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Je t’ai dit la vérité

Je t’ai dit la vérité Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par JRekas Source : https://www.deviantart.com/jrekas/art/Beautiful-morning-890737558

Je t’ai dit la vérité

 

Écoute-moi, je t’en prie.

Pourquoi tant de questions?

À en perdre toute la raison.

S’il te plaît, cesse de m’interroger ainsi.

 

Non, cette femme ! Je n’ai jamais revu.

Oui, je sais bien que nous étions tous les trois nus.

Mais, nous étions toi et moi en un lieu si saugrenu.

Alors, je t’en supplie, ne m’en parle jamais plus.

 

Nous étions d’accord,

De passer une soirée de péchés,

De vivre des expériences remplies de volupté.

De réaliser des actes pervers sur ce lit de feuilles d’or.

 

Quels moments magiques,

Que nous avons eu avec belle Lady,

Femme recouverte de tatouages fort jolis.

Quel plaisir ! Quel moment ! Quel instant féérique !

 

Que de positions expliquées, elle nous a fait connaître.

Par en-avant ! Par en arrière ! Sans oublier, celle du cheval au galop.

Celles de la grenouille à la nage et du cerf en rut, tout était si beau.

Après une telle nuit d’enfer, crois-moi, je me suis senti enfin renaître.

 

Homme comblé d’avoir tant donné.

Satisfaction à sa femme chérie sans négliger,

Une dame qui en cette chambre est venue nous accompagner.

La jeune et tendre Lady tellement belle et si attentionnée.

 

Puis-je te confier un secret?

Je le jure devant Dieu et devant tous les saints,

Tu étais, de toutes les femmes aux magnifiques seins.

Vraiment la plus belle et la plus jolie. Voilà tout ce qui en est.

 

S’il y a une autre vie après celle-ci.

Un lieu où revivre tant de plaisir et de vices.

Je souhaiterais être avec toi en cet endroit de pur délice.

Car toi seule es dans mon cœur, maintenant et pour la vie.

 

Cesse de m’interroger, mon tendre amour.

Je n’ai plus jamais revu cette dame depuis ce temps.

Je peux le jurer en cet instant sur la tête de ma pauvre maman.

Je t’ai dit l’entière vérité, alors tournons la page pour toujours.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Marie Antoinette

Marie Antoinette poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par WanderlustBoudoir Modèle : JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/Marie-Antoinette-898649094

Marie Antoinette

 

Il sera bientôt la nuit,

Je ferme les yeux et je souris,

Car une dame m’accompagnera,

Dans mes rêves et je lui ouvrirai les bras.

 

Ces bras si courts qui avec douceur la rapprocheront,

De mon cœur solitaire qui lui chantera une chanson.

Un refrain rempli de tant d’espoir avant que disparaisse le soir,

Mon âme, éprise par tant de beauté, fera face alors au désespoir.

 

Je ne veux pas de richesse ni gloires ni succès.

Mon seul désir est de reconquérir celle que j’aimais,

Avant de disparaître dans l’abîme de l’oubli que je redoutais,

Que je m’engloutisse dans le sable mouvant du passé à jamais !

 

Je revois ma bien-aimée entourée par la beauté,

De ces fleurs cueillies dans mon jardin immaculé.

Qui l’enveloppe de leur parfum si enivrant,

D’un arôme qui la caresse si tendrement.

 

Je revois mon amour éclairé par trois chandelles,

Qui divulgue à mes yeux épuisés comme elle est si belle.

Quel crime ai-je commis pour qu’elle ne soit plus dans ma vie?

Répondez-moi, je vous prie, car, au plus profond de moi, je suis détruit.

 

Ô ma belle Marie Antoinette,

Dites-moi, quelle est donc la raison de cette défaite?

Qui vous a éloignée de celui qui était prêt à tout vous donner.

Qui était prêt, par amour pour vous, à tout sacrifier, à tout partager.

 

Maintenant, je ferme les yeux afin de ne plus jamais les ouvrir.

Car, sans votre présence à mes côtés, je ne peux plus vivre.

Enfin, c’est l’heure pour moi de partir pour toujours.

Mais, pour vous, je préserverai tout mon amour.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Remonter le temps

Remonter le temps Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo : Auteur inconnu Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/00-1647-897994734

Remonter le temps

 

Ah ! Ce que j’aimerais remonter le temps,

Le temps de jadis, de mon enfance, de mon adolescence.

Entendre les mots d’amours que mes parents se disaient dans leur romance,

Mais, à quoi bon revenir sur les pages noircies du passé qui s’envolent dans le vent?

 

Je me rappelle une très jolie fille,

Que j’ai connue au début de la vingtaine,

Une fille aux cheveux couleur d’ébène, prénommée Hélène.

Une femme que les yeux de mon cœur avaient remarquée au cinéma dans la file.

 

À ma grande surprise elle était rarement accompagnée,

Chose étrange car sa beauté fragile rayonnait son visage angélique.

Une femme si mystérieuse qui par son éclat avait quelque chose de féérique.

Devrais-je lui parler ? Je me suis souvent demandé car au fond de moi j’étais gêné.

 

Les weekends ont au fil des saisons passé,

Comme à l’habitude, nous étions des âmes perdues,

Dans cette foule béate croyant avoir dans ces films de la vie tout vu,

Une foule à la recherche de sensations afin de leurs émotions les disperser.

 

La vie m’a appelé à vivre en une lointaine cité,

Une ville où j’ai fait ma vie comme je le pouvais,

Une ville où j’ai construit une vie avec ce que j’avais,

En développant le goût pour les photos, ces témoins du passé.

 

En parcourant des albums chez un antiquaire,

Un des rares qui existent en ce monde aseptisé,

Un monde qui renie tout ce que les aïeuls ont réalisé,

Et qui censure les détracteurs pour à jamais les faire taire.

 

J’ai porté mon regard sur une photo en particulier,

Une photo en noir et blanc qui ma foi était bien conservée,

Je me suis penché pour avec douceur de la poussière la préserver,

Malgré mes yeux fatigués par l’âge, j’y ai reconnu un visage familier.

 

Assise dans son plus simple apparat,

Une jeune dame fixa une horloge de manière tranquille

Et de son doigt, elle arrêta le mouvement perpétuel des aiguilles.

Un éclair traversa mon esprit lorsque j’ai compris qu’elle était la dame du cinéma.

 

Ah ! Ce que j’aimerais être à ses côtés en cet instant

Simplement pour sa beauté sans dire un mot l’admirer,

La vie a fait en sorte que nos chemins ne se soient jamais croisés.

Quelle tristesse de constater que je ne peux pas remonter le temps.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

 

Baiser du matin

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Baiser du matin

 

Moment vécu en toute quiétude,

Grâce à toi, en mon cœur plus de solitude.

Dans les draps tellement soyeux de satin blanc,

De ces draps où nous avons dormi comme des enfants.

 

Entendant le rugissement de la brise automnale,

De ce vent frappant à la fenêtre de manière si brutale,

Je souris, car loin de moi sont toute crainte et toute peur.

En jetant un coup d’œil au réveille-matin afin de connaître l’heure.

 

Neuf heures moins le quart?

Ho ! Il commence à se faire tard.

En silence, je vais aller faire le petit-déjeuner.

Un bon café, des rôties préparées pour débuter la journée.

 

Une journée, certes pas comme les autres.

Car de mon amour de ma bien-aimée, je suis son hôte.

Une dame au corps si divin et aux cheveux légèrement dorés,

Allongée sans gêne ni pudeur sur le lit sur lequel sa féminité j’ai admirée.

 

Sous un air si joyeux d’une chanson qui jouait sur les ondes,

Sur les ondes d’une radio d’une autre époque d’un autre monde.

Une époque où l’on vivait d’amour et de belle espérance,

Ce temps de mon bonheur et de mon adolescence.

 

Mes pas feutrés, vers mon amour, j’ai dirigé.

Je sentais battre mon cœur pour ma bien-aimée.

Avec une douceur digne d’un beau roman d’amour,

J’ai fait le baiser du matin qui restera gravé en moi pour toujours.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Au pays du soleil levant

« Au pays du soleil levant » Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Alain Modèle ; Atsuko

Au pays du soleil levant

 

Au pays du soleil levant,

J’y suis allé sans me douter.

Que j’y allais découvrir une telle beauté,

Une de ces beautés qui tirent les hommes du néant.

 

Je suis allé prendre un verre de saké,

De cette boisson enivrante à la saveur exquise,

Qui allait me prendre dans ses filets, telle une prise.

Une de ces boissons dont mes fidèles amis m’avaient parlé.

 

J’étais seul à une table quand vous êtes venue me trouver,

Ne pouvant pas résister à votre charme, j’acceptai votre présence.

Vous étiez belle comme une fleur sortie d’un de ces contes de romance,

Une de ces histoires de princesse captive et de son brave chevalier.

 

Sourire tellement timide agrémenté par vos yeux enjôleurs,

Corps fragile, et entièrement nu, qui rehaussaient vos seins fort jolis.

Les caresser et les embrasser avec passion, telles étaient mes envies.

Vous faire l’amour avec grande douceur peuplait mon âme de rêveur.

 

Dame à la peau de satin et aussi charmante qu’une geisha,

Je vous ai suivie allégrement dans cette chambre bien mystérieuse,

En entendant rire quelques-unes de vos consœurs un peu moqueuses,

Alors, faites de mon enveloppe charnelle, tout ce qu’il vous plaira.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada