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J’ai faim de toi

J’ai faim de toi Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo choisie par Appetitive-Soul Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/20-00237-886480655

J’ai faim de toi

 

J’ai faim de toi,

Tu es un délicieux plat,

Laisse-moi te savourer comme il se doit,

Te goûter avec douceur et passion, permets-le-moi.

 

Laisse-moi découvrir la profondeur de ton intimité,

De cette intimité que tu as librement dévoilée,

À mes yeux qui scintillent de désirs inavoués,

Et de ma bouche, je saurai te combler.

 

Accroche-toi à mes mains,

Tu connaîtras enfin ton destin,

Avec ton sourire angélique, tu m’offres ce festin,

Pendant que j’entendrai ton haleine haleter tel un refrain.

 

Je sentirai les battements de ton cœur,

Ton sang coulera dans tes veines à cent à l’heure,

Tu connaîtras enfin l’apothéose sans aucune peur,

Tu en redemanderas sans cesse avec des cris et des pleurs.

 

Je fouillerai avec prudence chaque coin,

Alors que tu me tiendras la tête de tes mains,

Entre tes mains, je serai ton bibelot, ton pantin,

Ce jouet qui te fera monter au septième ciel jusqu’au matin.

 

Alors mon amour, ma chérie.

Installe-toi confortablement, je t’en prie.

Tu es si belle dans cette luxure alors que tu souries,

J’ai tellement faim de toi que je te dégusterai toute la nuit.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je suis la femme du fermier

Je suis la femme du fermier
Je suis la femme du fermier de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-farmers-wife-852205731

Je suis la femme du fermier

 

Je suis la femme du fermier,

Celui hier qui a été enterré,

Revenu du front si blessé,

Je n’ai pas pu le sauver.

 

Il était parti rejoindre ses amis,

Défendre familles et patrie,

Nous étions tellement épris,

Mais je n’avais rien compris.

 

Combien de nuits j’ai pensé à lui,

Me demandant s’il avait été pris,

Était-il en sécurité et bien nourri,

Était-il fait prisonnier par l’ennemi?

 

J’espérais tant son retour,

En m’occupant de notre enfant avec amour,

Lui parlant de son père avec tendresse,

En la serrant dans mes bras avec délicatesse.

 

Certes nous ne manquions de rien,

Car cette terre je la travaillais de mes mains,

Avec le cœur au ventre et la fierté à l’âme,

Pendant que mon époux entre ses mains serrait son arme.

 

Puis, sans crier gare,

L’esprit de la guerre fit son art,

Un coup de canon retentit au loin,

Lui fit perdre son arme la rage aux poings.

 

Bruit sourd retentit dans sa tête et lui fit perdre l’esprit,

S’évanouissant en étant entouré d’ennemis ébahis,

De le voir encore vivant après une telle violence,

Était-il protégé par la divine Providence?

 

Fait prisonnier il fut interné dans un camp,

Où il s’ennuya de sa famille longuement,

Conflit terminé il fut bien libéré de corps,

Avec son âme brisée par tous ces tors.

 

J’ai ouvert grand les portes de mon cœur,

À cet homme devenu étranger face à mes peurs,

Semblable au dehors mais si différent en dedans,

Quelle souffrance a-t-il vécu pour l’amener vers le néant?

 

Aucun mot de sa bouche ne sortir évidemment,

Malgré mes questions posées bien gentiment,

Seules quelques larmes sur les joues coulèrent lentement,

Me laissant craindre le pire malheureusement.

 

Par une nuit de clair de lune et un ciel étoilé,

Dans le silence de cette chaude nuit d’été,

Sous un arbre feuillu il mit fin à ses souffrances,

Ignorant nos années d’amour et de romance.

 

Je suis la femme de ce cet homme que vous m’avez volé,

De cet homme qui depuis tout le temps j’ai tant aimé,

Comment vais-je faire pour expliquer à notre enfant chéri,

Que son père a connu l’enfer sur terre avant d’aller vers le Paradis?

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La vie peut être

La vie peut
La vie peut être Texte de RollandJr St-Gelais Photo par G.B.62da Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Hard-and-soft-849003014

La vie peut être

La vie peut être aussi douce que l’herbe verte dans les champs en été. La vie peut être aussi rude que les cailloux sur le bord du chemin. La vie peut nous transporter dans les plus hautes extases du bonheur comme elle peut nous enfoncer dans les pires douleurs de l’enfer. La vie peut renfermer une multitude de trésors comme elle peut devenir une boîte de pandore.

La vie est en soi inégale pour chacun d’entre nous. Certains naissent avec une cuillère d’argent dans la bouche tandis que d’autres triment dur tous les jours de leurs existences. Certains naissent avec un corps parfait tandis que d’autres ont que pour corps le résultat des pires cauchemars. Certains ont la beauté de la perfection et d’autres ont la perfection des imperfections. Et pourtant, tout réside dans la vision que tous ces gens ont face à la vie.

La vie est ce qu’elle est. Ne cherchons pas de coupables, ni de raisons à ce qu’elle est. Il n’y a ni volonté divine, ni karma. Il n’y a que la vie en soi, avec ses hauts et ses bas. Telle une montagne russe, crions de joie lorsque nous sommes vivons de bons moments et reprenons notre souffle lorsque nous traversons des jours difficiles.

La vie peut être. La vie est. La vie sera toujours ce qu’elle est. Elle sera toujours la vie. Rien à rajouter. Rien à enlever. Vivons tout simplement. Simplement dans la joie de vivre ici et maintenant.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

 

Par la douceur de tes lèvres

Les lèvres de ton âme
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Par la douceur de tes lèvres

 

Ce soir tu m’as fait une belle surprise,

Tu m’as envoyé une vidéo où tu as été prise,

Prise en train de chanter d’une voix tellement angélique,

Que je croyais que tu sortais d’un monde totalement féérique.

 

Ce fut certes, avouons-le, assez court.

Mais de cette voix, je m’en souviendrai toujours.

Car comme tu étais belle en cet instant si précieux,

Un instant qui restera dans mon cœur si merveilleux.

 

Je t’ai entendu chanter une chanson si émouvante,

Que tout mon être était attiré par des paroles si attirantes,

Des paroles qui sortirent de ta bouche telle une mélodie venue des cieux,

Qui te donna une aura tellement divine que je me suis mis à pleurer.

 

En revoyant ces jours où en secret je t’avais tellement aimée,

Face au déroulement de ma vie, je me suis mis à me questionner.

Méritais-je vraiment d’être aimé par une femme aussi belle que toi,

Car je suis loin d’être parfait, ni riche ni puissant et encore moins un roi.

 

Était-ce trop demandé à la vie d’être à tes côtés?

Malgré mes nombreux défauts et mes multiples infidélités,

Car j’étais prêt à te prendre comme tu es avec ta grande souffrance,

Que j’aurais pris soin de soulager avec des mots d’amour et de romance.

 

Comme tu es belle dans cette vidéo que tu m’as envoyé,

Tellement belle que je croyais que j’avais simplement rêvé,

En cette nuit d’un mois d’été où dans le silence de ma solitude,

Où je constate par la douceur de tes lèvres que ma vie est que décrépitude.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La sirène

La sirène
La sirène Poème par RollandJr St-Gelais Photo réalisée par G.B. d’Allemagne devianArt : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-mermaid-848589563

La sirène

 

En cette journée ensoleillée,

Dans les bois, je me suis promené.

Dans les sentiers des arbres verdoyant,

J’y suis allé gambader bien joyeusement.

 

Tout me paraissait d’un calme presque divin,

Que je ne pensais plus à tous ces improbables lendemains,

Respirant à profusion l’air pur que m’offrait mère Nature,

Oubliant les problèmes de ce monde car j’en avais cure.

 

Puis vint l’instant tant souhaité tant attendu,

Où j’allais pouvoir être libre et enfin me mettre nu,

Près de la rivière possédant une eau d’une pureté sans pareille,

Je me vis déjà m’y baigner en admirant les oiseaux battant des ailes.

 

Arrivé sur les lieux, j’enlevai mes vêtements.

Sans aucune gêne me croyant seul évidemment,

Car ces lieux étaient bien à l’abris des yeux d’inconnus,

Jusqu’au moment où je vis cette dame toute menue.

 

Quelle a été mon désarroi,

De voir cette dame les yeux fixés sur moi,

Me regardant sans dire un mot et sans bouger,

Comme si elle attendait que j’aille la trouver.

 

Elle leva lentement les yeux,

Tout là-haut, vers le ciel si beau si bleu.

Les recouvrant de lunettes colorées marrons,

Se caressant les cheveux qui sentirent si bon.

 

Se tenant assise sur une souche,

Je rêvais à l’embrasser sur sa bouche,

Mais aurait-il été possible de réaliser ce rêve?

Ce rêve où je vis cette sirène comme étant ma nouvelle Ève?

 

Par

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada