Archives de tags | opinion

Artiste féminin

IMG_20180915_174208_314

 

Quels beaux sourires !

 

Artiste féminin

C’est toujours plaisant d’être en compagnie d’artiste féminin à la joie de vivre. Séance du 15 septembre 2018 à Montréal.

de

RollandJr St-Gelais de Québec

Il y a des lieux à respecter

IMG_20180902_165918

 

Votre humble serviteur : RollandJr St-Gelais

 

Il y a des lieux à respecter

Bonjour tout le monde,

Je profite de l’occasion qui m’est donné pour souhaiter à mes compatriotes un bon congé de la fête du travail et aux étudiants-es un bon retour aux études. Bienheureux celui qui peut travailler, il sera comblé chaque jour de sa vie. Bienheureux celui qui peut s’instruire, les portes du futur lui seront grandes ouvertes.

Sous un autre ordre d’idée, je dois vous avouer que je suis quelque peu scandalisé lorsque certains quotidiens rapportent des nouvelles de ce genre. En effet, je suis scandalisé pour les raisons suivantes : En premier lieu, le manque flagrant de respect envers les lieux de culte notamment ceux qui sont dédiés à la religion catholique. Pourquoi un tel manque de respect ? Quelle en est l’utilité ? D’autres choix s’offrent-ils aux modèles vivants dans le cadre de leur performance de nudité artistique ? Personnellement, je me vois mal poser nu dans les lieux de culte lesquels relèvent d’une importance capitale pour un grand nombre d’individus. Un tel irrespect fait preuve d’une faible maturité tant chez le modèle vivant que chez ses collaborateurs.

Vient en second lieu, une carence flagrante dans la capacité de créativité des modèles et de leurs acolytes. Par ailleurs, la nature offre tant d’endroits magnifiques où de telles scènes peuvent être réalisées. Sans compter les nombreux studios réservés à cette fin, sans omettre le fait que plusieurs d’entre eux ont des appareils photos haut de gamme et qui sont fort possiblement d’une aide incomparable que de tels lieux de culte.

Au fait, je sais très bien de quoi je parle. En effet, une réalisation de nudité artistique a déjà eu lieu dans un studio de Montréal dans laquelle j’avais pris la position du Christ sur la croix. Mais, attention ! Aucune provocation ne ressortait de ma pose. Bien au contraire ! Le respect envers la foi chrétienne a été de mise dans la prise de position. Un respect qui aura toujours place dans mon cheminent artistique. Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

L’artiste Déborah de Robertis arrêtée après s’être exhibée nue dans le sanctuaire de Lourdes

La foule des pèlerins n’a pas dû en croire ses yeux en voyant, vendredi vers 17h40, une drôle d’apparition en plein milieu du sanctuaire de Lourdes. Déborah de Robertis, artiste performeuse luxembourgeoise âgée de 34 ans, se trouvait entièrement nue devant une assemblée de croyants et de religieuses. Ses cheveux seuls étaient recouverts d’un voile bleu de madone. Dans une vidéo postée sur YouTube, mais supprimée depuis, on voit des catholiques intervenir pour recouvrir sa nudité.

Interpellée et placée en garde à vue

La jeune femme a été interpellée, et placée en garde à vue pour exhibition sexuelle, selon une source policière interrogée par le JDD. Cette dernière est déjà connue des services de police pour ce type de délit. L’artiste féministe utilise en effet sa nudité pour des performances ; elle avait par exemple posé nue, les jambes écartées, devant la Joconde au musée du Louvre à Paris. Le tribunal correctionnel de Paris l’avait condamnée à 35 heures de travail d’intérêt général pour avoir mordu au bras un gardien, mais elle avait été relaxée du chef d’exhibition sexuelle. 

Le 29 mai 2014, la performeuse avait tranquillement reproduit la pose du modèle de L’Origine du monde de Courbet, tableau exposé au musée d’Orsay. Déborah de Robertis, ancienne membre des Femen, dit questionner la place des femmes dans la société, à travers ses happenings. Lors de ses précédentes comparutions devant la justice, elle avait dit sa volonté de recommencer, c’est selon elle son rôle d’artiste.

Source : https://www.lejdd.fr/societe/lartiste-deborah-de-robertis-nue-dans-le-sanctuaire-de-lourdes-3745232

Interpellation

40472396_1712504672212020_7808320165547868160_n

Méli Mélo par Juste Angèle de la France

Interpellation

« Aujourd’hui, Rolland et moi avons été interpellés pour un poème qu’il a fait sur une de mes toiles. Il parait que quand on est modèle on ne doit pas parler ni écrire de sexualité et surtout pas de rapport entre les corps… Cette dame ne comprend pas qu’il puisse être poète ET modèle. Pourtant les toiles, mes dessins collent parfaitement aux magnifiques poèmes qu’il peut écrire. Ne soyons pas cloisonnés dans nos vies et encore moins dans notre art. Les cases c’est pour y mettre des croix. Merci Rolland pour tout, et j’espère que notre collaboration va continuer longtemps. »

De mon amie Juste Angèle de la France

Petite réflexion en ce 29 août 2018 

IMG_0069_edited

Petite réflexion en ce 29 août 2018 

Bonjour tout le monde, 

Comment allez-vous ? Pour ma part, je suis en mode réflexion. Oui, vous avez bien lu. Un homme peut parfois réfléchir. Non, je blague. De nos jours, réfléchir est une capacité que l’on voit de plus en plus rarement en ce monde. Bienheureux ceux qui savent utiliser ce don à bon escient, ils éviteront bien des problèmes. 

Ceci écrit, j’ai réfléchi sur une question que les gens deIMG_0030_edited mon âge se posent et qui est : qu’aurait été ma vie si j’avais fait tel ou tel choix ? Personnellement, cette question semble être tout à fait superflue. Trois raisons majeures me poussent à une telle conclusion. La première réside dans les facteurs dits “impondérables”, c’est-à-dire ceux qui de par leurs présences influencent le cours de l’histoire de chacun d’entre nous. Par exemple, les gens qui jalonnent le parcours de notre vie et qui nous influencent de manière positive ou négative. Je dois avouer que le fait d’avoir fait très tôt dans ma vie la connaissance de gens ayant fréquenté le milieu universitaire a eu une influence incommensurable dans ma décision de poursuivre des études universitaires. 

Ai-je bien fait d’avoir choisi une telle option ? Sans aucun doute ! Par ailleurs, c’est peut-être l’une des rares décisions prises dans ma vie dont j’en retire une réelle fierté. La connaissance est la plus grande richesse que l’on peut se donner et que l’on doit transmettre aux générations futures. Fait à noter ! C’est la première promesse de grande importance que j’avais faites à ma mère.  Et je ne l’ai jamais regretté par la suite. 

IMG_0015_editedAutre question concernant le déroulement de ma vie : qu’aurait-elle été si j’étais né avec tous mes morceaux ? Là encore, bien malin celui qui peut deviner avec exactitude la réponse. Par ailleurs, le postulat de base de mon raisonnement devrait être qu’effectivement, je suis né avec tous mes membres, ceux que la vie a bien voulu m’accorder par le biais du drame de la thalidomide. Drame qui toucha un nombre considérable d’enfants, de familles et de parents. Un drame qui illustre bien que l’appât du gain puisse prendre le pas sur la dignité humaine. En dépit ce que certaines personnes puissent penser, je considère que j’ai réussi ma vie sous bien des égards. Ma passion de modèle vivant pour des écoles d’arts et des ateliers, mon amour de la poésie, mon talent en photographie et bien d’autres domaines démontrent que je réussie fort bien à m’intégrer dans le monde. Certes, je ne me lève pas chaque matin pour me rendre au boulot avec une boîte à lunch sous le bras, mais ce que je fais, je le fais avec un sens professionnel indéniable. 

Aurais-je pu m’exprimer de la même façon si j’étais né non handicapé ? Je ne le crois absolument pas. Et pour cause puisque la réalité, c’est-à-dire ma réalité, aurait été aux antipodes de ce qu’elle est maintenant. Aurais-je été plus heureux ? Voilà bien une question où la réponse finale dépend de facteurs qui auraient été fort possiblement autres de ce que je vis actuellement. 

La seconde raison réside dans le regard que je pose actuellement dans ma vie. Élément intéressant à noter ! Être modèle vivant m’a amené à prendre davantage connaissance sur le regard qu’ont les gens sur le corps. Tous sont appelés à apprécier ce que leurs corps sont, mais peu sont élus. Que de défauts on trouve sur notre corps. Nous aimerions qu’il soit ainsi, comme cela, avec moins de ci et plus de ça. Ne vous en faites pas, j’ai moi aussi une telle tendance. Ce que nous aimerions être parfait. Mais, au fait, qu’est-ce la perfection ? 

La perfection ne peut exister en ce monde puisque parIMG_0074_edited une pure logique, ce que l’on obtient d’une main, on le perd de l’autre. Un autre dicton affirme ceci : “Il est bon que l’on n’ait pas tout ce que l’on désire, cela nous permet d’apprécier ce que l’on a.” Voilà le fondement de philosophie de ma vie : Savoir apprécier ce que j’ai, ce que je suis et ce que j’ai accompli jusqu’à maintenant sans pour autant cesser de chercher ce qui pourrait me faire avancer. Ici, il est utile de savoir faire preuve d’un peu d’humilité face à soi-même. D’ailleurs, tout souverain digne de ce nom doit savoir reconnaître tant ses faiblesses, ses erreurs, ses carences que ses forces, réussites et ses avantages. Chose assez cocasse à retenir ! Il existe une prière assez célèbre dans les divers regroupements de gens ayant développé des dépendances tant aux narcotiques que de l’alcool ou de tous comportements destructeurs. Ladite prière peut être récitée par toute personne indépendamment de leurs croyances religieuses ou de leurs philosophies de vie. Vous trouverez ci-joint ladite prière connue sous le vocable de “ La prière de Sérénité ”. 

La prière de Sérénité 

Mon Dieu, 

Donnez-moi la Sérénité 

D’accepter les choses que je ne peux changer, 

Le Courage 

De changer les choses que je peux, 

Et la Sagesse 

D’en faire la Différence.

Amen

IMG_0049_editedLa dernière raison de ne pas trop me poser la question à savoir comment aurait été ma vie avec tous les “si” imaginables et inimaginables qui peuvent surgir en mon esprit réside sur un autre postulat de base. Ce qui est fait, est fait. Mais ce qui peut arriver de notre avenir dépend en bonne partie de ce que nous attendons de nous-mêmes. Tout peut changer à partir du jour où nous décidons de prendre notre vie en mains. Quels sont nos rêves ? Quels sont nos objectifs pour le futur ? Quels sont les moyens mis à notre disposition pour les atteindre ? Et que pouvons-nous faire pour y remédier avenant le cas où les limites dépassent nos possibilités ? Puisqu’il faut avoir deux jambes pour avancer, il faut se baser sur deux options complémentaires. D’une part, abaisser le seuil à atteindre de manière à le rendre plus réalisable et d’autre part, chercher les outils nécessaires pour atteindre le but fixé. Mais l’essentiel est de faire preuve de patience en toute chose. Rappelons-nous que Rome ne s’est pas bâtie en un jour. 

En résumé, je voulais faire part de ma réflexion en ce40075790_10155921834272523_1782910610413977600_n jour du 29 août 2018. Une journée où la pluie rafraîchit l’air ambiant de la belle ville de Québec. Une journée qui porte à la réflexion, à la méditation et à partager avec les gens que l’on aime. Je dirais en terminant cette missive de ne jamais regretter ce que vous avez fait dans votre vie, ni ce que vous êtes. Vous avez fait de votre mieux et c’est ce qui fait de vous une personne unique et extraordinaire. 

Merci pour votre attention. 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

 

Un excellent article à découvrir

Un excellent article à découvrir

Bonjour tout le monde,

IMG_20180816_154012_529C’est avec un plaisir immense que je partage au sein de mon blogue artistique un interview réalisé par un journal web avec un modèle vivant et écrivain de renom en Europe. Personnellement, je trouve fort approprié de publier quel tel ledit article, du moins les questions-réponses entre le reporter et son invité. Par un double souci d’honnêteté intellectuelle, j’ai décidé d’une part, de ne pas émettre d’opinion sur l’ensemble de l’interview et, d’autre part, de mettre en annexe un lien menant directement sur le site web dudit journal. Pourquoi ai-je préféré de ne pas émettre mon opinion? Tout simplement pour favoriser chez le lecteur et la lectrice le développement de sa propre critique.

Merci pour votre fidélité et bonne lecture !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Xavier Deutsch: «Je suis un exhibitionniste assumé»

Entre deux romans, l’écrivain belge pose comme modèle vivant. Interview.

Entre le vieux poêle et les murs couverts de livres de sa jolie maison de Chaumont-Gistoux, il écrit. À l’ancienne: avec un stylo, sur du papier. Depuis des décennies, Xavier Deutsch signe des romans mais aussi des nouvelles, essais, pièces de théâtre, récits pour enfants et des chroniques. Mais cet attachement forcené au monde des lettres n’empêche pas l’auteur belge et prix Rossel 2002 d’avoir d’autres amours. Il y a la route d’abord. Xavier Deutsch a passé son permis poids lourds car «les camions sont fascinants, de vrais personnages de romans» et s’est offert une moto, une Mash Seventy-five. Il aime aussi la photo et l’art à qui il se donne corps et âme. L’homme de plume a choisi d’être modèle vivant.

Pourquoi cette activité?

Ma place sur terre, c’est l’écriture. C’est là que je me sens comblé. Mais cela ne m’empêche pas de vivre d’autres choses. Je suis mes envies, comme celle d’être modèle vivant. Je me suis inscrit dans une asbl qui propose des modèles aux artistes.

Que faites-vous du tabou de la nudité?

J’en fais des petits copeaux. Je m’en libère. Ce qui compte, c’est de trouver la joie et rejoindre l’homme que je suis. Cela m’est égal de savoir que pour certains, cela ne se fait pas. Je n’articule pas mes préférences en fonction de l’ère du temps.

Vous exercez cette activité pour des raisons financières?

Non! Quand je suis rémunéré, c’est bien, mais il m’arrive régulièrement de poser gratuitement. C’est de l’exhibitionnisme assumé et non pathologique car je n’impose ma nudité à personne. Mais surtout, poser nu m’offre de la plénitude, de la sérénité et de la joie.

Vous vous sentez alors homme objet?

C’est très reposant d’être un homme objet. Poser pendant trois heures dans la même attitude pour un sculpteur est parfois contraignant, mais être immobile, silencieux, offert et en même temps très présent est une expérience enrichissante. D’autant plus intéressante que, dans ma vie, je suis toujours au taquet, dans la décision et l’action. Poser nu n’est pas de la méditation mais il faut être là!

Vous êtes modèle et vous avez signé un roman érotique «La boîte en fer-blanc» ainsi que «Carnet de bord», un jeu de piste sensuel pour couples amoureux…

J’ai conçu ce jeu pour couples de toute nature à la demande d’une amie de ma femme. Elle me savait très joueur. Quant au roman érotique, je l’ai publié en même temps qu’un essai sur le monde contemporain, un livre de 200 nouvelles et un ouvrage pour enfants. Je voulais d’ailleurs que les quatre publications soient vendues dans un même coffret pour qu’elles puissent être achetées par une famille et partagées en fonction de l’âge et des envies. Mais le sexe m’intéresse bien moins que l’érotisme. L’un répond à un besoin du corps et l’autre du cerveau. Pour moi, l’érotisme intègre le corps, mais aussi le trouble, l’émotion.

Vous avez une croix chrétienne tatouée sur l’épaule. Comment conciliez-vous votre attachement au corps et à l’érotisme à votre foi? Le sexe et l’église ne font pas bon ménage…

Je suis croyant, je vais à la messe et je ne vois pas de contradiction entre ma foi et mes activités de modèle nu. Les évangiles sont des livres d’épanouissement et Jésus ne désire que notre bonheur et notre liberté. Le sexe vu comme un péché est une construction de l’Église et, s’il est vécu dans le respect de soi-même et des autres, je ne comprends pas qu’on s’en méfie. Par ailleurs Jésus s’entendait bien avec Marie-Madeleine et je ne serais pas choqué de savoir qu’ils se sont aimés. D’ailleurs, ça ne nous regarde pas.

 Propos recueillis par Joëlle Smets.

Source : http://soirmag.lesoir.be/171276/article/2018-08-14/xavier-deutsch-je-suis-un-exhibitionniste-assume

Un aspect historique peu développé

received_10155789185517523

Cacher ce sexe que je ne saurais voir

Un aspect historique peu développé

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. De mon côté, c’est sous une canicule incroyable que je parcours le web à la recherche de sujets susceptibles d’être repris, avec mention des sources, au sein de mon blogue artistique. Une telle recherche est utile pour deux aspects précis.

En premier lieu, rendre ce blogue aussi intéressant que possible en lui accordant une diversité dans ses publications. En second lieu, il s’agit aussi d’une question d’opportunité puisque de tels articles sur la nudité artistique ne sont pas légion en ce monde. Ce qui est déplorable tenant-compte de toute la pornographie qui pollue le web. Comme quoi la noblesse est chose de plus en plus rare en ce monde où le mal a remplacé le bien et la médiocrité prit la place de l’excellence.

Une telle réflexion m’est venue à l’esprit en lisant ce texte dont le sujet est, je l’écris avec un petit sourire aux lèvres, la vision du pénis dans l’art de la Grèce antique. Une Grèce qui a influencé de manière sans équivoque le monde occidental en lui inculquant ses plus belles lettres de noblesse. Une influence qui a aussi une importance plus que considérable dans l’élaboration de la théologie catholique laquelle demeure la pierre angulaire de toutes doctrines chrétiennes dignes de ce nom.

Je vous souhaite une agréable lecture.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Pourquoi les héros des statues grecques ont-ils un si petit pénis ?

Par Marion Guyonvarch 

Source : https://www.beauxarts.com/grand-format/pourquoi-les-heros-des-statues-grecques-ont-ils-un-si-petit-penis/

Ce n’est pas la taille qui compte, certes. Il n’empêche que le contraste entre les corps musclés des héros grecs et leurs attributs nous a intrigués. Enquête, parmi les feuilles de vignes, sur une question bien plus profonde qu’il n’y paraît.

Ne mentez pas, vous vous êtes forcément déjà posé cette question. Alors que tous ces magnifiques éphèbes sculptés dans le marbre affichent une musculature impressionnante et des abdominaux en béton, alors qu’ils sont l’image même du corps parfait et de la virilité dans toute sa splendeur, ils ont tous un petit sexe (en tout cas plus petit que la moyenne). Oui tous : que ce soit le Kouros de Kroisos, qui date de l’époque archaïque vers –540, ou le Diadumène du sculpteur Polyclète réalisé au Ve siècle, les statues grecques – et leurs cousines romaines qui les ont prises pour modèle – sont invariablement dotées d’un petit zizi qui semble bien ridicule en comparaison avec leur stature d’Apollon. Aucune n’échappe à la règle. Mais pourquoi diable cette particularité physique ? Les Grecs avaient-ils alors un plus petit sexe qu’aujourd’hui ? Non, évidemment.

La réponse à cet étrange phénomène est bien plus simple : ces statues ne font qu’exprimer sous une forme idéalisée les canons de beauté de leur époque. Dans la civilisation grecque, la nudité est célébrée. « Elle est à la fois héroïque et athlétique », résume Flavien Villard, doctorant en histoire grecque à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et spécialiste des questions de sexualité dans la Grèce antique. Les Grecs font beaucoup de sport, s’entraînent nus, concourent nus. Le fait de se couvrir pour faire du sport est même vu comme une forme de barbarie. Les statues de nus, qui ne sont pas exposées dans les maisons mais en extérieur, ont vocation à célébrer ce culte du corps. « Elles montrent le corps masculin dans toute sa force et sa puissance », confirme Flavien Villard.

Le corps de ces statues est donc sublimé, idéalisé… quitte à tricher un peu ! « Si l’on observe attentivement ces sculptures, on voit par exemple qu’il y a plus d’abdominaux ou moins de côtes que dans l’anatomie réelle, poursuit Flavien Villard. C’est un corps idéal, pas réel qui est représenté. Pour le sexe, c’est la même chose, il est volontairement de plus petite taille que la moyenne et au repos. » Le petit zizi fait donc partie intégrante de l’idéal esthétique de l’époque.

Petit mais costaud

Ce goût pour les petits pénis s’explique par la vision qu’ont les Grecs de la virilité. Dans la civilisation grecque, l’homme doit être rationnel, intelligent, contrôlé, capable de dépasser son animalité. Il est la raison qui domine le désir. « Or, un pénis imposant est vu comme l’indice d’une sexualité exacerbée, d’une personnalité tournée vers le sexe, incapable de contrôler ses pulsions, raconte Flavien Villard. Pour les Grecs, cette frénésie sexuelle, cette dimension animale est un attribut féminin. L’homme, au contraire, doit être dans la maîtrise de soi. » Un sexe au repos, de petite taille, est donc le signe visible qu’on contrôle ses émotions et ses pulsions. Qu’on est un homme, un vrai, civilisé, rationnel, gouverné par son intelligence et sa sagesse et capable de s’investir pour la Cité.

À l’inverse, les gros pénis en érection – ceux-là même que notre société érigent en symbole de la puissance virile aujourd’hui – sont alors réservés aux satyres, aux créatures animales, aux barbares, aux esclaves… Bref, à tous ceux qui ne sont pas civilisés et sont gouvernés par la folie et la luxure.

Pour résumer, un petit pénis est un signe d’intelligence, de contrôle de soi et de virilité. Le dramaturge Aristophane le dit d’ailleurs sans ambages au Ve siècle avant J.-C. dans sa pièce Les Nuées : « Si tu fais ce que je te dis, et si tu y appliques ton intelligence, tu auras toujours la poitrine grasse, le teint clair, les épaules larges, la langue courte, les fesses charnues, le pénis petit. Mais si tu t’attaches à ceux du jour, tu auras tout de suite le teint pâle, les épaules petites, la poitrine resserrée, la langue longue, les fesses petites, les parties fortes, des décrets à n’en plus finir. »

Cet idéal du petit sexe va survivre aux Grecs. Exporté chez les Romains, on le retrouve ensuite à la Renaissance, quand les artistes remettent les canons de l’Antiquité au goût du jour et se réapproprient la nudité (qui avait quasiment disparue au Moyen Âge). Le célèbre David de Michel-Ange, réalisé au tout début du XVIe siècle, a lui aussi un tout petit zizi… Mais même riquiqui, pas question pour l’Église d’accepter de voir les sexes exposés. À partir de 1530, elle oblige à recouvrir d’un voile de pudeur – des feuilles de figuier ou de vigne, déjà utilisées au Moyen Âge dans certaines représentations d’Adam et Ève – les parties génitales des statues et des nus dans les tableaux. Cachez ce (petit) sexe que je ne saurais voir… 

En attendant les invités

Magnifique dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

En attendant les invités

Bonjour tout le monde,

Je tiens à remercier par la présente mon ami et collaborateur de la France, mon cher Eri Kel, pour ce magnifique dessin qui illustre à la perfection l’attente du modèle vivant lors de la préparation des invités. Ces derniers peuvent être des artistes amateurs ou professionnels ou encore les étudiants en arts.

En effet, l’attente est un temps fort chez le modèle vivant puisqu’il s’agit non seulement du meilleur moment à la réflexion des poses susceptibles d’être réalisées mais aussi aux sensations qui découlent des premiers regards plus ou moins furtifs des personnes présentes. J’oserais même dire un temps crucial pour le bon déroulement de la séance puisque tout peut se jouer en quelques secondes. Des secondes semblables au souffle chez l’individu lui procurant ainsi le bien-être tant pour le corps que pour son âme.

IMG_20180402_084834_897Être modèle nu se vit à chaque étape de ladite séance. Cela concerne évidemment la préparation du modèle laquelle peut prendre plusieurs jours. À cela s’ajoutent les surprises plus ou moins agréables, voire en certains temps cocasses, susceptibles d’arriver en cours de route. J’en sais personnellement quelque chose. Croyez-moi sur parole !

À titre d’exemple, je me rappelle notamment de réactions typiquement masculines que j’ai vécues malgré moi. À cela vient s’ajouter la création de tableaux qui ont impressionné à la fois la professeure et votre humble serviteur. Une impression de surprise absolue tellement le résultat alla bien au de-là de nos attentes.

20171006_104621C’est ainsi que prenant une pose assez explicite mais dans un but purement inspiratrice lors du moment dit « de l’attente », je désirais offrir aux élèves présents en classe l’opportunité de travailler la différence entre d’une part ma jambe artificielle et, d’autre part, ma jambe dite « normale ». Or, c’est dans l’attente qu’une telle pose fut réalisée par l’auteur de cet article mais ce fut aussi à ce moment précis qu’une des élèves eut l’idée, avouons-le fort brillante, de produire une oeuvre dépassant tout ce qui a été fait en terme d’imagination. Comme quoi l’attente fait partie intégrante de la séance. Un peu comme le prologue donne le coup d’envoi d’un roman. Un roman qui s’écrit sur le papier des … artistes.

Merci de m’avoir lu.

Signé : RollandJr St-Gelais de Québec 

À l’ombre de moi-même

28954485_10156408672308919_5109852510375326678_o

Magnifique dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

« À l’ombre de moi-même »  

Réalisation de Eri Kel de la France

Chef-d’oeuvre qui me fait plaisir de partager avec vous.

Un des aspects les plus curieux d’une séance de nudité artistique se rapporte à l’expérience unique pour le modèle vivant de se retrouver seul face à lui-même. En effet, peu importe le nombre de participants présents à l’atelier, peu importe le niveau académique des étudiants et des étudiantes en arts, le modèle nu vit pleinement une solitude. Personnellement, je qualifierais celle-ci de « solitude intemporelle » puisqu’en effet, la notion même d’espace-temps semble être suspendue.

Tout autour de soi existe sous une autre forme. Les regards, les coups de pinceaux ou de crayons sur le papier vierge, la masculinité susceptible de s’extérioriser sans crainte ni fausse-pudeur, une féminité assumée et pleinement vécue, rien de tout çà ne peut se vivre, s’expérimenter, voire s’intérioriser, en dehors d’une telle séance. Être authentique parce que l’on est  simplement à l’ombre de soi-même, … de moi-même.

Merci de m’avoir lu. 

Signé : RollandJr St-Gelais de Québec

Être pleinement masculin et sans honte 

FB_IMG_1521824173751

Être pleinement masculin et sans honte 

-Ne jamais avoir honte de la représentation masculine-

 

Réalisation de Nicole Boileau 

Chef-d’oeuvre qui me fait plaisir de partager avec vous.
RollandJr St-Gelais de Québec

Bonjour tout le monde,

J’espère que tout va bien pour vous tous. De mon côté, je poursuis mon chemin de vie tout en prenant les choses comme elles viennent. Hier et demain ont ceci en commun, ni l’un ni l’autre n’existe. Bref, je vis aujourd’hui avec la plus grande sérénité possible.

Ce qui ne m’empêche pas de me questionner sur certains aspects liés au monde de la nudité artistique. Parmi les questions qui me reviennent souvent, celle qui se rapporte à la représentation du sexe masculin dans les différentes œuvres artistiques occupe une place particulière. Pourquoi craint-on de le représenter au même titre que n’importe telle partie du corps humain ?

En effet, c’est un élément important de ma critique20180225_103935 (1) personnelle en lien avec l’un des domaines qui me passionnent le plus, en y incluant la poésie, la photographie et le cinéma ainsi que la musique. Pourquoi une telle crainte ? À vrai dire, j’ignore quoi vous répondre tellement une telle situation me semble être tout à fait farfelue. Serait-ce par la déformation perpétrée par la vulgaire pornographie ? Serait-ce un relent de la notion de péché liée plus ou moins directement aux valeurs judéo-chrétiennes  ? Il est à retenir qu’en tant que chrétien de confession catholique, loin est de moi la volonté de rejeter du revers de la main l’ensemble des valeurs que les religieuses et religieux m’ont inculqué pendant mon cheminement scolaire. Et, dernière interrogation de grande importance ; Quelle est la place du modèle masculin dans le domaine du nu ?

20180219_165652_HDR1Il m’est ardu de répondre de manière adéquate à ces trois questions. Toutefois, si il y a une chose dont je suis fier, c’est qu’en dépit de ma situation physique, je ne renierai jamais ma masculinité lors des séances auxquelles je participerai. Il en a toujours ainsi et il le sera de même pour les années à venir. Exige-t-on à un modèle féminin de cacher  » ce sein que je ne saurais voir  » ? Pour moi, il doit en être ainsi à l’égard du modèle masculin. 

Signé : RollandJr St-Gelais de Québec (Canada)

Plénitude féminine

11072538_10153208968773919_5738743407878966118_n

« Plénitude féminine »  

Réalisation de Eri Kel de la France

Chef-d’oeuvre qui me fait plaisir de partager avec vous.

 « Chaque partie du corps humain est à la fois noble, chaste, pure et respectable. Il n’y a que dans les yeux de celui ou de celle que peut se trouver toute la perversion. » de RollandJr St-Gelais

Comme je vous ai expliqué dans mon article précédent, le résultat d’une séance où l’intimité du modèle vivant est bien visible diffère grandement si le support médiatique est soit un dessin, voire une peinture, ou encore une photo. Personnellement, ce que j’apprécie de ce dessin consiste en deux aspects précis. Le premier aspect consiste en la simplicité toute naturelle de la pose tenue par la dame. Naturelle et simplicité sont la base de toute pose nu digne de ce nom.  Le second aspect réside en la capacité fantastique du dessinateur de « donner vie » à son dessin. Un peu comme si il nous invitait à toucher avec nos yeux et à ressentir avec notre cœur. 

Signé : RollandJr St-Gelais de Québec