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Prendre un moment d’arrêt

Prendre un repos
Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Prendre un moment d’arrêt

 

Pardon mon chéri,

Ne m’en veux pas, je t’en prie.

Simplement je ressens un certain besoin,

De penser où j’en suis rendue et me reprendre en main.

 

Il y a de ces jours où chacun doit trouver ces propres réponses,

À ces nombreuses questions dans lesquelles toi et moi on s’enfonce,

Ces questions semblables au sable mouvant qui nous avale,

Sans pouvoir revenir sur le cour de notre histoire en aval.

 

Rassures-toi, j’adores t’entendre crier de douleur,

Lorsque mon fouet sur ton corps accomplit son labeur,

Qu’il trace ses sillons afin de satisfaire ce besoin étrange,

Que peut prendre plaisir qu’un démon autrefois un archange.

 

Mais, ne vois-tu pas mon amour ?

Te voir aimer tant souffrir m’accable à mon tour,

Laisse-moi reprendre mon souffle et boire quelques gouttes de café,

Avant de recommencer avec toute mon attention calmement te fouetter.

 

Souffrir encore et encore,

Admirer la sueur perler sur ton corps,

Qui suis-je vraiment pour en cet instant te juger ?

Puisque je suis celle qui avec une délectation sans égale aime te corriger.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Décorations

Décorations
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Décorations

 

Pour toi, ce soir.
Je me suis mise toute belle,
Afin d’être à tes yeux une merveille,
Une beauté à qui tu feras découvrir le noir.

 

Le noir de la souffrance absolue,
Alors qu’elle s’offrira à toi toute nue,
Et dans une obéissance aveugle et totale,
De son corps soumis tu en feras un vrai régal.

 

Vas-y! Laisse-toi aller à tes fantaisies,
Vas-y! Laisse libre cours à tes secrètes envies,
Fouette-moi à multiples prises si cela est ton souhait,
Ordonne-moi ce que tu voudras et sans cesse je t’obéirais.

 

Mais avant de commencer,
J’ai une petite faveur à te demander,
Ô maitre adoré! Fais, je t’en prie, précaution.
À ce qui fait ma fierté, à mes belles décorations.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

La douleur

 

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Dessin réalisé lors de ma dernière prestation de nudité artistique en date du 15 septembre 2018 à Montréal

La douleur

Bonjour tout le monde,

J’espère que tout se passe bien pour vous et que la fin de la saison hivernale vous soit agréable. Pour ma part, je dois avouer qu’elle a été parsemée de surprises en tout genre, mais plus particulièrement sur un trait auquel je ne m’y attendais absolument pas. Un trait qui concerne la vision que l’être humain a d’une part, de ce qui l’entoure et d’autre part, de lui-même.

On parle souvent dans les médias sociaux d’amour, de romance, d’aventures parfumées à l’eau de rose et de bien d’autres sujets aussi légers les uns que les autres. Malheureusement, un sujet semble avoir été occulté par l’ensemble des médias de masse. Et, si on en parle, c’est souvent pour saluer la manière héroïque dont certaines personnes ont du l’affronter au cours de leurs vies. De quoi s’agit-il exactement ? Cela se résume en un seul mot : douleur.

Mais qu’en est-il vraiment ? Je parle ici de celle qui est présentée par les grands quotidiens, celle qu’on subit et que bien involontairement on peut faire subir aux autres et, bien entendu, celle que l’on s’inflige à soi-même. Il y a autant de types de douleur qu’il y a des gens sur cette terre. 

Il y a aussi la douleur que l’on éprouve dans des circonstances bien précises de notre existence tels que, à titre d’exemple, la maladie, les handicaps physiques ou mentales, les peines d’amour et la perte d’un être cher. Il y a aussi la douleur qui se manifeste lors d’un mauvais souvenir qui nous vient à l’esprit. Bref, vous vous doutez sûrement que la liste de tout ce qui en est la cause est presque infinie.

Pour ma part, je peux dire que la douleur et moi-même nous nous connaissons très bien puisque nous nous sommes côtoyés en maintes reprises au cours de ma vie. Une vie parsemée d’éléments parfois agréables et parfois qui le sont moins. Je pense notamment à celles causées par mes prothèses, à mes nombreuses opérations subies durant mon enfance, à celles liées par l’assassinat de mon frère aîné en 1972 et par l’image véhiculée dans un journal de sensation alors que je n’étais qu’un gamin âgé de 11 ans en 1973. Toutefois, est-il utile de mentionner les douleurs, les souffrances et les épreuves des gens que je côtoie en ce moment même dans un centre de réadaptation physique où je suis hospitalisé depuis déjà quelques jours ? Bref, je n’ose pas trop me plaindre de mon sort.

Il y a aussi celui de mon image corporelle que je ne peux en aucun cas négliger. Comment les autres le voient-ils ? En particulier les membres de la gente féminine ? Fait intéressant à noter, et à ce que plusieurs d’entre elles m’ont affirmé, la manière dont je me présente en ayant aucun complexe rend possibles les liens amicaux avec mes pairs. Par ailleurs, c’est souvent ce que l’on croit percevoir chez autrui qui nous blesse et non pas la réalité en tant que tel.

Je pense à un exemple bien particulier pour illustrer de tels propos. En effet, c’est un peu comme si on m’attachait en ayant les yeux bandés dans un salon de massage érotique lors d’une séance sadomasochisme. Toutes les filles y seraient pour me voir souffrir et me faire souffrir. Mais, ici une question fondamentale se pose d’emblée. Qui leur permet d’agir de la sorte? Celui qui écrit ces lignes et nul autre que lui-même. Il en est ainsi dans de nombreux domaines de la vie. Les domaines amoureux, de travail et de famille en sont des exemples parfaits.

C’est un fait indéniable : L’individu est plus souvent qu’autrement l’instigateur de son malheur. N’allez pas croire que je réfute l’idée qu’il y a aussi de causes extérieures à notre souffrance. Les gens qui sont en services internes dans le centre de réadaptation où je suis n’ont certes pas choisi de vivre leurs situations souvent d’une gravité rarissime. Ce qui n’empêche pas que dans bien des cas nous-mêmes qui donnons à autrui la clé de tout ce qui nous détruit.

On peut, à l’instar de mon image précédemment montrée, avoir les yeux bandés afin d’éviter de voir la réalité. Mais, qu’on le veuille ou pas, c’est la réalité qui nous rattrape. Que pouvons-nous alors faire ? Je répondrais simplement à cette question par deux solutions certes drastiques, mais d’une efficacité éprouvée. En premier lieu, faire face à cette réalité et d’agir en conséquence, c’est-à-dire de prendre les moyens qui s’imposent et de foncer sans arrêt. Autrement dit,  » prendre le taureau par les cornes « . En second lieu, de faire sortir toutes formes de négativité dans notre vie. Ceci peut aller de se séparer de gens qui aspirent notre énergie jusqu’à faire un choix des lieux où nous avons l’habitude d’aller. Quels types de personnes nous enrichissent vraiment ? Quels genres de lieux peuvent favoriser une meilleure harmonie entre d’une part, nos valeurs les plus précieuses et d’autre part, les activités qui sont susceptibles de nous faire évoluer sur la route du bonheur véritable ? Ce sont-là quelques exemples où le négativisme peut être extirpé de notre vie.

Je vous souhaite en ce début du mois de février de trouver réellement ce qui vous convient pour votre plus grand bonheur. C’est, je crois, le meilleur souhait que l’on peut faire envers notre prochain. N’est-ce pas ?

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec

Une expérience enrichissante

Une expérience enrichissante

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que vous avez la chance de profiter des 1009903_1718971805000589_6089786491005488373_nrayons de soleil qui agrémentent notre quotidien au fur et à mesure que la saison estivale approche à grands pas. De mon côté, tout va de mieux en mieux tout en ayant le désir d’améliorer mon existence future. Je parle bien entendu de réaliser un cheminement qui saura m’extirper de plusieurs des démons qui se cachent derrière les coins les plus sombres de mon âme et qui attendent, tels des prédateurs, le moment favorable pour venir me terrasser. J’ignore si vous le savez, mais il m’en est fallu de peu pour commettre l’irréparable voilà déjà quelques jours. Un tel acte aurait été, c’est mon humble point-de-vue, une abdication de ma part face à ces démons qui auraient eu le plaisir de festoyer en savourant avec délice mon âme. Chose que je refuse de faire avec la grâce de Dieu.

Aujourd’hui, je souhaite éclaircir certains points à propos de mon expérience vécue avec le modèle nu Dea Kaizoku en ce début de mois de mai. Mon souhait est une réponse aux nombreuses personnes qui ont manifesté, à ma grande surprise, plusieurs commentaires sur l’ensemble des photos réalisées lors de cette séance de nudité artistique laquelle peut être qualifiée de « underground ». C’est un fait. Jamais de ma vie, je n’avais pensé qu’un jour j’allais poser nu pour une séance où le thème central serait le « bondage ». Surtout si l’on pense que ce type d’art se retrouve davantage au sein des amateurs du sadomasochisme que dans le monde dit « normal ». Là-encore, bien malin qui saurait définir la ligne entre ce qui est normal de ce qui ne l’est pas.

Trois choses doivent maintenant être expliquées une fois pour toutes. Toutdea5_by_lequebecois1962-da29yu1 d’abord, le déroulement de ladite séance a eu lieu avec un respect profond de part et d’autre. Un respect qui nous a permis de travailler d’une part avec plaisir absolu et, d’autre part, d’avoir pour objectif la recherche de l’excellence. Croyez-moi sur parole! Le sérieux a toujours été de mise lors des poses et des prises de photos.

Ensuite, une telle séance a été rendue possible tout simplement parce que Dea Kaizoku et votre humble serviteur avaient convenu de la réaliser depuis quelques temps déjà. D’un côté, je savais que Dea Kaizoku possédait un savoir-faire indéniable dans ce domaine et, d’un autre côté, elle pouvait compter à la fois sur mon sens professionnel dans le domaine de la nudité artistique, après tout cela fait maintenant plus de 4 ans que je fais mes preuves, sans oublier mon acceptation pleine et entière de mon corps lequel a fait les choux gras des médias de masse au cours des années 1960-1970. 

dea79_by_lequebecois1962-da2c7khEnfin, toutes les poses ont été à la fois réalisées et photographiées avec mon consentement. Autrement dit, ce que j’ai fait, je l’ai accompli de plein gré. Mon but recherché, et aussi atteint, a été d’aller encore plus loin de tout ce que j’avais accompli jusque-là. En effet, mon expérience en tant que modèle nu m’a amené sur des sentiers plus ou moins conformes à ce que l’on en droit de s’attendre, c’est-à-dire de poser soit pour des écoles d’arts ou bien des artistes tant professionnels qu’amateurs. « Rien de bien particulier », me diriez-vous?! Je suis bien d’accord avec vous sur ce point. Voilà pourquoi vouloir, pour reprendre l’expression de Pierre de Coubertin, « …aller toujours plus haut, toujours plus loin. » constitue pour moi l’une des motivations qui me poussent à aller toujours de l’avant.

En terminant cette missive, j’ai l’immense plaisir de vous annoncer que je serai parmi les six participants, trois hommes et trois femmes, qui ont été officiellement invités à collaborer en tant que modèles nus pour un symposium qui aura lieu le 16 juillet prochain dans la région dite Des Pays d’En-Haut, plus précisément aux environs de St-Jérôme. C’est un rendez-vous auquel je tiens mordicus. Que ça fait du bien de terminer un article sur une note positive. N’est-ce pas?!

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

P.S. La vidéo a été réalisée à partir d’une photo d’un modèle nu féminin publiée sur le site de Deviantart. Je vous transmet dans un souci de respecter ledit modèle nu le lien menant à sa page artistique.

Le lien est:

http://jrekas.deviantart.com/art/levitating-woman-609928879