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Une main sur mon épaule

Magnifique dessin par Eri Kel de la France

 

Une main sur mon épaule

 

Nu et seul

Sous les tilleuls

Sentant le parfum de l’été

De cette brise et de sa bonté.

 

Réfléchissant sur mon destin

Car je m’aperçois que j’ignore mon demain

Devant tant de questions et de réponses incertaines

Allant et venant sans cesse telle une rengaine.

 

Mais je fais confiance pleinement en la vie

Car bien des gens y ont vécu mille péripéties

Des gens de toutes horizons, des gens biens et bons

Qui cherchent leurs bonheurs là et maintenant où ils sont.

 

Et comme disait ma maîtresse Paule

Avance encore et toujours pour le défi

D’être toujours présent et bien en vie

En me mettant une main sur mon épaule.

 

De

 

RollandJr St Gelais de Québec

Depuis ma naissance

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Dessin réalisé par une étudiante d’origine française ( U.Q.A.C. 14 novembre 2018)

Depuis ma naissance

 

Depuis ma naissance,
De mon corps unique et parfait,
Parfait dans son cas un peu imparfait,
De sa force et ses faiblesses, j’en ai connaissance.

 

Volonté d’être simplement,
D’exister sans cesse volontairement,
D’aimer encore et toujours passionnément,
Avec entrain aller tout droit devant assurément.

 

Je n’ai rien à cacher ni à renier,
Car je suis, hommes, comme vous,
Devant la vie sans cesse debout,
Et jamais à genoux face à la destinée.

 

Être transparent en mon cœur,
Car nous avons tous nos bonheurs,
Souvent hélas nos petits et grands malheurs,
Mais il faut bien les vivre pour apprendre à chaque heure.

 

Pour nous tous il en est ainsi de la vie,
Que nous soyons grands ou bien petits,
C’est une noble vérité que j’ai apprise à grands pas,
Qu’il faut vivre et aimer avant notre départ vers l’Aude-là.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Si tu t’appelles Mélancolie

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Réalisation de mon ami Eri Kel de la France

Si tu t’appelles Mélancolie

 

Si la nuit pouvait enfin se transformer,

En cette journée où nous nous sommes rencontrés,

En ces temps de jeunesse où tout sans fin nous souriait,

De ces instants de fou-rire, de ces jeux interdits que l’on aimait.

 

Si les grains du sablier du Titan Cronos,

Pouvaient par miracle cesser de broyer nos os,

Nous laissant quelques répits pour revivre ces bonheurs,

Qui ont illuminé le parcours de nos vies malgré quelques erreurs.

 

Si mes cheveux gris peuvent prendre de la valeur,

De leur couleur d’argent malgré mes craintes et mes peurs,

Sachant fort bien que les traces de pas dans la neige de nos hivers passés,

Sont depuis belle lurette disparues dans les méandres de ma mémoire épurée.

 

Si je n’éprouve plus ce plaisir de te voir nue,

Parce que par l’usure de mes larmes j’ai perdu la vue,

Alors-là, je saurai ce que signifie ne point avoir un sens à la vie,

Tout ceci m’arrivera en mon âme si et seulement si tu t’appelles Mélancolie.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Pourquoi me regarde-t-il ?

 

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Dessin réalisé par Eri Kel de la France

 

 

Pourquoi me regarde-t-il ?

 

Marchand calmement dans un magnifique jardin,

Je déambulais  parmi ces humbles gens tels des pantins,

Voyant au loin un modeste banc blanc esseulé qui m’attendit,

Comme on attend avec hâte un être cher, un parent, un vieil ami.

 

Quelques pas amplement me suffirent,

Pour m’y rendre avec gaité et avec le sourire,

Confortablement assis tel un César avec ses lauriers,

Mes pensées me firent plonger dans les songes des lointains étés.

 

De ces temps où féminité et coquetteries,

Allèrent si bien avec virilité et nobles galanteries,

Quel plaisir de courtiser jeunes dames afin d’être leurs élus,

Et de les accompagner dans ce lieu interdit où nous étions nus.

 

Soleil généreux de ses rayons,

Fit couvrir quelques têtes de chapeaux melons,

C’est alors que vinrent à moi les notes d’un piano jouées,

Qui ont voyagé par la douce brise d’un bistro et ses arômes de café.

 

De ces saveurs veloutées,

Et parfois corsées que je savourais,

Au lit avec celle que j’admirais et que j’aimais,

Ah ! Ce que nous étions heureux en ces temps reculés.

 

Perdu dans mes coupables pensées,

Je n’avais point vu l’étranger assis devant moi,

Me fixant du regard en silence et sans geste tel un roi,

Je voulais aller le trouver simplement pour parler, pour discuter.

 

Allais-je le déranger, l’importuner, le blesser ?

Car une simple parole peut parfois guérir ou  bien tuer,

Mais, au fait,  que me veut- il ? Pourquoi diable me regarde-t-il ?

C’est alors que glissa sur sa joue une larme de ses yeux tels des îles.

 

Point de mots pour exprimer ses douleurs,

Point de sons pour décrire la vie et ses couleurs,

Parfois l’instant saisi suffit à deux âmes pour communier,

Pour partager mille bonheurs qu’on ne peut ni nier ni oublier.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ô mes fesses !

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Ô mes fesses !

 

 

Ô mes fesses,

Ce que je vous aime.

Vous êtes tendres comme de la crème.

Quel plaisir suave ai-je lorsqu’on vous caresse.

 

Fesse gauche ?

Ou bien fesse droite ?

Elles ne tolèrent aucune main moite,

Encore moins celle de la dame qui de tous temps fauche.

 

Fesses de petits bonheurs,

De ceux que l’on n’oserait pas confesser,

Surtout par la crainte de recevoir une fessée,

Et, ô tel scandale, de ces curés faire tout leur malheur.

 

Voici mes fesses bien tendres et dodues,

Et, croyez-moi, elles ne sont point pour les cocus,

Même si devant vos yeux elles adorent se pavaner dénudées,

Elles savent vraiment qu’elles sont ce point dorées.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le temps qui passe.

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Le temps qui passe.

La vie passe comme un torrent qui coule sans cesse à grands flots, puis un jour s’arrête. Les présents de celui-ci sont insaisissables: juste le fait d’avancer la main et il a déjà fuit!

Le temps vole et emporte, malgré lui, ce que l’on a beau vouloir retenir et c’est lui qui nous entraîne. Tel un sablier, la vie seule s’écoule et le temps perdu est du temps inachevé. Les peines du présent seraient bien peu de choses si elles ne nous rappelaient pas les plaisirs du temps passé… Nous ne nous plaignons de ce qui est seulement parce que nous regrettons ce qui n’est plus!

Le temps est le rivage de l’esprit: tout passe devant lui et nous croyons que c’est lui qui attise son départ. Tout comme la jeunesse qui est une chose si légère, cueillons pendant qu’il est encore temps, cette fleur si délicate!

Le temps reprend son envol et les heures propices suspendent leurs cours. Il nous laisse savourer les rapides délices des plus beaux de nos jours. Seuls les yeux ne vieillissent pas: l’âge passe et ne touche jamais le regard!

Le tic-tac de l’horloge sonne et on dirait que les souris grignotent le temps. Quoi que l’on pense, quoi que l’on fasse, le temps s’enfuit et tout s’efface! Un des devoir de la vieillesse, est de nous faire usage du temps: moins il nous en reste et plus il doit nous être précieux! On meurt chaque jour et le temps s’empare d’une portion de notre existence. L’homme n’a point de port et le temps n’a point de rive: il coule et nous passons!

L’âge passe comme le soleil qui laisse l’ombre derrière lui. Les jours fondent comme de la neige au souffle du vent, et l’espérance qu’il abrège s’enfuit comme l’eau sur une main. Heure après heure, passe le temps et celui passé demeure en nos coeur. Il faut toujours garder dans notre vie tous les bonheurs qui nous ont plu, et puis enfin, garder la nostalgie du temps qui ne reviendra plus…

Comme le sage, laissons passer les jours sans les compter!

Sur ce, bonne continuité à tous!!!!

Signé: Marie-André Bouchard (collaboratrice spéciale)