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Mon hommage à John Lennon

Mon hommage à John Lennon

Bonjour tout le monde,

Comme vous le savez déjà, nous avons souligné le quarantième anniversaire du décès de John Lennon. Certes, il est parmi les musiciens qui ont le plus influencé le monde musical au courant des années 1960 jusqu’au milieu des années 1970. Une telle influence a aussi été plus que considérable auprès d’une partie importante de la population mondiale.

Toutefois, il faudrait à cela ajouter une notion importante que tout étudiant en histoire se doit d’apprendre dès le début de sa formation universitaire. L’homme fait l’histoire, mais c’est cette dernière qui façonne le premier. John Lennon a connu la gloire et la notoriété, grâce notamment, par son appartenance au groupe des Beatles et par ses propos controversés sur plusieurs événements qui se sont déroulés sur le plan international. Je pense, entre autres, à son renvoi de la médaille Victoria Cross décernée par la reine Elizabeth II pour protester contre la présence des soldats britanniques en Irlande du Nord. Or, sans le contexte sociohistorique de cette époque riche en péripéties en tous genres, les Beatles n’auraient peut-être pas eu les sources d’inspiration nécessaires dans leurs compositions.

En effet, tout était propice à l’émergence d’un groupe dont les membres auraient eu à la fois l’intelligence de s’ouvrir à la diversité du monde et le talent nécessaire pour mener à bien une opportunité. Qui d’entre vous se rappelle la prestation extraordinaire de George Harrison au sitar sur certaines des pièces musicales qui ont fait connaître une facette de la culture de l’Inde? Pour sa part, John Lennon nous a fait découvrir, par l’entremise de ses compositions et parfois par ses propos rapportés dans les médias, les valeurs nobles et les travers qui habitent les êtres humains. Qui n’a pas été ému par ses chansons d’amour telles que ‘’O my Love’’ et ‘’Woman’’ sans oublier son célèbre ‘’Imagine’’? Mais qui se souvient des émeutes aux États-Unis qui suivirent sa déclaration comme quoi les Beatles étaient plus populaires que le Christ lors de leur venue en sol américain? Comme quoi certains sujets sont intouchables au pays de l’oncle Sam.

Que puis-je affirmer cet artiste sur le plan personnel? Quels souvenirs m’a-t-il laissé? Tout d’abord, je dois avouer qu’il m’arrive d’écouter ses chansons avec une certaine nostalgie, car les années Beatles, et celles qui les ont précédées, du moins jusqu’au milieu des années 1970, étaient empreintes d’espoir en l’avenir. Tout semblait être possible. Une possibilité basée sur l’ouverture de l’autre sans pour autant se renier soi-même. Ensuite, il m’est impossible de compter le nombre de fois où les chansons des Beatles jouèrent lorsque j’ai vécu certains des plus tendres souvenirs de mon enfance. Une enfance qui, malgré les difficultés liées à ma situation physique, a été à l’image de l’amour et de l’originalité de chacune de leurs chansons. Enfin, cela va sûrement en étonner plusieurs d’entre vous. Les Beatles ont été, si je puis me permettre cette expression, à l’origine d’un instrument médical qui a été d’un grand secours pour réparer certains dégâts liés à ma situation physique. Et dont la cause est la célèbre thalidomide.

En effet, j’ai été parmi les premiers enfants de la thalidomide, terme que l’on utilisait à cette époque à notre endroit, à avoir été soumis à une série de tests médicaux. Ceci avait un double objectif. En premier lieu, il s’agissait de mieux comprendre la formation quelque peu inhabituelle de ma mâchoire inférieure. En second lieu, de mettre en place les procédures chirurgicales susceptibles de corriger le tout. Or, l’appareil qui a servi à réaliser une telle étude a été créé grâce aux royautés versées à la compagnie de disques EMI, qui avait une division dans le domaine de l’électronique, à la suite au contrat qu’elle avait signé avec les Beatles. [i]

Bref, la commémoration du décès de John Lennon est aussi celle d’une époque révolue. Une époque où il était permis de croire en l’être humain, de croire en soi, d’agir avec liberté, d’aimer et d’être aimé, mais aussi d’espérer en l’avenir. Tout le contraire de notre époque. Merci mille fois John! Merci pour tes chansons magnifiques et pour cette belle époque.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

[i] Je me souviens que la technicienne qui travaillait avec cet appareil, d’une taille assez considérable, avait dit ceci à ma mère : ‘’ Cet appareil nous vient directement du Royaume-Uni.’’

Certaines personnes trouvent leur religion au-delà des églises

Certaines personnes trouvent leur religion au-delà d'une église
Certaines personnes trouvent leur religion au-delà d’une église Texte par RollandJr St-Gelais Réalisation photo par David Hobbs Photography Modèle : JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/Some-find-their-religion-outside-of-a-church-634483278

Certaines personnes trouvent leur religion au-delà des églises

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que vous avez pu trouver des activités qui vous plaisent en vu du déconfinement graduel mis-en-place par les instances gouvernementales respectives. Pour ma part tout va bien. Chose étrange ! Le seul aspect négatif lié à cette période de confinement a été l’interdiction de se rassembler dans des lieux de culte. Vous le savez sûrement déjà mais j’avais pour habitude d’aller chaque dimanche à la célébration eucharistique à l’église catholique de mon quartier à Québec pour, ensuite, aller prendre un bon petit-déjeuner dans l’un des nombreux petits restaurants situés près de l’église. Une habitude que j’ai prise dès mon arrivé dans la capitale de la province du Québec.

Oui, je suis croyant, catholique et pratiquant et grand amateur de la bonne bouffe. Il n’y a aucun mal à cela. N’est-ce pas? Le fait d’agir ainsi à chaque dimanche me permettait de couper le lien, de manière symbolique, avec la semaine précédente pour débuter une nouvelle du bon pied. Ne dit-on pas que le dimanche est une commémoration de la résurrection du Christ par laquelle tout est renouvelé? Or, une telle pratique a été interdite par les instances gouvernementales afin de freiner la propagation d’un certain virus parmi la population et ainsi de protéger les gens ayant une santé précaire. 

Vous pouvez aisément imaginer la carence qu’une telle interdiction a amené chez votre humble serviteur. Or, ceci m’a amené à réfléchir sur un aspect de la foi. La foi se résume telle à se réunir une fois par semaine dans un édifice religieux aussi majestueux puisse-t-il l’être? Bien sûr que non. Pas plus qu’elle se résume à la récitation de milliers de prières et encore moins à porter des, permettez-moi cette expression, bondieuseries. Le fait de porter une croix autour de son cou ne fait pas de nous une meilleure personne. Mais, comment peut-on vivre la foi ou du moins une certaine forme de spiritualité? Voilà bien une question qui est la suite logique de la question posée précédemment.

Il est un fait intéressant à retenir que certaines personnes, dont le nombre est plus important que l’on pourrait même l’imaginer, trouvent leur religion bien au-delà des religions institutionnalisées et ce, peu importe leurs genres. Certes, bon nombre d’entre elles ont une connaissance limitée des ouvrages écrits par des êtres que l’on nomme des  »saints », tout en ayant adopté des règles morales fort louables. Tout comme de très nombreux individus qui se réclament être de grands croyants mais qui pourtant ont une ligne de conduite aux diapasons de la morale. Comme on dit au Québec, les bottines ne suivent pas toujours les babines. 

Toutefois, il existe en ce monde une cathédrale bâtie par nul autre que le créateur. Oui, j’utilise un langage d’un croyant en un Dieu ou si vous préférez en un être suprême dans le présent texte et c’est mon droit le plus stricte. Une telle cathédrale ne se trouve guère dans les grands centres urbains là où les gens sont souvent davantage préoccupés à suivre la cadence de la vie de consommation et même de surconsommation. C’est dans la nature qu’une telle cathédrale se trouve.

Une cathédrale dans laquelle nous pouvons nous recueillir et prier dans le plus profond de notre être. Prier sans dire un mot. Prier sans s’agenouiller. Prier sans la nécessité de porter un signe religieux de manière ostentatoire. Prier simplement en écoutant, en marchant et en profitant de l’instant présent. Cela ne coûte rien et nous apporte tellement de riches leçons de vie. Leçons de vie qui se retrouvent dans les livres saints de toutes les religions confondues depuis l’aube de l’humanité. Une humanité qui a vu en son sein de nombreux saints. Or, d’où ont-ils tiré leurs enseignements si ce n’est qu’au sein même de la nature, la cathédrale par excellence? Poser la question, c’est y répondre.

Je vous remercie pour votre attention.

RollandJr St-Gelais de la ville de Québec Canada