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Jouant nue à la guitare

Jouant nue à la guitare
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

Jouant nue à la guitare

 

Jouant nue à la guitare,
Un air, une chanson de joie,
Un refrain qui animera nos pas,
En cette soirée qui je crois finira tard.

 

N’entends-tu pas cette mélodie?
Qui provient du plus profond du pays,
Un air de fête, un air de plaisir et d’amour,
Qui tourne autour de nous et dans les veines parcourt.

 

Une guitare qui appartenait à mon père,
Qui parcourait les villes et villages avec ma mère,
Et moi assise sagement sur ses genoux je fredonnais,
Un air magnifique qui au profond de mon coeur m’imprégnait.

 

Une guitare à la couleur dorée,
Un instrument que j’ai longtemps joué,
Qui possède des courbes à m’en faire rêver,
Et un manche qui à quelque chose me fait penser.

 

De ma main je caresse chacune de ses cordes,
Pour en faire sortir de belles notes tout en ordre,
Et de mon autre main, je les effleure avec prudence,
Afin d’écouter avec grande attention une si tendre romance.

 

Assis-toi et ne dis rien,
Écoute simplement ces refrains,
Que chantèrent les gens de mon patelin,
Qu’à mon tour je te ferai connaître jusqu’au matin.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Femme aux seins noués

Femme aux seins noués
Réalisation photographique de Tastethewine Modèle féminin est Seremity

Femme aux seins noués

 

Femme à la peau d’ébène,
Décrire ta beauté, je m’en démène.
Chose tellement difficile à réaliser en ces jours,
Car un seul mot peut détruire la signification pour toujours.

 

Les cordes ont la chance inouïe,
D’épouser chaque parcelle de ton corps,
Une chance rare et qui vaut son pesant d’or,
Car sur ta peau une lumière tendre y resplendit.

 

Femme aux cheveux tressés,
Qui témoignent de tes origines africaines,
De ce continent où se trouvent tes sœurs lointaines,
Celles-ci partagent avec toi leurs coeurs si joyeux et parfois blessés.

 

Femme aux blanches dents,
Combien avez-vous eu d’amants ?
Combien de têtes vers vous se retournèrent ?
Lorsque vous étiez dans leurs vies telle une passagère.

 

Femme aux seins si beaux et si généreux,
Homme qui les embrasse doit être heureux,
Combien avez-vous eu d’amoureux contentés ?
Ô femme belle ! Ô femme mystérieuse ! Ô femme aux seins noués !

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Bébé, tu peux conduire ma guitare.

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Bébé, tu peux conduire ma guitare

 

Bonsoir ma chérie,
Depuis longtemps, c’est la nuit.
Et je t’attends impatiemment dans mon lit,
Pour y passer une nuit de plaisirs intenses et interdits.

 

Tu sais, j’ai adoré t’entendre chanter ce soir,
Dans ce bar malfamé rempli de gens cherchant de l’espoir,
Une façon d’oublier leurs grandes peines d’amour de jeunesse,
Noyant dans l’alcool et cachant dans la fumée du cannabis leur détresse.

 

Tu savais si bien faire vibrer les cordes,
De ces âmes esseulées fuyant toutes discordes,
Et de leurs yeux fatigués par tant douleur et d’amertume,
Tu les as fait revivre par les paroles des chansons écrites sous ta plume.

 

Quelques notes ont suffi,
Pour leurs redonner cette drôle d’envie,
De poursuivre leurs chemins malgré leurs chagrins,
Sous un air tel un « blues » des Rolling Stones jusqu’au matin.

 

Allez ! Maintenant que nous sommes ensembles,
Et que nous avons fait nos présentations, il me semble.
C’est maintenant à moi de te chanter une drôle de mélodie,
Voilà pourquoi bébé tu peux guider ma guitare remplie de vie.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je joue de cet instrument

Je joue de cet instrument

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Je joue de cet instrument

 

Je joue de cet instrument,
Pour oublier comme l’on me ment,
Que l’on me ment depuis si longtemps,
Tellement souvent ! Tellement fréquemment !

 

Que j’en viens à en perdre la raison,
C’est alors que mes doigts parcourent les cordes,
De ma guitare résonnant en mon âme comme un orgue,
Et de mes paroles, elles en deviennent une folle exhortation.

 

De ma main gauche, je le frôle avec douceur telle une hampe.
Et de ma main droite, mes doigts explorent ses filins telle une harpe.
Afin d’en faire sortir une ces mélodies qui vous fera en votre cœur frémir,
Faire osciller vos âmes comme vous m’avez tant déçue, tant fait souffrir.

 

Je joue de cet instrument les seins nus,
Car je sais maintenant et à jamais vous m’avez vue,
Me croyant faussement fragile comme la fraîche verdure,
Soyez convaincus, gens immoraux et sans lois, que rien ne dure.

 

Je joue de cet instrument cigarette aux lèvres,
Pour vous rappeler que je ne serai jamais fille d’Ève,
Je joue de cet instrument tel une verge,
Car je ne suis plus depuis longtemps vierge.

 

Je joue de cet instrument tel je le ferai pour mon amoureux,
Car à chacune de mes notes mon cœur résonne pour deux,
Pour le mien et celui que mon cœur a librement choisi,
Et, ainsi, peut-être serions-nous unis pour la vie.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Que vous êtes bonne maîtresse

Dessin par Juste Angèle de la France

Dessin par Juste Angèle de la France

Que vous êtes bonne maîtresse

 

En cette fraîche soirée,

De vous rencontrer, ardemment, j’ai désiré.

Pour ressentir de nouveau ce si suave plaisir,

D’être entre vos mains votre jouet et en souffrir.

 

Avec attention, vous vouliez savoir.

Quelle punition devais-je selon mon désir recevoir.

Vous savouriez chacune de mes paroles pour bien comprendre,

Pour bien me punir d’avoir admiré ces dames sans me faire prendre.

 

Me préparant à recevoir cette correction,

Cette inoubliable et ô combien tendre punition,

Je me souvenais en compagnie d’une belle dame cette humiliation,

Où me tenant en laisse cette beauté me fit faire le tour de la maison.

 

Ô quel sublime délice, ce fut.

Ô quel divin châtiment, je m’en suis repu.

Deux maîtresses ! L’enseignante qui montra à son élève.

À devenir grande perverse ! Être si cruelle ! Une bien étrange Ève.

 

Puis, j’entendis ouvrir la porte des Enfers.

Où apparue dame de noir vêtue à la main de velours,

M’annonçant sans dire un mot que châtiment j’aurais en ce jour

Tout en manipulant avec grand soin son gant de fer.

 

Tout y passa !

Cordes, fouet, glace et tout le tralala.

Ô tendre maîtresse ! Que vous étiez bonne pour moi.

Ô divine tortionnaire ! Vous m’avez appris que je ne serai jamais roi.

 

Et sachant surmonter mes craintes et mes peurs,

Je désirais avec humilité recevoir sur ma peau de satin,

Cette peau que me légua avec amour un quelconque être divin,

Ce que vous y avez incrusté avec passion dans ma chair, tous ces cœurs.

 

Que cet instant de tourments,

Jamais ne pouvait se terminer tellement,

Tellement je ressentais en mon âme tout le bienfait,

Cette sensation bizarre où entre vos mains, je n’étais qu’un jouet.

 

Un jouet consentant,

Qui devint entre vos mains expérimentées,

Instrument tel un passe-temps de son corps si usé,

Un outil qui n’a connu que le sentiment d’avoir toujours été exploité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La blessure

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Séance de Shiwarie (habillé) avec l’aide de Dea Kaizoku

La blessure

 

Tu sais ma tendre bien-aimée,

Mon cœur est sans cesse brisé et torturé,

D’être en ce monde seulement qu’un homme,

Qui se voulait être courageux contre les vents et son ombre.

 

Mais, que puis-je faire contre le destin ?

Qui m’accable de ses maux à travers ses mains ?

Ce que je t’aime ! Tu ne pourras jamais te l’imaginer.

Mers et mondes auraient été à toi si puissant j’étais né.

 

Mon cœur saigne dans d’atroces douleurs,

Mon âme languit dans d’inlassables torpeurs,

Mon corps s’endorlorie sous les cordes de la souffrance,

Et mon esprit se précipite dans le fossé profond de la démence.

 

Profonde et vilaine blessure !

Pourquoi viens-tu grafigner mon cœur pur ?

Ne vois-tu pas que j’aime de tout mon cœur ?

Est-ce là le prix de la passion celle qui est mon bonheur ?

 

La blessure infernale,

Celle qui me fait ressentir ce mal,

Mal d’aimer vraiment malgré mon âge,

Est-ce le lot pour devenir tel un vénérable sage ?

 

De

 

RollandJr St-Gelais de Québec Canada