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Rome : Berceau de notre civilisation

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Rome :

Berceau de notre civilisation

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous aller bien. Pour ma part, je continue à faire le tri au New Image 58sein de mes nombreuses photos prises lors de mon séjour extraordinaire en Europe. Croyez-moi sur parole ! Il m’est très difficile de faire un choix parmi toutes mes photos tellement elles me rappellent de beaux souvenirs. Des souvenirs qui resteront dans mon cœur pour toujours. Mais, au-delà de mes souvenirs, il existe de nombreux éléments qui m’ont souvent interpelé au fil de mes découvertes, plus particulièrement la prise de conscience de la richesse de notre civilisation. Une richesse que nous risquons de perdre au cours des années à venir si nous ne faisons rien pour d’une part, la promouvoir au sein des générations actuelles et d’autre part, lui redonner toute sa splendeur de jadis. Pas question ici d’être réactionnaire mais simplement de redevenir fiers de ce que nous sommes et de nos origines.

New Image 71Il va de soi que Rome occupe une place prépondérante dans mes réflexions sur l’importance de préserver notre culture et nos traditions gréco-romaines sans omettre nos principes judéo-chrétiens qui sont à la base de ce que nous sommes devenus jusqu’à aujourd’hui. Il faut bien sûr retenir toute l’importance que Rome possède dans la préservation des arts au fil des siècles. D’ailleurs, une visite dans les rues de cette ville millénaire démontre toute la véracité de mes propos.

En effet, les rues de Rome témoignent de l’importance de préserver etNew Image 79 de faire découvrir, et même dans certains cas de redécouvrir, toute la richesse que nous ont laissé ceux et celles qui ont fait du monde occidental actuel l’un des plus grands, sinon le plus grand, de tous les temps. Chaque coin de rue, chaque parc et presque chaque édifice semble raconter l’histoire glorieuse de Rome. Et, croyez-moi sur parole, j’exagère à peine dans mes propos comme en témoignent les très nombreuses photos que j’ai réalisées au fil de mes pérégrinations pédestres dans les quartiers romains.

New Image 82Que puis-je dire des monuments qui jalonnent les multiples endroits et carrefours ? Que puis-je affirmer de mes sentiments lorsque de mes yeux j’ai pu admirer la grandeur titanesque de la Cité du Vatican ? Quelles sensations ai-je vécues au plus profond de moi lorsque mon regard se porta sur toutes ces personnes qui ont donné leurs vies à un concept de vie lequel est appelé Dieu ? (1) Quels sentiments ai-je ressentis lorsque je toucha tant par mes bras que par mes yeux les statues des saints tels Pierre et Paul ou bien j’ai prié devant des tombeaux des hommes, étrangement il n’y a aucune femme, qui ont marqué de leurs empreintes, l’histoire moderne de l’église catholique ? Une église qui a pour fondement la foi en la parole d’un simple charpentier d’une bourgade de Palestine appelé Nazareth et qui se nomma Jésus ?

Voilà les thèmes que je développerai au cours de mes articles à venir au sein de mon blogue.

Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

(1) Dieu est avant toute chose un concept puisque malgré toute la foi possible en ce monde, rien ne peut ni confirmer, ni infirmer de manière absolue son existence. 

C’est le temps

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C’est le temps

Bonjour tout le monde,

Comment allez-vous ? Que se passe-t-il de bon dans vos vies et quels sont vos projets pour les semaines à venir ? De mon côté, ça va beaucoup mieux qu’à la fin du mois d’avril. Comme vous le savez déjà, quelques problèmes de santé ont été de la partie depuis plusieurs jours. Ce qui avait mis en péril ma participation en tant que modèle nu avec la très sympathique Gabrielle Doutre, la photographe pour qui j’ai posé en costume d’Adam. Dieu merci ! Il y a eu dans le fond plus de peur que de mal. L’essentiel est que tout soit rentré dans l’ordre, surtout en ce qui concerne notre plus grande richesse, c’est-à-dire la santé. N’est-ce pas?!

Bref, ce fut pour moi le temps de relever un nouveau défi dans le domaine de la nudité artistique. Un domaine qui, vous vous en doutez bien, me passionne beaucoup. Ici, ce qui m’a vraiment plu c’est le caractère très intimiste de ladite séance. Une séance qui a eut lieu dans une simple maison avec deux appareils-photos, un fond d’écran et un rideau blanc d’où la luminosité nous arrivait de l’extérieur sans oublier mon ouverture d’esprit qui a été très appréciée de la part de la photographe. Ce fut là nos seuls instruments de travail. Comme on dit chez-nous: « c’est souvent dans la simplicité que se fait le meilleur travail. » Quoiqu’il en soit, Nous avons donné chacun notre part pour rendre cette séance vraiment intéressante. Et, entre vous et moi, l’ensemble des résultats témoigne du sérieux que nous avons mis lors de notre rencontre.

Fait intéressant à retenir, j’ai demandé à l’une de mes connaissances, qui est elle-même photographe professionnelle depuis plusieurs années, ce qu’elle pensait de quelques-unes des photos réalisées en cette occasion. Je vous retranscris exactement ses propos dans la langue de Shakespeare puisqu’elle est américaine: 

« Rolland, I think this is more than enough for me to assess. First, the image quality is excellent. Sharpness, focus and creative positioning is wonderful. Obviously, you and the photographer were not afraid to take risks and that adds to the WOW factor. Images are unique and your story is being told from a fresh perspective! »(1) Jayden Miller

Il va sans dire qu’avoir l’opinion d’une autre photographe professionnelle me réconforte dans mon optique de travail. En effet, en fais-je trop ? En fais-je pas assez ? Est-ce utile ? Pourquoi donc ? Et pourquoi pas ? En résumé, ce sont-là des interrogations qui me viennent souvent à l’esprit depuis quelques temps déjà. Oui, cette passion anime mon cœur. Ce qui ne m’empêche guère de m’interroger pour mes choix futurs.

Toutefois, les dernières semaines m’ont porté à la réflexion non seulement sur mon cheminement en tant que modèle nu, mais aussi sur ce que je ressens au plus profond de mon être véritable. Vous savez bien que j’adore ce que je fais surtout que cela m’a permis de rencontrer des gens extraordinaires et avec un cœur en or. Mais quels sont les chemins qui me restent à parcourir avant de quitter ce monde ? Et, plus particulièrement, quels chemins devrais-je choisir ? Oui, je le sais bien que le temps passe à la vitesse de la lumière. Voilà pourquoi je suis persuadé que bien des questions devront être résolues d’ici le 24 mai prochain, c’est-à-dire la date de mon anniversaire de naissance. Des questions que moi, et moi seul, devrai répondre. Puisse les saints et les saintes du Ciel m’éclairer. Il est encore … le temps.

Merci de m’avoir lu!

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

(1)Traduction en français: « Rolland, je pense que c’est plus que suffisant pour moi d’évaluer. Tout d’abord, la qualité de l’image est excellente. La netteté, l’orientation et le positionnement créatif sont merveilleux. De toute évidence, vous et le photographe n’avaient pas peur de prendre des risques et cela ajoute au facteur WOW. Les images sont uniques et votre histoire est racontée sous une nouvelle perspective! » Jayden Miller

Je suis fier d’être un modèle nu 

 

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Je suis fier d’être un modèle nu.

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que la vie est belle pour vous. De mon côté, je suis en ce moment même à Montréal où je participerai à une séance de nudité artistique pour un groupe d’étudiants et d’étudiantes en arts. Ce sera la deuxième fois que je poserai nu pour cette classe et je souhaite être à la hauteur des attentes de la responsable du groupe.

Ceci écrit, j’aimerais vous exprimer jusqu’à tel point je suis fier d’être un modèle nu pour des artistes ou des écoles d’arts tant à Montréal qu’à Québec. Oui, cette fierté est bel et bien ancrée dans le plus profond de mon âme. Une fierté qui a pour origines d’une part, ma passion pour la nudité artistique car elle m’a permis jusqu’à maintenant de me surpasser tant au plan physique que esthétique et que d’autre part, cela a favorisé un dépassement dans mes objectifs. Des objectifs qui se voulaient somme toute bien modeste dont celui de démystifier la nudité d’un homme vivant avec un handicap physique dit « apparent » et celui de permettre aux artistes potentiellement intéressés de travailler avec un homme entièrement heureux de vivre avec son corps.

Oui, je suis simplement heureux de pouvoir réaliser mon rêve et, par le fait même, de favoriser l’émergence d’une vision plus authentique de la réalité. Une réalité qui peut à la fois être belle, dérangeante et provocatrice. Belle pour sa grande simplicité. Dérangeante pour sa diversité des corps et des mentalités. Enfin, provocatrice par le simple fait qu’elle nous invite à une remise en question de nos valeurs souvent les plus profondes.

Merci infiniment de m’avoir lu.

Rollandjr St Gelais

Montréal (Québec)

Canada

Lutter contre toutes formes de tyrannie

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Lutter contre toutes formes de tyrannie

Bonjour tout le monde,

J’espère de tout mon cœur que tout se passe bien pour vous. Pour ma part, ma vie est tout à fait magnifique, et ce à tous points-de-vue. Mon séjour chez les Helvètes est sensationnel. Quel peuple merveilleux! Quel pays extraordinaire où la quiétude de la montagne et la sérénité des habitants qui peuplent ce territoire ancestral témoignent de la chance de vivre dans un coin où la paix et le respect de son prochain vont de pairs. Il est parfois bon de se le rappeler.

New Image93.jpgParlant de chance, votre humble serviteur a eu l’occasion de visiter la demeure de l’illustre Charlie Chaplin qui se trouve à Crosier-sur-Vevey dans le canton de Vaud. Un lieu qui m’a permis de réfléchir sur l’un des  buts essentiels du domaine artistique et qui est de lutter contre toutes formes de tyrannie. Ma réflexion m’est venue à l’esprit lors de la projection du documentaire, présenté croyez-le ou non dans une salle de cinéma, sur la vie de Charlie Chaplin où dès les premières minutes on le voit interpréter le rôle, dans une vision purement humoristique, de Adolf Hitler. Un humour qui voulait sommes toutes dénoncer à la fois la montée de l’intolérance et de la violence galopante au sein des sociétés où l’ignorance, la crainte et le désespoir sont galvaudés et entretenus par des dirigeants avides de pouvoir, et ce au dépend des plus faibles de la société.

Est-il utile de vous rappeler que la grande majorité des artistes qui osent critiquer New Image94.jpgle régime totalitaire dans lequel ils se trouvent, et ce peu importe lequel cela puisse-t’il être, finissent presque toujours incarcérés, parfois torturés pour obtenir des aveux en tous genres et finalement ils terminent leurs séjours en tôle par être, du moins dans un grand nombre de cas, par exécutés? C’est une réalité que l’on devrait toujours garder en mémoire à chaque fois où un régime dictatorial arrive au pouvoir, et ce plus souvent qu’autrement par les armes et en éliminant les opposants. Qui plus est! L’histoire regorge de situations où la peur de l’autre, de celui qui dérange, de celui qui chamboule les idées préconçues et qui pourrait faire avancer les choses de manière tout à fait nouvelle sont éliminés de la place publique par ceux et celles qui se sentent menacés.

New Image96.jpgIl est primordial de se  rappeler en tout temps que la résurgence des mouvements extrémistes est d’abord et avant toute chose une menace pour chacun d’entre nous. Une menace pour nos libertés fondamentales telles que, à titre d’exemples, la liberté de presse, d’opinion, de croyances religieuses et d’associations. Ici, les arts doivent donc être le fer-de-lance contre tous les régimes politiques qui mettent en place des mesures coercitives visant à enlever toute dignité à l’être humain le rendant ainsi au même rang que la bête. Or, qu’est-ce qui nous différencie de la bête si ce n’est le domaine artistique? Se poser la question, c’est un peu y répondre. N’est-ce pas?!

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Canton de Vaud

Suisse

Quelques précisions

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Quelques précisions

Bonjour tout le monde,

J’espère que tout va bien en ce début de semaine et que vous commencerez vos préparatifs de Noël avec joie et entrain. De mon côté, j’ai un grand projet qui se concrétisera dans les prochains jours. Ledit projet n’a strictement rien à voir avec la nudité artistique mais il aura une belle répercussion sur mon blogue puisque cela va me permettre d’y trouver une source quasi-inépuisable d’inspiration pour la composition de mes poèmes . Et, croyez-moi sur parole, j’en suis plus que convaincu.

Vous savez déjà que j’ai eu la chance inouïe de poser nu au sein d’un atelier d’arts dans la ville de GrandMère située en Mauricie. Ce fut là une expérience réellement enrichissante tant pour les artistes qui y sont venus en grand nombre que pour votre humble serviteur. Il y avait des artistes appartenant à toutes les catégories d’âge même si une grande majorité d’entre eux avait quelques cheveux blancs. Que voulez-vous? Le seul moyen que nous avons à notre disposition pour rester en vie, c’est de vieillir. Ceci dit, aussi bien vieillir en beauté mais pas forcément en sagesse. Une vie trop tranquille, c’est souvent très ennuyant.

D’ailleurs, il est impératif de se trouver une passion pour rendre notre vie vraiment intéressante. Trouvez-vous quelques choses qui incitent en vous le goût de vous surpasser, d’aller bien haut de-là de ce que vous auriez crû être capable de faire. Ceci peut concerner bien des domaines. Tout vous est possible de faire en tenant compte de vos limites et de vos talents. Je pense ici notamment à la peinture, à la musique, à participer à diverses activités caritatives, à écrire, lire pour les non-voyant, et bien d’autres domaines.

Pour ma part, ma passion en tant que modèle a revêtu au fil des années diversesnew-image81 connotations selon les modalités de travail. Des modalités allant à des poses classiques devant des groupes d’étudiants en arts ou encore lors d’ateliers réservés à des gens triés sur le volet jusqu’à des séances de photographie plus ou moins « underground ». Sachez une chose! J’assume en totalité ce que j’ai fait jusqu’à maintenant. Pourquoi en serait-il autrement? Ma passion a permis à bon nombre de gens de découvrir de nouvelles facettes chez la nudité artistique tout en travaillant avec un modèle nu masculin lequel possède un corps, pour reprendre un jargon propre au domaine des arts, réellement atypique.

Qui plus est! Il n’a jamais était question de cacher quoi que ce soit de mon corps lors des séances de nudité artistique. Nudité, masculinité et simplicité ont été, et le seront pour toujours, le leitmotiv de mon travail en tant que modèle nu. Comme j’assume tout ce que j’ai fait jusqu’à maintenant, il m’est difficile de ne pas en faire de même concernant les trois pièces fondamentales sur lesquelles je me positionne lors de mes prestations devant un public averti. En effet, la nudité est la première base de mon travail sans laquelle rien est possible. Voilà pourquoi j’enlève ma robe de chambre en début de séance pour la remettre seulement à la toute fin puisque le fait de pouvoir dialoguer avec les personnes présentes en tenue d’Adam lors des poses est d’une aide incroyable pour saisir toute la subtilité de mes courbes, de mes formes et des différentes parties qui ont été atteintes durant ma gestation au sein de ma mère lors de sa grossesse. Il y a des caractéristiques qui sont plus difficiles à travailler que d’autres. C’est un fait que nul ne peut nier.

new-image82Ensuite, il n’est pas question de porter un cache sexe lors de mes prestations. Comme l’a dit si bien madame Danielle Julien de l’atelier de la Factrie de GrandMère: « Tu portes une jambe artificielle, mais tout le reste est conforme à la normalité ». Pourquoi donc devrais-je me transformer en eunuque? Non merci, pas pour moi. Bref, j’enlève tout ce qui pourrait démontrer une quelconque non masculinité de mon corps nu lors des séances. Là encore, c’est une question d’acceptation totale de sa personne. Ce qui peut être plus facile à accomplir pour certaines personnes que pour d’autres.

Enfin, la simplicité est sans contredit la base qui rend possible une séance faite dans la joie et la bonne humeur. Il faut se rappeler qu’une séance est avant toute chose une communion entre divers acteurs dont la  volonté de réaliser quelque chose de bien, voir ici se réaliser pleinement dans ce qu’ils font, est le fondement d’une réciprocité indéniable. Je me donne en totalité non seulement à chacune des séances mais également dans chacune de mes poses. Je me donne à vous? Vous devez vous donner à moi en m’offrant le meilleur de vous-mêmes dans chacune de vos oeuvres.

Petite anecdote à vous raconter! Lors de ma séance de nudité artistique à l’atelier denew-image84 la Factrie, il m’est venu l’idée de prendre quelques poses dites classiques dans certaines parties de ladite séance. Or, et j’ignore la raison, j’ai pris une pose qui faisait penser à des statues de l’époque gréco-romaine. Voyant la réaction de surprise chez les artistes dès que j’ai pris la pose voulue, l’envie folle de faire une blague a été plus forte que moi. Je me suis alors permis de dire tout simplement ceci: « J’ai l’honneur de vous informer que je suis le cousin de la Vénus de Milo. » Holàlàlà! Nous avons bien rit un bon moment. Bref, tout bon modèle vivant qui se respecte doit d’abord et avant tout développer le sens de l’humour. Et comme l’affirme si bien le dicton: « Si on ne vaut pas une risée, on ne vaut pas grand chose. »

En résumé, je poursuivrai la rédaction de mon blogue comme d’habitude. C’est-à-dire avec passion et amour. Mais, j’y ajouterai quelques touches assez particulières au fil des jours à venir, pour ne pas dire tout simplement le mois de décembre qui débutera bientôt. J’espère de tout mon cœur que vous serez comblés par tout ce qui vous sera présenté très prochainement.

D’ici-là, je vous souhaite beaucoup de bonheur.

Je vous aime.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La pose

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Courtoisie de R. de la Suisse

La pose

Bonjour tout le monde,

J’entre dans le vif du sujet. Vous avez probablement remarqué dans mon précédent article de toute l’importance que l’on doit accorder dans les poses réalisées par le modèle vivant à l’occasion d’une séance de nudité artistique. En effet, le rôle qu’occupe ledit modèle est un facteur indéniable dans la réussite d’une oeuvre d’art dans le nu. Ce qui ne minimise aucunement la qualité du travail du photographe ou bien de l’artiste-peintre ou encore du sculpteur.

La pose choisie par le modèle doit en tout temps l’avantager sur le plan esthétique. Quoi de mieux que de choisir une posture qui serait à la fois simple, confortable et agréable à tenir pour une période allant de dix, quinze et même vingt minutes? La simplicité est une bonne chose et elle est doublement appréciée chez bon nombre des modèles vivants, et ce pour deux raisons. Primo, elle favorise la reprise totale de leur corps surtout si elle suit immédiatement des poses que l’on pourrait qualifier de « non-conformes ». Secundo, qui dit simplicité dit aussi méditation. En effet, et j’en parle en connaissance de cause, la méditation demeure un pré requis pour rendre une séance vraiment profitable pour toutes les personnes qui y participent.

Enfin, la pose ne doit jamais être imposée au modèle. Elle peut être suggérée par les divers artistes en expliquant leurs raisons personnelles d’une pose plutôt qu’une autre, mais elle ne doit jamais être exigée. Ici, le respect envers le modèle nu est un élément tout à fait sacré. Ce qui est normal puisque son corps lui appartient en propre et nul ne peut avoir d’emprise sur lui. D’ailleurs, s’il y a une chose que j’ai appréciée jusqu’à maintenant pendant mes prestations devant l’ensemble des groupes pour qui j’ai eu la chance de poser nu, c’est bien le respect que j’ai ressenti envers mon physique et les limites qui lui sont particulières.

Oui, la modération a meilleur goût dans chacun des aspects de la vie. Oui, respecter nos limites et nos capacités est le meilleur moyen d’éviter des blessures inutiles. Oui, respecter le choix des poses par le modèle nu démontre une grande maturité intellectuelle de la part des artistes. Oui, les poses doivent correspondre aux différents états d’âme vécus par le modèle nu qui les transmettra à son tour aux personnes présentes en salle.

Je vous remercie de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Lien deviantArt de R. de la Suisse: http://ubufoto.deviantart.com/

Wow! Quel magnifique souvenir!

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Wow! Quel magnifique souvenir

«Ça me permet de me considérer en tant qu’homme, voir que je ne suis pas un monstre dégradant et que je suis beau, exprime avec émotion Rolland St-Gelais. Ça m’aide à affronter la vie de manière noble.»

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Pour ma part, je suis littéralement aux anges. En effet, je viens de découvrir sur le web un article concernant le monde des modèles vivants. Un article qui a été réalisé en 2013 et dont votre humble serviteur a été parmi les personnes interviewées par le journaliste. C’est dont avec un plaisir immense que je vous transmet ci-joint la copie conforme dudit article avec, afin de respecter le droit d’auteur, un lien vous menant directement sur le site web d’où il est tiré. Je vous souhaite une agréable lecture.

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Figures dénudées pour quelques instants, les modèles vivants se donnent à une profession tout sauf conventionnelle. Laissant préjugés et pudeur au garde-robe, ces artistes se dédient corps et âme à la création artistique.

Des heures immobiles en costume d’Adam, une anatomie analysée minutieusement par des dizaines de regards, une endurance mentale et physique particulière. Le métier de modèle vivant n’est pas destiné à n’importe quel quidam. Les conditions de travail difficiles et les jugements préconçus n’altèrent pourtant en rien la détermination de ces artistes.

Judith, étudiante de 22 ans à l’Université Concordia, garde un souvenir douloureux de sa première expérience comme modèle. «J’ai souffert l’enfer, je ne m’attendais pas à un aussi gros challenge physique et mental», se rappelle-t-elle. En quête d’un travail pour payer ses études, la jeune femme est tombée par hasard sur une petite annonce Kijiji. Elle pose depuis pour plusieurs artistes. Ses séances, habituellement au nombre de deux par semaine, se partagent entre dessinateurs, sculpteurs et photographes. Trois ans se sont écoulés depuis la première pose de Judith. Elle s’est adaptée progressivement aux contraintes physiques de l’emploi. «Il a fallu que je développe ma patience, ma relaxation et surtout ma résistance à la douleur», énumère l’étudiante.

Parents et amis de Judith ne savent pas qu’elle pose nue pour des artistes. «J’ai peur que mes proches me prennent pour une prostituée», s’inquiète l’étudiante. Guy Boissé, modèle depuis plus de trente ans, dit lui aussi être victime de multiples jugements de valeur lorsqu’il révèle son occupation «C’est mal vu dans la société, plusieurs croient qu’on offre des services sexuels. J’aime dire qu’on offre des services corporels», nuance-t-il. En trois décennies de métier, le poseur affirme n’avoir vécu aucune séance où il s’est senti mal à l’aise devant un potentiel sous-entendu sexuel.

La sécurité d’emploi est un concept étranger pour les modèles vivants, mais certains d’entre eux réussissent à créer des liens avec les artistes et les institutions. À l’Atelier de sculpture du Village, école reconnue dans le domaine à Montréal, une dizaine de poseurs sont appelés à chaque semaine. «Il est essentiel de bâtir une relation de confiance avec celui qui pose afin de créer une collaboration fructueuse et à long terme», explique Joël A. Prévost, fondateur de l’organisme. Un processus similaire se déroule à l’UQAM. L’enseignant du cours de modèle vivant, Thomas Corriveau, reçoit un nombre colossal de curriculum vitae et les conserve tous dans un cahier, triant sur le volet les applications. «Je travaille avec une demi-douzaine de ces personnes depuis plus de dix ans», affirme le professeur.

Bien que certains réussissent à se trouver des partenariats à long terme, la profession n’offre pas des conditions permettant d’en faire une occupation à temps plein. À l’Atelier de sculpture du Village, même les «réguliers» ne font jamais plus de dix heures hebdomadairement. Posant de trois à quatre fois par semaine, Guy Boissé se considère comme un des modèles les plus actifs à Montréal. «On est bien payé pour ce qu’on fait, mais il n’y a pas assez de demande pour que quelqu’un puisse gagner sa vie seulement avec ça», explique-t-il. L’homme de 54 ans est photographe pigiste et cultive des légumes avec son frère maraîcher pendant l’été pour joindre les deux bouts.

À corps vaillant, rien d’impossible

Un maximum de diversité est nécessaire pour les artistes lorsqu’il est temps de travailler avec des modèles vivants. Dans le cours offert à l’UQAM, les profils des participants varient continuellement. L’enseignant essaie également d’alterner entre modèles féminins et masculins pour permettre à ses élèves de bien saisir les différences de leurs anatomies.

Pour les personnes handicapées désirant poser pour des artistes, la réalité est parfois moins rose. Victime des effets de la thalidomide, médicament prescrit à des femmes enceintes en 1962, Rolland St-Gelais est privé de sa langue, de son menton, de ses deux mains, de l’avant-jambe gauche et d’une bonne partie de son pied droit. «J’ai appliqué dans plusieurs écoles et on m’a refusé partout donnant explicitement comme raison mon handicap. J’ai eu la chance d’avoir une amie qui m’a présenté à un artiste et de fil en aiguille, j’ai pu me faire une place», raconte l’homme de 52 ans. Poser en tant que modèle est un rêve qui a demandé beaucoup d’efforts pour Rolland St-Gelais. Il déplore que la première impression ait encore beaucoup de place dans le milieu artistique. «Les handicapés sont tout aussi pertinents à dessiner, ils présentent des défis très intéressants pour les étudiants », répond Thomas Corriveau. Il affirme cependant n’avoir reçu aucune candidature d’handicapés dans les dernières années.

Pour les modèles vivants, ce travail peut devenir une véritable façon de se définir et de s’épanouir. «Ça me permet de me considérer en tant qu’homme, voir que je ne suis pas un monstre dégradant et que je suis beau, exprime avec émotion Rolland St-Gelais. Ça m’aide à affronter la vie de manière noble.»

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Un outil irremplaçable

Le modèle vivant offre des caractéristiques que le mannequin de cire ne pourra jamais reproduire, ce qui le rend si primordial dans le monde artistique. À l’UQAM, les étudiants au baccalauréat en arts visuels et médiatiques ont un cours de dessin entièrement dédié aux modèles vivants. «Les modèles sont animés, ils ne sont pas qu’un objet. Ils ont un rôle, une position et une expression qui amènent une création plus dynamique au dessin», affirme l’enseignant en arts de l’UQAM, Thomas Corriveau. Avec ces modèles, le professeur apprend à ses étudiants à se familiariser artistiquement avec l’anatomie et le squelette humain, tout en apprenant les règles des ombres.

Source: http://montrealcampus.ca/2013/11/donner-son-corps-a-lart/