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Pleinement homme

Pleinement homme

Pleinement homme

Peinture : Acrylique sur toile Par Stephen Babin

Bonjour tout le monde,

En cette semaine de Noël, il m’a paru bon de rédiger un article sur un aspect peu abordé au sein de mon blogue artistique. Je fais ici référence à l’un des personnages, bien avant les Beatles[i], qui a marqué l’histoire de l’humanité. Qui plus est! Le fait qu’il n’ait absolument rien écrit, qu’il ait parcouru toute une région loin d’être prospère tout en étant dominée par une puissance étrangère et, finalement, qu’il ait réussi malgré cela à transmettre un message de paix relève d’une certaine manière d’un véritable miracle.

Bien des théologiens ont écrit sur cet homme et sur l’aspect divin qui, semble-t-il, lui aurait permis à la fois d’atteindre les gens au fond de leurs êtres, de leurs cœurs et de leurs âmes et de manifester une puissance au service des plus démunis de son époque. Qui était-il vraiment? Malgré le fait que je sois catholique et pratiquant tout en ayant une formation en théologie, je considère qu’il est pour moi préférable d’éviter d’écrire sur sa divinité, et encore moins, de la place qu’il occupe au sein de la Sainte Trinité. Je laisse donc la place aux théologiens catholiques, orthodoxes et protestants qui se sont penchés sur cette épineuse question[ii].

Ici, je préfère exprimer mon opinion en toute modestie sur un aspect peut-être moins approfondi par les différents courants théologiques sur le Christ. Courants que l’on nommera avec le temps, la christologie et qui aura à son tour une influence énorme au sein de la mariologie. Vous noterez que les deux sont intimement reliés tant chez l’Église catholique que chez les églises orthodoxes, et ce depuis les Pères de l’Église[iii].

Qui était donc Jésus de Nazareth? Je souhaite répondre à cette problématique sous trois orientations. En premier lieu, l’homme de son époque. En deuxième lieu, l’homme sans compromis allant jusqu’à accepter un destin tragique. En dernier lieu, l’homme qu’il pourrait être à notre époque. Trois orientations que je tenterai d’approfondir de manière concise.

Tout d’abord, un homme semblable à ses contemporains. Un homme limité dans le temps puisqu’il vivait à une époque sensiblement aux antipodes de la nôtre, avec ses bons et ses mauvais côtés. Un homme purement charnel avec des désirs, des frustrations, des moments de bonheur et de tristesse. Un homme qui devait faire face à bien des inquiétudes, à d’innombrables questions et à des situations propres à sa situation économique. Et la liste peut s’allonger presque indéfiniment.

Ensuite, Jésus était de l’avis même de certains de ses congénères, un homme qui parlait avec autorité. On pourrait même dire qu’il était sans compromis dans ses prises de décisions et qu’il prenait même un certain plaisir à retourner les propos de ceux qui osèrent lui tendre un piège. D’ailleurs, il est intéressant de noter qu’à l’époque du renouveau religieux, conséquence indirecte du mouvement Peace & Love des années 1960, certains théologiens allèrent jusqu’à lui affubler le titre de Super Star. Un Jésus qui surfe sur une nouvelle vague tellement ses décisions allèrent à contresens de tout ce qui a été promulgué jusque-là. Personnellement, je n’irai pas jusqu’à dire que Jésus est une Super Star, mais qu’il est plutôt un homme dans le vrai sens du terme. Un homme qui a su mettre ses culottes quand il le fallait. Un homme qui ne craignait pas de dire ce qu’il pensait et qu’il pensait ce qu’il disait souvent au grand dam des gens ayant une haute opinion d’eux-mêmes.

Enfin, quel homme serait-il donc à notre époque? Une époque où la censure est omniprésente, où les moindres faits et gestes sont rapportés au sein des médias sociaux et où tout est passé au peigne fin. Nous ne pouvons pas nier cette censure qui empoisonne la vie de bon nombre de commentateurs et d’éditorialistes qui doivent subir les foudres de groupuscules à la recherche de gens qui expriment des opinions non conformes à leurs doctrines idéologiques. Nous pouvons nous douter que Jésus, je parle ici de l’homme en chair et en os, en prendrait pour son rhume. Ici, toutes les possibilités existent.  Ne dit-on pas à chaque époque, sa réalité?

En résumé, il n’est guère facile de comprendre qui est Jésus en tant qu’homme puisque pour en arriver nous devons impérativement le placer dans les contextes socio-économique et politique dans lesquels il a vécu. De plus, l’interprétation évolutive de ce personnage au cours de l’histoire est un élément important à retenir. C’est un fait que notre vision collective actuelle de Jésus est fort différente de celle qui prévalait, à titre d’exemple, chez les gens de la Renaissance. Elle le sera davantage dans les décennies à venir.

Merci infiniment pour votre attention.

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

[i] Je fais ici référence à une phrase prononcée par John Lennon selon lequel les Beatles était plus populaire que le Christ.

[ii] Trois courants religieux qui ont développé une christologie tout à fait remarquable.

[iii] Dont les écrits ont été grandement influencés par la philosophie grecque.

Le sein dans l’histoire de la nativité

Le sein dans l’histoire de la nativité Dessin par Vincent Fonf de la France

Le sein dans l’histoire de la nativité

Bonjour tout le monde,

Je profite de l’occasion pour vous souhaiter un joyeux Noël, si cela s’avère possible, entouré de vos proches. Si cela n’est pas le cas, que la paix soit présente dans vos cœurs. Oui, il s’agit là d’une période de fin d’année tout à fait unique en son genre. Mais, dites-vous bien que l’humanité est déjà passée par des situations bien pires de celle que nous traversons actuellement. L’essentiel c’est d’entretenir, pour paraphraser les trois vertus théologales, la flamme de la foi en la vie, l’espérance en l’avenir et l’amour fraternel envers notre prochain.

D’ailleurs, j’aime bien décortiquer le terme ‘’prochain’’ d’une manière un peu particulière. En effet, j’y vois le fait d’être proche de celui qui nous tend la main, et ce, malgré nos limites inhérentes à notre nature humaine, nos différences tant culturelles que linguistiques et nos distances plus ou moins longues. Trois réalités qui nous touchent dans notre quotidien malgré l’existence d’outils de communication au sein de la société. Je pense notamment à l’internet et aux réseaux sociaux qui y pullulent, parfois pour le pire et parfois pour le meilleur. Ainsi va la vie.

Cependant, une idée m’est venue en cette journée magnifique qu’est Noël. Une journée pas comme les autres puisqu’un tout petit être, dépendant de l’amour et de la tendresse de ses parents, est venu bouleverser par sa seule présence le déroulement de l’histoire de l’humanité. Que l’on soit ou non chrétiens, simplement croyant en un être suprême, agnostique ou bien même athée, une chose est sûre : rien n’a été pareil depuis sa vie terrestre. Et pour cause puisque ses messages que nous ont transmis quelques-uns de ses proches, appelés les évangélistes, ont eu un impact considérable dans le monde occidental.

Or, tout ceci a été rendu possible, non pas grâce à un quelconque chevalier revêtu d’une armure impénétrable possédant une épée magique. Mais bien par une femme originaire d’un village modeste de Palestine. Une femme qui a dit oui à tout ce qui était possible pour son enfant, et ce, avec une confiance inébranlable envers une Parole. Une femme qui accoucha comme toutes les femmes en ce monde. Une femme qui a nourri son enfant du lait provenant de son sein.

Eh oui! Le sein de Marie a nourri l’être qui influencera le cours de l’histoire, comme jamais aucun homme ne l’avait fait avant lui et ne le fera jamais après lui. Le sein d’une femme, de cette femme, démontre jusqu’à tel point cet être, que l’on connaîtra sous le vocable de Jésus, demeure l’être humain par excellence. Comme la quasi-majorité d’entre nous, il a été nourri par le sein et entouré par les bras d’une mère, de sa mère. Le sein de Marie prouve donc toute la sacralité du corps humain.

Personnellement, j’aime bien utiliser le vocable de ‘’corédemptrice’’ lorsque je parle de Marie. Non pas que je désire abaisser le Christ au rang de Marie puisqu’il n’y a qu’un seul rédempteur. Mais, plutôt d’élever Marie de manière tout à fait symbolique à celui du Christ. En effet, c’est lorsque Jésus s’est lui-même abaissé en s’incarnant dans la chair d’une femme, en l’occurrence Marie, qu’il l’a lui-même anobli de Sa Sainteté lui conférant d’une certaine façon l’épithète de  »corédemptrice ». Une épithète qui lui convient parfaitement si on tient compte que c’est par le sein de Marie que le Christ a été nourri durant les premiers mois de son existence.

Merci de votre attention !

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Mon hommage à John Lennon

Mon hommage à John Lennon

Bonjour tout le monde,

Comme vous le savez déjà, nous avons souligné le quarantième anniversaire du décès de John Lennon. Certes, il est parmi les musiciens qui ont le plus influencé le monde musical au courant des années 1960 jusqu’au milieu des années 1970. Une telle influence a aussi été plus que considérable auprès d’une partie importante de la population mondiale.

Toutefois, il faudrait à cela ajouter une notion importante que tout étudiant en histoire se doit d’apprendre dès le début de sa formation universitaire. L’homme fait l’histoire, mais c’est cette dernière qui façonne le premier. John Lennon a connu la gloire et la notoriété, grâce notamment, par son appartenance au groupe des Beatles et par ses propos controversés sur plusieurs événements qui se sont déroulés sur le plan international. Je pense, entre autres, à son renvoi de la médaille Victoria Cross décernée par la reine Elizabeth II pour protester contre la présence des soldats britanniques en Irlande du Nord. Or, sans le contexte sociohistorique de cette époque riche en péripéties en tous genres, les Beatles n’auraient peut-être pas eu les sources d’inspiration nécessaires dans leurs compositions.

En effet, tout était propice à l’émergence d’un groupe dont les membres auraient eu à la fois l’intelligence de s’ouvrir à la diversité du monde et le talent nécessaire pour mener à bien une opportunité. Qui d’entre vous se rappelle la prestation extraordinaire de George Harrison au sitar sur certaines des pièces musicales qui ont fait connaître une facette de la culture de l’Inde? Pour sa part, John Lennon nous a fait découvrir, par l’entremise de ses compositions et parfois par ses propos rapportés dans les médias, les valeurs nobles et les travers qui habitent les êtres humains. Qui n’a pas été ému par ses chansons d’amour telles que ‘’O my Love’’ et ‘’Woman’’ sans oublier son célèbre ‘’Imagine’’? Mais qui se souvient des émeutes aux États-Unis qui suivirent sa déclaration comme quoi les Beatles étaient plus populaires que le Christ lors de leur venue en sol américain? Comme quoi certains sujets sont intouchables au pays de l’oncle Sam.

Que puis-je affirmer cet artiste sur le plan personnel? Quels souvenirs m’a-t-il laissé? Tout d’abord, je dois avouer qu’il m’arrive d’écouter ses chansons avec une certaine nostalgie, car les années Beatles, et celles qui les ont précédées, du moins jusqu’au milieu des années 1970, étaient empreintes d’espoir en l’avenir. Tout semblait être possible. Une possibilité basée sur l’ouverture de l’autre sans pour autant se renier soi-même. Ensuite, il m’est impossible de compter le nombre de fois où les chansons des Beatles jouèrent lorsque j’ai vécu certains des plus tendres souvenirs de mon enfance. Une enfance qui, malgré les difficultés liées à ma situation physique, a été à l’image de l’amour et de l’originalité de chacune de leurs chansons. Enfin, cela va sûrement en étonner plusieurs d’entre vous. Les Beatles ont été, si je puis me permettre cette expression, à l’origine d’un instrument médical qui a été d’un grand secours pour réparer certains dégâts liés à ma situation physique. Et dont la cause est la célèbre thalidomide.

En effet, j’ai été parmi les premiers enfants de la thalidomide, terme que l’on utilisait à cette époque à notre endroit, à avoir été soumis à une série de tests médicaux. Ceci avait un double objectif. En premier lieu, il s’agissait de mieux comprendre la formation quelque peu inhabituelle de ma mâchoire inférieure. En second lieu, de mettre en place les procédures chirurgicales susceptibles de corriger le tout. Or, l’appareil qui a servi à réaliser une telle étude a été créé grâce aux royautés versées à la compagnie de disques EMI, qui avait une division dans le domaine de l’électronique, à la suite au contrat qu’elle avait signé avec les Beatles. [i]

Bref, la commémoration du décès de John Lennon est aussi celle d’une époque révolue. Une époque où il était permis de croire en l’être humain, de croire en soi, d’agir avec liberté, d’aimer et d’être aimé, mais aussi d’espérer en l’avenir. Tout le contraire de notre époque. Merci mille fois John! Merci pour tes chansons magnifiques et pour cette belle époque.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

[i] Je me souviens que la technicienne qui travaillait avec cet appareil, d’une taille assez considérable, avait dit ceci à ma mère : ‘’ Cet appareil nous vient directement du Royaume-Uni.’’

Certaines personnes trouvent leur religion au-delà des églises

Certaines personnes trouvent leur religion au-delà d'une église
Certaines personnes trouvent leur religion au-delà d’une église Texte par RollandJr St-Gelais Réalisation photo par David Hobbs Photography Modèle : JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/Some-find-their-religion-outside-of-a-church-634483278

Certaines personnes trouvent leur religion au-delà des églises

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que vous avez pu trouver des activités qui vous plaisent en vu du déconfinement graduel mis-en-place par les instances gouvernementales respectives. Pour ma part tout va bien. Chose étrange ! Le seul aspect négatif lié à cette période de confinement a été l’interdiction de se rassembler dans des lieux de culte. Vous le savez sûrement déjà mais j’avais pour habitude d’aller chaque dimanche à la célébration eucharistique à l’église catholique de mon quartier à Québec pour, ensuite, aller prendre un bon petit-déjeuner dans l’un des nombreux petits restaurants situés près de l’église. Une habitude que j’ai prise dès mon arrivé dans la capitale de la province du Québec.

Oui, je suis croyant, catholique et pratiquant et grand amateur de la bonne bouffe. Il n’y a aucun mal à cela. N’est-ce pas? Le fait d’agir ainsi à chaque dimanche me permettait de couper le lien, de manière symbolique, avec la semaine précédente pour débuter une nouvelle du bon pied. Ne dit-on pas que le dimanche est une commémoration de la résurrection du Christ par laquelle tout est renouvelé? Or, une telle pratique a été interdite par les instances gouvernementales afin de freiner la propagation d’un certain virus parmi la population et ainsi de protéger les gens ayant une santé précaire. 

Vous pouvez aisément imaginer la carence qu’une telle interdiction a amené chez votre humble serviteur. Or, ceci m’a amené à réfléchir sur un aspect de la foi. La foi se résume telle à se réunir une fois par semaine dans un édifice religieux aussi majestueux puisse-t-il l’être? Bien sûr que non. Pas plus qu’elle se résume à la récitation de milliers de prières et encore moins à porter des, permettez-moi cette expression, bondieuseries. Le fait de porter une croix autour de son cou ne fait pas de nous une meilleure personne. Mais, comment peut-on vivre la foi ou du moins une certaine forme de spiritualité? Voilà bien une question qui est la suite logique de la question posée précédemment.

Il est un fait intéressant à retenir que certaines personnes, dont le nombre est plus important que l’on pourrait même l’imaginer, trouvent leur religion bien au-delà des religions institutionnalisées et ce, peu importe leurs genres. Certes, bon nombre d’entre elles ont une connaissance limitée des ouvrages écrits par des êtres que l’on nomme des  »saints », tout en ayant adopté des règles morales fort louables. Tout comme de très nombreux individus qui se réclament être de grands croyants mais qui pourtant ont une ligne de conduite aux diapasons de la morale. Comme on dit au Québec, les bottines ne suivent pas toujours les babines. 

Toutefois, il existe en ce monde une cathédrale bâtie par nul autre que le créateur. Oui, j’utilise un langage d’un croyant en un Dieu ou si vous préférez en un être suprême dans le présent texte et c’est mon droit le plus stricte. Une telle cathédrale ne se trouve guère dans les grands centres urbains là où les gens sont souvent davantage préoccupés à suivre la cadence de la vie de consommation et même de surconsommation. C’est dans la nature qu’une telle cathédrale se trouve.

Une cathédrale dans laquelle nous pouvons nous recueillir et prier dans le plus profond de notre être. Prier sans dire un mot. Prier sans s’agenouiller. Prier sans la nécessité de porter un signe religieux de manière ostentatoire. Prier simplement en écoutant, en marchant et en profitant de l’instant présent. Cela ne coûte rien et nous apporte tellement de riches leçons de vie. Leçons de vie qui se retrouvent dans les livres saints de toutes les religions confondues depuis l’aube de l’humanité. Une humanité qui a vu en son sein de nombreux saints. Or, d’où ont-ils tiré leurs enseignements si ce n’est qu’au sein même de la nature, la cathédrale par excellence? Poser la question, c’est y répondre.

Je vous remercie pour votre attention.

RollandJr St-Gelais de la ville de Québec Canada

Le soleil se pointe à l’horizon

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Séance photo avec Phylactère

Le soleil se pointe à l’horizon

Bien le bonjour tout le monde,

IMG_20181114_201609J’espère que vous, mes fidèles amis-es qui suivez le fil de mes publications, allez bien et que la vie soit belle et bonne pour vous. De mon côté, tout semble rentrer dans l’ordre tant au plan de la santé que celui de ma passion pour la nudité artistique. En effet, les derniers événements semblent indiquer que je suis sur la voie d’un rétablissement complet tout en ayant l’opportunité d’exercer ma passion de modèle vivant pour un collège d’enseignement situé dans la région des Bois-Francs au début du mois d’avril.

IMG_20190120_142959_502Je reconnais que de nombreuses questions émergèrent en mon esprit peu de temps après mon admission dans le centre où je suis traité depuis maintenant presque deux semaines. Qu’allais-je devenir suite à mon accident à mon bras gauche, celui qui est le plus utile dans mes activités quotidiennes ? Allais-je pouvoir vaquer à mes occupations ? Allais-je pouvoir rédiger mes articles de manière assidue comme je le faisais avant la date fatidique du 23 décembre où j’allais presque embrasser un trottoir suite à une chute causée par une plaque de glace qui avait échappé à ma vigilance ? Et, le plus important, allais-je pouvoir participer de nouveau à des séances en tant que modèle vivant (nu intégral) comme j’étais habitué de le faire ?

Ces quelques questions, comme bien d’autres, meIMG_20190203_095527 trottèrent en mon esprit lors de la première nuit de mon admission. Je l’avoue, sans aucune honte puisque je suis  qu’un simple être humain, qu’une réaction bien étrange avait surgi en mon fort intérieur et qui se traduit en cette toute petite interrogation :  » N’avais-je pas assez de ma situation physique à assumer sans avoir en plus vivre avec mon bras gauche hypothéqué ? Fort heureusement, la gentille infirmière m’a répondu avec une voix angélique : « Rolland, donne-toi une chance ! »

À bien y penser, elle avait bien raison dans son propos. Pourquoi n’aurais-je pas le droit de me donner la chance d’aller vers l’avant et ce, selon mon rythme ? Pourquoi devrais-je absolument être un surhomme alors que je le suis pas et ne le serai jamais ? Pourquoi n’aurais-je pas le droit de me sentir faible une fois 11235251_676422929152119_142811643_odans la vie ? Par ailleurs, cette faiblesse momentanée a permis à vote humble serviteur de prendre de nouveau conscience chaque être vivant est avant toute chose un être de faiblesse et que l’invincibilité est sans contredit l’une des pires chimères qui ont embrouillé la vision sur la nature même des êtres vivants, en particuliers les humains. D’ailleurs, le Christ n’avait-il pas vécu cet état de faiblesse sur la croix ? Et, pourtant, il est le Fils de Dieu.

Comme la nuit ne dure pas éternellement, les rayons du soleil pointeront à l’horizon au bon moment. Certes, les situations de vie varient au fil des jours, des mois et des années. Personne en ce monde est épargnée par la vieillesse. Toutefois, on peut accepter cet état de fait et l’adapter à notre avantage tout en continuant de s’accomplir dans ce que nous aimons le plus. En ce qui me concerne, je me promets de continuer ce que j’affectionne le plus en dépit des jugements de certaines personnes qui seraient potentiellement choquées par ma passion qu’est la nudité artistique.

Et pourquoi donc selon vous ? Tout simplement parce que le soleil brille pour tout le monde. Pour ma part, le soleil se pointe à l’horizon. Un horizon qui se veut prometteur. Pour se faire, je dois absolument me donner cette chance. Celle qui me permettra d’avancer un jour à la fois. À la grâce de Dieu !

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada