement de sa propre critique.

Merci pour votre fidélité et bonne lecture !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Xavier Deutsch: «Je suis un exhibitionniste assumé»

Entre deux romans, l’écrivain belge pose comme modèle vivant. Interview.

Entre le vieux poêle et les murs couverts de livres de sa jolie maison de Chaumont-Gistoux, il écrit. À l’ancienne: avec un stylo, sur du papier. Depuis des décennies, Xavier Deutsch signe des romans mais aussi des nouvelles, essais, pièces de théâtre, récits pour enfants et des chroniques. Mais cet attachement forcené au monde des lettres n’empêche pas l’auteur belge et prix Rossel 2002 d’avoir d’autres amours. Il y a la route d’abord. Xavier Deutsch a passé son permis poids lourds car «les camions sont fascinants, de vrais personnages de romans» et s’est offert une moto, une Mash Seventy-five. Il aime aussi la photo et l’art à qui il se donne corps et âme. L’homme de plume a choisi d’être modèle vivant.

Pourquoi cette activité?

Ma place sur terre, c’est l’écriture. C’est là que je me sens comblé. Mais cela ne m’empêche pas de vivre d’autres choses. Je suis mes envies, comme celle d’être modèle vivant. Je me suis inscrit dans une asbl qui propose des modèles aux artistes.

Que faites-vous du tabou de la nudité?

J’en fais des petits copeaux. Je m’en libère. Ce qui compte, c’est de trouver la joie et rejoindre l’homme que je suis. Cela m’est égal de savoir que pour certains, cela ne se fait pas. Je n’articule pas mes préférences en fonction de l’ère du temps.

Vous exercez cette activité pour des raisons financières?

Non! Quand je suis rémunéré, c’est bien, mais il m’arrive régulièrement de poser gratuitement. C’est de l’exhibitionnisme assumé et non pathologique car je n’impose ma nudité à personne. Mais surtout, poser nu m’offre de la plénitude, de la sérénité et de la joie.

Vous vous sentez alors homme objet?

C’est très reposant d’être un homme objet. Poser pendant trois heures dans la même attitude pour un sculpteur est parfois contraignant, mais être immobile, silencieux, offert et en même temps très présent est une expérience enrichissante. D’autant plus intéressante que, dans ma vie, je suis toujours au taquet, dans la décision et l’action. Poser nu n’est pas de la méditation mais il faut être là!

Vous êtes modèle et vous avez signé un roman érotique «La boîte en fer-blanc» ainsi que «Carnet de bord», un jeu de piste sensuel pour couples amoureux…

J’ai conçu ce jeu pour couples de toute nature à la demande d’une amie de ma femme. Elle me savait très joueur. Quant au roman érotique, je l’ai publié en même temps qu’un essai sur le monde contemporain, un livre de 200 nouvelles et un ouvrage pour enfants. Je voulais d’ailleurs que les quatre publications soient vendues dans un même coffret pour qu’elles puissent être achetées par une famille et partagées en fonction de l’âge et des envies. Mais le sexe m’intéresse bien moins que l’érotisme. L’un répond à un besoin du corps et l’autre du cerveau. Pour moi, l’érotisme intègre le corps, mais aussi le trouble, l’émotion.

Vous avez une croix chrétienne tatouée sur l’épaule. Comment conciliez-vous votre attachement au corps et à l’érotisme à votre foi? Le sexe et l’église ne font pas bon ménage…

Je suis croyant, je vais à la messe et je ne vois pas de contradiction entre ma foi et mes activités de modèle nu. Les évangiles sont des livres d’épanouissement et Jésus ne désire que notre bonheur et notre liberté. Le sexe vu comme un péché est une construction de l’Église et, s’il est vécu dans le respect de soi-même et des autres, je ne comprends pas qu’on s’en méfie. Par ailleurs Jésus s’entendait bien avec Marie-Madeleine et je ne serais pas choqué de savoir qu’ils se sont aimés. D’ailleurs, ça ne nous regarde pas.

 Propos recueillis par Joëlle Smets.

Source : http://soirmag.lesoir.be/171276/article/2018-08-14/xavier-deutsch-je-suis-un-exhibitionniste-assume

Assoupie en liberté

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Primeur offerte par mon amie Angélina de la France

 

Un de mes plus beaux poèmes à ce jour

Assoupie en liberté

 

Je suis simple fille d’une mère,

Qui est née durant la dernière guerre,

D’un père mort sur les champs d’honneur,

Pour son malheur mais pour sa patrie son bonheur.

 

Je naquis dans un village de Provence,

Où j’ai grandi jusqu’à la fin de mon adolescence,

J’y ai fredonné des chansonnettes de mon enfance,

Tout en faisant la rencontre de mes premières romances.

 

Mais nécessité oblige j’ai quitté ces lieux,

Pour me diriger sous d’autres cieux,

Remplaçant le parfum des fleurs,

Par celui de la faim et de la peur.

 

Dans cette ville-lumière,

J’y ai vécu la pauvreté et l’enfer.

Mais, parfois, des mots tendres prononcés,

Par des hommes aux mains baladeuses et mal intentionnés.

 

Je n’en pouvais plus de satisfaire ces notables,

Aux dents blanches et à la parole si facile,

Pour qui tout devait leur être si docile,

Et pour qui tout leur était redevable.

 

Dans la bise de la nuit,

Je me suis rappelé mon village chéri,

Où les gens avaient un cœur toujours attendri,

Et une main toujours secourable pour les démunis.

 

Décidée de rejoindre gens de mon pays,

De cette contrée aux milles champs fleuris,

Où sonnèrent cloche d’église et mille clochettes,

Celle de mon église et de toutes ces charmantes biquettes.

 

Je fis ces quelques pas,

Toujours en allant tout droit,

Sans jamais un seul instant me retourner,

Car au fond de mon âme autre devait être ma destiné.

 

Quel beau village où je suis née,

Quel magnifique village où je suis retournée,

Quel prés vert de celui de mon ami Jacques et tous ses vers,

Que j’aimais tant écouter sans dire mots lorsqu’il prenait un verre.

 

Aussitôt arrivée à la clairière de la forêt,

J’ai préféré me diriger vers les champs et y faire un arrêt,

C’est en entendant les oiseaux de ces bois chanter,

Que je me suis finalement assoupie en liberté.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une couronne

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Une couronne

 

Une couronne de roses,

Pour cette humanité en perdition,

Roses de prières récitées par les anges en union,

En union avec les âmes de nos fidèles défunts dans la fosse.

 

Pourquoi envers l’Église tant de haine ?

Pourquoi tant de mépris envers le message du Sauveur ?

Venu nous sauver de nos craintes, de nos doutes et de nos peurs.

Et sa Parole ? Ne vaut-elle pas les plus beaux poèmes de Verlaine ?

 

Une couronne de pierre,

À offrir aux pieds de l’apôtre Pierre,

Afin de nous préserver de notre propre reniement,

Lorsque le coq du Malin chantera au matin de notre mort assurément.

 

Une couronne de larmes,

Pour ceux qui sont morts au nom de leur foi,

Torturés et rejetés par leurs pairs de nombreuses fois,

Certains combattirent courageusement les tyrans avec armes.

 

Une couronne offerte par un ange avec amour,

Aux âmes oubliées dans les limbes depuis toujours,

À nos chers disparus qui ont sans cesse intercédé pour nous,

Une couronne de vie éternelle dans la cœur de chacun d’entre vous.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Voilà ma prière envers toi…

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Voilà ma prière envers toi

 

Homme choisi parmi les siens,

Selon Sa volonté, tu as épaulé les chrétiens,

Leur donnant lettres d’exhortations et de sagesse,

Devant persécutions, tu gardas en sa parole la foi et l’allégresse.

 

Témoin privilégié des actes du Fils de Dieu,

Il te légua son Église voulue par son Père dans les Cieux,

Tu n’avais certes pas l’éloquence des sophistes ni gens instruits,

Et pourtant, tu as offert aux tiens ton espérance en la source de vie.

 

Simon ! Ô Simon ! Tu es Pierre !

En toi est confiée l’Église de cœur et de chair.

Sang et larmes des martyrs qui par amour coulèrent,

Écrivant à la douce mémoire de tes enfants leurs prières.

 

Souviens-toi de tous les persécutés,

Qui en ces sombres jours qui sont les derniers,

Fortifies-les en leur espérance en un monde nouveau,

Voilà ma supplique envers toi qui est avec Le Seigneur là-haut.

 

de

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Un art véritable : Le bonheur de vivre

 

 

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Un art véritable : Le bonheur de vivre

Bonjour tout le monde,

J’espère de tout mon cœur que la saison hivernale vous soit des plus bienfaisantes. Pour ma part, j’aime beaucoup cette saison même si parfois la tentation de rester bien au chaud, emmitouflé dans mes draps et loin de la vie citadine, est plus forte que moi. Quoi de mieux qu’une bonne boisson chaude devant un poste de télévision ou bien en écoutant une douce mélodie? Il va de soi que dès le beau temps revenu, j’en profite pour mettre le pied à l’extérieur et me geler le bout du nez. Après tout, j’ai la chance incroyable de vivre au sein d’un pays dans lequel les quatre saisons offrent à qui sait l’apprécier leurs beautés exceptionnelles.

Bref, je me suis baladé en cette belle fin d’après-midi afin de profiter d’un accalmi avant une tempête annoncée par le service météorologique du Canada, et ce pour toute la semaine prochaine. Je ne dis pas qu’il m’est interdit de sortir de chez-moi en pareilles circonstances. Bien au contraire!

« Pourquoi alors sortir de chez-moi? » me direz-vous. Une question qui mérite cette réponse d’une simplicité sans équivoque : Me balader pour admirer la diversité de mon milieu de vie! Me promener tout en admirant la beauté qui se trouve en chaque personne que je rencontre! Entreprendre un humble pèlerinage vers l’église où j’assiste à la célébration eucharistique dominicale! Rendre grâce à la vie! Rendre grâce à Dieu! Savoir que je suis heureux comme je suis. Telle a été ma routine en ce samedi 24 janvier de l’an de grâce 2015.

Toutefois, un événement tout à fait inusité allait rendre ce samedi encore plus intéressant au plan de la spiritualité. En effet, la vie nous réserve souvent des surprises qui agrémentent notre quotidien. Soyez sans crainte! Nul voix est sortie du Ciel pour m’annoncer une révélation divine et m’ordonnant de fonder une nouvelle doctrine religieuse, une parmi tant d’autres, dans le but de sauver l’humanité. À vrai dire, ledit événement réveilla en moi une vérité sur ce qu’est le bonheur véritable.

C’est ainsi qu’une charmante dame m’a reconnu lorsque je suis entré dans l’un de mes restaurants préférés à Québec, après bien entendu avoir assisté à la célébration eucharistique de 16:00 en l’église St-Fidèle de Québec. Une église toute simple, comme l’on en retrouve un peu partout au Québec, fille abandonnée par la mère-Patrie puisqu’elle ne valait aux yeux de celle-ci que « quelques arpents de neige » aux mains de la Divine Albion.

10945645_1592584164306021_3552974634098484900_n« Bonjour monsieur St-Gelais! » me dit-elle avec un grand sourire. Quelle stupéfaction ai-je ressentie en revoyant une dame avec qui j’ai connu de bons moments, et ce après plusieurs années. Nous avons bien sûr profité de notre rencontre brève mais très agréable pour échanger et s’informer de nos parcours de vie. Un échange franc, direct et sans retenu tel que nous Québécois savons si bien réalisé sans pour autant versé dans le rustique.

Savez-vous quoi? C’est ça le vrai bonheur! Savoir à quel point nous sommes appréciés par ceux et par celles que la vie nous a permis de rencontrer au cours de notre voyage sur cette belle planète que l’on appelle la terre. Une terre où nous sommes avant toute chose les locataires auprès de nos descendants.

Je ne demande pas d’être un millionnaire, ni un grand sage et encore moins un philanthrope ou être un artiste de renommée internationale. Pour moi, rien de tout cela ne fait le bonheur véritable. Oui, on peut en retirer du plaisir mais il sera toujours éphémère. Seul le bonheur que l’on a su partager reste gravé dans le temps via les cœurs qui ont vu l’être humain en nous et nous en eux.

Apprendre cette noble vérité constitue sans aucun doute, enfin je le crois sincèrement, la plus belle œuvre d’art que nous devrions essayer de réaliser au cours de notre vie. Quel grand artiste est celui qui saura réussir à entretenir le feu de la passion du bonheur en lui et dans le cœur de l’autre.

Merci de m’avoir lu!

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada