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La vieille veste de cuir

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

La vieille veste de cuir

 

Je ne suis qu’une vieille veste de cuir

J’ai parcouru bien des pays et des contrées

J’y ai vu des gens à la recherche d’une âme à aimer

Des gens comme bien d’autres qui n’en finissent plus de souffrir.

 

Mon maître possédait une moto sur laquelle il voyageait

Partout où en ce monde il y allait, jamais il ne m’oubliait

Dans ses randonnées en terres étrangères, il croisait belles dames

Qui ravinaient en lui d’un vieil amour une auguste flamme.

 

Nous dormions souvent à la belle étoile

De ces étoiles brillantes dans le ciel qui lui servaient de voile

Que ce temps de ses chansons de bonheur me paraît si lointain

Quand je me rappelle toutes ces mélodies, tous ces refrains.

 

Puis, il fut un jour ou bien peut-être même une nuit

Pardonnez-moi, je ne me souviens plus tellement je m’ennuie

Il rencontra au bar d’une auberge une dame à la beauté exquise

Quel coup de foudre ! Combien de fois, se sont-ils fait la bise?

 

Oh surprise ! Le grand amour était au rendez-vous.

Comme des enfants devant un jeu, ils étaient un peu fous.

Devinant au plus profond de moi mon souhait tenu si discret

Sa vieille veste de cuir, il lui pria de la mettre afin de voir s’il lui allait.

 

Quelle nuit de plaisir interdit, de passion charnelle et de volupté

Comme des amants portés dans leur extase, ils ont ensemble passé

De toutes les vestes de cuir en ce monde, j’étais sûrement le plus heureux.

Car pour combler de caresses cette femme si jolie, nous étions deux.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Voilà un exemple de la perfection en noir et blanc

Maya timide photo par Rick B., d’Allemagne Texte de Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/rickb500/art/Shy-Maya-867072937

Voilà un exemple de la perfection en noir et blanc

Bonjour tout le monde,

Comme vous le savez déjà, je recherche continuellement des œuvres photographiques de gamme supérieure. Une recherche qui a un double objectif. En premier lieu, le respect absolu d’atteindre l’excellence au sein de mon blogue artistique. Une excellence qui est au cœur de chaque article qui y est publié. En second lieu, faire connaître les artistes qui ont accepté de collaborer à la mise en œuvre d’un tel blogue consacré à la poésie, la photographie, et sur la réflexion personnelle sur divers aspects de la vie. Des artistes envers qui j’ai une reconnaissance absolue.

Il va de soi que je découvre des œuvres photographiques qui m’interpellent, et ce, tant par leur simplicité que par les effets visuels. En effet, il est souvent superflu de mettre l’accent sur une surabondance d’effets visuels qui pourrait aboutir à ruiner le résultat final. Comme le dicton l’affirme si bien, la modération a bien meilleur goût. Ce qui est encore plus vrai dans le monde du  »noir et blanc ».

C’est un fait indéniable que le nu artistique est souvent présenté de manière classique par la majorité des photographes qui œuvrent dans ce créneau de travail. Et pour cause, puisque les émotions peuvent davantage ressortir chez le modèle. Attention ! Je n’affirme pas qu’un tel résultat ne peut avoir lieu dans les photos réalisées en couleurs. Bien au contraire! Toutefois, le  »noir et blanc » a ceci de particulier, il adoucit le regard dès le premier coup d’œil.

La photo réalisée par mon ami Rick B., d’Allemagne est sans contredit un exemple parfait de ce qu’est la perfection en noir et blanc. En effet, l’harmonie entre le modèle et le décor y est exceptionnelle. À cela s’ajoute l’expression émotionnelle divulguée telle une prise de vue à l’époque où le cinéma en était qu’à ses balbutiements. Enfin, la suavité de la pose démontre une présence tant physique que psychique de la charmante dame. Le tout nous est présenté avec un sens professionnel indéniable du photographe.

Je vous remercie de votre attention.

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

J’ai déposé mon arme

J’ai déposé mon arme Photo par Joël Pélerin Texte critique de Rolland Jr St-Gelais

J’ai déposé mon arme.

Mon cher ami,

C’est bel et bien l’une de tes œuvres photographiques les mieux réussies. En effet, tout y est dévoilé avec un professionnalisme que toi seul peux accomplir. Plusieurs éléments font de cette photo une œuvre d’art digne des plus grandes salles d’exposition. Mais, par souci d’éviter d’alourdir mon commentaire, j’en retiens les trois principaux.

En premier lieu, le jeu subtil d’ombre et de lumière qui nous présente le corps magnifique de cette dame. Un jeu qui met en relief les différentes parties de ce corps, et ce avec un respect absolu. Ce qui est d’autant plus difficile à réaliser étant donné que l’on peut admirer les parties intimes tout en les incluant dans l’ensemble de la photo. C’est là un véritable tour de force.

En deuxième lieu, la posture de cette femme met en avant la grâce de son corps. Une grâce qui s’harmonise à la perfection avec la présence de ce sabre japonais. Serait-ce un katana? Je ne saurais pas répondre à cette question. Quoiqu’il en soit, une telle posture me fait penser à une séance de combat aux sabres. En effet, l’agencement des pieds, celui du buste, des épaules et des cuisses constituent la fin du combat. Un combat qui doit se faire dans les règles de l’art.

En dernier lieu, tu es arrivé à insister sur les mains du modèle. En effet, les mains constituent la cible, si tu préfères le point de mire, de la photo. Les mains reflètent à elles seules toute la tendresse qui se dégage d’une telle œuvre d’art. Une tendresse qui contrôle le sabre. En terminant ma critique personnelle, je me permets de poser ces questions; un sabre est-il en soi une arme de guerre? Serait-il plutôt un signe de paix lorsqu’il est manié avec un esprit noble?

Encore bravo pour cette œuvre photographique remarquable.

Ton ami Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Pieds nus sur les galets

Pieds nus sur les galets Poème de RollandJr St-Gelais Dessin par Maryse Veysseyre de la France

Pieds nus sur les galets

 

Pieds nus sur les galets

Souvent en été je m’y promenais

En pensant à tous les coups que j’avais faits

À l’époque de ma tendre jeunesse où tout m’amusait

 

Sur les galets, je pensais

À toutes celles en secret que j’aimais

Il y avait une rousse qui m’avait tant impressionné

Par son accent d’Angleterre où je crois bien qu’elle y était née.

 

Si je me rappelle bien, il y avait aussi une canadienne

Comme j’aurais voulu qu’elle soit pour une aventure mienne

Car jamais je n’avais connu une dame si fière de son coin de pays

Elle en parlait avec tant d’ardeur qu’elle m’avait chaque fois ébloui.

 

Ah ! Que de souvenirs de cette époque si folle

Où à chaque veillée de chants joyeux et de farandoles

J’y allais pour faire la rencontre de ces dames à la beauté exquise

Pour y émouvoir les dames qui me firent penser à de nobles marquises.

 

Sur ces galets, je pratiquais mes pas de danse

Tout en inventant mes plus belles histoires de romance

Que je racontais à celles qui seraient accrochées à mes lèvres

À moins que je succombe aux charmes insoupçonnés d’une nouvelle Ève.

 

Sur ces galets, à mon avenir, je ne me souciais guère

Car trop jeune pour penser à quel métier plus tard j’allais faire

Mais fort heureusement sous l’œil attentif de mon sage et bienveillant père

Qui me confia qu’un jour je devrais faire un choix de toute manière.

 

Sur ces galets, j’ai pris conscience qu’un jour je serai un homme

Qui devra travailler pour de ma pitance ne point mendier

Et d’une famille savoir subvenir à ses besoins

Qui sera fière du travail fait par mes mains.

 

Sur ces galets réchauffés par le soleil

J’admirais le paysage et la mer leurs merveilles

Car je savais bien qu’un jour mon cœur serait épris d’une femme belle

Avec qui je fonderai un nid heureux où nous serions telles des hirondelles.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Merci l’artiste

Merci l’artiste Poème RollandJr St-Gelais Image proposée par une amie de Québec

Merci l’artiste

 

Me trouvant dans un petit village sur la côte d’azur,

Pour y aller passer mes vacances et prendre de l’air pur,

Moi, une dame vivant dans une cité à une population surabondée,

Que pouvais-je avoir de mieux pour en cet été me ressourcer?

 

Je logeais dans un motel où se trouvaient jolies fleurs,

Des fleurs aux arômes délicieux et aux diverses couleurs,

Des chambres certes bien modestes mais où existait le bonheur,

Un motel situé à quelques pas de bistros ouverts à toutes les heures.

 

Enfin, une semaine consacrée au pur plaisir et au repos bienfaiteur,

Après avoir tant travaillé dans un endroit avec tous ces menteurs,

Ces hommes venus se faire consoler par mon savoir-faire,

Et qu’en réalité, leurs épouses, ils n’en avaient que faire.

 

Que d’hommes esseulés cherchant un peu de tendresse,

Entre mes mains aux doigts de fée à prodiguer de belles caresses,

Que de femmes ai-je étonnamment rencontrées dans ce lieu inusité,

Ces femmes ignorant où aller pour ressentir l’aspect de leur féminité.

 

Depuis que je passe mes journées sous le ciel ensoleillé,

Un bel homme se cache derrière un chevalet et semble dessiner,

Bien des hommes du fait de ma profession adore admirer ma beauté,

Mais là, un tel regard m’avait tant étonnée que j’en fus presque gênée.

 

Le temps passa lentement dans un calme bien réparateur,

Assise sur une terrasse, savourant un café et des biscuits au beurre,

Je vis l’homme de la plage venant vers moi avec de quoi sous le bras,

D’un pas léger et avec un sourire radieux, il vint et ces mots il prononça.

 

Pardonnez-moi si je vous dérange charmante belle dame,

Je n’ai pu ignorer à la plage votre beauté radieuse telle une flamme,

Voilà pourquoi j’ai eu l’idée de votre féminité à jamais l’immortaliser,

Je vous offre de tout cœur ce présent qui je l’espère vous accepterez.

 

Puis dans un silence monacal, il déposa ce présent avec soin emballé.

En me faisant jurer d’être de retour chez-moi pour le déballer,

Puis, de sa main gracieuse telle une plume, avec délicatesse il me salua.

Pendant que d’un mouvement me rappelant un ballet, il se retourna.

 

En mon intérieur, j’ai fait cette promesse de ne point ouvrir ce présent,

Seulement lorsque j’aurai franchi la porte de mon grand appartement,

Alors j’ai mis dans ma valise ce cadeau de la part d’un si bel inconnu,

Même s’il me semblait l’avoir rencontré en un lieu très connu.

 

Quelle surprise de voir cette peinture réalisée quand j’étais à la plage,

Une peinture qui traversera peut-être le cours du sablier et des âges,

C’est alors que je contemplais cette œuvre d’art tant inattendue,

Qu’une idée en mon esprit est soudainement apparue.

 

En mon salon bien particulier sur un mur avec grande joie je l’accrocherai,

Près de ma table de travail sur le mur coloré il sera avec fierté exposé,

Tiens! Je crois bien savoir où ce bel homme j’ai déjà rencontré,

C’est ici qu’il m’avait juré qu’un jour il saura me remercier.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada