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Marie Antoinette

Marie Antoinette poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par WanderlustBoudoir Modèle : JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/Marie-Antoinette-898649094

Marie Antoinette

 

Il sera bientôt la nuit,

Je ferme les yeux et je souris,

Car une dame m’accompagnera,

Dans mes rêves et je lui ouvrirai les bras.

 

Ces bras si courts qui avec douceur la rapprocheront,

De mon cœur solitaire qui lui chantera une chanson.

Un refrain rempli de tant d’espoir avant que disparaisse le soir,

Mon âme, éprise par tant de beauté, fera face alors au désespoir.

 

Je ne veux pas de richesse ni gloires ni succès.

Mon seul désir est de reconquérir celle que j’aimais,

Avant de disparaître dans l’abîme de l’oubli que je redoutais,

Que je m’engloutisse dans le sable mouvant du passé à jamais !

 

Je revois ma bien-aimée entourée par la beauté,

De ces fleurs cueillies dans mon jardin immaculé.

Qui l’enveloppe de leur parfum si enivrant,

D’un arôme qui la caresse si tendrement.

 

Je revois mon amour éclairé par trois chandelles,

Qui divulgue à mes yeux épuisés comme elle est si belle.

Quel crime ai-je commis pour qu’elle ne soit plus dans ma vie?

Répondez-moi, je vous prie, car, au plus profond de moi, je suis détruit.

 

Ô ma belle Marie Antoinette,

Dites-moi, quelle est donc la raison de cette défaite?

Qui vous a éloignée de celui qui était prêt à tout vous donner.

Qui était prêt, par amour pour vous, à tout sacrifier, à tout partager.

 

Maintenant, je ferme les yeux afin de ne plus jamais les ouvrir.

Car, sans votre présence à mes côtés, je ne peux plus vivre.

Enfin, c’est l’heure pour moi de partir pour toujours.

Mais, pour vous, je préserverai tout mon amour.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Par les temps qui courent …

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Par les temps qui courent …

Par les temps qui courent, il faut apprendre à vivre pour soi. Par les temps qui courent, il faut pouvoir prendre le temps de respirer. Par les temps qui courent, il faut savoir être et non pas seulement exister.

Vivre en harmonie avec son corps, son esprit et son âme. Ce corps qui nous paraît parfois si lourd. Cet esprit qui semble à maintes reprises confus. Et cette âme qui ne demande qu’à s’envoler comme une plume.

Une plume qui volera au gré du vent et de l’oubli. Une plume qui caressera la fragilité de notre être. Une plume qui nous rappellera la faiblesse de notre chair. Une chair vouée au plaisir et à la concupiscence.

Texte de Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

 

Paysage enneigé

Paysage enneigé Par Maryse Veysseyre Poème de Rolland Jr St-Gelais

Paysage enneigé

 

Je me souviens,

De ce pays lointain,

Où je suis né et j’ai grandi,

Un pays tout blanc nommé la Russie.

 

Je suis né dans un village près de la Volga,

Comme nous étions fiers en ce temps-là,

Mes frères étaient de valeureux soldats,

Mes parents s’occupèrent tout ce temps de moi.

 

Que de beaux souvenirs !

Qui me font encore sourire,

Quand je marche dans le sentier blanc,

À chaque hiver qui revient tous les ans.

 

J’entends le vent souffler,

Souffler dans les branches enneigées,

Des arbres qui recouvrent nos modestes maisons,

Dans lesquelles sortent en chœur de vieilles chansons.

 

Des chansons d’amour,

Des amours et des peines de toujours,

Aux paroles transportées par des douces mélodies,

Qui voguent à travers les plaines vides de l’oubli.

 

Je suis un enfant de la Mère-Patrie,

Une patrie riche d’histoires à l’infini,

Parmi ces histoires, il y en a une qui est la plus belle,

C’est celle que me raconte les vents de ma contrée éternelle.

 

C’est un conte mystérieux, avec grand regret.

Que le vent m’a fait promettre de le garder secret,

Car pour le comprendre il faut écouter le vent d’hiver,

Le vent de ce paysage enneigé, protégé à jamais des Enfers.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Les fantômes du passé

Les fantômes du passé
Les fantômes du passé de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Phantom-851538763

Les fantômes du passé

 

Les fantômes du passé,

Viennent me hanter la nuit tombée,

Pour me harceler de n’avoir rien dit ni fait,

Mais à quoi bon ces remontrances car voilà ce qu’il en est.

 

Puis-je revenir sur mes fautes et mes erreurs?

Sortir de ces troubles qui me saisissent de cette torpeur,

Car je ne sais que dire, que penser et que faire,

Pour sortir de la Géhenne de cet enfer.

 

Toi qui viens me hanter sous les traits d’une femme,

Sortant de ce jeu d’ombre et de lumière telle une flamme,

Arrête, je t’en supplie, de me torturer et de me faire languir,

Car je reconnaitrai ma faute jusqu’à mon dernier soupir.

 

Fantômes lugubres de mon enfance,

Qui partirent aussitôt arrivée l’adolescence,

Que j’avais si longtemps oubliés pendant toutes ces années,

Mais surgissant sans crier gare de ce temps que j’avais enfin oublié.

 

Dans les dédales de l’oubli je vous exhorte d’y aller,

Cesser dès à présent et pour toujours de me tourmenter,

Fantômes de mes fantasmes et de mes délires,

Cesser dès cet instant de me faire souffrir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada 

Tellement seule je me sens

Tellement seule je me sens
Tellement seule je me sens Poème par RollandJr St-Gelais Modèle : JenovaxLilith Photographe : Louis Reed Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/tarnished-untruthed-soliloquies-772506959

Tellement seule je me sens

 

Seule dans cette pièce en blanc,

Je me revois lorsque j’étais qu’une enfant,

Me posant sans cesse tant de drôles de questions,

Et à mes parents trop occupés à me répondre comme de raison.

 

Je revois la table où la famille entière se réunissait,

Ah ! En ce temps-là, je me rappelle comme on s’aimait.

Mes frères et moi on se chamaillait mais vite on oubliait,

Car en chacun de nous faire vraiment confiance on le pouvait.

 

Je revois les membres de la famille d’antan,

Les yeux de mon père en regardant ma mère,

Ne sachant quoi dire comme un poème pour lui plaire,

Mais de son cœur émergea tant d’amour dans ses yeux brillants.

 

J’entends les plaisanteries de mon frère ainé,

Qui pour faire rire cette grande tablée, il n’en était pas gêné.

De raconter l’une après l’autre tant de blagues pas trop salées,

Pour ne pas notre tendre et pieuse mère par ses celles-ci l’offusquer.

 

Maintenant que de longues années ont passé,

Nos bien-aimés parents sont depuis longtemps enterrés,

Chacun de cette maisonnée a trouvé son chemin à tracer,

Même moi loin d’ici je suis partie vers un pays si étranger.

 

Un pays peuplé de gens extraordinaires,

Qui ont construit une grande nation sans faire la guerre

Qui ont dans leurs bouches que des mots d’amour et de paix,

Mais tôt ou tard, devoir revenir en ces lieux du passé, je le devais.

 

Je n’ai pas eu le temps de vous dire comme je vous aimais,

Car pour une folie de jeunesse, j’ai dû m’enfuir et ne revenir jamais.

De l’œuvre de l’oubli parfait j’ai cru que le temps l’avait enfin fait,

Tellement seule je me sens devant ces murs d’un blanc trop parfait.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

 Canada