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Le toréador a perdu sa tunique

Le toréador a perdu sa tunique

Magnifique dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Le toréador a perdu sa tunique

 

Oh toréador !
Je crois que ton chien est mort.
À ce taureau tu ne feras plus de tords,
Allez ! Ramasse ta tunique et de l’arène sort.

 

Tu avais pourtant fière allure,
Dans ton habit et avec tes chaussures,
Saluant nobles dames en haut des balustrades,
Une main levée pour les embrasser ! Ô quelle mascarade !

 

Toréador ! Toréador !
Tu te croyais être le plus fort.
Devant ce taureau descendu des cieux,
Sorti du zodiaque pour te donner une leçon voulue par les dieux.

 

Un coup de cornes par-ci ! Un autre coup par-là !
Tu en perdis tous tes moyens et fis quelques faux pas.
C’est alors qu’avec étonnement, devant la foule, il te déshabilla.
Cul nu, cette foule et ces nobles dames rirent alors de toi.

 

Une leçon que tu n’oublieras pas de sitôt,
N’est-ce pas toréador ? Toi, mon pauvre idiot.
Allez ! Allez ! Cherche ta tunique. Et puis, va-t’en !
Va pleurer dans les bras de ta mère pendant qu’il en est le temps.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Pour toi, maman!

Repose en paix

Pour toi, maman!

Seul celui qui perd sa tendre mère connait la douleur véritable,

Celle qui ne pourra jamais s’effacer malgré tout le temps qui passe.

De ce temps où je revois ton tendre sourire avant que tu trépasses,

Qui ne disparaitra pas de ma mémoire malgré le sablier ayant épuisé son sable.

De mon enfance, j’ai ceci en mon humble souvenance :

Une femme fière, une épouse aimante et une mère attentionnée.

Et de mon adolescence, période troublée par la perte de mon innocence :

Une oreille attentive à mes questions en dépit de mes ingratitudes effrontées.

Que dire du jour où tu acceptas un peu la mort dans l’âme,

De voir le fils que je suis quitter le nid familial pour tracer sa destinée?

Et en toute liberté, découvrir le monde où vivent hommes et femmes.

N’est-ce point-là le but du jour où sur une terre nordique, je suis né?

Ô mère, tendre mère, ma mère!

J’aimerais tant que dire un simple mot,

Pour te remercier de m’avoir soigné bien des maux,

Et d’avoir été présente aux côtés de mon admirable père.

Tu as connu au fil des années bien des joies et des peines,

Et pourtant, tu as su m’enseigner à rester noble devant l’adversité.

Notamment en ce jour où sorti de ton sein et nourri du sang de tes veines,

Ton fils ainé qui alla, ô triste et cruelle vie, être tué sans pitié.

Quoiqu’il en soit, tu restas toujours debout telle une aristocrate.

Afin de m’apprendre une suprême leçon tel le grand Hippocrate.

Qu’en toutes circonstances, il faut garder foi en la vie et croire en soi.

C’est qu’alors mon garçon, tu m’as dit, que de ta vie tu en deviendras roi.

Merci mère pour tant de joie partagée avec moi il y a de cela longtemps.

Merci mère pour ta joie de vivre que tu m’as léguée comme un testament.

Merci mère pour m’avoir appris à apprécier la beauté de mon corps.

Voilà pourquoi, je sais qu’il est si unique tout en étant si fort.

Je t’en suis reconnaissant, chère mère, à jamais et tout le temps.

Puisses-tu reposer en paix ! Tu l’as si bien mérité, je te le dis tendrement.

Ce sont-là quelques mots que j’ai choisi avec grand soin.

Pour t’exprimer toute ma gratitude malgré que tu sois si loin.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada