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Je te vois

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Je te vois

 

Je te vois.

Tu ne me vois pas.

Chérie ! Que fais-tu là ?

Sois sans crainte ! Dis-le-moi.

 

J’ai tant aimé t’embrasser.

À tes lèvres, je me suis désaltéré.

Tes fantasmes, avec plaisir, j’ai exaucé.

Tes désirs, avec bonheur, j’ai réalisé.

 

En ton intimité, par mes soins, coulait une abondante irrigation.

En cette nuit mémorable, nous nous enlacions avec passion.

Le temps semblait interrompu dans le sablier de la perdition.

De tous les péchés, celui de la luxure est vraiment le plus mignon.

 

Maintenant que l’étoile du jour est depuis longtemps apparu.

Sous la douche, viens me trouver alors que nous sommes nus.

Tu le sais bien, ô, ma chérie, j’ai ton corps magnifique tout vu.

Lorsque tu es près de moi, je vois un ange qui est tombé des nues.

 

Tu me regardes avec passion.

Suis-je vraiment dans le tort ou bien ai-je raison ?

Viens sous la douche ! Ne te gêne pas, sans aucune façon.

Viens danser sous l’eau chaude telle une belle chanson.

 

Tu sais bien, ma tendre biche, que je t’aimerais toujours.

Pour le meilleur et pour le pire, tu auras à jamais mon amour.

Au pied de l’autel, je t’ai juré fidélité jusqu’à la fin de mes jours.

Que je puisse te réchauffer avec toute mon affection semblable à un four.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

De sa fenêtre

De sa fenêtre Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par MTL3 Source : https://www.deviantart.com/mtl3/art/Bedroom-Window-907237199

De sa fenêtre

 

Parmi mes souvenirs,

De ma lointaine adolescence,

Période qui nous tire de l’innocence,

Il y en a un qui me fait particulièrement sourire.

 

Une de mes voisines.

Qui, je crois, s’appelait Françoise.

Avec sa chevelure parfumée à la framboise.

Elle suscitait en moi mes premières pensées coquines.

 

N’allez pas douter que je lui aurais manqué de respect.

Bien au contraire, mes yeux étaient ébahis par sa beauté.

Celle d’une jeune femme, qui, de mon regard, avait tant attiré.

De bonnes éducations, aucun affront envers elle, je lui aurais fait.

 

En silence, devant sa fenêtre, souvent, elle se trouvait.

Elle s’y découvrait dès l’instant où elle sortait de sa douche.

Prenant grand soin à se badigeonner d’une crème sur sa peau douce.

Une vision qui certes peupla mes songes lorsque dans mes draps je m’y glissais.

 

Ce que j’aurais donné pour avoir été plus âgé !

Adolescence ! Le temps où tant de rêves sont irréalistes.

Ô, vieillesse pour laquelle le passé, ne pouvoir le rejoindre est si triste.

Ainsi en est-il pour tous les êtres humains de leur ultime destinée !

 

Je dois reconnaître sans aucun regret mes amis.

Que j’ai fait plus tard la rencontre de femmes magnifiques !

Avec qui, j’ai vécu bien des moments semblables à des contes magiques.

C’est Françoise pourtant qui m’a fait découvrir ce qu’une dame pouvait être jolie.

 

De la fenêtre de sa chambre, elle tira avec lenteur le rideau.

Y laissant pénétrer, avec parcimonie, la lumière tamisée du ciel étoilé.

C’est avec ma voisine que mon premier grand amour allait l’accompagner.

Sans le savoir, j’étais épris de passion en ces jours de jeunesse où tout était beau.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Oui, madame

Oui, madame Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. D’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Yes-Madamme-909619151

Oui, madame

 

Bonsoir !

Je suis là ce soir.

Pour combler vos besoins.

Je prendrai soin de vous avec entrain.

 

Dans les règles de l’art, à vous seule, j’obéirai.

À la moindre occasion, vos désirs, je comblerai.

Il va de soi qu’aucun mot ne sortira de ma bouche.

Même si je dois vous accompagner dans la douche.

 

Pour vous, j’ai préparé un petit festin.

Que j’ai fait avec bonheur de mes mains.

Crème de tomates, légèrement épicée.

Un plat que m’a montré ma mère bien-aimée.

 

Plat principal qui vient de ma région où je suis née.

Un mets, dont la recette secrète, est assaisonné.

D’une sauce au vin sur une viande succulente,

Le tout accompagné de pommes de terre excellentes.

 

Il va de soi qu’après avoir savouré lentement un tel repas.

Chose beaucoup plus intime, dans votre chambre, on passera.

Je connais bien vos fantasmes tels des secrets inavouables.

Que je prendrai mon temps à satisfaire avec un plaisir coupable.

 

Dans votre lit douillet recouvert de draps de satin.

Vous découvrirez le savoir-faire extraordinaire de mes mains.

Un seul mot vous direz et aussitôt à vos pieds j’accourrai.

Quoi de plus gracieux que votre sourire par une luxure effrénée ?

 

Que les draps de votre lit s’enflamment par une nuit de passion.

Une telle union charnelle est interdite par la moralité et la religion.

Quoi de plus beau en ce monde vicieux que le corps de deux femmes ?

De vous, un claquement de doigts, je vous dirai : « Oui, madame ! »

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Sur un air des Beatles

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Sur un air des Beatles

 

Je me suis levée très tôt

Afin de profiter de ce temps,

Il fait déjà si chaud en ce moment,

Aussi bien bénéficier de ce jour nouveau.

 

Sous un air de ce groupe fantastique,

Aux chansons si belles, aux paroles si douces,

Je me suis habillée aussitôt après avoir pris ma douche,

En fredonnant cet air sans paroles, mais à la vague mirifique.

 

Venue d’une époque tellement lointaine,

Une époque où l’amour avait le droit d’exister,

Où faire la guerre allait seulement se conjuguer au passé,

Où mes envies, mes convoitises et mes inclinations seraient aussi les tiennes.

 

Je désire seulement être bien dans ma peau,

Prendre la vie comme elle est, comme elle le sera

Il fait soleil et, croyez-moi, mes amis, cela me suffira.

Sur un air des Beatles, j’ai pensé à tout ce qui est tellement beau.

 

Sur un air des Beatles, j’ai dit : pourquoi pas?

Car c’est par la folie de jeunesse de mes parents,

En une nuit, ils s’aimèrent tellement longtemps,

Qu’ils conçurent l’enfant que voilà!

 

Cette enfant qui, entourée d’amour, a grandi,

Qui a écouté, avec père et mère, leurs chansons.

Qui les a apprises telles d’importantes leçons,

Afin de me souvenir d’eux, le jour où ils seront partis.

 

Mais, tant et aussi longtemps que je chanterai,

Ils seront toujours présents dans mon cœur,

Car sur un air des Beatles, s’effacèrent mes peurs.

Je fredonnerai leurs mélodies tant je vivrai.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Offrande de Sabbat

Offrande de Sabbat
Réalisation photographique par Elizabeth Blair Stephenson Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/I-Disagree-827853311

Offrande de Sabbat

 

Depuis cette magique nuit,

Où j’ai appris à vous être soumis,

À devenir un bon garçon obéissant,

À être entre vos mains un jouet satisfaisant.

 

En me laissant caresser par vos mains si douces,

Alors que j’étais à votre merci dans votre chaude douche,

À votre volonté de faire de moi tout ce qu’il vous aurait plu,

Seul et fragile devant vos yeux admiratifs de me voir ainsi nu.

 

Que pouvais-je faire pour vous satisfaire ?

De votre beauté captivante, je ne voulais pas m’en défaire.

De vos tatouages, je les jalousais tant de ne point en faire partie.

Vous offrir ma peau en guise d’obole, telle était en cet instant mon envie.

 

M’allongeant dans votre baignoire,

Tel un holocauste pour une magie noire,

J’écoutais avec délice votre voix envoûtante,

Prononcer d’un grimoire cette incantation ensorcelante.

 

Lève-toi et suis-moi dans mon donjon,

C’est l’heure où je t’enseignerai grande leçon,

D’aimer mes supplices au point de ne pouvoir t’en passer,

De ton corps je saurai bien avec ma générosité le dompter.

 

Sens sur tes bras la douceur de mes cordes,

Obéis à mes désirs car pour toi ils seront des ordres,

Que chaque parcelle de ton corps devienne mon terrain de jeu,

Que tes souffrances soient au gré du temps la satisfaction de mes vœux.

 

Voilà les mots que vous avez prononcés,

Que j’ai lu en silence dans vos sadiques pensées,

De vos moindres désirs, de vos aspirations et de vos souhaits.

Enfin bref, et pour être franc avec vous, tout ce qu’il me plaisait.

 

Tel un élève docile,

Je recevais sur mon dos fragile,

Les lanières de cuir de cet adorable fouet,

Malgré mon silence, vous saviez que j’en redemandais.

 

Déliant ces liens qui me retenaient,

Vous avez souris? Bien sûr que je m’en doutais.

Car vous aviez un projet particulier en cette veille de Sabbat.

Sur cette table rouge de sang de ses victimes, vous unir à moi.

 

Par quelle action perfide, ai-je mérité cet honneur?

Fou de joie, je l’étais, dès que j’ai su quel serait votre bonheur.

Être offert en pâture à votre corps selon vos secrètes aspirations,

Ô maîtresse, veuillez agréer ma semence lors de notre charnelle union.

 

Par vos gestes si excitants et vos étreintes si luxurieuses,

Vous avez réussi à briser au plus profond de moi toute ma volonté,

Et ainsi, avec belle passion, me laisser par votre savoir-faire dominer,

J’étais votre jouet dont vous saviez tirer plaisir avec une allure ricaneuse.

 

Nous laissant aller à nos pulsions libératrices,

Avec bon gré, vous étiez ma bien-aimée dominatrice.

En ce vendredi de pleine lune, vous étiez une reine sans roi.

De ma verge gorgée vous en avez extrait potion étrange pour le Sabbat.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada