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Une fois que je fus sauvée je souhaitais être damnée

Une fois que je fus sauvée je souhaitais être damnée
Réalisation photographique par David Hobbs Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/once-I-was-saved-I-wished-I-was-damned-793007073

Une fois que je fus sauvée je souhaitais être damnée

 

Illusion ! Illusion ! Illusion ! Tout n’est qu’illusion.

Illusion démasquée à la recherche du pardon,

Cette vérité enfouie sous les dunes de sable,

Du sable de ces mensonges si coupables.

 

Fautifs de leurs existences éphémères,

Condamnables de leurs destinées si amères,

À la saveur insipide les incitant à se jeter à la mer,

De cette mer aux vagues déferlantes tels les cris de leurs mères.

 

De leurs cris de douleur ou de joie,

À en perdre leurs âmes, à en perdre leurs voix.

Voix guidant leurs progénitures à travers cette immuable voie,

Voie faite de chair, faite de sang ! Leurs ordonnant d’aller tout droit.

 

Que pouvais-je faire pour remédier cette situation?

Mendier les gens tel le ferait le dernier des vagabonds?

Ayant décidé de trouver remède à mes troubles à mes doutes,

De cette sagesse salvatrice j’atteindrai assurément coûte que coûte.

 

Mais alors comment pourrais-je être sauvée?

Comment pourrais-je un seul instant même le souhaiter?

Désirer être sauvée alors que tout me semblait définitivement perdu?

Que tout me paraissait être à jamais condamné, simplement foutu?

 

Après avoir tant cheminé sur la voie de la raison,

Avoir sans cesse appris mes leçons à force de répétitions,

Répéter encore et encore et toujours jusqu’à suffocation,

Les réciter telles des mantras ou des pieuses supplications.

 

Libérant enfin mon esprit de cette inutilité,

Comprenant de ces formules et prières leur futilité,

J’entrevois malgré moi tant de lendemains incertains,

Comprenant bien que malgré ma volonté je n’y peux rien.

 

C’est-là où en un éclair j’ai tout compris,

C’est le jour fatidique où mon esprit fut envahi,

Je me rappelle si bien le jour où l’on m’a sauvée,

Qu’une fois je fus sauvée je souhaitais être damnée.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Un ange m’a parlé cette nuit

DANS2465
Photo par Phylactère lundi 2 décembre 2019 (Poème tiré d’un rêve prémonitoire)

Un ange m’a parlé cette nuit

 

Un ange m’a parlé cette nuit,

Bouleversé pour toujours je le suis,

Quelques paroles et une image ont suffi,

Pour me prévenir d’éviter bien des ennuis.

 

Paroles en mon cœur furent révélées,

Paroles à la lame fine tel un couteau bien affûté,

Était-ce un ordre ou bien une suggestion? Bonne question !

Mais, en tenant compte de son message, j’obtiendrais le divin pardon.

 

Écoute bien mes paroles !

Qui te sont adressées telle une obole.

On m’a envoyé vers toi pour te prévenir,

Continue sur cette voie? Tôt ou tard elle te fera souffrir.

 

Regarde l’année qui vient,

Choisi pour toujours la route du bien,

Car n’oublie pas ta dernière destination,

Celle pour laquelle tu t’en iras pour de bon.

 

L’ange déposa alors un rosaire sur mon torse,

Car il voulut me délivrer de cette horrible entorse,

Une entorse qui par mon âme perdue me fit tant souffrir,

Et qui était simplement un triste avant-goût de mon avenir.

 

Il est vrai que joyeux est le cœur de l’homme aux plaisirs éphémères,
Mais bien pénible sera sa destinée sur le pavé de l’enfer,
Là où les doux souvenirs des péchés accomplis,

Deviennent la source des tourments infinis.

 

Un rameau d’olivier fut placé sur mon sein,

Pour me prévenir divinement tel sera mon destin,

Car bien limité est le nombre de mes lendemains,

Alors, je t’en prie, choisi judicieusement le bon chemin.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Tu as besoin de mes mains

Tu as besoin de mes mains
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

Tu as besoin de mes mains

 

Je le sais trop bien,
Même si je ne suis guère un galopin,
Nous avons vécu tellement de joyeux lendemains,
À faire l’amour les jours et les nuits comme des refrains.

 

J’ai adoré embrasser ton corps,
Chaque parcelle précieuse comme de l’or,
Sentir le parfum de ta peau veloutée à souhait,
Mais je ne peux aller plus loin, voilà le mal qui est fait.

 

J’aurais tant voulu t’offrir mes mains,
Malheureusement ne point en avoir est mon destin,
Je vois néanmoins un petit sourire sur le coin de tes lèvres,
Car la nature m’a heureusement compensé pour combler ma belle Ève.

 

Te rappelles-tu la fois où nous nous sommes rencontrés,
Dans le bar où j’avais pris quelques verres, bu un bon coup.
Je t’avais invitée humblement à ma table afin d’apprendre qui tu es,
Tu m’avais raconté les histoires de ton pays, les gens qui y vivent beaux et laids.

 

Discussions aidées par quelques verres de boissons alcoolisées,
Intriguée tu m’avais demandé si je voulais avec toi passer du bon temps,
Pourquoi pas ? Je t’ai répondu avant que les ans passent comme chagrin dans le vent.
Cette histoire d’une nuit s’est transformée en début d’un roman où deux âmes allèrent s’aimer.

 

Il est vrai que nous n’avons jamais vécu ensemble,
Mais, ce n’était vraiment pas nécessaire, il me semble.
Nous avons fréquenté les plus beaux lieux tels des dieux,
Avec toi et, je l’avoue de tout mon coeur, tout fut si merveilleux.

 

Je t’avais donné mon coeur, je t’aurais donné ma vie.
Mais, je peux comprendre que maintenant tout est fini.
Puisque jamais je ne pourrai te donner ce que je ne possède pas.
Ces mains que la vie m’a injustement volée au bout de mes tendres bras.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Tant de tristesse

Tant de tristesse
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Tant de tristesse

 

Que puis-je faire?
Pour te retirer de cet enfer.
J’aurais tellement aimer plus t’offrir,
Qu’un simple mot pour te faire sourire.

 

Quel souvenir de ton adolescence,
Qui te fait vivre pareille désespérance?
Dis-moi le ! Je n’en peux plus de te voir souffrir.
Que je puisse sécher tes larmes à jamais et t’entendre rire.

 

Je sais bien que la vie n’a pas toujours été tendre,
Mais face à la réalité fallait-il autrement s’y attendre?
La violence et la haine ont remplacé la paix et l’amour,
Mais, sait-on jamais, seront-ils de retour un de ces jours.

 

Entre toi et moi, je le sais que trop bien,
Que je n’ai malheureusement ni de pieds ni de mains.
Tout ce que j’ai à donner c’est mon cœur, si tu le veux bien.
Quelques mots écrits pour te souhaiter de meilleurs lendemains.

 

Que ferais-je pour transformer cette tristesse?
En un moment d’une joie éternelle et d’allégresse.
Appuie ta joue sur mon épaule car il est seulement pour toi.
Car dans le secret de mon âme je te traiterai tel le ferait un roi.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Juste un fantasme

Juste un fantasme

« Juste un fantasme » par mon ami Joël Pèlerin Poème par RollandJr St-Gelais

Juste un fantasme

 

Aux coups de sept heures,
Je me suis réveillé en sueur,
Car mon être fut envahi par un leurre,
Quel a été ce rêve sinon une grave erreur ?

 

M’étant endormi dans mes draps chauds,
Où tout était bien, tout était pur, tout était beau.
Sentant le silence m’envahir le long de mon corps,
Et le poids de la fatigue jusqu’à ce que je m’endors.

 

Une présence se fit entendre,
Un goût de menthe à mes lèvres,
Coula doucement telle une fraîche sève,
Une sève qui explora ma bouche sans attendre.

 

Survolant mon corps qui semblait être inerte,
Mais ne craignant point de la vie avoir sa perte,
Tu étais couchée bien fragile et nue à mes côtés,
Toi qui en secret j’avais tendrement plus que tout aimée.

 

Nous nous sommes rencontrés sur une île lointaine,
Où les gens fredonnèrent des paroles d’une même rengaine,
Des gens heureux qui ne se soucièrent guère de leurs lendemains,
Des gens riches d’amour et de temps qu’ils offrirent avec des pures mains.

 

Je sentais surgir en moi cette grande force,
Qui fit grandir mon arbre intime libre de sa belle écorce,
De cet arbre qui fait ma fierté depuis qu’un homme je suis devenu,
De cet homme qui est demandé par les plus grandes écoles afin d’y poser nu.

 

De cet homme au corps certes différent,
Mais qui de la vie en apprend encore pour longtemps,
Homme qui aurait tant voulu présenter devant ces artistes sa virilité,
Mais qui devait des règles établies par les us et coutumes les respecter.

 

Mais toi, je te retrouvais là dans mon lit.
Dans ce lieu où dans la noirceur de la nuit,
Revoyant mes amours de jeunesse, je m’ennuie.
Et, contre toutes attentes tu me regardes et me souries.

 

Descendants alors du plafond de ma chambre,
Tel un fantôme revêtu d’un châle à la couleur d’ambre,
Car mon désir était de te faire l’amour dès l’instant que je t’ai vue,
En cette classe où m’y voir poser nu laquelle d’entre vous y aurait crû ?

 

Ouvrant les yeux dès le chant du coq à l’aube,
Qui me faisait penser à un chant semblable à des laudes,
Juste encore un petit moment de joie de te sentir près de moi,
Juste un fantasme qui disparaît telle une brume à l’orée des bois.

 

De

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada