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Le sénateur

Photo réalisée par Phylactère Séance du 2 décembre 2019

Le sénateur

 

Je suis le sénateur,

Rien ne peut me faire peur,

Car j’ai connu tant de menteurs,

À chaque jour et à chaque heure.

 

J’ai entendu bien de beaux discours,

Découvert bien des chemins et des parcours,

Des routes sinueuses et des intrigues,

Sans oublier les profiteurs de ces digues.

 

J’ai débuté mon mandat,

En allant droit devant moi,

Être toujours respectueux des lois,

Faire selon ma conscience et le bon droit.

 

Disciple de la pensée hellénique,

Avec un petit côté combatif germanique,

Alliant force et courage, sagesse et tempérance,

Vertus cardinales que m’inculqua mon père depuis mon enfance.

 

Vraiment fier de ma culture,

De votre modernité, je n’en ai cure.

Je pratique la religion de mes aïeux, de mes ancêtres.

Celle que m’ont transmis mon honorable père et ma tendre mère.

 

Sans jamais m’empêcher de dire ce que je pense,

Tout en assumant mes actions d’en vivre en conséquence,

Car actions viennent du coeur mais paroles dites viennent de l’âme,

Ce qui peut soit nous amener vers les cieux ou nous entraîner dans les flammes.

 

Ce qui est en tant que sénateur d’autant plus le cas,

Car chacun de mes gestes, aussi humble soit-il, est surveillé pas à pas,

Ce qui ne m’empêche guère de toujours garder bonne mine et de goûter au plaisir de la vie,

Et si je peux me permettre une seule morale, je vous dirais que rien en ce monde est infini.

 

En effet, hommes de bonne volonté,

Ne possèdent que des politiques aux moyens limités,

Et devant leur bon vouloir et leurs nobles causes devront tout mesurer,

Afin d’accomplir l’essentiel de leurs rêves tant désirés et tant souhaités.

 

De

 

RollandJr St Gelais
Québec (Québec)
Canada

Le temps d’un soupir

Le temps d'un soupir
Dessin réalisé par Amani Lizah Glaise

Le temps d’un soupir

 

Le temps d’un soupir,

Le temps de quelques larmes,

Le temps que j’ai passé sous les armes,

Le temps de mes amours et de quelques rires.

 

Voilà ce dont je me souviens,

En ce délicieux et doux matin,

En pensant à celles que j’ai aimées,

Et que bien malgré moi j’ai tant blessées.

 

Étendu sur l’herbe fraîche et verte,

De ce temps à vagabonder quelle pure perte,

Je revois les amis qui ont pris femmes et épouses,

Alors que j’ai préféré rester sur ma moto et avec ma blouse.

 

À parcourir les routes de mon pays,

À y découvrir les gens du plus grand au plus petit,

Qui m’ont enseigné à leur façon comment est la vie,

De cette vie qui malgré nos craintes on voudrait qu’elle soit infinie.

 

C’est en pensant à eux,

Au moment lorsque je devrais partir,

Partir là où on ignore ce qu’est le verbe souffrir,

Quand viendra l’instant de prendre ma moto pour aller vers les Cieux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Blogue de madame Amani Lizah Glaise :
https://amani-lizah-glaise.blogspot.com/

Ses mains

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Réalisation photo par Priscilla Vaillancourt

Ses mains

 

J’ai deux questions à vous poser,

Y répondre avec honnêteté veuillez essayer,

Comment peut-on qualifier ce qu’est un être humain?

À quoi peut-on le reconnaître face à tant de différents destins?

 

Devant l’histoire, je vois tant d’illusions,

Que j’en perds tant mon espoir et que ma raison,

Devant tant de guerres sanguinaires et d’horribles conflits,

Pour lesquels gens à leurs dieux sourds et aveugles sans cesse prient.

 

En revoyant les témoignages de nobles femmes,

Que les églises chrétiennes condamnèrent à périr dans les flammes,

Pour avoir percé de leur volonté les précieux mystères de Dame nature,

Afin de guérir les pauvres et les indigents trouvés sur les routes avec un cœur pur.

 

Doit-on être de la bonne couleur?

Doit-on éviter à tout prix de faire peur?

Doit-on parler la bonne langue avoir une seule pensée?

Pour en tant humain en être à jamais et pour toujours qualifié?

 

À bien y penser je me suis définitivement trompé,

Car à vrai dire, j’ai en moi tant de choses à vous demander.

Mais, il y en a une que me tend de sa queue le diable appelé Le Malin :

Faut-il pour être un homme avoir en son corps ses jambes et ses mains?

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

En pensant à ce sublime Albert

Ce sublime Albert
« En pensant à ce sublime Albert » Poème par RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

En pensant à ce sublime Albert

 

Liberté ! Liberté ! Liberté !
Voilà pourquoi je suis enfin née,
Être libre et nue sur ma étincelante moto,
Parcourir le monde afin d’y découvrir ce qui est beau.

 

Étant assise sur mon cheval de fer bien sagement,
Bras gauche replié et mes fesses bien collées sur le siège,
Mes pensées les plus osées : Vous les dirais-je comme de raison?
Car quel immense plaisir insoupçonné de ressentir toutes ces vibrations.

 

Bientôt les mains serrant avec joie le volant,
Je parcourrai ainsi les routes avec empressement,
Regardant droit devant moi avec l’assurance tel un ange,
Qui a traversé guerres et paix et que maintenant rien ne le dérange.

 

Je voyagerai en des terres étrangères sur mes roues,
Et devant mes rares ennemis, jamais je ne serai à genoux.
Car étant fille unique du roi des profondeurs des lieux infernaux,
De ma force et de mon charme, je les plongerai dans leurs tombaux.

 

Mais d’ici-là, je crois que rien ne presse.
C’est pourquoi en cet instant je me caresse,
En songeant à tous ces virils princes charmants,
En particuliers ce sublime Albert que porte mon Rolland.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Ces rêves

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Avec la permission de Aliénor BC de la France

Ces rêves

 

En ce triste et morne jour,

Où tout semble être tellement gris,

J’apprécie tout de même le fait que je vis,

Car en mon esprit, j’ai su que je l’aimerai toujours.

 

Je ressens ce bonheur,

Que j’avais jadis en admirant,

Cette belle femme que j’aimais tant,

Qui est encore dans mes pensées en cette heure.

 

Ce que je donnerai pour revenir,

Dans le silence où je voyais son sourire,

Existe-t-il une seule formule qui pourrait,

Me ramener en ce lieu où en secret je l’aimais ?

 

Maintenant que les années ont passé,

Sans pouvoir un seul instant l’oublier,

Oublier celle qui peuplait mes tendres rêves,

Ces rêves où j’étais un bel Adam et elle la belle Ève.

 

Nos routes se sont séparées,

Accordant à chacun notre liberté,

Même si elle m’a légué un poids à supporter,

Celui de n’avoir pas su lui dire à tel point je l’ai aimée.

 

Ce que j’aurais voulu passer une nuit,

À la couvrir de baisers dans un humble lit,

Avec grande tendresse et de ces petites douceurs,

J’aurais souhaité faire vibrer à l’unisson nos cœurs. 

 

Maintenant, il est vraiment trop tard.

Il est plus que temps de retirer en moi ce dard.

Mais si il y a une seule chose que je désire garder,

Ce sont ces instants passés ensemble que je veux me rappeler.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada