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Délions les liens

Délions les liens
Superbe photo par Tastethewine sur https://www.deviantart.com/tastethewine

Délions les liens

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que tout va pour le mieux pour les êtres qui vous sont chers. Pour ma part, je vais super bien tout en maintenant un bon moral et, Dieu merci, ma santé est excellente. Qui plus est, j’avance avec tranquillité et sérénité vers un nouveau chiffre à rajouter à mon âge. J’ai bien écrit tranquillité et sérénité et non pas sagesse. En effet, qu’est-ce que la sagesse si ce n’est que des pensées qui changent avec le temps et au gré des événements de la vie? Certes, il y a une sagesse immuable qui a fait ses preuves depuis l’aube de l’humanité et qui a permis aux êtres humains de survivre au fil des époques de l’histoire. Mais, il y aussi cette sagesse que l’on tient pour fondamentale mais qui pourtant semble être que pure folie.

Savez-vous quoi ? La folie peut devenir à son tour une source incroyable de sagesse surtout si elle permet à nos rêves et à nos espoirs de passer à travers des moments pénibles. À ce sujet, je dirais même que c’est presque incroyable le nombre de personnes qui ne pouvaient imaginer un seul instant voir réaliser les rêves et les espoirs de ceux, mais aussi de celles, que l’on accusait de folie.

Aujourd’hui, peut-être sous l’influence du politiquement correct, on préférera plutôt employer l’expression d’utopie è la place de la folie. C’est moins agressif. Toutefois, l’objectif est le même. C’est-à-dire de couper les ailes de l’oiseau qui vit dans sa cage. Une cage située au plus profond de notre être. Croyez-moi sur parole, il suffit de pas grand-chose pour en arriver là. Je dirais même que des paroles sans cesse répétées, des paroles avec des mots choisis méticuleusement, au sein d’une population donnée en une période temps bien définie pour donner un résultat étonnant.

Or, je préfère de loin avoir une certaine folie laquelle me permet de vivre et non pas de survivre simplement surtout à cette période que nous traversons en ce moment. Attention ! Je ne dis pas de vivre de manière imprudente. Mais de vivre et de bien vivre. Et pour ce faire, avoir et entretenir nos rêves et nos espoirs sont des éléments fondamentaux qui nous permettent d’avancer avec liberté et dignité.

Tiens ! Tiens ! Tiens ! Liberté et dignité ne vont-elles pas de pairs avec le rêve et l’espoir? En effet, sans le rêve, ni l’espoir toute liberté et toute dignité sont vouées au néant. Il est donc impératif de ne jamais emprisonner ce qui a favorisé la grandeur des hommes et des femmes qui leur a permis d’atteindre des sphères inimaginables. Délions les liens que l’on nous a souvent imposées non pas par la force, mais par des paroles enjôleuses. Elles sont souvent plus efficaces.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Aqueuse éclipse

Aqueuse éclipse
Photographer: Matt McGee Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/watery-eclipse-815356271

Aqueuse éclipse

 

Devant l’inévitable situation,

J’ai accepté librement de prendre cette décision,

Un décret pris en toute bonne foi et avec toute ma raison,

Devant une telle réalité, j’ai jugé bon d’aller vers d’autres horizons.

 

Car voyez-vous, je n’en pouvais plus de cette souffrance.

Qui grugea mes espoirs, mes rêves depuis ma lointaine enfance.

Qui envenima la moindre parcelle de ce qui devait être mon adolescence,

Cherchant dans les substances illicites un semblant d’une douce romance.

 

Une douce chanson qui allait penser mes blessures,

Une balade d’amour qui allait soigner mes nombreuses meurtrissures,

Dans les bras de purs inconnus, je m’y suis précipitée souhaitant être aimée.

Dans leurs lits l’instant d’une nuit, je m’y suis blottie espérant y être protégée.

 

Être enfin défendue de tout ces démons,

En être enfin libérée maintenant et pour de bon.

Réponds-moi : Qu’ai-je fait pour mériter ce qui m’était arrivé?

Réponds-moi : Pourquoi de mon innocence et de mon corps as-tu joué?

 

Tu étais pourtant là pour me consoler et voir à mes besoins,

Tu devais me traiter comme une reine et de moi prendre grand soin,

Quelle atroce douleur j’ai ressenti quand tu osas franchir cette voie interdite,

Tu ignoras tant mes cris que mes pleurs en cette journée si terrible et si maudite.

 

Maintenant de cette douleur qui pénétra ma chair.

Et avec laquelle tu me précipitas jusqu’en enfer à la vitesse de l’éclair,

Je vais pour toujours et à jamais du haut de cette falaise de ce pays m’en défaire,

Dans cette eau noire comme la plus sombre des nuits, je plongerai libre comme l’air.

 

Une poussée vers l’avant, voilà qui est fait.

Sentant tout autour de mon corps un vent frais,

Glissant dans le tourbillon effréné de mes pensées,

Dans cette eau ressemblant à un puits sans fond bientôt j’y serai.

 

Me sentant couler avec ma robe blanche pour linceul,

Je n’éprouvai point de crainte ni de peur même si j’étais seule,

Mon corps lentement s’enfonça et de mes bras je forma une ellipse,

Par une sérénité jamais connue de ma vie, j’ai disparu telle un aqueuse éclipse.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Le bien-être

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Le bien-être

Bonjour tout le monde,

IMG_20200107_172246J’avais demandé à mes connaissances sur le réseau social Facebook de me proposer une série de sujets que je pourrais développer au fil de mes publications sous forme de proses au sein de mon blogue dédié à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie ainsi que dans une moindre mesure à des réflexions personnelles. La dernière catégorie d’articles me semble être de plus en plus importante dans le présent blogue. En effet, il existe tant de réalités auxquelles chaque être humain doit faire face au cours de sa vie qu’il est impératif de ne point garder le silence. Mais, attention! Je ne prétends nullement avoir la connaissance absolue ni posséder la sagesse des Anciens. À vrai dire, votre humble serviteur est un homme parmi tant d’autres avec ses forces, ses faiblesses, ses espoirs, ses rêves et ses désillusions.

Toutefois, et en dépit de ces évidences nommées ci-dessus, une seule caractéristique propre au genre humain rend possible son désir d’aller toujours vers l’avant. Soyez rassurés ! Il n’est absolument pas question de trouver l’âme-sœur, de gagner à la loterie et encore moins de réaliser des exploits hors du commun même cela peut être des éléments importants à son bien-être.

Cependant, je parle ici du bien-être tout simplement.IMG_20191217_102116 C’est-à-dire d’être « bien » dans son « être », dans le plus profond de soi, là même où personne ne peut ni pénétrer, ni conquérir, ni accéder et encore moins voler ce « bien » le plus précieux. Oui, il s’agit du seul bien qu’aucune richesse ne peut acheter, ni aucune contrée aussi belle soit-elle en ce monde ne peut vous offrir et qu’aucun grand amour ne peut combler. Bon! Je reconnais qu’avoir richesse, belle contrée et grand amour aide énormément à apprécier la vie. Mais, est-ce là où réside le véritable bien-être quel que je l’entends dans ce présent article? Je réponds à cette question par un non catégorique.

IMG_20191230_161859Mais quel est donc cet état de bien-être, d’être bien dans son être, dans ce présent article ? Je vous dirais tout simplement de lâcher-prise, d’accepter ce qui est, ce qui dépend de soi et de prendre conscience de ce qui ne l’est pas. Ce qui implique la pleine et entière reconnaissance de nos erreurs, de nos fautes et de les assumer sans pour autant tourner le fer dans la plaie. Ce qui engage chez l’individu d’éviter la sempiternelle phrase : « L’avoir su, j’aurais agi autrement ». Quelle phrase à la fois vide de sens et inutile. Vide de sens puisque l’on ne peut pas toujours prévoir les conséquences de nos actions lesquelles dépendent souvent de facteurs extérieurs à notre volonté. Inutile puisque ce qui est fait est fait et ne peut être, sauf dans de rares cas, défait. Accepter une telle vérité est à mes yeux la pierre angulaire du « bien-être », c’est-à-dire d’être bien dans son for intérieur.

C’est plus facile à dire qu’à faire? Me diriez-vous ! Je suis d’accord avec vous mais en partie seulement. J’ai, à titre d’exemple, mes parents qui ont dû faire face à des situations hors de leur contrôle. Certes, je fais référence à ma mon handicap physique causé par les comprimés de thalidomide que mon père avait ramené de la pharmacie. Ce dernier pouvait-il savoir les effets qu’ils allèrent avoir sur mon développement embryonnaire? Ma mère pouvait-elle se douter un seul instant des conséquences sur ma vie en prenant ces comprimés? Bien sûr que non! Toutefois, ils ont su se relever les manches et affronter la vie comme elle se présentait. C’est-là l’un des nombreux exemples qui me sont venus à l’esprit.

Soyez convaincus d’une chose! J’ai rarement vu desIMG_20191211_185253 gens avoir eu un tel état de bien-être malgré les embûches qu’ils ont été obligés d’affronter depuis ma venue au monde. Ai-je hérité de cette capacité de résilience? C’est possible. Une telle capacité est-elle présente chez les êtres humains? C’est possiblement le cas puisque sans elle, les êtres humains auraient été dans l’incapacité de faire face aux aléas de la nature, de l’histoire et de l’existence. Autrement dit, de la vie!

En terminant, je mentionne cette citation qui résume à la perfection l’ensemble de mes propos contenus dans cet article. Une citation d’un certain Nouredine Meftah qui décrit en ces termes une noble vérité : « Le bien-être est l’harmonie de notre for intérieur ». Que puis-je vous souhaiter de mieux que votre for intérieur soit en totale harmonie afin que vous puissiez être bien en vous-même?

Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Je pense donc je suis

Photo réalisée par Phylactère Séance du 2 décembre 2019

Je pense donc je suis

 

Devant ma fenêtre,
M’envahit un mal-être,
Surgit en moi une idée, une réflexion.
À laquelle je dois réfléchir avec appréhension.

 

Qu’est-ce qui fait de nous des hommes?
Bien des sages ont tenté de résoudre cette question.
Certains essayèrent d’y répondre par le culte des religions,
D’autres élaborèrent des concepts assez semblables en somme.

 

Serait-ce par les idées que glapissent ces gens tels des hiboux?
De ces idées saugrenues dont s’énorgueillissent ces savants et ces fous,
De ces savants fiers de leurs théories et de ces fous pas si fous que ça,
Car il faut bien que certains des pauvres gens pensent à ce qu’ils voient.

 

À vrai dire une seule question demeure,
Que je me dois de répondre avant que je meure,
Ce que je suis en mon fort intérieur existera-t’il ?
Face à l’éternité qui nous attend tous, semble-t-il.

 

Avouons-le même si cela nous dérange,
Aucun de nos aïeux est venu nous raconter,
De l’autre côté de la porte une fois qu’elle est fermée,
Pas même un saint, pas même un pécheur, encore moins un ange.

 

Mes pensées divaguent au fil des années,
Parfois elles vont, elles viennent, elles ne font que se répéter.
Des pensées parfois nobles, parfois vilaines souvent coquines,
Surtout en la présence de quelques femmes blondes ou rouquines.

 

Mais d’où vient cette incroyable faculté?
Celle de pouvoir penser la nuit jusqu’en matinée,
Au risque de passer nuit blanche avec des idées noires,
Alors qu’à l’aube apparait de la splendeur de la vie sa gloire.

 

Même si je pense, plus je comprends tard,
Oui, c’est une situation si étrange et si bizarre,
Puisque devant tant de questions nulle réponse tienne bon,
Devant la bêtise des hommes j’ai constaté depuis jeune garçon.

 

Parfois, je pense à des blessures profondes et jamais guéries,
À de nombreuses cicatrices béantes et jamais refermées,
Ne serais-je qu’un vagabond sur cette terre damnée?
Voilà là une énigme maintes fois posée.

 

Quelques fois je me demande ce qu’est l’amour,
Serait-ce qu’un vœu pieux digne d’un conte de fée?
Un conte des mille et une nuit que Shahrazade aimait raconter,
Mais trop vouloir y songer m’a fait craindre le pire pour toujours.

 

Car, croyez-le ou non, trop penser peut tuer.
Tuer nos rêves, nos espoirs, nos illusions et nos désirs,
Voilà la raison pourquoi je préfère et de loin simplement vivre,
Pour me sortir de ce parcours ténébreux, je vais plutôt aller me balader.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Droit au respect et à la dignité

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Avec la permission de John K. des États-Unis

Droit au respect et à la dignité

Bonjour tout le monde,

Je souhaite que vous allez bien et que la période de l’Avent se déroule selon vos espoirs tout en adhérent à diverses festivités de bureau en cette fin d’année 2019. Pour ma part, tout est beau fixe. En effet, j’ai humblement participé à petit quelque chose en collaboration avec Phylactère, une femme magnifique et photographe extraordinaire, pour une publication sur son site personnel. À cela vient s’ajouter la composition de poèmes, l’une de mes passions privilégiées, lesquels sont largement inspirés par les photos prises dans le cadre d’une séance de nudité artistique. Ladite séance a eu lieu dans mon appartement à Québec et ce, en compagnie de la photographe et de deux assistantes.

Comme j’aime bien le mentionner à l’occasions d’un reportage journalistique ayant eu lieu en 2015, il m’est un devoir de ne rien exhiber ni de ne rien cacher lors des séances où la nudité est requise pour une session de dessins, de photos ou de tout autre support visuel. En l’occurrence, ceci signifie tout simplement que chaque partie intégrante de mon être possède la même dignité et a le droit au même respect. Ce qui est aussi le cas, cela peut vous sembler étrange, pour ma jambe artificielle sans laquelle il m’est impossible de me déplacer. Voilà pourquoi elle fait partie intégrante de tout mon être.

Toutefois, et c’est pour moi un élément fondamental dans mon analyse en tant que modèle masculin, les parties intimes reflètent une image de la nudité chez l’homme trop souvent pervertie dans le monde actuel. Serait-ce une conséquence indirecte de l’accessibilité à la pornographie auprès de la masse populaire? Je peux le croire.

Or, il est à souligner que le phallus possède ses lettres de noblesse dès l’époque de la Grèce antique. Nous pouvons penser, à titre d’exemples démontrant la véracité de mon propos, aux œuvres artistiques grecques d’une valeur inestimable qui ne cherchèrent en aucune occasion à occulter cette partie de l’anatomie masculine. Mais attention ! Ne pas les occulter n’indique pas non plus le désir d’y mettre l’accent. Nuance à toujours se souvenir!

En effet, l’essentiel était de mettre l’emphase sur le contrôle de l’esprit sur le corps humain. Un tel contrôle visait à démontrer la supériorité de l’être humain sur l’animal, voire l’homme civilisé sur le barbare ou bien le citadin sur le paysan. Voilà pourquoi le sexe masculin demeurait en état de flaccidité dans la majorité des reproductions artistiques où la nudité de l’homme était exigée. Et dans le cas contraire, voire les rares réalisations artistiques où l’érection y était présentée, souvent de manière grotesque, l’objectif se résumait à prouver l’infériorité du barbare, du fait de son incapacité à contrôler ses pulsions animales, à l’égard de la civilisation hellénistique.

La magnifique photo présentée en début du présent texte constitue l’exemple parfait de mes propos, et ce pour deux raisons majeures. En premier lieu, la présentation du corps du modèle masculin y est faite de manière tout à fait exceptionnelle. En effet, tout y est impeccable : la posture, le choix, l’agencement des teintes du corps avec l’ensemble de la photo. Une telle réalisation rend notre regard tout à fait confortable. En second lieu, la nudité du modèle correspond en tous points à ce que l’on a le droit de s’y attendre, c’est-à-dire de tout voir sans pour autant y dénoter une parcelle de vulgarité, aussi minime soit-elle. Bref, elle respecte ce dont j’ai pour mot d’ordre : Pouvoir tout découvrir, sous un angle artistique et respectueux envers le modèle, mais aussi en évitant toute provocation visuelle.

En résumé, le droit au respect et à la dignité peut très bien se réaliser dans l’éventualité d’une séance-photos. Respect qui se manifeste entre les parties concernées, voire ici le modèle et le créateur de l’œuvre en question. Et dignité envers chacune des parties du corps du modèle qu’il soit une femme ou bien un homme. Mais, dans le cas présent, le modèle masculin est le seul qui possède un phallus.

Je vous remercie infiniment de votre attention.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada