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Esprit combattant

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Magnifique dessin par mon ami Eri Kel de la France

Esprit combattant

 

Je suis descendant,

Des grands guerriers d’antan,

Fier de coeur et de corps émergés des flammes,

Des flammes de la guerre et amoureux de bien des femmes.

 

Homme avec armes aux poings,

Ne craignant jamais la route de son destin,

Ayant versé son sang pour la liberté de ses terres,

En offrant sa divine semence à son épouse qui devint mère.

 

Courage au fond de moi,

Affrontant de nombreux rois,

Qui voulaient asservir ce peuple qui est le mien,

Avec mes frères d’armes, je les ai rejetés tels des vauriens,

 

Au plus profond des mers, nous les avons pour toujours expédiés,

Au fond des abîmes, nous les avons précipités pour le reste de l’éternité.

En n’épargnant aucun pour servir d’exemples à ceux qui voudraient nous détruire,

Pour ceux qui dans lointain avenir rêveraient de nous effacer et de nous envahir.

 

Je suis de ces hommes fiers,

Fiers de défendre nos pères et mères,

Fiers de protéger nos descendants si innocents,

Fiers de donner une terre préservée de toute souillure à nos enfants.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

En cette soirée de vice

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Être comblé de mes petits péchés

En cette soirée de vice

 

Plaisir le temps d’un soupir,
En vous, je sais que vous aimez me sentir.
Sentir vous pénétrer, vous combler de ce péché.
De ce péché où tant de gens m’ont convoité.

 

Tous ces gens qui ont admiré mon savoir-faire,
De mon expérience de m’envoyer en l’air,
Pour votre plus grand plaisir
Sans trop les faire souffrir.

 

Je suis un homme et un grand pécheur,
Qui n’a point de moralité ni de pudeur,
Voilà pourquoi des enfers, je n’en éprouve point de peur,
Car bien des hommes succombent sous le poids de leurs labeurs.

 

Peut-être ai-je une crainte de mon ombre ?
Car elle est comme ma conscience couleur d’ambre,
Qui me suit malgré moi et me rappelle que je suis un scélérat,
Tout juste bon à être jeté aux égouts et aux rats.

 

Mais, j’ai choisi de vivre libre et nu.
J’ai tant désiré d’être au-dessus des nues,
Libre et frais comme l’air vivifiant de la mer,
Et loin de toutes ces moralisatrices mères.

 

Loin des règles de société,
Qui acceptent de tuer le nouveau-né,
Avant même sa première bouffée d’air,
C’est cela qu’est pour moi le véritable enfer.

 

Plaisir qui enivre mon existence,
Plaisirs jouissifs de mes addictions,
Quel bonheur de succomber à mes pulsions,
Quel grâce d’avoir cédé à ces divines tentations.

 

Loin de ce temps où je vivais l’innocence,
Où je n’en avais pas encore conscience
Savourant chaque geste que vous demoiselles,
Sur mon corps offert avec grâce à ces fausses pucelles.

 

Plaisir ! Oh oui, plaisir de jouir !
De jouir de la vie par un pur plaisir,
Cesser de penser à ce lointain lendemain fini,
Qui sera pareil qu’hier, aujourd’hui et à l’infini.

 

En me laissant dorloter par vos féériques mains.
De vos douces mains qui savent extirper mon nectar,
Ce breuvage sacré que je vous offre directement de mon dard,
Que vous savourez avec gourmandise jusqu’à la fin.

 

C’est sans aucun regret,
Que pour vous je serai toujours prêt,
Prêt à recevoir vos si bonnes attentions,
En cette soirée de vice, vous me comblerez d’affections.

 

Cependant, je penserai à mon âme en allant me confesser.
Car je veux bien comparaître devant mon Dieu avec les mains blanches,
Même si avec délice j’ai caressé vos seins et vos corps jusqu’aux hanches.
Et à quoi bon aller se confesser si on a rien à se faire pardonner ?

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Les sept péchés capitaux

Les sept péchés capitaux


DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ 
Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Les sept péchés capitaux

 

Il y a sept péchés capitaux,

Qui me donnent bien des maux,

Et sur lesquels je veux dire quelques mots,

Car il y en a un qui est à mes yeux tellement beau.

 

Celui de la colère,

Est celui que je n’aime guère,

Car des gens innocents ont péri dans ses guerres,

Tant d’enfants enrôlés dans les armées et pleurés par pères et mères.

 

Pour ce qui est de l’avarice,

C’est celui qui cause bien des supplices,

Car il est le pire en ce monde de tous les vices,

Bien des indigents abreuvent les riches dans leurs calices.

 

Et que puis-je dire de l’envie ?

Pour lequel Caïn a enlevé à son frère la vie.

L’envie m’horripile car furent détruites bien des amitiés,

De belles amitiés qui auraient pu exister pour des éternités.

 

Et pour ce qui est de l’orgueil,

Celui qui procure à son maître devenu esclave,

Et qui le brûle au fond de son âme telle de la lave,

Le pire des châtiments en la présence du mauvais œil.

 

Gourmandise !

Qui est loin d’être une surprise,

En cette époque où opulence règne en reine,

Au détriment pour tant de pauvres aux cœurs qui saignent.

 

Ah ! La paresse !

Parfois, elle peut sembler douce comme une caresse.

Mais que l’on y prenne garde car tombent sur son disciple,

De mauvaises aventures face aux rêves qui à jamais se dissipent.

 

Mais, mon préféré est sans aucun doute celui de la luxure.

Car, avouons-le, quel plus grand plaisir y a-t-il autant que ça dure?

Reconnaissons que nul peuple n’aurait existé sans le doux plaisir de la chair,

Voilà pourquoi je proclame que c’est le plus noble des péchés du haut de ma chaire.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Dans ce royaume

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Séance de nudité artistique U.Q.A.C. 14 novembre 2018

Dans ce royaume

 

En cette période de l’année,
Où blancheur d’hiver recouvre les contrées,
Un homme simple et simplement homme,
Est venu faire de son savoir-faire la somme.

 

Ayant parcouru blanc paysage,
Exploré par tant de gens de tous âges,
Est venu sur cette terre riche et prospère,
Défrichée par les pères appuyés par les mères.

 

Royaume de tant de verdure,
De ce temps qui jamais ne dure,
Temps de chaleur en été et de froidure en hiver,
Mais si agréable dans la forêt aux sapins toujours verts.

 

Royaume d’une maisonnée,
Qui affronta tempête déchaînée,
Jamais à terre, toujours prête à se relever,
Beau temps mauvais temps jamais désespérée.

 

En ce pays, je suis donc venu,
Et sans gêne mais avec pudeur je serai nu,
En apprenant avec joie et étonnement de leurs talents,
Beaucoup de sagesse et de belles choses assurément.

 

De

 

RollandJr St Gelais
Québec (Québec)
Canada

Boire l’amertume !

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Dessin réalisé par Denis M. de Montréal 15 septembre 2018

Boire l’amertume  !

 

J’ai soif sur ma croix, 

Sur cette croix fabriquée par ma folie, 

Folie vécue de jour comme de nuit, 

Ébranlé par mes doutes sur ma foi. 

 

Sur ma foi envers l’humanité, 

Sur ma foi sur notre commune destinée, 

Sur ma foi envers toi et moi et nous, 

Sur ma foi qui a fait chacun de vous. 

 

Je bois ce vin amer, 

Venant des profondeurs des mers, 

De ces femmes qui ne deviendront jamais des mères, 

Et de ces hommes qui auraient désiré devenir des pères. 

 

Je bois cet élixir, 

Qui me fait tant souffrir, 

Je m’enivre de cette maudite boisson, 

Qui me soûle l’âme et me brise les veines tel un poison. 

 

Boire dans mon lit à la brunante du matin, 

Boire la cigüe tel le philosophe des temps anciens, 

Boire cet insipide venin servi par cette dame brune, 

Boire tout mon mal-être ! Boire simplement mon amertume ! 

 

De 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Femme de feu

 

Femme de feu

Gracieuseté de mon amie Paule Jean de la France

 

Femme de feu

 

Femme de ce temps,

Femme d’hier et d’aujourd’hui,

Femme qui donne l’existence par la vie,

Femme à aimer pour une nuit de pluie et de vent.

 

Ouvre-moi tes bras,

Laisse-moi t’enlacer avec ardeur,

Laisse-moi te combler avec grande douceur,

Ouvre-toi avec confiance comme si j’étais ton roi.

 

Embrasser l’auréole de tes seins,

À en faire damner les anges et les saints,

À en faire tourner les têtes les moines des monastères,

Qui ne connurent que les seins de leurs tendres mères.

 

Que je ressentes la chaleur de ta peau,

Lorsque je serai en ton intimité avec des mots suaves,

Tu connaitras ces plaisirs car je serai ton esclave,

Jamais homme n’a su te satisfaire en évitant ces maux.

 

Car bien des mouvements profonds,

Saccadés dans les instants où nous nous unissions,

Peuvent être brutaux si nous l’oublions par notre passion,

De ces gestes inavouables par la pudeur comme de la raison.

 

Femme rouge de désir,

Femme qui boira de mon blanc elixir,

Qui assouvira ton besoin d’amour et de volupté,

En attendant la prochaine nuit où tu me dévoileras ta nudité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Nous leur montrerons nos poings

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Nous leur montrerons nos poings

 

Au crépuscule de cette nouvelle ère,
Surgit tapi dans l’ombre un nouvel ennemi,
Ayant pour volonté de voler nos terres et détruire nos vies,
Aux portes de nos contrées, ils veuillent nous faire la guerre.

 

Un peuple décida de reprendre le glaive et le flambeau,
Ensemble, hommes et femmes levèrent boucliers bien haut,
Brandissant lances affûtées et étendards flottant aux vents,
Voulant lutter pour la liberté de leurs descendants.

 

Nation honorée de parler la belle langue de Molière,
Femmes remplies d’amour pour le renom de leurs mères,
Hommes remplis de fierté pour perpétuer le sang de leurs pères,
Leurs fils porteront le courage au cœur même de cette guerre.

 

C’est maintenant le temps de s’unir,
Afin d’assurer à nos enfants un meilleur avenir,
Et tous nos ennemis nous craindrons au plus lointain,
Car de corps et d’âme, nous leur montrerons nos poings.

 

de

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Reprendre le temps

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Reprendre le temps

 

Reprendre le temps,

En dépit des grains de sable,

Jusqu’à en ressentir un plaisir coupable,

De savoir que futilités de jeunesse se perdent au fil des ans.

 

Quelle triste destinée,

Que partagent tous les derniers-nés,

De prendre conscience de sa mort prochaine,

Et que de passer sa vie dans l’amertume et la haine.

 

Ne serait-t-il pas la sève de l’amour,

Qui devrait nourrir les fils de la terre et des mers?

Et de ces filles belles et dévouées comme sont les mères?

Auprès de l’être aimé se trouve notre raison d’être pour toujours.

 

Tel un pèlerin sur sa route,

Mettons de côté nos illusions et doutes,

Savourons avec joie l’ardeur de nos veines,

En oubliant quelques instants les craintes et les peines.

 

Temps de vivre est un luxe de roi,

Que l’on doit de traiter comme il se doit,

Prenez bien garde mes amis d’ici ou d’ailleurs,

Ancien sagesse dit que nul ne sait quand arrivera son heure.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Prendre conscience

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Prendre conscience

 

Prendre le temps de vivre,
Apprécier d’être vraiment libre,
Être là en cet unique moment,
Et avoir l’esprit loin des tourments.

 

Regarder tous ces gens qui défilent,
En cette vie qui sans cesse défile,
Ne point dire avec raison un mot,
Un mot de trop qui mettrait le chaos.

 

Assis à contempler cet instant,
Regarder une mère cajoler son enfant,
Et admirer les jeunes amoureux s’embrasser,
Voir dans leurs regards un amour embrasé.

 

Voilà le sens véritable de l’existence,
Être là simplement pour prendre conscience,
De notre présence si précieuse car éphémère,
Que nous donnèrent à la naissance nos mères.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Joie de vivre

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Joie de vivre

 

Vivre ! Exister ! Aimer !

Vivre de cette terre ensemencée,

Exister tant de notre sang que par ce sol labouré,

Aimer sur un air de java que  fredonnèrent oiseaux égayés.

 

Faire confiance à ce futur inconnu !

Comme cet homme dépourvu et entièrement nu,

Tel un ascèse de l’Inde mystique récitant avec piété ses mantras,

Maximes sans âges et ces proverbes dans un silence qu’il médita.

 

Que peut-il nous apprendre?

Que voulons-nous simplement lui prendre?

Une parole léguée par un ange lui vient alors en son esprit,

Que nulle richesse vaut gaité de cœur offert par amour à la terre épris,

 

Terre ! Mères ! Pères !

De cette terre ancestrale, nous en vivons comme des frères,

De nos mères à la peau délicate, nous sommes tirés du profond néant,

Et de nos pères si épuisés, nous apprenons à labourer nos champs.

 

Souffrir ! Mourir! Ressusciter !

Souffrir pour offrir à nos descendants abondance et riches cités,

Mourir sans chagrin d’avoir connu labeur du matin jusqu’au soir,

Ressusciter par la semence donnée en ce sol avec un si grand espoir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada