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En une chaude journée

En une chaude journée Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Gb62 d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/On-a-hot-day-928050254

En une chaude journée

 

En une chaude journée,

Chez grand-mère, je suis allé,

Porter des galettes et un pot de beurre,

Je me suis levé le cœur léger et de belle heure.

 

Marchand avec une étonnante insouciance.

J’avais depuis longtemps quitté l’enfance et l’adolescence.

Sentant l’arôme des fleurs épanouies sous les rayons du soleil,

Je faisais que jouir de cette saison remplie de tant de merveilles.

 

Sans crier gare ! Un loup majestueux s’avança vers moi.

Il marmonna : « Bonjour chaperon rouge ! Tu te promènes dans les bois. »

Je lui répondis : « Je m’en vais voir mère-grand afin de lui tenir compagnie. »

« Des gestes réconfortants sont toujours appréciés. » Je lui ai dit.

 

« Comme tu es devenue belle et grande maintenant. »

« Tes attributs féminins ont fait de toi le rêve de tous les princes charmants. »

« Si la saveur de ton intimité est égale à ton incroyable beauté. »

« Je t’implore, ô, chaperon rouge. À ta sève pure, permets-moi d’y goûter. »

 

Tel le corbeau sur un arbre perché,

Je n’ai pas pu, à cette supplication, m’empêcher,

D’étendre mon corps dénudé sur l’herbe fraîche et verte,

Et d’offrir à ce nouvel ami ce plat exquis par mes jambes grandes ouvertes.

 

Quel délice suave ! Le roi de cette forêt m’a fait découvrir.

Vous pouvez deviner qu’en cette occasion, j’y ai pris du plaisir.

Une fois cette expérience unique en son genre fut terminée,

Sans dire mot, mais si comblée, je me suis prestement rhabillée.

 

Je repris alors mes esprits afin de reprendre mon chemin,

Et je me dirigeai chez grand-mère en chantant avec entrain.

Fait étrange ! Je ne m’étais jamais sentie aussi joyeuse et forte.

Comme quoi, même si le loup me mangea, je n’en suis point morte.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada 

À la mémoire de mon beau-frère Lucien L.

À la mémoire de mon frère Lucien L. Photo par Placi1 Texte: Auteur inconnu.

Texte pour commémorer le 4e anniversaire du décès de mon beau-frère décédé le 18 février 2018

À la mémoire de mon beau-frère Lucien L.

La petite Espérance

« C’est la petite lumière qui brille au fond de ton cœur et que nul au monde ne saurait éteindre. Si ton cœur est brisé, malheureux, perdu, si ta vie est triste, monotone, sans saveur, si l’angoisse parfois et souvent te saisit, la petite espérance est là, au fond de ton cœur et va te permettre de remonter la pente. Elle est le doux printemps qui surgit après l’hiver, elle est ta bonne étoile qui scintille dans le ciel, elle est le souffle du vent qui chasse les nuages…

Si tu te crois sans force, sans idée, sans espoir, tout au fond d’une impasse, dans le noir d’un tunnel, si tu n’as plus le goût à rien, ni même celui de vivre…

La petite espérance est encore là, au fond de ton cœur et te donne du courage quand tout semble fini. Elle est la goutte d’eau pure qui jaillit de la source, le jeune bourgeon qui permet à l’arbre de reverdir, la clarté du jour, là-bas, au bout de la nuit. Merci d’être toujours là, ma petite espérance, tout au fond de mon cœur. Ma merveilleuse lampe magique où je puise tous mes rêves, toi qui ne connais pas le mot FIN. »

Je voudrais remercier cet auteur inconnu pour avoir prêté ces quelques mots à mon père afin qu’il puisse exprimer ses sentiments à ma mère avant de rendre son dernier souffle.

Signé Sébastien L. de Sept-Îles de la province de Québec au Canada

Elle était surprise

Elle était surprise Poème de Rolland Jr St-Gelais Peinture de Noble Roro de la France

Elle était surprise

 

En ce champ de la France,

Où les fleurs parfumèrent de leur flagrance,

Je me suis longtemps promené loin de mon pays.

Le temps était si agréable qu’une idée en moi surgit.

 

Une envie folle est venue en mon esprit.

Pourquoi me gêner, car, après tout, j’ai juste une vie.

Mes vêtements, un par un, j’ai enlevé avec délicatesse.

Dévoilant ainsi à la nature mes frêles fesses.

 

Tout en poursuivant mon chemin, je vis un lac.

Sans plus attendre, je m’y jetai, en faisant flaque et flaque.

Sans avoir, au préalable, déposé mes habits au pied d’un arbre.

Un géant aux feuilles tendres, mais, en dedans, fort comme du marbre.

 

Quel bonheur de nager en cette eau si saine !

Que je n’avais point remarqué une dame un peu vilaine !

Elle me regardait avec une intention vraiment coquine.

De voler mes vêtements et de se cacher telle une fouine.

 

Le temps de la baignade passa agréablement,

Il fallait bien que je sorte de ce lac inévitablement.

Je me suis dirigé vers le gardien de mon trésor sacré.

Et de mes vêtements, recouvrir ma nudité, depuis peu dévoilée.

 

Jolie dame sortie alors de sa cachette.

Espérait-elle que j’aille lui conter fleurette ?

Quoiqu’il en soit, je me suis retrouvé nu devant elle.

Nu comme un ver prêt à se faire dévorer par une hirondelle.

 

Face à ma carrure d’homme pleinement accompli.

Dans ses yeux émerveillés de voir tant de vie,

Elle était, dans son âme, tellement éprise.

Face à ma virilité, elle était surprise.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ma randonnée matinale

Ma randonnée matinale Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Gb62da Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Her-morning-hike-887558159

Ma randonnée matinale

 

Journée du mois d’août,

Journée de ce parfum si doux,

Journée du milieu de l’été,

Journée faite pour se balader.

 

Sous les rayons chauds du soleil,

Je m’en vais découvrir les merveilles,

De cette campagne qui me surprend,

Tel un enfant qui aurait attendu longtemps.

 

Attendre la saison des vacances,

Loin des leçons et des remontrances,

Mais proche de la nature et de la claire forêt,

Afin d’écouter le silence apaisant pendant qu’on y est.

 

C’est le temps de profiter de la chaude saison,

Le temps de fredonner un air d’une vieille chanson,

De psalmodier quelques poèmes que ma mère récitait,

Et que j’écoutais religieusement comme si elle priait.

 

En cette belle matinée champêtre,

Je me promène en cherchant un vieux hêtre,

Cet arbre que mon grand-père avait jadis planté,

Le jour où il demanda ma grand-mère si elle voulait l’épouser.

 

Quelle extraordinaire randonnée,

Car, en cette journée d’été, j’ai retrouvé,

L’endroit où leur aventure s’est déclenchée,

Et qui par leur descendance va à jamais continuer.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

 

 

L’esprit de la nature

L’esprit de la nature Texte de Rolland Jr St-Gelais photo par NatureEro Source : https://www.deviantart.com/natureero/art/Spirit-Of-The-River-15-768627357

L’esprit de la nature

Plus que le temps passe et plus je comprends l’importance de renouer avec l’esprit de la nature. Un esprit qui nous unit avec l’origine de la vie laquelle dépend de la force inhérente de la nature. Une nature qui ne devrait pas être là comme un serviteur, voire comme un esclave. Bien au contraire! Ce serait davantage à nous de veiller à ses besoins.

C’est un fait indéniable que nous dépendons à la fois de ses richesses et de sa vitalité grâce à sa grande diversité. Des richesses qui se retrouvent dans l’ensemble des éléments qui la composent. Une vitalité qui se manifeste parfois de manière subtile, parfois de manière créative ou encore de manière flamboyante dans chacun de ses aspects. Par exemple, la goutte d’eau qui glisse doucement sur la feuille d’un arbre et qui tombe dans un silence profond sur le sol afin de l’abreuver démontre à la perfection une telle subtilité. Enfin, il suffit de parcourir un des nombreux parcs nationaux pour saisir la diversité qui regorge en son sein.

Les êtres humains doivent réapprendre à vivre en symbiose avec la nature. Mais, attention ! Il n’est nullement question de renier les bienfaits de la technologie, voire la haute technologie, avec laquelle la qualité de la vie a pris un tournant plus que positif depuis notamment les cinquante dernières années. Est-il utile de vous rappeler que le domaine de l’informatique, à titre d’exemple, a rendu possible l’instantanéité de communication entre des individus éloignés les uns des autres par des milliers de kilomètres? Une réalité qui n’existait pas encore voilà quelques années déjà. Oui, l’avancée technologique et scientifique a eu aussi des conséquences positives pour la plupart des gens.

Cependant, cela a été fait dans une certaine mesure en favorisant une déconnexion entre l’esprit de l’individu et celui de la nature. En effet, d’une part, l’idée de la toute-puissance de l’être humain a émergé à l’ère dite post-moderne et d’autre part, la nature a été mise au rang de simple pourvoyeuse de matières premières dans l’optique de créer des produits dans le seul but de satisfaire les besoins, trop souvent superflus, de la société dite de consommation, voire de surconsommation. Or, la pandémie dans laquelle nous nous retrouvons actuellement a permis la prise de conscience que l’être humain est responsable de la nature et que celle-ci lui rendra ce qu’il aura semé en elle.

Il serait peut-être le temps de renouer avec la nature. Le temps de s’apprivoiser mutuellement. Je termine cet article avec ceci ; la nature ne doit absolument rien. Or, nous lui devons tout et avant toute chose, nous lui devons la vie.

Merci de m’avoir lu.

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada