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Figée dans le temps

Figée dans le temps
Figée dans le temps Poème de RollandJr St-Gelais Photo par thebody-photography Source : https://www.deviantart.com/thebody-photography/art/Vintage-Art-Nude-16-847066905

Figée dans le temps

 

Figée dans le temps,

Je vois le monde tourner,

Depuis longtemps tournoyer,

Se perdre dans les vagues de l’océan.

 

De l’océan des époques passées,

Que les historiens sans cesse font que raconter,

Ce que j’en aurais de ces choses inavouables à vous parler,

Des choses qui sont à jamais dans ma mémoire de pierre gravées.

 

Ce que j’en ai vu des gens,

Des bien petits jusqu’aux géants,

Des gens sans histoire jusqu’aux aventuriers,

Des gens en quête d’amour à ceux les plus esseulés.

 

Il y a de tout en ce monde,

Des circonstances des plus bizarres,

Aux situations dignes du septième art,

Écoutant les chants des peuples se manifestant en ondes.

 

Il ne faut pas se fier aux apparences,

Car mes voyages ont été dans l’abondance,

J’ai entendu tant de chansons à la douce flamme,

Aux paroles qui font fondre la plus prude des femmes.

 

Figée sur ce socle je me pose tant de questions,

Des questions en de nombreux points d’interrogation,

Figée dans le temps j’en ai fait des moments de réflexion,

C’est alors que je me demande où en ce monde est rendue la raison.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Sous mon piano

Sous mon piano
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Sous mon piano

 

Étendue sous mon piano,

J’écoutais avec attention ces airs,

Qui, m’a foi, allaient tellement me plaire,

Rien jusqu’à ce jour ne m’avait paru si beau.

 

Consolée par un air de Mozart,

Qui connaissait tel un maître si bien son art,

Que les heures devinrent des minutes et celles-ci des secondes,

Tellement j’étais emportée par la douceur de ces ondes.

 

Laissant chaque note penser mon chagrin,

De ne point pouvoir épouser l’amour de ma vie,

Ce que l’injustice tant cruelle peut sembler si infinie,

Devant le fait accompli, je m’en suis remise à mon destin.

 

Emportée par la délicatesse de ces vagues sonores,

J’essuya les yeux de mes larmes et puis je dors,

Jouant dans mes cheveux à la couleur de satin,

Espérant simplement me réveiller au matin.

 

Sous mon piano, je caresse ma peau.

Sous mon piano, je rêve à un prince charmant,

Sous mon piano, je rêve d’avoir un jour de beaux enfants,

Sous mon piano, je vois celui qui est parti aux cieux tout là-haut.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Solo

Solo
« Solo » réalisation photographique par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da

Solo

 

Voilà plusieurs jours que je n’ai plus de tes nouvelles,

Toi, celle que j’aime de tout mon cœur, ô ma toute belle.

Sans toi, mon existence n’est vraiment plus la même.

Quelle chanson puis-je composer sans celle que j’aime?

 

Allant ici et là dans mon humble appartement,

Faisant les cent pas depuis ce confinement,

Cherchant quoi faire de mes dix doigts,

En pensant sans cesse à toi.

 

Me remémorant nos moments de bonheur,

Lorsque je jouais quelques notes de guitare,

Ces notes voguant sur leurs ondes la nuit noire,

Tout en te donnant un air de si belle humeur.

 

Je me rappelle cet instant que je voulais immortaliser,

Prenant de ma main tremblotante mon appareil-photo,

Si soucieux de rendre perpétuel ce moment si beau,

Sans dire un mot, avec précaution, je t’ai photographiée.

 

Légèrement éclairée par le clair de lune,

Je pouvais contempler tes courbes telles des dunes,

Envier pour un moment ma guitare entre tes mains,

Même si je savais que nous ferions l’amour jusqu’au matin.

 

Mais maintenant que puis-je faire ?

De cette vie en solo, de ce drôle d’enfer,

Dieu merci ! J’ai retrouvé ce doux souvenir,

Que je colle sur mon cœur avec un grand soupir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La morgue

La morgue
La morgue Poème de RollandJr St-Gelais Réalisation photographique par JenovaxLilith Modèles ? Leina et Lucia Brea Quinn Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/mortuary-835396983

La morgue

 

Tout est si silencieux dans les villes,

Depuis qu’est apparue cette créature si vile,

Semant l’effroi dans les contrées et les villages,

Amenant hommes, femmes et enfants en bas âge.

 

Apparue dans l’Empire du Milieu,

Était-ce une punition envoyée par les Cieux?

Se répandant telle une traînée de poudre face au vent,

Avec un silence mystérieux elle apporta la faucheuse se déchaînant.

 

Voyageant allègrement par le vaste monde,

Elle ne connaissait point les frontières des pays,

Qu’ils soient aussi bien amis qu’ennemis, grands ou petits,

Savants constatèrent sa présence par la force meurtrière de ses ondes.

 

Bien des gens jeunes ou vieux et si insouciants,

Ignorèrent tous ces avis répétés constamment,

Préférant vagabonder ici et là au risque du trépas,

Ainsi la faucheuse les emporter à tout moment elle le pourra.

 

Soyez prudents! Restés chez-vous!

Ils leur répétèrent sans arrêt comme des fous,

Préférant ignorer avec plaisir les incessants avertissements,

Que leur firent les gouvernants sous l’appel des sages et des savants.

 

Au fil du temps la maladie et la mort firent leur œuvre,

Pourtant combien d’images avaient-ils vues comme preuves?

Mais il est maintenant trop tard car résonnent les notes de l’orgue,

Jouées pour le repos de leurs âmes pendant qu’on les portent à la morgue.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Du même jour

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Magnifique dessin réalisé par mon ami et collaborateur Eri Kel de la France

 

Du même jour

 

Du même jour
Lorsque je me suis levé
Lorsque je t’ai regardée
J’admirais l’aube du petit-jour.

 

De toutes créatures en ce monde
Des êtres vivants qui vibrent les ondes
Jamais je n’avais vu de mes yeux
Tant de beauté descendue des cieux.

 

Me voilà devant toi en silence
Ne sachant te saluer pour ne pas briser
Ne sachant faire les premiers baisers
Pour ne pas détruire ton bonheur par insouciance.

 

Du même jour après cette inoubliable nuit
Où nous avons fait l’amour presque à l’infini
Je préfère ne point bouger à peine respirer
Car aucun mot ne saurait exprimer à quel point je t’ai aimée.

 

De

 

Rollandjr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada