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Silence

Silence
Photographer: Matt McGee Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/silent-816327603

Silence

Parfois, il ne suffit de pas grand-chose. Un moment de solitude, d’être avec soi-même, d’être ici et maintenant. Autrement dit tout simplement être. Être pour soi et en soi.

Chose certes de plus en plus difficile à réaliser de nos jours où le temps file et défile tel un tapis roulant nous amenant vers un lieu inconnu. Un tapis roulant d’où l’on voit passer à grande vitesse les étapes de la vie. Celles que la vie elle-même nous a imposées, celles que la société a exigées à chacun d’entre nous et celles, plus rarement, que nous avons choisies. Que nous avons choisies selon notre connaissance du moment et que nous aurions choisies autrement en d’autres circonstances.

Être pour soi est devenu synonyme de tares, d’insanités, nous condamnant de manière quasi automatique aux portes des enfers. Et pourtant, qui n’a jamais ressenti le besoin de se retrouver en lui-même? C’est-à-dire de se trouver de nouveau et ce, bien au de-là de ce que les normes sociales lui ont imposées et qui ont contribué de manière insidieuse à effacer son individualité en l’agglomérant dans un tout informe, inodore et sans saveur.

Certains vont choisir la fuite dans des plaisirs à la fois éphémères et potentiellement destructeurs. Et le choix de tels plaisirs est fort étonnant. L’on a qu’à penser à la consommation effrénée de l’alcool, à la drogue laquelle est de plus en plus forte comme bien d’autres substances plus ou moins illicites afin de camoufler le mal-être qui est de plus en plus présent chez eux qui sont devenus leurs esclaves. Je pourrais davantage élaborer sur tout ce qui touche aux dépendances plus subtiles mais de plus en plus présentes au sein de la société. La dépendance au travail, à l’amour et au sexe en sont des exemples parfaits.

Pourtant, il suffirait d’un peu de silence à la fois autour de nous et en nous. Un silence qui jouerait le rôle de bouclier face à toutes les lances qui nous assaillent tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de nous-mêmes. Oui, toutes les lances qui transpercent inlassablement parfois jusqu’au plus profond de notre être nous laissant à peine respirer et qui, une fois après que nous ayons repris conscience, recommencent leur jeu avec un plaisir malicieux indescriptible.

Nous sommes tous des humains et par le fait même nous avons tous besoin de connaître, de ressentir et d’expérimenter le silence à des moments propres à chacun d’entre nous. L’enfant à naître n’a-t-il pas connu le silence dans le sein de sa mère lorsqu’il était qu’aux stades de sa formation? Et c’est seulement qu’une fois qu’il est formé qu’il devient apte, j’en conviens de manière graduelle, à affronter le monde lequel lui brise le silence authentique et ce à tout jamais. Un silence dont bien des sages et des êtres ayant une grande spiritualité tentent avec plus ou moins de succès de retrouver à des instants bien spécifiques de leurs existences terrestres.

Bienheureux sont ceux qui ont su communier avec un tel silence même si cela a eu lieu pour un bref moment. Un moment qui les a incités à aller au-devant leurs contemporains afin de les inviter à communier à leur tour avec une telle lumière susceptible d’éclairer toute la noirceur qui assombrisse leur univers. Je souhaite ardemment que vous aviez lu cet article avec un silence bienfaiteur dans les trois sphères qui composent votre être que sont l’âme, l’esprit et le corps.

Merci pour votre lecture !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La spiritualité

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Icône de Notre-Dame en l’église St-Fidèle de limoilou de Québec

La spiritualité

Bonne fin d’année tout le monde,

J’espère de tout mon cœur que vos vacances de fin d’année 2019 se passent tel que vous le souhaitez. Pour ma part, la seule chose que je puisse affirmer c’est que je me rends compte de la chance que j’ai de simplement vivre. Une constatation qui m’est venue à l’esprit pas plus tard qu’à mon réveil en cette journée du 28 décembre. Pourquoi donc? La raison est que cela fait exactement un an où je me suis réveillé dans une chambre d’hôpital après avoir subi une opération majeure à mon bras gauche des suites de mon accident vécu lors de mon séjour dans la belle ville de Matane en Gaspésie.

cropped-DANS2379-Modifier.jpgC’est un fait indéniable, j’adore la vie et je ne manque en aucun temps de remercier Dieu d’avoir fait mentir les médecins dans leurs sombres pronostics à mon endroit peu de temps après ma naissance. Voilà pourquoi je désire m’entretenir avec vous d’un sujet qui a été effleuré à quelques reprises dans quelques-uns de mes précédents articles au sein de mon blogue artistique. Un sujet qui, chez certaines personnes ayant envers toutes formes de religiosité des symptômes quasi pathologiques, fait redresser le poil des jambes et j’ai nommé la spiritualité.

Oui je le sais bien et inutile de me le répéter, la pratiqueScreenshot_20190823-170943 religieuse est très différente de la spiritualité. Une telle affirmation est en vraie mais pas entièrement. En effet, la véracité d’une telle affirmation réside en la capacité qu’il y a chez chaque être humain de rechercher ce qui peut l’élever, voir le transcender, face au monde matériel qui l’entoure. Bien des philosophes et des maîtres-penseurs ont du fait de leurs œuvres enrichi la vision de l’être humain à la fois face à ce qu’il est, ce qu’il devrait aspirer à devenir et ultimement face à son destin.

IMG_20191228_043748Encore là, bon nombre d’entre eux n’ont jamais professé, ni pratiqué une quelconque religion. Cependant, et c’est pour moi un élément important dans ma démarche de foi, la pratique d’une religion selon le niveau d’intégration de la personne demeure souvent le meilleur garde-fou qui est à sa portée. Qui plus est! Qui dit pratique assidue d’une religion sans pour autant verser dans l’extrémisme dit aussi le maintien d’une base morale. Certes, vous pouvez vous objecter à une telle affirmation en me disant qu’il y a une différence énorme entre la moralité religieuse et la moralité laïque et je vous donnerai entièrement raison. Mais, il s’agit là d’un autre sujet pour lequel je ne souhaite pas entrer dans le débat.

En ce qui me concerne, je vous dirais que je suisEn mémoire de (2) davantage porter à exprimer ma foi chrétienne par un catholicisme que mes parents ont bien daigné me transmettre à la fois selon leurs connaissances et leurs capacités. Un catholicisme issu de la révolution telle que Sa Sainteté Jean XXIII avait voulu insuffler à la suite du Second Concile du Vatican, mais que certains membres du haut-clergé ont malheureusement combattu et ce, jusqu’à l’avènement à la papauté d’un jésuite d’Amérique latine qui, semble-t-il, a repris le flambeau. Pour moi, être catholique et vivre d’une telle foi est à la fois témoigner de ceux et de celles qui ont sacrifié leurs vies afin que leurs descendants puissent à leurs tours expérimenter toute la richesse qui se trouve dans l’enseignement du catholicisme.

IMG_20191211_185208Acquiescer au catholicisme est aussi pour votre humble serviteur une marque de reconnaissance envers ceux et celles qui ont construit le monde occidental dans lequel je prospère. N’oublions pas qui dit catholicisme dit inconsciemment ou non la prédominance de la philosophie grecque dans les écrits théologiques. Et, justement, c’est là où se trouve ce qui pourrait ressembler à la spiritualité qui m’anime au plus profond de mon être. Je ne suis pas dupe : le catholicisme est tributaire de deux entités majeures à travers ses enseignements. En effet, bien que sa source de foi soit celle de la religion juive par les écrits de l’Ancien Testament, son fondement théologique réside d’une part, par l’apport des philosophes grecques lesquels ont grandement influencé les Pères de l’Église et, d’autre part, les écrits néotestamentaires lesquels ont été rédigé dans la langue de Socrate et de Platon, c’est-à-dire en grec.

Voilà pourquoi cela me fait sourire lorsque je pose laDANS2465 question suivante à une personne qui, sûrement avec de bonnes intentions, désire me convertir à sa religion laquelle est diamétralement opposée au catholicisme : Qu’est-ce qu’un chrétien? C’est tout simplement un juif qui pense comme un grec. Autrement dit, soustrayez l’apport de la philosophie grecque dans l’enseignement du catholicisme, et par ricochet de l’ensemble des églises tant orientales que celles de la Réforme protestante, la foi chrétienne aurait bien du mal à s’en remettre.

MVIMG_20191206_120058En résumé, j’affirme sans aucune gêne ma foi chrétienne quelque mes parents m’ont transmise tout en pratiquant le rite catholique selon mes capacités et mes limites. Et pour l’instant, cela me suffit amplement. En effet, c’est par et au travers du catholicisme que je trouve la spiritualité qui enrichi mon existence terrestre. Une spiritualité dont les Pères de l’Église eurent la sagesse d’approfondir par les écrits des philosophes grecs et les écrits néotestamentaires afin d’entrevoir, tel le ferait un tamis entre les mains d’un chercheur d’or, toute la grandeur de Dieu et par conséquent de l’Homme fait à son image et à sa ressemblance.

Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Rétrospective professionnelle en tant que modèle vivant (nu)

Rétrospective professionnelle en tant que modèle vivant (nu)

« Il était pour moi un besoin absolu d’acquérir un plein droit sur mon corps et de le faire découvrir aussi bien en tant qu’oeuvre d’art remarquable que d’être un homme vivant et pleinement masculin. » RollandJr St-Gelais

Prologue

Bonjour tout le monde,

20171122_183524J’espère que vous allez bien et que vous avez passé une période des fêtes des plus agréables. De mon côté, tout est s’est passé à merveille surtout que mon bon ami Daniel et son chat, un gros matou du nom de Merlin, est venu réveillonné chez-moi en compagnie de ma belle Plume. Il est vrai que j’aurais bien aimé faire une visite-surprise à mon père mais étant donné son âge vénérable et la distance entre nos deux villes respectives, et ce en pleine saison hivernale où les routes sont glacées, il valait mieux redoubler de prudence. Bref, j’ai décidé de rester à Québec pour la période des fêtes. Après tout il restera une année complète pour rendre visite en toute sécurité. N’est-ce pas ?!

Sous un autre ordre d’idées, j’ai décidé de réaliser une rétrospective de20171129_131004_HDR mon expérience professionnelle en tant que modèle vivant (nu intégrale) afin de faire une mise-au-point explicative sur d’un côté, ma passion proprement dite et, d’un autre côté, sur les visions que mes plus grands amis et mes plus intimes connaissances ont accepté de me faire part. Pour ce faire, je leur ai écrit via le service de messagerie de Facebook avec le plus grand soin afin de ne jamais les indisposer d’une quelconque manière. Le respect est toujours de mise , et ce en tout temps.

En réalité, ma rétrospective concerne deux aspects indissociables l’un de l’autre. En premier lieu, le fait d’être tout simplement modèle nu. Je fais référence dans ce cas-ci à la nudité qui certes n’a aucun tabou ni de fausse-pudeur mais qui respecte en tout temps les principes de base du domaine de la nudité artistique. En second lieu, le fait d’être un modèle nu vivant avec un handicap physique apparent mais avec une autonomie, avouons-le franchement, impressionnante pour bon nombre des gens, artistes ou étudiants, devant lesquels j’offre mon talent.

Certes, peu de gens accepteraient de poser nu devant un groupe d’artistes, qu’ils soient professionnels ou amateurs ou bien des étudiants en arts.  Ce qui est davantage le cas lorsqu’on est atteint d’une situation physique, disons-le en toute honnêteté sans y mettre trop d’emphase, atypique. Mais, attention ! Ma joie de vivre a toujours été l’une des pierres angulaires à chacune de mes prestations devant un groupe. Être nu, c’est d’abord et avant toute chose être authentique. Et comme ma joie de vivre fait partie intégrante de ma personne. 

Qui plus est ! Une telle rétrospective a pour lointain début une soirée de nudité artistique qui a eu lieu un soir d’été dans la belle ville de Montréal, en compagnie d’une amie extraordinaire en la personne de Marie-Pier Auger et d’un artiste formidable de réputation internationale du nom de Michel T. Desroches. En effet, le début de mon aventure dans ce domaine a belle et bien eu lieu grâce à leurs aides. À cela s’ajoute des réalisations de type « underground » menées par mains de maître par une équipe formidable sous la direction de Patrick Audinet et de Marie Laroque. D’ailleurs, l’une de ces réalisations a eu lieu dans un bar situé dans le centre-ville de Montréal. Ce fut là une expérience qui m’a beaucoup plu. Je serai toujours reconnaissant à ces personnes d’être le prélude à mon expérience de modèle vivant.

20171122_181530Une expérience qui alla propulser votre humble serviteur vers une certaine reconnaissance internationale par le biais d’articles publiés au sein de magazines et de journaux lesquels ont passé presque sous silence, et j’en suis très heureux, la cause de ma situation physique préférant, et de loin, mettre l’accent sur ma démarche artistique. Il faut reconnaître que les médias ont largement fait leur choux-gras de la raison d’être de mon corps atypique, et bien souvent, à mon grand détriment.

Pour mener à bien ma rétrospective professionnelle, j’ai cru utile de demander l’opinion à plusieurs de mes amis-es et connaissances qui partagent avec moi la passion de la nudité artistique. À cela s’ajoutent d’autres personnes avec qui j’entretiens de bons liens amicaux mais qui n’ont pas nécessairement une telle passion qu’a votre humble serviteur. La majorité des gens interrogés sont membres des divers réseaux sociaux sur lesquels je suis inscrit, notamment celui de Facebook et sur Twitter. Il va de soi qu’ils vivent, pour un nombre important d’entre eux, au sein de pays situés à des milliers de kilomètres les uns des autres.

240_F_136903558_P7hdS45I1yWZO64q4aZR7DYsEGZoXemmTout ceci a eu pour conséquence une variété de réponses à ces questions à la fois simples et concises : En premier lieu, que pensez-vous de mon cheminement dans le domaine de la nudité artistique depuis que vous ayez appris que je suis modèle vivant ? En deuxième lieu, comment avez-vous réagit lorsque vous l’avez su et surtout comment l’avez appris ? En dernier lieu, que pensez-vous du fait que je sois modèle vivant (nu intégral) pour des écoles d’arts et des ateliers ? Trois questions dont les réponses allaient certainement m’interpeler. C’est ce que nous allons voir dans ce qui suit. Il va de soi que je présente mes remerciements les plus chaleureuses à toutes les personnes qui ont bien voulu répondre à ma requête de participer à un tel travail de réflexion.

Cependant, une chose doit être clarifiée une fois pour toutes. Je suis26111977_1148399801957187_1581026775816250166_n parfaitement conscient que mon choix de carrière, aussi inhabituel qu’étrange pour plusieurs d’entre vous, a certainement été une source incroyable d’interrogations, voire d’une certaine  façon de scandales, pour ceux et celles qui ne s’y attendaient pas. Vous comprendrez sans aucun doute que mon cheminement de vie y est pour beaucoup dans un tel choix. Subir les regards inquisiteurs tout au long de mon enfance et de mon adolescence, être présenté telle une bête de foire en première page d’un journal à sensation dont les plus hautes autorités de la presse canadienne durent réagir avec véhémence. À cela vient s’y ajouter une utilisation à la fois abusive et immorale de la part d’avocats plus soucieux de se faire du capital à la fois professionnel et financier que d’agir dans mes intérêts légaux. Et, croyez-moi sur parole, cela m’a pris plus de 30 ans à pouvoir m’en remettre. Bref, il était pour moi un besoin absolu d’acquérir un plein droit sur mon corps et de le faire découvrir aussi bien en tant qu’oeuvre d’art remarquable que le faitd’être un homme vivant et pleinement masculin.

Une des réponses qui résume assez bien l’ensemble de celles reçues jusqu’à maintenant me vient de mon grand ami de la France, lui-même artiste, et j’ai nommé Eri Kel. Voici ci-dessous sa réponse laquelle est accompagnée d’une de ses magnifiques réalisations.

25395740_10156112349148919_4536219284649750328_n » Bonjour Rolland, Je l’ai découvert un peu par hasard car depuis des années, je me passionne pour tout ce qui touche au modèle vivant et à la démarche de ceux qui posent. J’ai d’ailleurs écrit une étude à ce sujet il y a plusieurs années, après une enquête auprès d’une centaine de modèles. Après, je suppose que les algorithmes utilisés par Facebook pour analyser nos centres d’intérêt fait que je me vois régulièrement proposé des profils de modèles d’art. Pour le fait de poser avec un handicap physique, je trouve cela très courageux tant les gens ont déjà des a priori sur le corps et la nudité. J’anime un atelier de modèles vivants et je peux observer les réactions des uns ou des autres quand un(e) modèle est déjà hors des standards (très maigre ou très fort). Mais je n’en tiens pas compte en me disant qu’il faut accepter le corps dans toutes ses différences, et fais venir les modèles que j’ai envie de faire venir. »

20171129_153219-1Plusieurs mots doivent être soulignés dans un tel témoignage ; acceptations du corps, différences, courage, préjugés sur  la nudité du corps. C’est un fait indéniable que j’accepte mon corps non pas parce qu’il est différent mais tout simplement parce qu’il est le mien et que je ne pourrai jamais le remplacer. Il en est de même pour chacun d’entre nous. Ce qui ne signifie pas que nous devons accepter un quelconque laisser-aller qui risquerait de mettre en péril une bonne santé, mais plutôt d’être conscients que nos particularités physiques font de nous des gens uniques. Une unicité qui relie les différentes composantes de l’être humain telles que la spiritualité, les attributs physiques et intellectuels, les capacités émotionnelles ainsi que notre parcours de vie avec nos erreurs et nos belles réalisations. Dans un tel cas, notre unicité devrait devenir une source extraordinaire de force. N’est-ce pas ?!

Pour ce qui est du courage qui m’a à la fois aidé et incité à traverser bien des obstacles et à briser bien des préjugés, force est d’admettre que mes parents sans oublier les membres de ma famille et mes amis les plus proches ont été un appui incommensurable dans mon cheminement. À cela, je dois mentionner l’aîné des frères qui a été assassiné dans des circonstances horribles lors de la grève du front commun de 1972 à Sept-Îles. Que serais-je sans leur apport ? Bien malin celui qui pourrait le deviner.

Parmi les personnes qui ont répondu à mon appel sur les réseaux sociaux, une ressorte du lot. En effet, l’ancienne petite amie de mon défunt frère, celui qui a été assassiné en mai 1972, a bien voulu me donner son opinion dont il me fait plaisir de partager avec vous. En effet, elle affirme que «… si c’est le chemin que tu as choisi pour évoluer et répondre à la quête de l’actualisation de ton être, c’est bien pour toi! Nous avons tous en tant qu’être humain un tracé de vie afin d’acquérir l’évolution pour laquelle nous sommes ici. » À vrai dire, jamais de ma vie, je n’ai pu trouver chaussure à mon pied en ce qui concerne mon épanouissement tant émotionnel que spirituel. En effet, je suis dans l’impossibilité de vous décrire les émotions et de sentiments d’intériorité vécus à chacune de mes prestations de nudité artistique tellement tout ceci a été ressenti avec intensité, mais aussi avec un immense plaisir.

Capture 7Parmi mes plus profondes émotions vécues en tant que modèle vivant, la gratification de la part de certains magazines européens spécialisés dans le domaine de la nudité artistique ou bien dans des domaines connexes a certainement été la plus valorisante pour votre humble serviteur. J’ai bien écrit « humble serviteur » puisque je reconnais que sans l’apport des personnes qui ont cru en mon potentiel en tant que modèle vivant, et ce au tout début de mes balbutiements dans ce domaine, une telle expérience aurait été tout simplement impossible. Or, comme l’affirme si bien le proverbe :  » Impossible n’est pas français ». Parmi ces magazines, il y en a un qui a réalisé un reportage tout à fait exceptionnel sur ma passion dans un numéro publié en 2015 dans  » La Vie au Soleil « . Et, je dois avouer avec un plaisir immense que l’on a pris grand soin d’éviter de mettre l’emphase sur la cause de ma situation physique. Un sujet tellement rapporté dans certains médias canadiens et souvent à mon détriment. Autre fait intéressant à retenir, j’ai tout fait en mon pouvoir afin de ne pas être utilisé d’une quelconque manière que ce soit dans une procédure légale qui a été réalisée contre les instances fédérales considérant que j’ai fait plus que ma part dans un passé pas si lointain. D’autres médias du Québec se sont aussi intéressés à ma passion tout en passant sous silence le drame de la thalidomide. Après tout, ma vie est loin d’être dramatique. N’est-ce pas ?!

Ce qui comprends, et ce à ma grande surprise, ma séance de nudité000000810012 érotique. Une telle séance a été chaudement saluée par la directrice de l’association canadienne des victimes de la thalidomide, madame Mercedes Benegbi, pour le fait d’avoir osé, avec un souci indéniable de respect et de bon goût, aborder un aspect méconnu, voire tabou au sein de la société actuelle. C’est-à-dire la sexualité des personnes vivant avec une situation de handicap. Il va de soi que le tout a été réalisé d’un point-de-vue jusque-là innovateur dans les annales du modèle nu.

20171129_153032Que serait mon expérience de modèle vivant sans la participation active de certaines personnes de la gente féminine ? J’ai eu la chance extraordinaire de vivre quelques séances de nudité artistique non seulement en compagnie de femmes qui agissaient jusque-là comme des aides lors desdites séances, mais aussi comme collègue lors de poses nues en duo. Je tiens tout d’abord à souligner la présence d’une amie originaire de la région de la Mauricie qui m’a accompagné à la séance qui a eu lieu le 29 novembre dernier au local de la Factrie situé dans la ville de Shawinigan. Sa présence fut appréciée non seulement par votre humble serviteur mais aussi par tous les artistes présents à cette occasion. Merci à ma belle Lysandre pour sa participation. Ensuite, je désire souligner avec un immense plaisir la participation de mon amie de Montréal20171122_210257 Mélia N., qui a accepté d’être non seulement mon aide mais aussi mon accompagnatrice au sein de la séance qui se déroula au LiveArt de Montréal le 22 novembre dernier. Une séance qui en fit sourire quelques-uns pour une situation à laquelle votre humble serviteur ne s’y attendait absolument pas. Soyez rassurés fidèles lecteurs et lectrices, cela ne concerne en rien une quelconque forme de vulgarité même si la pose était faite avec une grande intimité. je vous l’assure !

Certes, j’avais déjà vécu ici même à Québec une autre expérience de nudité artistique en duo avec une femme. Toutefois, cela a été fait dans un cadre d’un essai de type exploratoire en tenant compte du caractère néophyte à la fois de votre humble serviteur et de la dame en question. Par un souci de respecter sa vie privée, il me parait être utile de conserver son anonymat. Là encore, notre séance fut réalisée selon les règles de l’art.

Une chose doit être dite concernant l’utilisation de certaines des photos à la fois de ma personne en tant que modèle nu que des dessins réalisés en ateliers ou en classe. D’ailleurs, vous avez eu la chance de voir plusieurs desdites photos prises durant les cours d’arts, notamment à la faculté des arts visuels sous la direction de madame Samuelle D.-H. de Montréal, pour vous faire une idée de mon professionnalisme.

C’est un fait. J’utilise abondamment les photos pour d’une part, être20171129_132432 une source d’inspiration dans la composition de mes poèmes et, d’autre part, pour décrire le déroulement des séances concernées. Cela a un double objectif. Primo, vous faire ressentir dans la mesure du possible l’ambiance dans laquelle les gens et moi-même avons vécu la séance proprement dite. Secundo, démontrer dans la mesure du possible qu’être un modèle nu est une activité qui se vit tant avec son corps qu’avec ses émotions.

Il va de soi que je n’aurai pas assez d’un seul article pour décrire toute la joie que m’a procuré d’être modèle vivant (nu intégral). Cependant, il vous est permis de parcourir l’ensemble de mon blogue pour vous en donner une petite idée. Une idée qui vous fera découvrir la noblesse de cette profession. Comme l’a souligné ma correspondante de la France et elle-même modèle vivant, madame Pascale Nicolas, « … les modèles ont compris que la nudité dans l’histoire de l’art c’est la transmission du vivant à travers les cultures et les générations. »

Épilogue

En guise d’épilogue, le mot qu’a bien voulu me faire part ma tendre amie de la Finlande, du nom de Élisa Ramos, décrit à la perfection l’ensemble des propos recueillis dans mon investigation. En effet, elle a simplifié de manière agréable ce que les gens pensent de ma démarche en se prononçant ainsi :  » Je trouve ça super, car tu assumes ta différence. De plus, ça permet aux élèves de travailler sur différents types de modèles, pas seulement sur des corps « classiques ». Les nombreuses invitations faites par les écoles d’arts et les ateliers lorsqu’elles apprennent ma candidature, parfois de bouche à oreilles, prouvent de manière sans équivoque une telle affirmation.  

dscn1567Toutefois, et après mûres réflexions, j’ai décidé de laisser parler deux des artistes avec qui j’ai connu un succès inattendu au sein des médias artistiques du Québec. En effet, leurs témoignages résument à la perfection la valeur même de ma passion mais aussi mon professionnalisme grandement reconnu par mes pairs. Mon cher ami et photographe Jérôme Bertrand a témoigné de ceci :  » Tu as la passion de l’art et l’amour des artistes. Ton combat est celui de nous tous en cette ère de l’image et tu braves les foules et les lentilles tel un chevalier. Je te souhaite de belles rencontres et plusieurs projets dans les années à venir mon ami! « 

Et pour ce qui est de l’artiste-peintre de réputation internationale duseance_artistique_6_by_lequebecois1962-d4tm7zg nom de Michel T. Desroches, son mot conclue très bien l’ensemble de mon parcours dans le domaine de la nudité artistique, et ce en ces termes :  » Tu es un très bon modèle. Quand tu l’as été pour moi, tu débutais et tu n’étais pas encore en pleine confiance…mais j’imagine que l’expérience que tu as acquise depuis ce temps fait de toi un modèle expérimenté… Félicitations pour ton courage et l’acceptation de ton corps atypique… Bravo !!!  » Sache mon cher ami que mon expérience a fait de moi un homme comblé par la vie et que ma passion pour ce domaine est la  pierre angulaire de ce blogue dédié à la fois à la nudité artistique, à la photographie et à la poésie. 

Et, je vous promet que c’est loin d’être fini. Si Dieu le veut !

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le nu selon Mireille Darc

Le nu selon Mireille Darc

Bonjour tout le monde,

Certaines personnes m’ont déjà reproché d’avoir la fâcheuse manie deMireille Darc 3 me fixer sur un sujet lorsque ce dernier envahit mon esprit. C’est possible. Toutefois, il peut arriver qu’une telle fixation se trouve légitimer par l’intérêt qu’il peut susciter aux plans artistique, sociologique, historique et même, dans nombre de cas, politique sans omettre la spiritualité. C’est ainsi que je me suis permis de réaliser une dernière publication afin de rendre hommage à cette femme extraordinaire qu’a été madame Mireille Darc.

PMireille Darc 4ourquoi donc vouloir rédiger un tel article sur la nudité artistique vue sous le regard de cette femme ? C’est justement parce que c’est elle, et seulement elle, qui a choisi son modèle en tenant compte à la fois de ses critères personnels et de ses objectifs photographiques. Ses critères et ses objectifs lui sont-ils réservés par le simple fait qu’elle soit une femme ? Je ne le crois pas. Bien au contraire ! C’est d’abord et avant toute chose en tant qu’actrice, de surcroît de renommée internationale dans le monde de la francophonie, qu’elle a su développer un esprit critique dans ses choix tant du modèle que des poses nues élaborées au fil de ses séances. Comme quoi avoir passé du temps devant la lentille peut être utile lorsque le moment d’être dernière celle-ci soit venue.

Mireille Darc 2Personnellement, je suis impressionné par la qualité photographique de l’ensemble des oeuvres de Mireille Darc. Elle a su démontrer avec brio que l’on peut apprécier la nudité artistique, avec un soupçon de sensualité dans certains cas, même si on est membre de la gente féminine. Je dirais même qu’elle possède un coup d’œil, ce coup d’œil tant convoité par le milieu de la photo, qui capte l’instant unique qui rend le résultat final réellement hors de l’ordinaire. Oui, c’est le moins que l’on peut dire. En effet, après avoir admiré quelques-unes des photos faites par cette femme sur son modèle, qui est d’une grande beauté, la chose à retenir est ceci : Tout y est parfait. Il va de soi, faut-il être surpris ?, que l’utilisation du « noir et blanc » a été un choix judicieux en pareille matière.

Merci Madame Mireille Darc pour ce leg que vous avez fait à l’ensemble de la communauté de la francophonie. Je vous souhaite de continuer avec amour cette oeuvre grandiose là où vous êtes maintenant. Merci à mon amie et collaboratrice Idéelle pour sa permission d’utiliser ses photos. Ceci a rendu possible la rédaction du présent article

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Source photographique : https://ideelle.wordpress.com/2017/08/29/de-lautre-cote-de-lobjectif/

Être modèle vivant… (Savoir vivre de sa spiritualité)

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Être modèle vivant…

(Savoir vivre de sa spiritualité)

Bonjour tout le monde,

Comment a été votre journée ? Pour ma part, elle a été magnifique : magasinage, rencontres, repas au restaurant. Ces quelques activités m’ont amené à me poser cette question: Quelle place la spiritualité occupe-t-elle dans ma vie ? Je vous dirais qu’il m’est inconcevable de vivre sans avoir une vie spirituelle, et sans pratiquer ma foi chrétienne laquelle est de tradition catholique. En effet, être modèle vivant, c’est savoir se nourrir non seulement au plan physique mais aussi au plan intérieur.

D’ailleurs, saviez-vous que je ressens la main de la Vierge-Marie se poser sur mon corps à chacune de mes prestances de nudité artistique ? Une main qui me rassure, me réconforte et me guide à chacune de mes séances. Un peu comme si, de par sa présence, elle sacralisait chacune de mes prestations. D’ailleurs, ne dit-on pas dans les saintes écritures que le corps est le temple de l’Esprit Saint ? Vivre de pain est essentielle pour notre corps, mais vivre de spiritualité est primordiale dans notre parcours sur cette terre.

Que la Paix du Christ soit avec vous !

De

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada