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Sans sommeil

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Sans sommeil

 

Sous les draps dans mon lit douillet,

Sans cesse, en mon cœur d’homme, ma douleur est.

Car, je n’ai de cesse, ne fut-ce qu’une seconde, de penser à toi.

Depuis ce jour où tu as réussi à mettre mon cœur en émoi.

 

Tu m’avais en ce jour tant impressionné,

Dès que de ta beauté mystérieuse, j’ai pu admirer.

Et que dire de ton regard envoûtant qui m’a ensorcelé?

Dès l’instant où tu avais répondu à mes salutations un peu gênées.

 

Gente dame venue du pays du Rhin,

Tu hantes mes humbles pensées dès le matin,

Dès que j’ouvre mes yeux, près de moi, je te perçois.

Dès mes premiers pas, ta silhouette gracieuse, j’aperçois.

 

Oui, en mon âme esseulée, je le sais trop bien.

Mon imagination débordante me joue des tours bien vilains,

Toute la journée, je revis le moment où je t’ai rencontrée.

Tes paroles sagement, je les avais savourées jusqu’à satiété.

 

J’ignore comment te le dire,

Sans avoir sur mes lèvres un sourire,

Car ce coup de foudre a fait de ma vie une merveille,

Et de mes nuits peuplées de fantasmes, je suis sans sommeil.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La fête sera bientôt finie

La fête sera bientôt finie Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par Gb62da d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-party-is-over-865756527

La fête sera bientôt finie

 

C’est déjà le deux de janvier,

Il me semble que je venais juste d’arriver,

Tu avais apprêté un mets tellement somptueux,

Et ton corps de déesse parfumé d’un arôme luxueux.

 

Avec un verre de vin à la main,

En te chantant un air de mon pays lointain,

Dans le bain chaud en silence je t’ai accompagnée,

Car rien ne nous donne autant de bonheur que de nous caresser.

 

Verre de vin rouge,

Tout autour de nous, bouge,

Nous laissant aller à l’extase de cet instant,

Je voyais dans tes yeux la beauté du firmament.

 

J’étais ton amoureux,

Tu étais celle envoyée par les cieux,

Comme ce premier jour fut si merveilleux,

Car cette nuit était réservée que pour nous deux.

 

Moment exquis digne du paradis,

Que même les anges dans le ciel nous envient,

Allez mon amour ! Profitons de chaque baiser, de chaque étreinte.

Car qui sait si les nuits qui suivront ne seront pas vaines?

 

Que de mots doux je t’ai à l’oreille murmuré,

Que de gestes intimes nous avons avec lenteur échangés,

Que de fois nos cœurs ont remplacé nos lèvres pour exprimer,

Notre amour, notre passion, notre raison d’exister pour l’éternité.

 

Collés l’un contre l’autre, nous nous sommes apaisés.

Dans les draps de satin, nous avons fait la grasse matinée.

Je humais la senteur enivrante de ta peau douce comme un pétale,

Un pétale d’une fleur inconnue à mes yeux qui sont devenus pâles.

 

Car je sais bien que ton époux arrivera par le dernier train,

Comme je voudrais t’avoir pour tous ces lendemains,

Être là à tes côtés, te faire l’amour jusqu’à l’infini.

Même si, malgré moi, la fête sera bientôt finie.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada 

Pieds nus sur les galets

Pieds nus sur les galets Poème de RollandJr St-Gelais Dessin par Maryse Veysseyre de la France

Pieds nus sur les galets

 

Pieds nus sur les galets

Souvent en été je m’y promenais

En pensant à tous les coups que j’avais faits

À l’époque de ma tendre jeunesse où tout m’amusait

 

Sur les galets, je pensais

À toutes celles en secret que j’aimais

Il y avait une rousse qui m’avait tant impressionné

Par son accent d’Angleterre où je crois bien qu’elle y était née.

 

Si je me rappelle bien, il y avait aussi une canadienne

Comme j’aurais voulu qu’elle soit pour une aventure mienne

Car jamais je n’avais connu une dame si fière de son coin de pays

Elle en parlait avec tant d’ardeur qu’elle m’avait chaque fois ébloui.

 

Ah ! Que de souvenirs de cette époque si folle

Où à chaque veillée de chants joyeux et de farandoles

J’y allais pour faire la rencontre de ces dames à la beauté exquise

Pour y émouvoir les dames qui me firent penser à de nobles marquises.

 

Sur ces galets, je pratiquais mes pas de danse

Tout en inventant mes plus belles histoires de romance

Que je racontais à celles qui seraient accrochées à mes lèvres

À moins que je succombe aux charmes insoupçonnés d’une nouvelle Ève.

 

Sur ces galets, à mon avenir, je ne me souciais guère

Car trop jeune pour penser à quel métier plus tard j’allais faire

Mais fort heureusement sous l’œil attentif de mon sage et bienveillant père

Qui me confia qu’un jour je devrais faire un choix de toute manière.

 

Sur ces galets, j’ai pris conscience qu’un jour je serai un homme

Qui devra travailler pour de ma pitance ne point mendier

Et d’une famille savoir subvenir à ses besoins

Qui sera fière du travail fait par mes mains.

 

Sur ces galets réchauffés par le soleil

J’admirais le paysage et la mer leurs merveilles

Car je savais bien qu’un jour mon cœur serait épris d’une femme belle

Avec qui je fonderai un nid heureux où nous serions telles des hirondelles.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Promenade sous la pluie à la nuit tombée

Promenade sous la pluie à la nuit tombée Poème par RollandJr St-Gelais Peinture par Maryse Veyseyre

Promenade sous la pluie à la nuit tombée

 

Tout en marchant avec lenteur sous les réverbères,

Je me rappelle les paroles que m’a dites ma défunte mère,

Quand elle me raconta comme la vie était ardue pendant la guerre,

Une époque où bien des gens de mon pays connurent que faim et misère.

 

Je me remémore ces paroles afin de me donner un peu d’espoir

Alors que je me promène seule en profitant du calme du soir

Fuyant les médias et leurs nouvelles incessantes

Avant qu’ils parviennent à me rendre démente.

 

Quelle sérénité retrouvée en ces lieux,

Où jadis, des inconnus s’y promenèrent en amoureux,

Main dans la main, sourire aux lèvres, témoins de leur bonheur

Avant que n’arrivent ces tristes jours où tout semble être que des leurres,

 

Pluie glaciale et sans saveur du frais automne

Qui abreuve les âmes accablées par une douleur monotone

J’entends chacune des gouttes de pluie résonner sur le trottoir

Telles les notes d’un piano dansant sur ses touches blanches et noires.

 

Je réfléchis sur le sens véritable de ma vie

Je revois en pensées mes vilains coups et j’en ris

Quel étrange sentiment de bien-être soudain m’envahit

C’est sous les réverbères que j’ai compris que rien n’était fini.

 

Que chaque goutte de pluie apaise les âmes en peine,

De la terre endormie, elle sillonne ses invisibles veines

Pour lui permettre de se ressourcer avant que l’hiver soit arrivé

Et ainsi, face aux rigueurs hivernales, en être bien préparée.

 

Je garderai la foi bien vivante en l’avenir

Quoique l’on puisse écrire que l’on peut dire

Tel que m’a dit ma mère : Dans la vie tout ne fait que passer

C’est ce que j’ai compris pendant ma promenade sous la pluie.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

J’arrive

J’arrive Poème de RollandJr St-Gelais Photo par ESBL-Photography Modèle Sienna Hayes Source : https://www.deviantart.com/eslb-photography/art/Sienna-Hayes-43-827998017

J’arrive

 

Bonsoir ma tendre chérie,

Comme tu es belle en cette nuit,

Assise bien sagement sur notre lit,

Ce que mon cœur languit en te voyant ainsi.

 

Tu sais ma bien-aimée,

J’ai vraiment eu dure journée,

Mais en pensant à toi je n’ai pas cessé d’espérer,

Revenir vers toi afin de cette nuit avec toi la passer.

 

Je revoyais la splendeur de ton visage,

Lorsque des gens inconnus et de tous les âges,

Allèrent et vinrent ici et là perdus dans leurs desseins,

Remuant machinalement semblables à d’ordinaires pantins.

 

J’imaginais te voir faire tes petits pas,

Sur le précieux plancher construits en bois,

Je sentais tes cheveux parfumés à l’eau de rose,

Et comment puis-je décrire la pureté de ton regard? Je n’ose.

 

Tu es ma raison de vivre,

Tu es celle qui me donne le désir,

Tu es celle par qui en moi réside le goût de sourire,

Tu es celle par qui persiste ma volonté en ce monde de survivre.

 

Attends-moi, j’arrive.

À tes lèvres, je veux m’abreuver.

Près de toi est mon unique raison d’exister,

Mon cœur a trouvé en toi une source d’eau vive.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada