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Je me réveille

Après je me réveille
« Je me réveille » Photo par G.B. d’Allemagne Modèle ? Mangorose

Je me réveille

 

Cette nuit j’ai rêvé à toi,
Passionnément, tu me prenais,
Avec force et entrain, en moi tu jouissais.
Je te sentais me pénétrer au plus profond de moi.

 

Je sentais monter le désir de jouir,
Enrober mon corps dans cette chaleur,
Ne sachant quoi faire pour sortir de ma torpeur,
Puis vint cette sensation de m’abandonner m’envahir.

 

N’y prenant garde, j’y acquiesça.
Malgré la morale et ses folles lois,
Coula de mon intimité un fleuve d’amour,
Que j’aurais voulu faire durer pour toujours.

 

Imaginant tes doigts visiter cet issu,
Pendant que je suis dans mon lit et nue,
Quel fantasme interdit pour la femme que je suis,
Qu’à cela ne tienne car entre toi et moi ce que j’ai joui.

 

Entendant le chant du coq annonçant la fin de mes imaginaires ébats,
Aussitôt debout, je m’appuis sur le coin de la fenêtre car j’étais dans tous mes états.
Où étais-je donc passée ? Que m’était-il donc arrivé ? Qu’ai-je pu avoir mangé la veille ?
Pour avoir fait un rêve de luxures alors que malgré moi en cet instant je me réveille.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Mon beau prince arrive

Mon beau prince arrive

« Mon beau prince arrive » Photo par G.B. d’Allemagne Modèle ? Chat noir

Mon beau prince arrive

 

Debout dans cette maison abandonnée,
J’y suis venu aussitôt soleil levé et moi réveillée,
Sans même avoir pensé un seul instant à m’habiller,
Car les caresses de mon amant m’ont tellement manquées.

 

Me rappelant des contes de mon enfance,
Alors que je vivais dans l’innocence de la romance,
Les belles histoires d’amour que me racontait ma précieuse mère,
Celles où il était permis de croire que la passion existe encore sur cette terre.

 

Plus tard j’ai inévitablement grandi,
Et j’ai vite appris la dureté de cette vie,
De mes désillusions j’ai péniblement surmontées,
Sans pour autant qu’un jour je saurai ce que veut dire aimer.

 

Et puis, le coup de foudre est survenu.
Sans crier gare ! Dès que ce bel homme j’avais vu.
Ses dents blanches comme de l’ivoire et ses yeux si merveilleux,
M’ayant invitée simplement à marcher le long de la rivière tous les deux.

 

Comme tu savais si bien m’écouter,
Comme tu savais si bien me rassurer,
Comme tu savais si bien atteindre mon âme,
Comme tu savais bien en moi rallumer ma flamme.

 

Tu as demandé la permission de me prendre par la main,
Sans hésiter un seul instant je te l’ai accordée avec joie et entrain,
Nous aurions pu aller beaucoup plus loin et faire des folies de jeunesse,
Des gestes que nous aurions sûrement regrettés lors de notre vieillesse.

 

Mais tout simplement au lieu de cela,
Tu m’as dit avec humilité que de m’offrir à toi,
Dans le fond de ton coeur ça ne pressait vraiment pas,
Car tout ce que tu désirais c’était notre bonheur à toi et moi.

 

Puis les jours de ce bel été rapidement passèrent,
Les jours où les couchés du soleil plus vite arrivèrent,
Nos regards de notre envie silencieux amplement comblèrent,
Car mon parfum et ta tendresse princière cela nous indiquèrent.

 

Nous indiquèrent que le bon moment était enfin venu,
Où toi et moi dans cette maison nous serons à l’abri des inconnus,
Où toi et moi nous pourrions nous offrir sans fausse pudeur et entièrement nus,
Où toi et moi sur ce drap blanc que j’apporterai avec douceur nous y serons étendus.

 

Loin était de moi ce rêve que j’avais tant espéré,
Car j’avais depuis longtemps croire en l’amour cessé,
Mais depuis que tu m’as conquise, je me sens enfin revivre,
Je te vois. Toi mon amour, tu seras bientôt là. Mon beau prince arrive !

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Tu ferais mieux de partir maintenant

Tu ferais mieux de partir maintenant
« Tu ferais mieux de partir maintenant » Photo par G.B. d’Allemagne

Tu ferais mieux de partir maintenant

 

Je suis femme sauvage,
Je suis une femme sans âge,
Je suis celle qui préfère sa liberté,
Celle qui choisit avec qui elle veut baiser.

 

Je suis en ces lieux venu,
Je suis libre d’être toute nue,
Je suis consciente de ma folie,
Car de toi j’en avais tellement envie.

 

Je désirais te connaître,
Je souhaitais enfin renaître,
Je voulais apprécier ta langue experte,
Parcourant mon intimité en ayant aucune perte.

 

Je sentais le sable chaud,
Caresser allègrement mon dos,
Pendant que tu explorais ce mont mystérieux,
Que j’offre avec grande passion à tous mes amoureux.

 

C’est vrai, je t’ai laissé me lécher,
C’est vrai, je t’ai laissé me pénétrer,
C’est vrai, je t’ai permis de me défoncer.
Mais ce fut ma volonté, c’est à ne jamais oublier.

 

Ô toi bel homme ! Ô bel inconnu,
Nous avons eu tout ce que nous avons voulu,
Et comme dirait une jolie veuve noire à son amant,
Avant que je décide de te tuer, tu ferais mieux de partir maintenant.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

J’ai attendu

J'ai attendu
« J’ai attendu » Photo par G.B. d’Allemagne Modèle ? Marmor

J’ai attendu

 

Il y a longtemps de cela,
Alors que j’avais déjà fait vers toi,
Sans te brusquer mes premiers pas,
Car ta beauté aisément je remarquas.

 

Je t’ai demandée comment tu allais,
Bien que tu m’a répondu lors que je te souriais,
Assise sur une terrasse en une journée du mois de mai,
Puis-je vous offrir quelque chose ? T’ai-je dit. Tu m’as proposé un café.

 

De fil en aiguille nous avons fait connaissance,
Tu me racontas le pays de ton enfance, de ton innocence.
Tu me confias être venue sur cette terre étrangère pour construire ta vie,
Ce que tu ignorais alors c’est que déjà mon coeur tu l’avais à jamais conquis.

 

J’ai attendu le bon moment,
J’ai attendu ce précieux instant,
J’ai attendu que tu sois prête à entendre,
À entendre mon coeur battre telle une musique si tendre.

 

Sous la fraîcheur d’une nuit de printemps,
Dans mes draps de satin je t’ai prise tendrement,
En écoutant une chanson des années de ma jeunesse,
En t’entendant gémir de plaisir par le pouvoir de mes caresses.

 

À jamais mon coeur tu l’avais conquis sans que je m’en doutais,
Car dès le premier baisé, le premier toucher, t’aimer pour toujours je le savais.
Chacun de nous a une route qui lui est tracée ! Alors pourquoi ne pas poursuivre ce chemin ?
Ô mon amour, accepteras-tu de vivre ensemble de nouvelles aventures main dans la main ?

 

Crois-moi, j’ai attendu cette perle si rare,
Allez belle dame, réponds-moi avant qu’il ne soit trop tard,
Jamais de ma triste vie je ne croyais pouvoir aimer autant que maintenant,
Rejoins-moi ! Viens découvrir le monde avec moi ! Allez ma chérie ! Je t’attends.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Sur ces feuilles mortes

Sur ces feuilles mortes

« Sur ces feuilles mortes » Photo par G.B. d’Allemagne

Sur ces feuilles mortes

 

Fraîcheur d’automne,
Où les chants résonnent,
Les chants des oiseaux resplendissant,
De mille couleurs tout en volant gaiement.

 

Dans cette vierge forêt,
Où mon rêve encore y est,
De mon adolescence si insouciante,
Où je gambadais ici et là tout souriante.

 

Je rêvais à ces beaux garçons,
Parfois espiègles mais pleins de bonté,
Que j’aurais bien aimé tendrement embrasser,
Mais à cette époque agir ainsi était sans-façon.

 

Les années passèrent comme il se doit,
Devenue femme avec de bonnes manières,
De mes folies de jeunesse je n’en savais qu’en faire,
J’ai appris à connaître mon corps rempli de secrets et de lois.

 

Maintenant que je suis en ces bois,
Avec pour seul vêtement ma peau de satin,
Cette peau de jeune femme qui me va si bien,
Avec pour seul souhait de faire une pose de yoga.

 

Épousant le rougeâtre de ce lieu perdu,
Sans hésitation je me suis mise entièrement nue,
Et de mes mouvements qui témoignent de la femme forte,
De la femme forte que je suis devenue sur ces feuilles mortes.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

À la femme que je suis

Je danse

« À la femme que je suis » Photo par G.B. d’Allemagne

À la femme que je suis

 

Aujourd’hui, je vis.
Je vis en cet instant précis.
Respirant avec grande profondeur,
Afin de mon être en extirper mes peurs.

 

Seule et nue dans cette petite pièce,
Sous une musique qui me met en liesse,
Quelques notes de musique du prodigieux Mozart,
Afin de mes pas, de mes gestes en créer une oeuvre d’art.

 

Mains libres et légères,
Oubliant ma journée d’hier,
Main gauche tournée vers l’entre-jambe,
Main droite dirigée vers le sol que j’enjambe.

 

Pied droit semblable au soleil levant,
Pied gauche qui file vers droit devant,
Du mouvement de la hanche j’accouple,
L’ombre et la lumière afin d’en faire un couple.

 

Chaleureuse lumière qui ravive la profondeur de mon corps,
Ombre délicate qui rafraîchit mon être et mon âme,
Quel plaisir de sentir fraîcheur dans les flammes,
Esprit de liberté qui vaut son pesant d’or.

 

Tête légèrement penchée,
Avec le sourire d’un être comblé,
Sous les notes de piano j’ai cessé de penser,
Et de permettre à la femme que je suis de danser.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Qu’est-il arrivé ?

Qu'est-il arrivé

« Qu’est-il arrivé ?» Photo par G.B. d’Allemagne

Qu’est-il arrivé ?

 

Qu’est-il arrivé ?
À mon tendre foyer.
À ma famille tant choyée,
À tous ceux que j’ai tant aimés.

 

Jadis, nous vivions en paix et à l’aise,
Ni riches, ni pauvres, nous étions heureux.
Femmes fières et belles ! Hommes si valeureux,
Puis un jour est apparue la guerre et son cortège.

 

Son cortège de tant de malheurs et de misères,
Qui sur gens incrédules et désespérés se jetèrent,
Grondant dans le ciel des avions inconnus s’approchèrent,
Récitant leurs chapelets de bombes alors que nos larmes coulèrent.

 

Devant ma demeure je suis si dévastée,
Au petit matin alors qu’un nouveau jour s’est levé,
Ayant fui le carnage alors que j’étais simplement drapée,
Me retrouvant maintenant seule avec ce drap pour recouvrir ma nudité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je prie

Je prie

« Je prie » Photo par G.B. d’Allemagne

 

Je prie

 

Je prie pour les oubliés,
Même s’ils sont par milliers,
Ces gens qui vécurent sans grandeur,
Avec parfois bien des soucis et des peurs.

 

Je prie pour les gens infortunés,
Qui ont pour richesse la joie d’aimer,
Tous ces gens au grand coeur et les mains vides,
Trop silencieux dans une foule peuplée d’êtres si avides.

 

Je prie pour dame mère-nature,
Qui agonise dans ce monde impur,
Si généreuse envers ses enfants ingrats,
Et qui certainement un jour ou l’autre disparaîtra.

 

Je prie pour les enfants mal-aimés,
Pour les vieillards si souvent abandonnés,
Dans des foyers à la fois si ternes et si délabrés,
À ces êtres de la vie sans cesse désabusés et toujours blessés.

 

Je prie pour les amoureux déçus,
Et pour ceux qui en l’amour ont toujours cru,
Car rien de plus important dans la vie que de trouver l’amour,
Que ce soit celui d’un instant, d’une nuit ou bien celui de toujours.

 

Je prie en ce lieu de paix simplement pour prier,
Prier pour éviter devant tant de souffrance pleurer,
Car rien de plus sacrées qu’une prière, une noble pensée,
Joignez-vous à moi en pensant aux gens que vous aimez.

 

Mains tendrement jointes et yeux lentement fermés,
Seule dans la lumière tamisée dans le calme concentrée,
J’ignore à quelle divinité du ciel s’adresse cet acte sincère de piété,
Mais, je m’en moque car mon désir est que mes prières puissent se réaliser.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Sacrifiée

Sacrifiée

« Sacrifiée » Photo par G.B. d’Allemagne

Sacrifiée

 

D’avoir vécue,
D’avoir tant vu,
D’avoir tant aimé,
D’avoir tant espéré.

 

Parfois de me renier,
Parfois d’être juste née,
Parfois d’avoir tout imaginé,
Un monde où règnera l’égalité.

 

Je désirais pouvoir rêver,
Je désirais pouvoir admirer,
Un monde où il serait bon de vivre,
Où on ignorait ce qu’est le verbe souffrir.

 

J’ai vu mes sœurs être maltraitées,
J’ai vu mes sœurs être violées et abusées,
J’ai vu mes sœurs convoitées pour leur beauté,
Simplement parce que comme femmes elles ont existé.

 

J’ai voulu élever ma voix,
J’ai voulu prendre une autre voie,
J’ai voulu de ma vie librement en décider,
Et je n’ai eu pour choix de ma vie en être sacrifiée.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Que lit elle ?

Que lit elle
« Que lit elle ? » Photo par G.B. d’Allemagne

Que lit elle ?

 

Que lit elle ?
Ô ma toute belle !
Un de ces romans ?
Avec un prince charmant ?

 

Ce que j’aimerais être ce livre,
Car de ses mains qui le caressent,
J’en serai pour longtemps rempli d’ivresse,
Sentir son parfum à chaque page tournée j’en serais ivre.

 

Ressentir ses yeux parcourir chacun des mots écrits,
Voilà ce qui me rendrait certainement fou d’envie,
Adossé légèrement sur ses douces cuisses,
Espérer ce jour ? Inutile, je ne le puisse.

 

Prends le temps de me lire,
Car de ton regard, je veux me couvrir.
Afin d’oublier mes peines l’instant d’un soupir,
Pour retrouver la joie de vivre l’instant d’un sourire.

 

Lis bien ces mots aujourd’hui rendus vides de sens,
En ce monde où sont perdues à jamais tant d’innocences,
Ces mots que tu découvriras le moment venu qui te sortiront de ta flegme,
Ces mots qui résument avec simplicité ce que ressent l’auteur de ce poème : Je t’aime.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada