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Au pays du soleil levant

« Au pays du soleil levant » Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Alain Modèle ; Atsuko

Au pays du soleil levant

 

Au pays du soleil levant,

J’y suis allé sans me douter.

Que j’y allais découvrir une telle beauté,

Une de ces beautés qui tirent les hommes du néant.

 

Je suis allé prendre un verre de saké,

De cette boisson enivrante à la saveur exquise,

Qui allait me prendre dans ses filets, telle une prise.

Une de ces boissons dont mes fidèles amis m’avaient parlé.

 

J’étais seul à une table quand vous êtes venue me trouver,

Ne pouvant pas résister à votre charme, j’acceptai votre présence.

Vous étiez belle comme une fleur sortie d’un de ces contes de romance,

Une de ces histoires de princesse captive et de son brave chevalier.

 

Sourire tellement timide agrémenté par vos yeux enjôleurs,

Corps fragile, et entièrement nu, qui rehaussaient vos seins fort jolis.

Les caresser et les embrasser avec passion, telles étaient mes envies.

Vous faire l’amour avec grande douceur peuplait mon âme de rêveur.

 

Dame à la peau de satin et aussi charmante qu’une geisha,

Je vous ai suivie allégrement dans cette chambre bien mystérieuse,

En entendant rire quelques-unes de vos consœurs un peu moqueuses,

Alors, faites de mon enveloppe charnelle, tout ce qu’il vous plaira.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Élégie

Élégie Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Gb62da Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Elegy-889554827

Élégie

 

Élégie ! Ô élégie !

Éloge par la poésie,

Sentiments exprimés,

Pour décrire la féminité.

 

La féminité sensuelle,

De cette dame si belle,

Telle une rose au printemps,

De cette saison qui dure qu’un instant.

 

De cet instant annonciateur,

Du sortir de l’hiver sa torpeur.

Une torpeur qui enroba les êtres vivants,

Du vent violent, si froid et tellement mordant.

 

Mordant tel un fauve affamé,

Mais loin de cette femme de grande beauté,

De cette beauté qui est à l’image de cette élégie,

Car, sans la beauté de la femme, que vaudrait la vie?

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

La cérémonie

La cérémonie Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Gb62da Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-ceremony-889152758

La cérémonie

 

Toi qui souffres en silence,

De peur que l’on te juge dans l’indécence,

Viens vers moi, ne crains pas mes tatouages.

 Ils témoignent de mes expériences à travers l’âge.

 

Lourde dans ton cœur est la pierre que tu portes,

Pénible est la croix que chaque jour tu transportes.

Viens me parler ! Viens te confier ! Viens me raconter !

Sans dire un seul mot, je serai là simplement pour t’écouter.

 

Ces lumières nous envelopperont lors de notre séance,

Elles éloigneront loin de nous les démons et leur démence.

Prières d’exorcisme, je réciterai en certaines occasions,

La prudence sera en effet de mise dans mes incantations.

 

Je vois dans tes yeux comme tu as souffert,

Viens ! Délivre-toi pour toujours de cet enfer.

Tu es une enfant née pour vivre dans la paix,

Mais tu as connu bien des peines, voilà ce qui en est.

 

Sache que tu es une dame de belles et nobles valeurs,

Une femme, une mère qui a subi de grandes douleurs.

Ne serait-il pas le temps de tourner les pages sombres de ta vie?

Avant de quitter ce monde et ceux que tu aimes et d’aller vers l’infini.

 

En cette nuit, je serai ta véritable amie.

Je serai celle qui te guidera durant la cérémonie.

Une cérémonie qui te libérera de tes plus tristes souvenirs,

Tu es toi aussi remplie d’amour, et par-dessus tout tu as le droit de vivre.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La coquette

La coquette Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par JRekas Source : https://www.deviantart.com/jrekas/art/COQUETTE-357681192

La coquette

 

Hier soir, avec une dame, j’ai eu un rendez-vous.

Je dois avouer que cela m’a rendu totalement fou.

Une suave rencontre que j’avais si longtemps attendue,

Dans un endroit extraordinaire où les femmes sont à moitié nues.

 

Étant un homme, par mes parents, bien éduqué,

Je voulais, par un grand éclat, bien sûr la toucher,

Autant par ma prestance que par mon apparence soignée,

Car, il n’y a point de plaisir s’il y a une quelconque vulgarité.

 

Propre comme un vase en porcelaine et habillé avec élégance,

J’y allais avec le sourire et parfumé d’un arôme suscitant la romance,

Comment pourrais-je plaire à cette dame sans être fier de ma personne?

La satisfaire par mon savoir-faire, au plus profond de moi, résonne.

 

Arrivé en ce lieu de tous les péchés véniels,

J’étais enjoué tel un enfant faisant multiples ribambelles,

L’homme que je suis, ne peut en aucun temps, rester indifférent,

Devant autant de femmes magnifiques venues d’occident et de l’orient.

 

Dames si adorables avec leurs sourires enjôleurs et leur peau satinée,

Elles savaient avec une attention mesurée prendre soin de leurs invités,

En particulier de l’homme qui écrit ces quelques mots en cet instant précis,

Car, je voulais me confesser avec franchise tant de corps que d’esprit.

 

Une confession que je fais devant vous mon père, avec grand plaisir,

Puisque la satisfaction ultime du péché de la chair, c’est de s’en souvenir.

Afin de ma confession, je peux à la perfection devant Dieu, l’accomplir.

Après mes actes avoués, malgré votre jalousie, vous pourrez me bénir.

 

C’est en savourant un verre de whisky,

Qu’une femme aux allures espiègles, je vis.

Jolie dame portant un déshabillé tout de rouge,

Éloigna de mon regard, tout ce qui autour de moi bouge.

 

Regard accroché par tant de beauté,

Masculinité en plein essor captive par tant de féminité,

Aucune parole de part et d’autre ne fut nécessaire pour briser la glace,

Car nous discutions avec des gestes secrets en cette mystérieuse place.

 

Me prenant avec aisance ma main imaginaire,

Elle m’amena en cette chambre où le rêve remplissait l’air.

Elle mit le doigt sur mes lèvres avec délicatesse, car aucun mot était utile,

Seuls les gestes comptèrent en ce lieu discret où tout le reste était futile.

 

Ô belle et tendre dame inconnue,

Quelle satisfaction immense de vous avoir connue,

Il est possible que vos mots d’amour aient disparu depuis belle lurette,

Mais sachez-le, jolie dame! Je vous ai trouvée tellement coquette.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Derrière ces feuilles

Derrière ces feuilles Poème par Rolland Jr St-Gelais Avec la permission spéciale de Anioblica de Pologne Instagram : anioblica Photographe : Dunvael Photography

Derrière ces feuilles

 

Dans la brume du matin,

Alors que je suivais mon chemin,

J’admirais le paysage recouvert d’un manteau,

Qui allait disparaître aussitôt que sera arrivé le temps beau.

 

Errant sans me faire de souci dans ces bois,

Marchant avec une certaine lourdeur dans mes pas,

Ne pensant à rien, car j’ignore tel sera mon destin,

Un destin tracé selon mes décisions prises sans chagrin.

 

Car le chagrin est un vain sentiment,

Une sensation qui au fond de soi nous ment,

Puisque l’on agit très souvent par le moment présent,

Un instant vite passé, mais que les conséquences durent longtemps.

 

Sillonnant le sentier avec grande attention,

Afin d’y découvrir quelques animaux avec précaution,

J’entendis des branches bouger tels les doigts d’un marionnettiste,

J’ai avancé sans faire de bruit pour ne pas déranger cet imaginaire artiste.

 

Je n’ai point aperçu un seul artiste de mes yeux d’homme avancé en âge,

Mais plutôt une jolie dame qui marchait libre de tout plumage,

À demi cachée par les feuilles grises en ce matin brumeux,

Sa présence dissipait en moi les souvenirs si ténébreux.

 

Derrière ces feuilles, une beauté s’y trouvait.

Une beauté, de ma journée avec surprise, l’égayait.

Une dame, telle une fleur au parfum enivrant, a ensoleillé ma journée.

Sans dire un mot, j’ai opéré un demi-tour pour en ma demeure y retourner.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada