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Ciel ou en enfer?

Ciel ou enfer
Ciel ou enfer ? de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Heaven-or-hell-851752592

Ciel ou en enfer?

 

Ciel ou enfer ?

Où irais-je ?

Excellente question,

Béatitudes ou damnation.

 

Tout ce pose ici et maintenant,

Car demain sera peut-être trop tard,

Dame mort me piquera avec son dard,

Et confession sincère sera loin de moi possiblement.

 

Quel est le lot de vivre,

De vivre ses folies jusqu’à en être ivre,

De ressentir les mille plaisirs de la chair,

De humer les parfums de ces dames dans les airs.

 

Pardonnez-moi ô mon Dieu ces plaisirs,

Car loin de ces dames je ne fais que souffrir,

Je ne peux revenir sur le passé et mes erreurs,

Pour mon avenir, ai-je raison d’en avoir peur?

 

Personne ne connait de quoi son avenir sera fait,

Homme prudent agit pour son bienfait,

Et pourtant rien ne lui est certain,

Peut-être sera-t-il décédé demain.

 

Mais, ce que j’adore mes maitresses,

Recevoir leurs tendres baisers et caresses,

Être leur maitre tant adulé tant adoré,

Être leur esclave tellement aimé.

 

Le temps passe et je me demande ceci:

Ai-je bien tellement réussi ma vie?

Car je sais qu’un jour tout sera fini,

Où irais-je une fois que mon âme sera partie?

 

Une chose est toutefois sûre,

Je suis loin d’être l’homme le plus pur,

C’est ce que je n’ai pas pu faire que je regretterai,

Et non pas ce que j’ai fait lorsque le pont je franchirai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Sous mon piano

Sous mon piano
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Sous mon piano

 

Étendue sous mon piano,

J’écoutais avec attention ces airs,

Qui, m’a foi, allaient tellement me plaire,

Rien jusqu’à ce jour ne m’avait paru si beau.

 

Consolée par un air de Mozart,

Qui connaissait tel un maître si bien son art,

Que les heures devinrent des minutes et celles-ci des secondes,

Tellement j’étais emportée par la douceur de ces ondes.

 

Laissant chaque note penser mon chagrin,

De ne point pouvoir épouser l’amour de ma vie,

Ce que l’injustice tant cruelle peut sembler si infinie,

Devant le fait accompli, je m’en suis remise à mon destin.

 

Emportée par la délicatesse de ces vagues sonores,

J’essuya les yeux de mes larmes et puis je dors,

Jouant dans mes cheveux à la couleur de satin,

Espérant simplement me réveiller au matin.

 

Sous mon piano, je caresse ma peau.

Sous mon piano, je rêve à un prince charmant,

Sous mon piano, je rêve d’avoir un jour de beaux enfants,

Sous mon piano, je vois celui qui est parti aux cieux tout là-haut.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ce voeu

Ce vœu
Photo par Carlos Henrique Reinesch Poème par RollandJr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/oo-rein-oo/art/Notes-Of-Love-200834702

Ce vœu

 

Ce soir je me suis couché,

Sous le grand firmament étoilé,

Ayant en pensées des mots qui bougèrent,

De mon esprit, ils voulurent sortir vers les airs.

 

Des mots qui se transformèrent en rêveries,

Des rêves qui au plus profond de mon être étourdi,

Désirèrent devenir choses concrètes face à l’impossible,

Toutefois, ne dit-on pas, qu’à celui qui croit tout est possible?

 

Oui, de mon cœur est sortie belle prière.

Une requête adressée à Dieu des hommes leur père,

À ce Dieu des femmes et des enfants et aux êtres aux cœurs purs,

À ce Dieu qui entend les cris de désespoirs et des doux murmures.

 

Je ne lui ai rien demandé de bien particulier,

Oui, je l’ai remercié pour le bonheur qu’il m’a donné.

Cependant, en mon cœur je lui ai fait une seule sollicitation.

Celle de veiller sur toi du matin au soir et aussi loin te portera l’horizon.

 

Je ne pouvais pas terminer cette journée,

Sans t’apporter un réconfort par un doux baiser,

Qu’est-ce qu’un baiser en cette période si difficile à vivre?

Excellente question lorsqu’il s’agit d’une question de survivre.

 

Quel serait bien le souhait à faire en ce jour spécial?

Une réponse de toute mon âme ébranlée prestement émergea,

À ce Dieu d’amour je lui ai adressé un seul souhait, un seul désir.

Que tu sois heureuse ! Voilà le vœu qui ferait mon plus grand plaisir.

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Ce monde n’est pas réel

Ce monde n'est pas réel
Photographer: David Hobbs Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/This-world-is-not-real-821344076

Ce monde n’est pas réel

 

Quelle triste nuit,

Que je viens de passer,

Je n’ai fait que soupirer et rêver,

Rêver de toi toute la nuit seul dans mon lit.

 

Essayant de prononcer ton nom,

Mais de mes lèvres ne sortirent aucun son,

Désespéré, je ne savais que faire pour me sortir de cet enfer.

Je te voyais danser dans les nuages blancs tout là-haut dans les airs.

 

Ce que tu étais belle enveloppée de ce tissu noir,

Tellement magnifique que j’avais de la misère à le croire,

Désirant seulement aller te rejoindre j’étais prêt à m’ouvrir les veines,

Pouvais-je imaginer pouvoir vivre sans toi ma fille, ma déesse, ma reine?

 

Mon âme voulait aller te rejoindre tout là-haut,

Là-haut dans les cieux où tout est pur et où tout est beau.

Pourquoi es-tu partie sans moi ? Pourquoi avoir pris cette route ?

Tant de questions sans réponses ! Voilà ce qui en mon âme le déroute.

 

Jamais plus je ne pourrai te serrer dans bras,

Te serrer dans mes bras pour te rassurer face à tes peurs,

Sécher avec délicatesse tes larmes de peine peu importe l’heure,

De jour et de nuit, tu savais qu’en tout temps tu pouvais compter sur moi.

 

Je me souviens le jour où tu es née,

Dans le creux de mes mains, je t’avais réchauffée.

Pendant que ma tendre épouse recevait les derniers sacrements,

Ta mère que j’avais tant aimée rendit l’âme en m’offrant notre enfant.

 

Je t’ai vue grandir tout en te donnant ce que j’ai pu,

Avec patience, je t’ai enseigné ce qu’est la vie comme je l’ai vue.

Je sais fort bien que j’étais loin d’être riche et encore moins parfait,

Mais de mon amour paternel toujours je t’ai comblée, voilà ce qui en est.

 

Et puis, un jour un charmant jeune homme tu as rencontré.

Dans cette grande ville où faire tes longues études tu y étais allé.

Tu m’avais sollicité la permission d’aller passer les fêtes en sa compagnie,

Voyant briller un tel éclat de bonheur dans tes yeux : Bien sûr! Je t’ai dit.

 

Il n’y a pas plus noble bonheur pour un père de voir sa fille enchantée,

D’avoir enfin trouvé l’être cher avec qui elle pourra fonder un foyer,

Je sais bien que tu as tenu ta promesse de faire toujours attention,

Et que tu prendras sur le chemin du retour tes précautions.

 

Chaussée glissante, pluie trop abondante !

Ta joie était peut-être, dans tes pensées, trop présente.

Celle de passer les vacances avec ton amoureux, ton chéri.

Tout comme moi qui, devant ta joie, avait si rarement souri.

 

Mais peu après minuit, le téléphone sonna.

Une voix d’un gendarme triste nouvelle m’annonça,

Votre fille a raté la courbe au bout de la route en cet nuit sombre,

C’est alors que tout autour de moi devint qu’une lourde pénombre.

 

Maintenant que tu es parti pour toujours loin de ce monde irréel,

Depuis ce jour fatidique tout autour de moi semble si cruel mais si réel,

Mes amis, sachez qu’il n’y a pas pire douleur dans le cœur d’un père,

Ni pire souffrance que celle de perdre sa fille unique, ô quel goût amer!

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Sur ma vieille bicyclette

Sur ma vieille bicyclette

Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Sur ma vieille bicyclette

 

Aujourd’hui, je me suis dès l’aurore.

En admirant le doux soleil et ses rayons d’or,

En écoutant le silence de la forêt encore endormie,

Je me suis sentie bien que depuis longtemps j’ai enfin souri.

 

Comme je vis dans la profondeur de la campagne,

Et que je sentais encore en moi un peu les effets du doux champagne,

J’ai décidé d’y aller sur ma vieille bicyclette et en vivant ma plus simple nudité,

Car il n’y a personne qui s’y trouve sauf les animaux mes compagnons préférés.

 

Que de beaux souvenirs me reviennent en ma mémoire,

De cette époque où tout me paraissait être si coloré et jamais noir,

Où mes parents m’accompagnèrent en souriant tels des amoureux,

Ah ce que nous étions sans être riches, sans être pauvres tellement heureux.

 

Nous parcourions les sentiers en fredonnant des airs de bonheur,

Nous chantions ensemble des romances d’amour pendant des heures,

J’ai appris à aimer, à chanter, à danser et à vivre en me contenter de peu de choses.

Rien ne vaut l’amour que l’on a reçu dès notre plus jeune âge, y croire j’ose.

 

En prenant ma vieille bicyclette avec un cœur fébrile,

Cette bicyclette que j’avais depuis que j’étais qu’une jeune fille,

Je me suis rappelé une chanson que jadis mon père m’avais apprise,

Une chanson qui ravive mon cœur alors une envie folle de chanter m’a prise.

 

De chanter une mélodie qui m’a fait revivre un moment de mon enfance,

Un moment de mon adolescence dans lequel j’avais face à la vie toute innocence,

Une chanson qui allait comme suit si je m’en souviens bien, si je ne me trompe pas :

« Va ton chemin quoiqu’il t’arrive car, crois-moi, le véritable amour viendra à toi. »

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada