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Je suis la femme du fermier

Je suis la femme du fermier
Je suis la femme du fermier de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-farmers-wife-852205731

Je suis la femme du fermier

 

Je suis la femme du fermier,

Celui hier qui a été enterré,

Revenu du front si blessé,

Je n’ai pas pu le sauver.

 

Il était parti rejoindre ses amis,

Défendre familles et patrie,

Nous étions tellement épris,

Mais je n’avais rien compris.

 

Combien de nuits j’ai pensé à lui,

Me demandant s’il avait été pris,

Était-il en sécurité et bien nourri,

Était-il fait prisonnier par l’ennemi?

 

J’espérais tant son retour,

En m’occupant de notre enfant avec amour,

Lui parlant de son père avec tendresse,

En la serrant dans mes bras avec délicatesse.

 

Certes nous ne manquions de rien,

Car cette terre je la travaillais de mes mains,

Avec le cœur au ventre et la fierté à l’âme,

Pendant que mon époux entre ses mains serrait son arme.

 

Puis, sans crier gare,

L’esprit de la guerre fit son art,

Un coup de canon retentit au loin,

Lui fit perdre son arme la rage aux poings.

 

Bruit sourd retentit dans sa tête et lui fit perdre l’esprit,

S’évanouissant en étant entouré d’ennemis ébahis,

De le voir encore vivant après une telle violence,

Était-il protégé par la divine Providence?

 

Fait prisonnier il fut interné dans un camp,

Où il s’ennuya de sa famille longuement,

Conflit terminé il fut bien libéré de corps,

Avec son âme brisée par tous ces tors.

 

J’ai ouvert grand les portes de mon cœur,

À cet homme devenu étranger face à mes peurs,

Semblable au dehors mais si différent en dedans,

Quelle souffrance a-t-il vécu pour l’amener vers le néant?

 

Aucun mot de sa bouche ne sortir évidemment,

Malgré mes questions posées bien gentiment,

Seules quelques larmes sur les joues coulèrent lentement,

Me laissant craindre le pire malheureusement.

 

Par une nuit de clair de lune et un ciel étoilé,

Dans le silence de cette chaude nuit d’été,

Sous un arbre feuillu il mit fin à ses souffrances,

Ignorant nos années d’amour et de romance.

 

Je suis la femme de ce cet homme que vous m’avez volé,

De cet homme qui depuis tout le temps j’ai tant aimé,

Comment vais-je faire pour expliquer à notre enfant chéri,

Que son père a connu l’enfer sur terre avant d’aller vers le Paradis?

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Solo

Solo
« Solo » réalisation photographique par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da

Solo

 

Voilà plusieurs jours que je n’ai plus de tes nouvelles,

Toi, celle que j’aime de tout mon cœur, ô ma toute belle.

Sans toi, mon existence n’est vraiment plus la même.

Quelle chanson puis-je composer sans celle que j’aime?

 

Allant ici et là dans mon humble appartement,

Faisant les cent pas depuis ce confinement,

Cherchant quoi faire de mes dix doigts,

En pensant sans cesse à toi.

 

Me remémorant nos moments de bonheur,

Lorsque je jouais quelques notes de guitare,

Ces notes voguant sur leurs ondes la nuit noire,

Tout en te donnant un air de si belle humeur.

 

Je me rappelle cet instant que je voulais immortaliser,

Prenant de ma main tremblotante mon appareil-photo,

Si soucieux de rendre perpétuel ce moment si beau,

Sans dire un mot, avec précaution, je t’ai photographiée.

 

Légèrement éclairée par le clair de lune,

Je pouvais contempler tes courbes telles des dunes,

Envier pour un moment ma guitare entre tes mains,

Même si je savais que nous ferions l’amour jusqu’au matin.

 

Mais maintenant que puis-je faire ?

De cette vie en solo, de ce drôle d’enfer,

Dieu merci ! J’ai retrouvé ce doux souvenir,

Que je colle sur mon cœur avec un grand soupir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Perdre son temps ou sa vertu?

Photo réalisée par Priscilla Vaillancourt

Perdre son temps ou sa vertu?

 

Perdre son temps,
Regretter le temps présent,
Qui défile sur le fil du fuseau,
Qui s’évapore comme une goutte d’eau.

 

Perdre ses innocentes illusions,
Et ses nombreux rêves comme de raison,
Perdre son chemin dans la brume de la fin de vie,
En revoyant ses plaisirs de jeunesse? Quel ennuie!

 

Perdre nos doux souvenirs,
Nos joies éphémères et nos rires,
Les visages de ceux que l’on a aimés,
Les mots tendres que l’on a dit à nos bien-aimés.

 

Voir s’envoler au gré du vent les contrés et les paysages,
Ceux que l’on a découvert quand on n’était pas très sages,
De nos folies passagères et nos éclats de grandeur,
Que cette époque où rien ne nous faisait peur.

 

Mais entre vous et moi je dois avouer,
Une seule chose que jamais je ne regretterai,
C’est d’avoir au clair de lune perdu ma vertu,
Grâce une belle dame d’expérience que j’ai connue.

 

De

 

RollandJr St Gelais
Québec (Québec)
Canada

Éloges vers le ciel

loges vers le ciel
Avec la permission de Jordh00 du Canada

Éloges vers le ciel

 

Il fait nuit et pourtant dans la forêt je suis,
Je le suis comme je le fais à chaque nuit,
Au clair de lune et aux étoiles brillantes,
Nuit sans lune et les étoiles absentes.

 

Ne craignant point les animaux,
Car je sais bien que chacun d’eux est beau,
Et qu’en cette forêt se trouvent tant de créatures,
Qui ne possèdent que ce que leur a donné mère-nature.

 

Sentir en moi chaque goutte de mon sang parcourir mes veines,
Ressentant en mon fort intérieur être le fils d’un roi et d’une reine,
Comme tous les êtres humains devraient pourtant le ressentir pareillement,
Car chacun d’eux possède le droit à la dignité et de vivre humainement.

 

Écoutant les bruits transportés par le vent du nord,
Vent du nord qui annonce subtilement la venue du froid hiver,
Pourtant déjà prévenu par les arbres ayant perdu leurs feuillages verts,
Je me suis alors dirigé vers une vaste clairière tout en me tenant aux abords.

 

Ne pouvant guère lutter contre ce désir étouffant,
De renouer pour un bref instant à la liberté d’un enfant,
Cette liberté qui est si souvent brimée par une hypocrite société,
J’ai alors de manière quasi sacrée mes vêtements salis par le temps enlevés.

 

Quelques pas je fis en direction des verts sapins,
Et vers le firmament je levai tant les yeux que les mains,
En espérant atteindre la cime des arbres pour y trouver refuge,
Loin de ces religions et de leurs dieux qui condamnent et qui jugent.

 

Je ne veux point de ces dieux et de leurs prophètes de malheur,
Car en chacun des êtres en ce monde se trouve le désir du bonheur,
Bonheur d’aimer et d’être aimé ! Bonheur de vivre et de laisser-vivre !
Et de mes éloges vers le ciel, c’est ce dont en cette saine nuit, je m’enivre.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Dame Blanche

Inspiration
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Dame Blanche

 

Depuis que tu es apparue,
À mes yeux si belle et nue,
Toi, une succube qui est venue,
À ma demande au moment voulu.

 

À cet instant ou je jouais un air de Mozart,
Essayant de maitriser ma passion pour cet art,
Je pensais à toi ma belle Monika, esprit errant les nuits,
Qui recherche celui que tu as si aimé mais perdu dans ta triste vie.

 

Assise devant mon visage me présentant ainsi ta douce intimité,
Offrant à mon regard un paysage si joli de ta divine féminité,
Levant les yeux sur l’ensemble de ton corps avec rapidité,
Afin de ne pas me tromper sur les notes que j’ai jouées.

 

Monika ! Je t’en pries, ne me quitte pas.
Car tout ce que je suis est maintenant à toi.
Écoute cette mélodie que pour toi je joue avec bonheur,
Un air de piano caressé par mes mains épuisées en cette heure.

 

Je t’ai appelée en cette nuit étrange,
À toi belle succube qui désire ce mélange,
Mélange de ma semence et du jus de ta fontaine,
Lorsque nos corps s’uniront sous la couverture de laine.

 

Mais en entendant de voir les étoiles au clair de lune,
Je jouerai les notes sur mon piano paternel une à une,
En rêvant de satisfaire celle que j’ai invoquée avec mon coeur,
Inspiration qui ravive le sang de mes veines par cette douce chaleur.

 

Dame Blanche m’a rendu heureux,
Avec ta présence près de moi tel un jeu,
M’aimeras-tu, dis-moi le, beaucoup ou juste un peu?
Ensemble nous serons si bien pour toujours tous les deux.

 

Blonde d’Alsace me parlant à un accent si germain,
Langoureuse d’une passion envers mes imaginaires mains,
Attends la fin de cette suave mélodie qu’avec soin je te dédies
Ne crains pas de venir en ma chambre car te faire l’amour déjà j’en jouis.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada