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Je préfère garder le silence

Je préfère garder le silence
Je préfère garder le silence Poème de RollandJr St-Gelais Réalisation photographie par Awalt Art Images Modèle : JenovaxLilith

Je préfère garder le silence

 

Femme à la beauté,

À la beauté tellement pure,

Je t’ai trouvée dans mes rêves,

Fragile et délicate telle une fille d’Ève.

 

Recouverte de cette aura céleste,

Êtes-vous venue sauver mon âme de sa détresse?

J’entendis les oiseaux chanter dans le ciel un chant,

Un chant qui pénétra jusqu’à mon triste cœur battant.

 

Battant contre les vents de la destinée,

Qui m’accablent depuis que sur cette terre je suis né,

Vagabondant sur les rivages de la plage de la vie sans saveur,

Regardant les cauchemars qui hantèrent toute mon enfance de peurs.

 

Pourrais-je un seul instant vous serrer?

Avec le peu de tendresse qu’il me reste vous enlacer?

Ne craignez rien ! Je saurai comme il se doit vous respecter,

Simplement trouver un peu de consolation par un simple baiser.

 

Je vous en supplie, ne me quittez pas.

Avant que je puisse vous dire un secret tout bas,

Un secret qui de ma vie entière sans cesse me tourmenta,

Le garder pour moi, j’en suis épuisé, j’en suis vraiment las.

 

Voyant cette si belle sérénité vous habiter,

J’ignore si ce serait une bonne chose de vous raconter,

Tout dans ma vie ce que l’on m’a fait subir, ce que j’ai enduré.

Je préfère garder le silence devant votre quiétude à bien y penser.

 

Garder le silence devant cette luminosité,

Digne des plus belles dames et des grandes divinités,

Je m’en vais loin de vous le cœur lourd mais de mon plein gré,

Je préfère garder le silence pour votre bonheur le préserver.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Tu ne pourras jamais m’attacher les yeux

Tu ne peux pas attacher mes yeux
Tu ne pourras jamais m’attacher les yeux Poème par RollandJr St-Gelais Dessin par CapitaPerdu Source : https://www.deviantart.com/capitaperdu/art/You-Cant-Tie-My-Eyes-841886599

Tu ne pourras jamais m’attacher les yeux

 

Je suis consentante,

Je dirais même bien contente,

De satisfaire ce moindre désir,

Car j’y prend, comment dire, mon plaisir.

 

Te servir de jouet,

Dans ton si beau palais,

Tu m’y invitas avec un verre à la main,

Un verre qui contenait un vin au goût incertain.

 

Que j’ai accepté sans hésitation,

Pendant que jouait une douce chanson,

Au titre si invocateur : Under pressure.

J’allais y prendre mon pied j’en étais sûr.

 

À ta future esclave tu lui expliquas tout,

Alors que montait en elle un tel désir si fou,

D’être ta babiole, ta bestiole, ton objet, ta chose,

Pour dire vrai, c’est la première fois qu’une telle expérience j’ose.

 

Tu m’amenas dans ton donjon,

Tout gentiment tel un bon garçon,

Lumière tamisée dévoilait instruments divers,

Qui me firent comprendre que ton vécu ne date pas d’hier.

 

Tu me souhaitas la bienvenue dans ton lieu de supplices,

Où tu me feras découvrir avec précaution la saveur de bien des délices,

Des moments de satisfaction que je n’ai jusqu’alors jamais connu,

Pendant que tu admirais chaque parcelle de mon corps nu.

 

Tu me plaças sur un tabouret,

Voilà le premier pas était enfin fait,

J’étais pour la soirée tant attendue à ta merci,

Cette soirée que je rêvais tant est maintenant et ici.

 

Tu me regardas bien attentivement,

Comme si tu réfléchissais bien sagement,

À trouver ce qui m’irait bien comme un gant,

C’est alors que surgit cette idée bien mystérieusement.

 

Une corde que tu ramenas de ton voyage en Chine,

Ce pays aux pires tortures brisant les plus dures échines,

Cette corde était réservée à celle que tu trouverais la plus belle,

À celle qui aurait la peau soyeuse et fragile comme de la dentelle.

 

Avec grand soin tu enrobas mes seins,

Avec cette corde manipulée par tes chaudes mains,

En faisant sur ma poitrine une croix telle une martyre,

Que l’on jeta jadis en pâture devant la foule romaine en délire.

 

Avec ma volonté, je t’ai laisser faire.

Car, pour tout dire, je ne voulais guère me défaire.

D’être pour toi cet objet que tu convoitas depuis longtemps,

Alors, ô maître adoré, vas-y gaiement et prends tout ton temps.

 

Attache-moi avec fermeté les bras,

Afin de mes tourments je n’y échappe pas.

Mais, souviens-toi dans tes gestes de mon unique vœu,

Nous avions convenu que tu ne pourras jamais m’attacher les yeux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une fois que je fus sauvée je souhaitais être damnée

Une fois que je fus sauvée je souhaitais être damnée
Réalisation photographique par David Hobbs Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/once-I-was-saved-I-wished-I-was-damned-793007073

Une fois que je fus sauvée je souhaitais être damnée

 

Illusion ! Illusion ! Illusion ! Tout n’est qu’illusion.

Illusion démasquée à la recherche du pardon,

Cette vérité enfouie sous les dunes de sable,

Du sable de ces mensonges si coupables.

 

Fautifs de leurs existences éphémères,

Condamnables de leurs destinées si amères,

À la saveur insipide les incitant à se jeter à la mer,

De cette mer aux vagues déferlantes tels les cris de leurs mères.

 

De leurs cris de douleur ou de joie,

À en perdre leurs âmes, à en perdre leurs voix.

Voix guidant leurs progénitures à travers cette immuable voie,

Voie faite de chair, faite de sang ! Leurs ordonnant d’aller tout droit.

 

Que pouvais-je faire pour remédier cette situation?

Mendier les gens tel le ferait le dernier des vagabonds?

Ayant décidé de trouver remède à mes troubles à mes doutes,

De cette sagesse salvatrice j’atteindrai assurément coûte que coûte.

 

Mais alors comment pourrais-je être sauvée?

Comment pourrais-je un seul instant même le souhaiter?

Désirer être sauvée alors que tout me semblait définitivement perdu?

Que tout me paraissait être à jamais condamné, simplement foutu?

 

Après avoir tant cheminé sur la voie de la raison,

Avoir sans cesse appris mes leçons à force de répétitions,

Répéter encore et encore et toujours jusqu’à suffocation,

Les réciter telles des mantras ou des pieuses supplications.

 

Libérant enfin mon esprit de cette inutilité,

Comprenant de ces formules et prières leur futilité,

J’entrevois malgré moi tant de lendemains incertains,

Comprenant bien que malgré ma volonté je n’y peux rien.

 

C’est-là où en un éclair j’ai tout compris,

C’est le jour fatidique où mon esprit fut envahi,

Je me rappelle si bien le jour où l’on m’a sauvée,

Qu’une fois je fus sauvée je souhaitais être damnée.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Aréoles

Auréoles des saints
Dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Aréoles

 

Aréoles,
Telle une obole,
Donnée par amour,
Aux enfants depuis toujours.

 

Nourrissons gavés de lait,
Qu’ils soient beaux ou bien laids,
Car aux yeux d’une mère rien ne vaut guère,
Que le deuil de ses enfants déportés sur des terres étrangères.

 

Seins tombants légèrement,
Jadis léchés, tétés par des gourmands amants,
Qui sont accourus tels des garnements dès l’aurore de leurs vies,
Vers ce délice à la saveur exquise pour tenter de satisfaire leur soif infinie.

 

De cette envie de boire ce nectar tel un nourrisson,
Un nectar à saveur de miel tel que décrit dans un certain livre sacré,
Et dans lequel se trouvent bien des prières souvent récitées ou psalmodiées
Et qui les interpelle tôt ou tard d’une voix puissante chacun par leurs noms.

 

Aréoles tant admirées, voire louangées.
Par ces artistes chevronnés en cette séance d’une nuit d’été,
Car en leurs cœurs de chair réside le désir pouvoir les immortaliser,
Par quelques coups de leurs précieux outils, leurs crayons bien aiguisés.

 

Aréoles de ces seins expérimentés,
Témoignant d’une vie encore inégalée,
S’offrant allègrement aux personnes présentes,
Et tant pis pour celles qui en cette nuit étoilée sont absentes.

 

Aréoles plus vénérables que les auréoles des saints,
De ceux que l’on invoque en pensant à nos jeux de mains, jeux de vilains,
Saints ! Saints ! Saints ! Trois fois saints sont ces seins que l’on chante tous en chœur.
Aréoles voulues ! Auréoles distantes ! Nous souvenant que nous vivons frères et sœurs.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

J’adore ce goût

J'adore le goût
« j’adore le goût » Poème de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

J’adore ce goût

 

Chérie, Ô ma chérie.

De toi, j’ai tellement envie.

Envie depuis que je t’ai rencontrée,

Le jour où dans ma triste vie tu y es entré.

 

De ces journées où je t’ai saluée,

Jusqu’au moment où tu m’as embrassé,

Après nous avoir si patiemment fréquentés,

Main dans la main pendant nos longues soirées.

 

Je te revois au restaurant,

Où je t’écoutais passionnément,

Me raconter tes exploits et tes déceptions,

Je sentais battre nos coeurs se mettre au diapason.

 

Le moment tant voulu arriva,

Ce moment que je ne soupçonna,

Qu’en toi, avec secret, tu désirais si ardemment,

Et que mon âme craignait d’être repoussée violemment.

 

Tu m’invitas à prendre un verre chez toi,

Un verre de vin savoureux digne d’un grand roi,

Une fois assise à mes côtés, à mon oreille, un mot tu as glissé,

Une proposition, une requête, une demande qui m’a vraiment étonné.

 

Ouvrant alors tes jambes magnifiques,

Tu me présentas une zone tellement féérique,

En me suppliant de savourer ton liquide d’amour,

Qui coulait de cette fontaine chaque goutte tour à tour.

 

Tel un esclave ne voulant point à sa maitresse désobéir,

Je me suis penché vers cette zone humide pour ton bon plaisir,

Quelle saveur exquise que tu m’as fait découvrir, que tu m’as fait goûter.

En léchant chacune de ces gouttes jusqu’à ce que je sois comblé et rassasié.

 

Oui, c’est un fait que d’emblée je reconnais,

T’avoir donné entièrement satisfaction fut ma récompense,

Et recommencer autant que tu le voulais m’a rempli d’une douce démence,

Et qui pour unique source te démontrer par ce geste comme je t’aimais.

 

J’adore tout de toi mais une chose en particulier,

C’est de me placer à genoux devant toi afin de te savourer,

Te déguster, te satisfaire tout en sentant l’arôme suave de ton intimité,

J’adore ce goût qui me rend fou, et ce toute la nuit jusque tard dans la matinée.

De

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada