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Ils tentaient de tutoyer les nuages

Ils tentaient de tutoyer les nuages Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Eri Kel de la France

Ils tentaient de tutoyer les nuages

 

Par un dimanche d’hiver,

Je me promenais dans un champ,

Tout en chantant un refrain gaiement,

À travers les sapins blancs et verts.

 

Entendant le vent se manifester,

Dans les arbres si majestueux,

Contemplant cet instant savoureux,

Alors que la neige tournoya avec légèreté.

 

Levant les yeux vers le ciel couvert,

Par un vieux manteau gris et lourd,

Sous lequel avec torpeur hibernent les ours,

J’ai compris alors que maintenant c’est mon tour.

 

Tournant avec assurance mes pas vers ma demeure,

Je longeais les souches avant que vienne la tombée de la nuit,

De cette nuit noire où seul le ruisseau se manifeste par son bruit,

Je me dirigeai vers ma cabane de bois pour échapper à cette heure.

 

Une cabane de bois que seuls savent faire les gens de mon pays.

Pays de neige d’un blanc immaculé et d’étendue à perte de vue.

Découvert par des gens, de la lointaine Europe, par la mer, venus.

Avec peine, je pressais le pas face au vent et la poudrerie.

 

Arrivé en ma modeste chaumière,

Je fis avec grande joie mon humble repas,

Quelques ingrédients suffiront pour mon pâté chinois,

Sans toutefois oublier le plus important, réciter une prière.

 

Assis devant le chaud fourneau allumé,

À ce que j’allais bien pouvoir faire, j’ai songé.

De ces arbres qui jadis faisaient ma fierté vu leur vénérable âge.

Maintenant morts de fatigue à force d’avoir essayé de tutoyer les nuages.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Attendre

Attendre
« Attendre » Poème de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Waiting-846634723

Attendre

 

Assise seule sur un banc,

Recouverte d’un châle blanc,

Châle ouvert libérant tes seins,

Qui feraient rougir d’envie tous les saints.

 

Regard fixé vers l’horizon lointain,

Tout en déposant sur ton genou ta délicate main,

Tu semblais si soucieuse de ne point me voir arriver,

Tu ignorais que j’étais près de toi afin de ta beauté admirer.

 

J’avais trouvé un endroit où me cacher,

Car j’avais dans ma main un présent à t’offrir,

Un présent qui mettra sur ton visage le plus beau des sourires,

Une bague de fiançailles car mon seul souhait de t’épouser.

 

Attends encore quelques instants ma chérie,

Toi mon amour, ma raison de vivre, ma belle aux yeux de rubis.

Me mettre à genoux devant toi afin de te demander en mariage,

Car avec toi et en toute fidélité, je veux vivre jusqu’en un vénérable âge.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada