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La vie est le reflet de ce que tu as au plus profond de toi.

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

La vie est le reflet de ce que tu as au plus profond de toi.

Savez-vous ce que j’aime de la vie ? C’est d’y trouver de tout et notamment de faire la rencontre de gens ayant des opinions martelées, tel un métal chauffé à blanc par un forgeron dans son atelier, par leurs expériences. Il y a aussi que rien n’est définitif en ce monde. Ce que l’on tient pour acquis peut soit changer, soit disparaître à tout jamais.

Il est un fait que nous passons par des étapes différentes au cours de notre existence. L’enfance est celle de la découverte graduelle du « petit Univers » qui nous environne. Un entourage qui se résume à peu de chose près à nos parents, à notre famille immédiate et à la maison domestique ainsi qu’aux institutions éducatives et parascolaires. L’adolescence est la plupart du temps une série de remise en question des principes et des valeurs inculquées par nos proches tout en étant l’acceptation plus ou moins subtile des normes et des préceptes véhiculées par nos pairs. Il en est ainsi de la période de la maturité où nous nous affirmons notre individualité à l’égard du milieu ambiant. Et que dire du troisième âge ? Encore là, il arrive souvent que des questionnements sur notre parcours apparaissent au fil du temps.

Cela me fait penser aux forêts d’arbres feuillus durant les quatre saisons. À la naissance du printemps, tout prend vie de manière graduelle. Peu à peu, la beauté des bois émerge dans toute sa splendeur. Un apogée qui se concrétise au cours de l’été. Puis, petit à petit, le soleil annonce, par les couleurs de l’automne, le déclin des forces de la nature qui cèderont leur place à la faiblesse de l’hiver. Une saison où tout, du moins en apparence, semble inerte.

La vie me fait aussi penser à un arc-en-ciel versicolore. Ces teintes reflètent nos sensations face aux aléas selon les moments vécus. Il va de soi qu’en règle générale, on n’éprouve guère des émotions semblables devant une naissance d’un bébé souhaité depuis longtemps qu’envers le décès d’un proche avec qui on était attaché. Chaque personne possède, vous en conviendrez, sa perception de l’existence humaine. Certaines peuvent la visualiser positivement tandis que d’autres la verront négativement.

En ce qui me concerne, j’ai choisi de la découvrir avec les yeux de mon cœur. Bien sûr, il y a tant de beauté en cette vie, même dans des circonstances parfois tristes, que je ne peux faire autrement que de l’apprécier. Il y a un secret à cela et j’ai le plaisir de le partager avec vous. Il se résume à ceci : « Ne vois pas la vie comme tu voudrais qu’elle soit. Regarde-la pour ce qu’elle l’est. En effet, elle est le reflet de ce que tu as au plus profond de toi. L’accepter, c’est aussi se reconnaître soi-même ».

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Un courriel pour mon père

Un courriel pour mon père Texte de Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Un courriel pour mon père  

Bonjour papa, 

J’ignore si tu peux lire ce courriel là où tu es maintenant. J’ose espérer que c’est le cas. 

Tu es parti en ce dimanche 22 mai 2022 à 13h30. Parti où ? Une question à laquelle tout un chacun a sa réponse. Personnellement, grâce à maman et à toi, je crois que tu es parti vers la maison du Seigneur. Une maison où une pièce t’a été préparée avec le plus grand soin et avec un amour tel que seul Dieu peut offrir à ses enfants. 

Fait étrange ! Je ressens au plus profond de mon être une certaine joie que tu nous aies quittés pour retrouver celle avec qui tu as partagé la majorité des années de ta vie. Maman est là pour t’accueillir les bras grands ouverts en compagnie de mon frère Hermann. À cela s’ajoutent ceux et celles que tu as bien connus au cours de ta présence sur cette bonne vieille terre. Certes, il s’agit d’une joie mélangée de tristesse, car tu n’es plus avec nous maintenant. 

Je profite de l’occasion pour te remercier du plus profond de mon cœur pour tout ce que tu as fait pour chaque membre de la famille. Tu as toujours été présent dans les bons moments comme dans les pires. Tu nous as enseigné les plus belles valeurs que chaque être humain digne de ce nom doit avoir. Tu nous les as inculquées non seulement par la parole, mais aussi par l’action.  

Tes qualités resteront à jamais gravées en nos mémoires. Je pense, entre autres, à ta force de caractère incroyable, à ta résilience hors de l’ordinaire, à ta détermination rarissime sans oublier ta belle humeur. Tu aimais la vie et tu nous as légué cet amour pour celle-ci. Je n’exagérerais pas si je disais que ces qualités ont été remarquées par toutes les personnes qui ont eu la chance de t’avoir connu.

Tu as eu une vie pas toujours facile, mais tu l’as affrontée avec un courage incroyable. Tu as su relever de nombreux défis sans jamais te plaindre. Tu as encaissé des coups très durs en certaines circonstances. Est-il utile de les remémorer ? Je ne le pense pas.  

Dieu merci ! Tu as eu aussi une belle vie. Cette belle vie, je souhaite qu’elle soit éternelle. Oui, tu es parti pour une nouvelle vie. Une vie dans laquelle tu recevras au centuple la plus belle chose que tu as donnée à nous, tes enfants. Je fais bel et bien référence à l’amour. Un amour indéfectible, vrai et authentique.  

Je termine cette missive en te disant ceci. Tu seras toujours dans mon cœur le meilleur des pères. Merci, papa, d’être mon père ! 

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada  

Qu’est-ce que vivre ?

Qu’est-ce que vivre ? Texte de réflexion par Rolland Jr St-Gelais Dessin par Eri Kel de la France

Qu’est-ce que vivre ?

Il y a bien des événements qui ont eu lieu ces dernières années. La majorité, je le reconnais, est constituée de faits joyeux. Il y en a d’autres qui sont plutôt cocasses et, plus rarement, Dieu merci, tristes. Je n’ai donc pas raison de me plaindre et, vous me connaissez bien, je suis loin d’être un plaignard. La vie est somme toute belle pour moi et, ma foi, je le lui rends bien.

Ceci ne m’empêche guère de me poser des questions sur les choix que j’ai faits. Choix tant dans ceux de mes fréquentations que par ceux liés à mon mode de vie. Lesdits choix étaient-ils conformes à mes valeurs judéo-chrétiennes ? Étaient-ils en harmonie avec mes besoins réels ? Une chose est certaine. J’assume l’entièreté de mes décisions et les conséquences qui vont avec elles.

Cependant, je me pose une question fondamentale. En effet, sur quoi aurais-je dû appuyer mes réflexions avant toute prise de décision ? Je répondrai à cela sur quatre pièces. Des pièces que je qualifierais de « maîtresses ». Elles ont immergé, telles quatre îles à la beauté sublime, de la philosophie grecque. Des pièces tellement importantes que l’Église catholique en a fait des vertus dites cardinales. Il s’agit de la sagesse, de la prudence et de la tempérance ainsi que celle du courage. De telles vertus ont tout de même été présentes depuis mon arrivée dans la capitale nationale en 1998. Mais, il y a des circonstances dans lesquelles j’aurais pu être plus attentif à une telle richesse.

À vrai dire, ces quatre vertus cardinales constituent sans contredit le pilier d’un bonheur véritable. Mais, comme un marin trop sûr de son bateau, il arrive que, parfois, on oublie de rentrer à bon port et d’y rester jusqu’à la prochaine accalmie. Heureusement, l’ancre de mon bateau est faite solide. Il en est de même de la charpente du navire sans oublier l’exactitude de ma boussole qui est un précieux outil pour naviguer dans les eaux tumultueuses des erreurs. 

Dieu merci. La sagesse me permet d’avoir un regard critique sur le passé. La prudence favorise le raisonnement afin de prendre les décisions adéquates pour le futur. La tempérance met un frein à des idées préconçues qui faussent de manière subtile la réalité. Enfin, le courage demeure sans contredit la pierre angulaire sur laquelle on peut s’appuyer pour d’un côté, éliminer le superflu de ma vie et, de l’autre, de garder ce qui me convient à la construction d’un bonheur véritable. 

Ce qui m’amène à résoudre cette interrogation : Qu’est-ce que vivre ? Je réponds par ceci : c’est sans cesse avancer. C’est souvent tomber. C’est d’avoir la volonté de se relever. Mais, c’est avant toute chose, de regarder toujours devant soi. Bref, c’est d’accepter le fait que nous sommes des êtres faillibles, en proie aux erreurs. Tout ceci est une partie inhérente de l’expérience humaine. C’est grâce à celle-ci, que l’on apprend encore et encore.

Merci de m’avoir lu.

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Dans l’œil du cyclone

Dans l’œil du cyclone Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Eri Kel de la France

Dans l’œil du cyclone

 

Aujourd’hui, je poursuis ma promenade.

Quelle belle occasion pour réfléchir qu’une balade.

Moment propice pour méditer sur le sens de la vie.

Alors que nous vivons tous sur une période de sursis.

 

« Mois d’avril, n’enlève pas un fil », affirme le dicton !

C’est davantage vrai en ce froid à en perdre la raison.

Quoi de mieux à faire que de se ressourcer en cette forêt ?

Où les arbres endormis attendent l’appel des farfadets.

 

C’est drôle comme je réfléchis ces jours-ci.

Oui, je le sais bien que, malgré tout, la vie me sourit.

Toutefois, certains événements me portent à la réflexion.

Des circonstances qui me poussent vers des questions.

 

Celle qui me revient souvent à l’esprit est d’une simplicité déconcertante.

La réponse est, à ma grande surprise, d’une véracité étonnante.

Quel sens peut-on donner à notre éphémère existence ?

Serions-nous destinés à offrir que patience et résistance ?

 

Tel un être perdu dans l’océan bleuté du temps.

Une mer d’un calme spartiate ou agitée par les vents.

Un simple mortel qui se remet des coups du destin.

Un être de chair qui sans cesse relève les mains.

 

Il y va de sa survie, de sa raison d’être, de sa progéniture, de son avenir.

Graines semées sur la terre pour qu’il puisse, sa famille, la nourrir.

Entre la tourmente sitôt passée et celle qui aussitôt gronde au loin.

C’est le lot des fils d’Adam et d’Ève depuis leur renvoi du divin jardin.

 

Heureusement qu’il y a en ce monde des moments de répit.

Ces instants où l’on peut reprendre doucement la liberté de l’esprit.

De ces temps alloués à l’amitié, à l’amour, à l’entraide et au partage.

Ces valeurs qui ont permis aux générations de sillonner les âges.

 

C’est dans l’œil du cyclone que nous pouvons nous ressourcer.

C’est auprès d’un Dieu silencieux que nous pouvons nous réfugier.

C’est un bien drôle de raisonnement que je fis auprès d’un chêne.

Un vieil arbre qui attend que la grande faucheuse lui retire ses chaînes.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Heureusement qu’il y a des œuvres d’art extraordinaires

Heureusement qu’il y a des œuvres d’art extraordinaires Texte de Rolland Jr St-Gelais Photo par Igor Amelkovich Source : https://www.instagram.com/amelkovich_fineart/

Heureusement qu’il y a des œuvres d’art extraordinaires

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que le mois de septembre vous est profitable. De mon côté, je dois avouer que le temps automnal qui s’annonce de plus en plus a affecté quelque peu mon moral. En effet, la clarté du soleil se fait de plus en plus rare alors que le crépuscule a lieu de plus en plus tôt. Chose qui est tout à fait normale dans les circonstances. Après tout, la saison estivale a été somme toute fort agréable.

Mais, quoi de mieux que de découvrir des œuvres d’art qui présente la nudité féminine à sa plus belle expression? Chose qui est d’autant plus remarquable lorsqu’une telle réalisation est faite en noir et blanc. Comme vous l’avez sans doute remarqué, les réalisations photographiques en noir et blanc possèdent un charme indéniable. Je dirais même qu’elles ont une aura de mystère qui les entoure. 

Le plus bel exemple qui soit est cette superbe photo. En effet, tout y est mystérieusement parfait. Les fleurs sombres qui gisent dans un pot de verre symbolisant à la fois la fragilité et l’aspect éphémère de la vie nous rappellent que rien n’est éternel. La sobriété de la table nous rappelle aussi qu’il suffit de peu de chose pour soutenir notre existence tandis que l’arithmomètre signifie l’importance que l’on accorde, parfois un peu trop, à vouloir tout calculer. À vrai dire, peut-on tout calculer dans cette vie, dans notre vie? 

Cependant, c’est la pierre angulaire de cette œuvre, l’anonymat du modèle reflète l’âme de chaque être humain. Un être à la recherche d’un sens à la vie, à sa raison d’être et à son existence. Ces trois éléments sont indissociables à ce qu’il est. Il va de soi que la nudité de ce corps démontre l’intemporalité de cette œuvre.  En effet, la nudité est propre à chaque être humain tel que soi l’époque, la société et le milieu dans lequel il vit. 

Toutes mes félicitations au photographe et à son modèle pour cette photo magnifique.

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada