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The man

The man

The man par Fanny de la Suisse

The man

Bonjour tout le monde,

J’espère de tout mon cœur que vous vous portez bien et que vous pouvez profiter du beau temps ensoleillé que nous avons ces jours-ci. Pour ma part, tout va à merveille. En effet, je me prépare à vivre une aventure qui se veut être prometteuse en fait d’expérience dans mon domaine de la nudité artistique. Une aventure qui se passera au courant de cet été. Je ne peux pas en dire plus pour le moment. Soyez assurés que vous en saurez plus le moment venu.

Sous un autre ordre d’idées, je continue à dialoguer avec certains artistes qui excellent dans leurs domaines respectifs dont notamment le dessin du nu. Or, il y a parmi ces artistes une femme au talent extraordinaire qui réussit, avec brio et intelligence, à réaliser des œuvres d’arts tout à fait sublimes. Elle s’intéresse, entre autres, au sexe masculin. Et quand j’écris sexe masculin, c’est réellement le cas, puisqu’elle met l’accent sur cette partie de l’anatomie de l’homme.

Mais, attention! Elle le fait avec un sens professionnel remarquable et avec un respect qui transparait dans le résultat final. Or, qui dit sens professionnel ne veut pas forcément dire rendre les choses compliquées. Comme elle me l’a expliqué à l’occasion d’une petite interview bien amicale elle m’explique ceci : « Je commence toujours par peindre ma toile en noir. Ensuite, j’utilise du beige très clair juste pour l’esquisse, c’est-à-dire les proportions et les formes. Et enfin, je termine le tout uniquement avec du blanc et du noir. »

Un élément fort intéressant à retenir, c’est que l’artiste en question est totalement concentrée lorsqu’elle travaille sur ses œuvres. Il n’est donc pas question de se laisser divaguer à des pensées, disons-le avec un brin d’humour, coquines. Comme on dit si bien : « Chaque chose en son temps et un temps pour chaque chose. » Autrement dit, son modèle du moment est là uniquement à titre de modèle rien de plus. Et, selon ses dires, elle est imperturbable sur ce point.

Enfin, toutes ses explications démontrent jusqu’à tel point elle souhaite présenter cette partie, trop souvent présentée à mauvais escient dans les films pornos, de l’homme. Voici donc … The man. 

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Concentration

Concentration
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Concentration

 

Seul, oui, seul, ce que je me sens si seul.

Car j’ai passé la soirée à t’attendre sur le seuil.

En espérant te voir apparaitre avec le sourire,

Qui m’aurait rappelé tous mes lointains souvenirs.

 

Ces souvenirs où nous jouions ces quelques morceaux,

Sur mon piano aux dents si blanches et si noirs mais si beau.

Que pourrais-je faire pour te retrouver en ce monde courant à sa perte

Qui préfère l’argent au lieu de l’amour, aux usines au lieu des contrés vertes.

 

Chaque note que je touche en cet instant exprime mon désarroi,

Face à ces dirigeants qui nous mentent avec si mauvaise foi,

Je croyais qu’un jour tu me reviendrais assise à côté de moi,

En fredonnant un air pour me faire oublier où le monde va.

 

Puisse le vent de ce nouvel automne transporter ces airs de piano,

Peu importe où que tu sois, sur le bord de la mer ou en montagnes là-haut.

Que les étoiles entendent cette mélodie de Beethoven que pour toi avec joie je joue,

Car c’est par ce moyen, trouvé au fond de mon cœur, qui peut-être m’évitera de devenir fou.

 

Assis alors devant ce piano que m’avait offert mon regretté père,

Je me suis installé dans un geste rappelant un moine avant sa prière,

Mains jointes quelques instants puis ayant pris avec fureur leurs ultimes positions,

En les laissant libres de leurs destinés car pour cette fois j’en ai perdu ma concentration.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Petite précision concernant la composition de mes poèmes

Petite précision

Petite précision concernant la composition de mes poèmes

Bon début de septembre tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que vous avez passé un bel été. Pour ma part, ce fut un été très reposant où j’ai pu me ressourcer tant physiquement que spirituellement. J’en ai aussi profité pour aller dans la belle ville de Matane afin de faire coucou à mon père adoré et adorable.

Il va de soi que j’ai composé de manière assez assidue mes poèmes et quelques articles sur mon blogue dédié à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie. Des articles qui portent souvent sur mes idées sur tel ou tel sujet afin de vous permettre de mieux me connaître et, fait intéressant à noter, à me connaître moi-même davantage.

Enrichir son bloguePour ce qui concerne les poèmes, vous avez sûrement remarqué que je les compose à la première personne du singulier et ce au féminin. Cette spécificité vient du fait que lesdits poèmes sont inspirés par des réalisations photographiques de mes collaborateurs européens, plus précisément d’Allemagne et un autre à Madagascar sans oublier ceux de la mère patrie qui est la France et quelques-uns du Québec.

La quasi totalité de ces réalisations photographiques sont faites à partir de modèles nus féminins. Or, pour conserver cette approche féminine, je me place souvent dans la peau du modèle afin d’imaginer, de ressentir et d’entrevoir ce qu’elle peut bien vivre en tenant compte du titre donné à la photo par son créateur.

Il s’agit d’un travail qui exige beaucoup de concentration et de minutie puisque le fait d’utiliser un mot inadéquat peut, à l’image de la mayonnaise, gâcher le tout. La cuisine est un art? La poésie l’est tout autant. La cuisine nourrit le ventre? La poésie nourrit l’âme. Et comme ma faim est sans limite, vous pouvez imaginer ce que ça me prend pour être un tant soit peu satisfait.

Je vous remercie de votre attention à mon égard.

Bonne semaine à tous et à toutes.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

P.S. Je vous informe que mes activités en tant que modèle nu reprendront bientôt.

Artistes au travail

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Artistes au travail

Bonjour tout le monde,

20170914_185845J’espère que vous avez passé du bon temps ces derniers jours. Pour ma part, ce fut une période riche en découvertes de tout genres. En effet, j’ai pu occuper mon temps libre à la lecture, à passer quelques heures dans les salles de cinéma et à rencontrer des gens très intéressants à l’occasion d’événements politiques. Hé oui ! Votre humble serviteur est très politisé. Ce qui est tout à fait normal puisque l’une de mes nombreuses formations universitaires porte justement sur la science politique. Soyez rassurés mes amis et amies du monde de la francophonie, je n’ai point l’intention de vous importuner avec mes idéaux politiques. Toutefois, sachez que je suis profondément nationaliste, fier de ma langue et de ma culture ainsi que de mes principes judéo chrétiens et de ma foi catholique. Cette dernière a été pour moi une source inépuisable de réflexions sur ma conception de la vie.

Cependant, pour revenir sur mes dernières activités, je dois avouer 20170914_191833bisque ma présence au sein de l’exposition qui se déroula à Montréal la semaine passée m’a permis d’assister à la réalisation d’oeuvres d’art, où l’érotisme était à l’honneur, par des artistes chevronnés par leurs années d’expérience et passionnés par leur domaine de prédilection. C’est ainsi que plusieurs véritables petits chef-d’oeuvres ont été faits devant un public averti. Un public pour qui la nudité, l’érotisme et l’imaginaire ne font qu’un. Tel un Trident pouvant servir à terrasser la plus hypocrite des pruderies sans pour autant manquer de respect envers ceux et celles non habitués-es de voir de telles oeuvres. Après tout, on n’obligeait pas qui que ce soit de venir assister à une telle exposition.

20170914_185909Je me suis donc amusé à prendre quelques photos des artistes qui travaillèrent sur leurs oeuvres. Un véritable travail monastique où la concentration, la patience et le sens du détail semblèrent être présents dans leurs moindres faits et gestes. N’eut été le thème de ladite exposition, j’aurais pu me croire être dans un monastère tellement la quiétude transparaissait dans les yeux des artistes présents. Bon ! Je l’admet. Les artistes féminines ont su éveiller chez votre humble serviteur mon attrait pour la beauté, le charme et la sensualité chez plusieurs d’entre elles. Ce qui est tout de même normal en pareille situation. N’est-ce pas ?!

Toutefois, ce qui a particulièrement fait mon bonheur. C’est d’y avoirIMG_20170914_192421_236 rencontré madame Gabrielle Doutre pour qui j’ai posé nu lors d’une séance de nudité semi-artistique, semi-érotique qui a eu lieu dans la belle région des Pays d’En-Haut. C’est dans cette même région où jadis j’ai réalisé l’une de mes plus belles séances de nudité artistique au sein d’un groupe d’artistes, certes peu nombreux, mais tellement formidables. Enfin bref, ma visite surprise semble l’avoir beaucoup plu puisqu’elle a souligné ce fait dans ses remerciements au sein de sa page artistique sur Facebook. Un plaisir que partage l’auteur de ces lignes. Croyez-moi sur parole !

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

L’importance des témoignages

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L’importance des témoignages

Bonjour tout le monde,

Comme vous le savez déjà, il m’arrive souvent d’être à la recherche d’articles publiés sur le web où le sujet central est nul autre que la nudité artistique. C’est ainsi que je passer des heures, parfois des journées entières, à essayer de dénicher des articles sur ce sujet. Un de mes sujets de prédilection au sein de mon blogue. Parfois, je découvre des témoignages de modèles nus sur leurs parcours professionnels et, d’autrefois, des annonces d’évènements qui auront lieu à tels ou tels endroits. Bien entendu qu’il m’est un devoir de mettre en annexe les liens d’où les articles originaux sont tirés afin de respecter le droit d’auteur. C’est d’ailleurs la moindre des choses.

C’est ainsi qu’il me fait plaisir de vous présenter un texte fort intéressant où plusieurs modèles nus ont accepté de donner un aperçu de leur travail et de leur cheminent dans une voie où peu sont appelés et qu’encore très peu acceptent d’y mettre les pieds à nu. C’est là une expression fort appropriée au sein d’un tel article.

Je vous souhaite une bonne lecture !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La nuit des corps vivants

Dites «je suis modèle vivant pour des artistes», et vous aurez aussitôt une flambée de regards plus ou moins égrillards, plus ou moins perplexes, subordonnés aux clichés suivants : «Le modèle couche-t-il avec son artiste ?» «Le modèle est quand même tout nu devant tout le monde, faut pas être bien pudique.» «Faire modèle, c’est pas compliqué, tu fais tas de viande devant une classe ou un peintre-photographe-sculpteur, pas besoin de talents particuliers.» Voire pire, comme cette jeune femme que sa mère, apparemment bloquée sur le puritain XIXe siècle, traite limite de prostituée et se garde bien de dire à son entourage ce que fait sa fille dans la vie. On serait tenté de les comparer à des mannequins qui, eux aussi, vendent et donnent à voir leur image. Erreur : le modèle propose une pose et, à travers elle, une interprétation du corps, pas sa beauté ou uniquement sa plastique. Pour un tarif oscillant entre 15 et 25 euros de l’heure – pas tout à fait les prix des tops.

«Tout le monde peut être modèle, ça n’est pas comme mannequin, tous les corps sont intéressants, c’est hétérogène, ouvert à tous», explique Claire de Colombel qui gagne sa vie avec cette activité depuis trois ans, et vient de sortir un livre sur cette nudité associée à un autre regard, «très particulier, qu’on ne retrouve pas ailleurs : ni sexuel, ni dans le jugement, ni curieux, ni exhibitionniste». Un travail en fait très physique, à la fois sportif, méditatif – essayez de tenir la même pose pendant trente minutes et on en reparle – et artistique. Et qui n’est pas reconnue comme profession, malgré des manifestations de la corporation en 2008 et en 2014 pour obtenir un statut, au même titre que danseur ou comédien. Ce vendredi, jusqu’à samedi tard dans la nuit, se tient le premier marathon de dessin d’après des modèles vivants, organisé par la galerie itinérante Agnez Art Gallery et Maria Kuzma-Kuzniarska, la créatrice de Life Drawing Montmartre (des cours de dessin sans professeur, ouverts à tous les publics). Quatre modèles nous détaillent les grandeurs et misères de leur art.

«A deux, c’est magique»

Patrick Berton, 56 ans, pose aux Beaux-Arts

«Ce que j’aime dans ce métier, c’est son éternité : me dire qu’ici, aux Beaux-Arts, il y a cent ans, un modèle a vécu et ressenti les mêmes choses que moi en posant. Je suis un maillon de plus de cette même chaîne, sensible à la mémoire des lieux. L’intensité avec laquelle les gens dessinent me porte et m’inspire aussi. N’importe quel corps peut l’être, les corps ronds plus facilement. Ils peuvent se voir comme des paysages. Au total, entre les Beaux-Arts et le reste, je pose entre cinq et huit fois trois heures par semaine, debout, assis, allongé, cinq à vingt minutes, parfois quarante-cinq minutes. Il faut supporter les douleurs physiques dues à l’immobilité.

«Je m’adapte aux besoins pédagogiques des profs et des élèves, en choisissant mes poses en fonction de ce que je ressens, de mon humeur. On est créatif de manière éphémère et dans l’instant présent. Parfois on pose à deux, c’est magique : on partage le regard des dessinateurs et cela devient plus facile, léger. Il se passe tout de suite un truc, une histoire. Aujourd’hui, poser me correspond totalement, bien que l’on vive dans la précarité. Mais si on organisait trop ce métier, il perdrait cet aspect bohème, ce côté artistique. C’est cette grande liberté qui m’est précieuse.»

«On ne cherche pas à être jolie»

Florence Rivières, 25 ans, modèle pour photographes

«C’est aujourd’hui mon activité principale. Je travaille pour une trentaine de photographes, trois séances photos par semaine d’une heure à quatre heures. Au début, j’ai fait ça pour gagner de la confiance en moi, ensuite je me suis rendu compte que ça pouvait être un projet artistique.

«C’est différent avec un photographe d’avec une classe de 30 élèves : eux ne bougent pas, vous non plus. Avec le photographe, si. Il y a une communication constante, c’est un échange d’énergie ; on n’a pas à tenir les poses quinze minutes et il faut savoir trouver la lumière, l’angle, comprendre ce que veut l’autre. On ne cherche pas le beau, on ne cherche pas à être jolie, on se détache de sa propre apparence. Parfois je me dis, « je suis horrible mais la photo est géniale ». A force d’en jouer, de poser pour tellement de regards différents, ça désacralise le corps : mon image n’est pas ma personne. Ce n’est pas dans le regard du photographe qu’on valide son être ou son image. Quand je suis nue, c’est comme une tenue : la nudité c’est une autre façon d’habiller son corps.»

«Poser, c’est se poser»

Claire de Colombel, 31 ans, modèle d’écoles d’art

«On travaille dans des endroits très variés, il y a un grand nombre d’institutions ou d’associations qui ont besoin de modèles : écoles d’art, ateliers privés, cours pour adultes. Le vivant, c’est la base de l’apprentissage du dessin. Le corps est observé de manière sensible et technique, le regard n’a rien de voyeur. On choisit nos propres poses en fonction des temps annoncés. Elles vont de cinq à quarante-cinq minutes, parfois plus, mais il y a un repos indispensable de quinze minutes tous les trois quarts d’heure. Je travaille de quinze à trente heures par semaines, pour un taux horaire entre 15 et 25 euros. Immobile et silencieux, c’est pourtant un travail très physique qui demande beaucoup de concentration et de créativité. Il faut habiter son corps, être là.

Je cours souvent d’un atelier à un autre, c’est drôle quand on y pense : courir pour aller arrêter le mouvement. Poser, c’est se poser. Dans l’atelier, on entre dans une autre temporalité, il n’est plus question d’efficacité, de productivité. Rester immobile, c’est aller à contre-courant. Et c’est un véritable engagement, il y a les douleurs musculaires, articulaires, les problèmes de circulation du sang. Je m’aide de techniques de visualisation et de méditation pour soulager les tensions, c’est beaucoup d’énergie à fournir, tout le temps, comme un athlète, mais sans bouger d’un iota. Puis on pose avec sa forme ou sa fatigue du jour, sans artifices, sans Photoshop.»

«Nus par – 5°C dans la cour de la Drac»

Maria Clarck, 40 ans, fondatrice de l’association «Modèles d’art»

«Etre modèle est un état d’être qui implique une réelle qualité de présence, un engagement philosophique. C’est un métier très exigeant, physiquement et mentalement, à la croisée de la méditation et des arts martiaux. Savoir respirer est la clé. Mais contrairement aux danseurs par exemple, rien n’est prévu pour la santé des modèles vivants. Nous sommes salariés vacataires. Donc pas mal de paperasse, parfois difficile à obtenir. En 2008, il y a eu la manif des modèles, nus par – 5°C dans la cour de la Direction régionale des affaires culturelles [Drac] de Paris. La mairie avait supprimé le cornet, c’est-à-dire une vieille pratique qui consiste à faire passer une feuille de papier roulée pour récolter de l’argent complémentaire, ce qui correspondait quand même à 20 % de mes revenus. C’est à ce moment-là que les modèles se sont regroupés et mis en réseau. Au sein de notre association, nous œuvrons pour que notre activité soit mieux reconnue. Idéalement, il faudrait prendre place dans une convention collective et être dissocié des mannequins. Poser, c’est accompagner le processus artistique, c’est une histoire de rencontre et de générosité.»

Source : http://next.liberation.fr/arts/2016/04/28/la-nuit-des-corps-vivants_1449230