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Suis-moi !

Suis-moi ! Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Follow-me-929116868

Suis-moi !

 

Suis-moi !

Qui que tu sois.

Tends-moi la main,

Je t’emporterai vers demain.

 

Tu découvriras d’autres lieux.

Des endroits cachés sous les cieux.

Je te ferai goûter des mets raffinés.

Tes désirs les plus secrets seront enfin réalisés.

 

Qu’attends-tu pour être nu ?

Crains-tu être par le peuple être vu ?

Allez ! Fais-moi le plus beau de tes sourires.

Avec moi, tu cesseras pour toujours de souffrir.

 

Ne reste pas là ! Viens avec moi maintenant.

Prends le détour que je te montre à l’instant.

Allez courage ! Mon amour, sèche tes pleurs.

Ta vie a une nouvelle route à cette heure.

 

Regarde le soleil qui illumine cette journée.

Tourne enfin la page de ton lointain passé.

Ne crains rien ! Sois sans peur ! Fais-moi confiance !

Désormais, c’est l’heure ultime de ta renaissance.

 

À mes yeux, tout ce qui compte est le présent.

Ton vécu m’importe si peu depuis fort longtemps.

Chacun peut commettre des erreurs qui amènent du chagrin.

Tu as su te reprendre en main pour changer le cours de son destin.

 

Oui, comme moi, tu as fait bien des bêtises.

Pourtant, je suis devenue, de ton être, si éprise.

Ne trouves-tu pas que tu es si extraordinaire ?

Dès mon premier coup d’œil, tu as pu me plaire.

 

Allez ! Rentre avec moi dans la forêt vierge.

Je sais que tu as envie par la vigueur de ta verge.

De faire l’amour loin de toutes formes de civilisation.

N’attendons plus pour commettre le péché de la fornication.

 

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

L’apprivoisé

« L’apprivoisé » Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo de Appetitive-Soul Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/H0837-l47953290-923914346

L’apprivoisé

 

Perdu en cette forêt,

Je suis devenu sauvage,

Depuis mon tout jeune âge,

Éprouvant seulement la faim et le regret.

 

De ne pas avoir connu mes géniteurs,

Laissé à moi-même en ce lieu ombrageux,

Bravant souvent des animaux féroces et dangereux,

Pour lesquels, je devais surmonter mes craintes et mes peurs.

 

Mais, par un pur hasard, une étrangère m’a recueilli.

Une femme si belle tant de corps que d’âme,

Qu’elle a réussi à calmer en moi la flamme,

Qui sans cesse me rendait pénible ma vie.

 

Avec patience, elle est venue vers cette créature.

De ce qui devait être un humain parmi tant d’autres

Mais, de cette forêt peuplée d’animaux, en était l’hôte.

Ses gestes témoignèrent d’une bienveillance si pure.

 

Pas à pas, elle venait vers moi avec une patience angélique.

Avec douceur, elle inculqua en moi les rudiments de la civilisation.

Avec une grande persévérance, elle a fait de moi un fils des nations.

Par son exemple, elle a su m’éduquer avec une constance monastique.

 

 Elle m’a enseigné à marcher droit,

À me tenir debout telle une craie blanche,

J’admirais en secret la forme féminine de ses hanches,

Tout en me rappelant qu’elle faisait, à mes yeux, la figure de loi.

 

Je suis peu à peu passé d’une bête de foire.

Voué à la curiosité des gens mal intentionnés,

À un être humain sur le chemin d’une autre destinée,

Je suis « L’apprivoisé » et je suis prêt à connaître la gloire.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

L’être humain est curieux par nature

L’être humain est curieux par nature

Bonjour tout le monde,

Eh bien oui, j’ai vieilli d’une année de plus. Une année qui s’ajoute à celles qui m’ont permis de découvrir quelques-unes des facettes de la vie. Il va de soi que la vie possède diverses facettes. De telles facettes sont impossibles de découvrir en une seule existence pour le commun des mortels. Voilà pourquoi nous devons respecter le cheminement de notre prochain. Il doit, en effet, explorer la route de sa vie tout en accomplissant ses réalisations.

Je dois tout de même vous avouer quelque chose d’important à mes yeux. Un aveu qui va certainement vous surprendre. En effet, après avoir réfléchi sur les caractéristiques chez l’être humain, j’ai conclu qu’il est curieux par nature. Mais, attention! Il ne s’agit pas là d’un quelconque reproche à son égard. Bien au contraire!

En effet, c’est grâce à sa curiosité que les plus grandes inventions ont été réalisées. Par exemple, le fait d’avoir découvert l’électricité et le moyen de le transmettre par câbles ont permis à la civilisation de faire un pas de géant. Un pas qui est sans aucune mesure avec tout ce que l’on a connu dans l’histoire moderne de l’humanité. Je pense notamment au simple fait que je rédige le présent texte à l’aide de mon ordinateur personnel dans le confort de mon loyer. Un texte qui serait impossible à publier sans la découverte de l’électricité. 

Cependant, il y a aussi bien d’autres formes de curiosités. Je pense, entre autres, à la curiosité à l’égard de l’autre. Certes, cela peut être malsain même si cela peut aussi être sans méchanceté envers l’autre. Qui d’entre nous ne sait jamais poser cette question :  » que lui est-il arrivé?  » Vous conviendrez que cela est une question qui relève de retenue et, avenant le cas où on ose la poser à la personne concernée, cela doit se faire avec les mots appropriés et avec un respect à son égard.

La curiosité n’a rien de mauvais en soi. Elle est ce qu’elle est tout simplement. Le seul problème réside dans sa finalité. Pourquoi se poser telle ou telle question ? Est-il nécessaire de le faire ou non ? Est-il souhaitable de connaître la réponse ? Et, surtout, quelle en sera la conséquence sur notre vie ? Comme quoi la curiosité requiert en chaque occasion une ligne de conduite qui sert de garde-fou tant à ce que l’on cherche et davantage à ce que l’on fera de notre découverte. 

Merci infiniment de m’avoir lu.

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Ce qu’une épée peut faire

Ce qu’une épée peut faire

Nous vivons à une époque où tout est possible tant pour le meilleur que pour le pire. Mais, il semblerait que c’est souvent dans le pire que l’être humain est le meilleur. C’est ce que l’on pourrait croire lorsque l’on revoit en pensées ce que nous avons vécu collectivement le weekend dernier. Un weekend d’Halloween où la joie et le rire avec quelques friandises devaient occuper la première place. Malheureusement, il en a été autrement pour les gens tant de la ville de Québec que de la province du même nom.

Un homme, qui aurait pu être n’importe qui de votre entourage, a commis l’irréparable. Deux vies enlevées et bien d’autres détruites à jamais. Un homme souffrant a amené des gens innocents dans sa souffrance. Une souffrance qui, vous en conviendrez, ne justifie en aucune façon le geste commis. Un geste impardonnable, un geste condamnable. Un geste qui aurait peut-être été possible d’éviter, mais qui a tout de même été perpétré et pour lequel justice devra être rendue.

Le tout accompli avec une arme d’une époque révolue. Une époque que l’on croyait faire partie de l’histoire, loin de nous. Nous qui sommes des êtres civilisés dans la grande majorité des cas et pour qui nous ne réglions rien avec de la violence. Par ailleurs, nous retrouvons les mots viol et silence dans celui de violence. Rien d’étonnant à cela puisque d’une part, la violence viole intégralement le droit d’autrui à sa sécurité, à sa dignité et à sa vie tant physique que psychologique et que d’autre part, le seul résultat en est un silence destructeur. Un silence qui nous amène dans un abîme où l’incompréhension, le désespoir et la lassitude règnent en maitres absolus.

Mais de quelle arme s’agit-il? D’une simple épée, plus particulièrement d’un katana, d’un sabre japonais que les samouraïs portèrent fièrement et pour qui leur code d’honneur était aussi précieux que la prunelle des yeux. Une arme d’une autre époque, d’un autre lieu et qui reflète à elle seule toute une page de l’histoire de guerriers quasi légendaires. Mais qui, l’espace d’un instant précis et en des lieux situés à des siècles de l’ère des samouraïs, se transforma en un simple jouet dans les mains d’un déséquilibré. Un être pour qui la notion même de la valeur de la vie avait disparu. 

Ce qu’une épée peut faire? Dans le cas présent, elle nous a démontré qu’il existe une bête insoupçonnée chez l’être humain. Une bête qui a certes été apprivoisée par des siècles de civilisation malgré les erreurs de parcours. Elle a aussi démontré que personne n’est à l’abri de la folie d’autrui et, parfois même, de sa propre folie.  Autrement dit, une épée nous a enseigné par ce triste événement que nous ne devons rien tenir pour acquis.

Merci de votre attention!

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Perdu dans la forêt

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Photo par Mélanie Dufresne Modèle : RollandJr St-Gelais

Perdu dans la forêt

 

Où suis-je en cet instant ? 

Qui suis-je en ce moment ? 

D’où viens-je ? Voilà ma question! 

Où vais-je ? Voilà que j’en perds la raison.

 

Où est passée celle que l’on appelle civilisation ? 

Peuplée de gens semblables à des moutons ! 

Qui suivent les langues aux belles paroles, 

Qui se coiffent de belles auréoles.

 

Je regarde autour de moi, 

Et je ne t’y vois pas. 

Où es-tu mon amour, ma chérie ? 

Sans toi ma vie est simplement finie.

 

Assis dans l’herbe fraîche en écoutant, 

Les mélodies des oiseaux chantant, 

Me rappelant la musique de ma jeunesse, 

Qui donne un peu de réconfort à ma vieillesse.

 

Je me sens tellement seul sans toi, 

Car nul royaume ne peut exister dans le cœur d’un roi, 

Un roi qui n’a point de reine pour l’appuyer dans ses décisions, 

Une reine qui lui fera vivre d’inavouables sensations.

 

Je suis égaré dans cette forêt étrangère, 

Qui sait ? Est-elle remplie de farfadets et de sorcières ?

En me réchauffant par les chauds rayons du soleil, 

Je revois la grâce de ta beauté qui à chaque fois m’émerveille.

 

Je suis perdu dans ce labyrinthe d’arbres géants, 

Où le ciel est atteint par la cime de ces légendes d’antan.

Mais l’essentiel est d’avoir conservé, 

Une mèche de tes cheveux si parfumés.

 

Me souvenant la raison d’être de ma destinée, 

Qui est sans cesse de toujours et à jamais t’aimer, 

De mon amour pour toi, voilà pourquoi je vivrai, 

Car sans ta présence à mes côtés, je mourrai.

 

De

 

Rolland St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada