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Cabaret

Cabaret Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo :JRekas Source: https://www.deviantart.com/jrekas/art/CABARET-355938667

Cabaret

 

Ce soir, seulement pour vous, je chanterai.

Je chanterai un air pour vous faire danser,

Un tango, une salsa, une samba, un rock and roll,

Car le plus important, c’est qu’en cette soirée, tout roule.

 

Je me suis faite belle pour l’occasion,

Pour plaire aux jeunes comme aux vieux garçons,

Afin de les faire rêver de les faire oublier pour un instant.

De les transporter vers un autre monde dans leurs cœurs d’enfants.

 

En cette soirée, de couleur noire, je serai vêtue.

Cachant avec pudeur bien mesurée mes seins nus,

Ne laissant entrevoir par bonheur que peu de chose,

Une peau blanche comme le lait, car il faut que parfois j’ose.

 

De ma voix étrangère, j’ensorcellerai les dames.

Avec mon accent slave, j’allumerai en elles une flamme.

Un feu bien vivant qui sortira leurs corps de leur torpeur,

Ravivant en elles la passion de la danse jusqu’aux petites heures.

 

Cabaret ! Lieu de perdition et de péché véniel.

Cabaret ! Lieu de mille plaisirs de péché mortel.

Cabaret ! Que le plancher résonne des mille pas de danse.

Cabaret ! Que l’air ambiant de cette salle vous projette en transe.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je prends mon instrument

Je prends mon instrument Poème de Rolland Jr St-Gelais Huile sur toile par Josée St-Amant

Je prends mon instrument

 

Bonsoir mon chéri,

J’ai quelque chose à te dire,

Quelque chose qui te fera souffrir,

Un aveu qui depuis longtemps me hante l’esprit.

 

Cela fait maintenant plus de cinq ans,

Que nous nous fréquentons comme des amants,

J’étais prête à faire bien des concessions,

Mais là, tu as dépassé les limites de la raison.

 

Avec toi, mon amour, j’ai toujours été fidèle,

Même si nous étions des conjoints infidèles,

En cachant notre jeu au peuple avide de sensation,

Qui se mêle de la vie d’autrui avec tant d’incompréhension.

 

Aujourd’hui, j’ai appris de toi ce méfait.

Que depuis longtemps, tu me mentais.

Qu’une autre femme, tu fréquentais.

Dis-moi chéri, est-ce vrai?

 

Alors, réponds-moi !

J’attends la vérité venant de toi.

Qu’a-t-elle de plus que je n’ai pas?

J’adorais tellement lorsque tu me serrais dans tes bras.

 

Mais, pour l’instant, je jouerai de mon instrument.

Afin d’apaiser mon âme de tous ces tourments,

Un air de jazz qui me consolera de ma peine,

De la douleur qui coule dans mes veines.

 

Cet instrument que jadis jouait mon père,

Quand dans un cabaret, il rencontra ma mère.

Ce fut pour eux le début d’une belle aventure,

Qui donna naissance à un merveilleux futur.

 

Tu sais chéri, en tout temps, tu peux partir.

Car, malgré cette erreur, j’ai de toi de beaux souvenirs.

Mais, me prémunir d’un avenir incertain, tel est mon désir.

Si cela te convient, laissons-nous avec un tendre sourire.

 

J’aurai toujours mon instrument entre les mains,

Qui m’accompagnera vers de meilleurs lendemains,

Cet instrument dont je prends un grand plaisir,

De jouer entièrement nue avec un léger soupir.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada