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Un domaine artistique méconnue : La grâce de l’automobile 

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Un domaine artistique méconnue :

La grâce de l’automobile 

Bonjour tout le monde,

En cette journée un peu spéciale, j’ai décidé de vous offrir quelques photos réalisées lors d’une visite que mon amie et moi avons faite au sein d’un musée permanent dans une charmante petite ville de la Suisse romande. Pourquoi un tel article au sein de mon blogue artistique ? C’est là une question tout à fait légitime compte-tenu de la thématique propre à ce blogue.

Est-il utile de vous rappeler qu’il existe au sein de l’industrie de l’automobile, surtout à ses débuts, un savoir-faire indéniable se rapprochant d’un véritable art ? Oui, les automobiles ne sont plus ce qu’elles étaient en particuliers lorsqu’on pense qu’elles furent d’abord et avant tout vouées à une clientèle richissime. C’est un fait ! La masse dilue la qualité. Qualité qui se perdit en même temps que la coquetterie présente chez plusieurs modèles anciens. Une époque révolue ? Une chimère du passé ? Un fantasme d’un temps où tout semblait beau, paisible et prospère ? C’est possible.

Bref, C’est avec un plaisir immense que je vous invite bien chaleureusement à parcourir ce diaporama où l’art fut mis à contribution dans le domaine de l’automobile afin de lui donner une grâce qui, fort malheureusement, n’existe plus à notre époque. Une époque où la vitesse nous a fait perdre la notion du bonheur à l’instant présent. Un bonheur véritable puisque vécu comme il se doit, c’est-à-dire un cadeau. Voilà pourquoi l’appelle-t-on un « présent ».

Merci infiniment de m’avoir lu.

Je vous aime beaucoup.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Clocher

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Clocher

 

Ô mon beau clocher,
T’entendre sonner ces temps de prière,
Automne, printemps, été sans oublier l’hiver,
Nous ramenant à sauver ce qui est le plus cher.

Clocher de la pureté de ma tendre enfance,
Avant que viennent les découvertes de l’adolescence,
Sonner les laudes et les vêpres en passant par le glas,
De ce temps révolu mon cœur en est bien las.

Clocher de jadis, d’une autre époque,
Bien avant aujourd’hui où les gens s’en moquent,
Sonner de nouveau pour nous rappeler
L’origine de notre foi maintenant interpellée.

Clocher de Rome de province ou de campagne,
Jeter sur l’insolence de nos âmes un modeste pagne,
Afin de cacher notre honte devant le Créateur,
Lui rappelant Son amour en effaçant notre peur.

De

Rollandjr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

 

Aimer, c’est se montrer nu.

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Aimer, c’est se montrer nu.

 

Aimer, c’est se montrer nu.

Aimer, c’est sans aucun doute, se montrer nu à l’autre: nu dans sa force et nu dans sa fragilité! Tout se dévoile et tout se vêt de grâce! La nudité est le vêtement du roi: naître c’est peut-être cette mutation du voilé en ce vêtement plus dense que dix mille traditions clandestines… C’est la même chose que d’aimer ou d’écrire: ce n’est que se soumettre à la claire nudité du silence et du regard inquisiteur humain… C’est en quelques sortes, toujours s’effacer!

La poésie est une parole aimante: elle rassemble celui qui la prononce et elle se recueille dans la nudité de quelques mots… Ces mots, sont avec eux, un mystère de la présence humaine et sont offerts à celui qui les entend, les reçoit… Ils ne tuent parce qu’un amour nous révèle dans notre nudité, mais bien dans notre misère, notre état désarmé, notre néant! La vieillesse ne peut ouvrir la nudité que par la véritable gloire: la gloire seule tient lieu des talents qu’une longue vie a usés… 

La nudité est un vêtement et le vêtement en est sa parure… Tout comme la pureté, dont le reste n’est que souillure.. La pauvreté en est l’ornement ultime!

La nudité dans la relation amoureuse, c’est une offrande que l’on fait de son moi véritable, dépourvu des boucliers et des masques qui nous protègent de la société, celle qui nous facilitent l’épreuve de ses règles et de ses contraintes… L’exhibition de la plus luxueuse nudité ne prouve point à la chair plus d’attraits que le récit des touts que tisse la pensée: une sorte de priapisme sentimental causé au cœur…

Il faut chercher à comprendre et à disséquer les pires exactions, toujours essayer de retrouver la place de l’homme dans sa fragilité, souvent introuvable… Ensevelis parmi les ruines monstrueuses de ses actes absurdes! Nous vivons dans une époque étrange où tous ont peur de la nudité alors que l’idée qui en découle, est que c’est en fait, quelque chose de magnifique! Aujourd’hui, c’est pour nous, affaire de convenance que l’on ne veuille pas tout voir dans la nudité… Tout comprendre, c’est pouvoir tout mépriser! Elle gêne moins celui qui est vu que celui qui regarde! Lorsque la nudité rend au corps un culte pur d’amour, c’est la chair qui en demeure humiliée!

Beaucoup d’entre nous mourront ainsi sans jamais être nés à leur humanité… Ayant pour ainsi dire, confiné leurs systèmes associatifs à l’innovation marchande, tout en couvrant de mots la nudité simpliste de leur inconscient dominateur…

Collaboration spéciale

Québec (Québec) Canada

Une exposition impressionnante!

Rolland St-Gelais & Sandra Caissy

Rolland St-Gelais & Sandra Caissy

Bonjour tout le monde,

Je me rappelle qu’un des objectifs de mon blogue est de promouvoir le domaine artistique. Non pas de la même manière que nous sommes habitués de lire via les critiques artistiques, mais plutôt selon mes propres expériences personnelles ainsi qu’à travers les multiples rencontres que j’ai réalisées avec des artistes œuvrant dans des domaines variés. Pour se faire, je dois toujours être à l’affût d’expositions, de faire des rencontres avec de nombreux artistes et ne pas craindre de dialoguer avec eux. Dieu merci! Je reste dans l’une des plus belles villes d’Amérique du Nord où les arts sont bien représentés au sein de population de plus en plus cosmopolite. Ne dit-on pas que la diversité enrichit une nation mais qu’une nation sans diversité est vouée à une disparition certaine?

Une artiste formidable

Une artiste formidable

J’ai la chance d’avoir parmi mes amis et amies des artistes formidables qui œuvrent sur de nombreux projets dont les thèmes ne cessent de m’étonner. Tantôt triste, tantôt lugubre, tantôt rempli de joie allant parfois jusqu’à l’exubérance, leurs champs de travail sont d’une largesse quasi sans limite. J’admet volontiers que quelques-uns s’extirpent du lot tant leurs particularités les rendent uniques à mes yeux. De plus, j’ai la chance de côtoyer certains de ces artistes dans ma vie quotidienne. C’est notamment le cas d’une femme remarquable dont le talent artistique est des plus prometteurs. Et, j’ai nommé Sandra Caissy.

Elle a eu l’amabilité de m’inviter au vernissage de ses œuvres d’art dont le sujet est tout à fait inusité. Inusité à la fois sur la sensibilité qui s’en dégage que par le côté tabou présent dans notre société. En effet, le suicide est loin d’être un sujet de discussion animée autour d’une table entre amis et, encore moins, lors d’un réveillons de Noël ou du Nouvel An. Et, pourtant, il s’agit d’un des pires fléaux de notre époque. Époque, faut-il le rappeler?, où les commodités de la vie n’ont jamais été aussi accessibles pour la majorité de mes concitoyens. Le suicide est également rempli de mystère, de questions souvent sans réponses et de crainte. Crainte de l’inconnu, de l’autre qui a posé l’acte et de soi qui peut aussi le faire à son tour.

Je vous le dis d’emblée. Cette exposition n’a rien qui encourage les personnes qui le visitent à se suicider. J’affirmerais plutôt que

Magnifique!

Magnifique!

c’est tout le contraire. Elle favorise un nouveau regard sur les étapes que doivent monter de manière graduelle la personne au prise avec le désir de se priver du don magnifique qu’est la vie et qui aurait besoin simplement, ne fut-ce qu’un instant, d’une écoute sincère et d’une main tendue. Personnellement, j’y suis allé avec une certaine appréhension laquelle provient du suicide de l’un de mes cousins qui s’était fait enrôlé au sein d’une organisation machiavélique au début des années 1990. Aurais-je pu lui venir en aide lorsqu’il avait téléphoné afin de passer quelques temps avec moi? Je ne le saurai jamais puisque mes études universitaires m’avaient éloigné de ma famille durant ce temps. Dommage!

Mais, revenons à l’exposition intitulée « La Suicidée« ! Il s’agit d’un «… projet d’exposition transdisciplinaire abordant la question de l’idée de mort volontaire par l’intermédiaire de l’autoreprésentation.»

Poésie

Poésie

C’est justement cette autoreprésentation qui rend cette exposition vraiment intéressante. Je me suis promené allègrement dans les dédalles, tel un labyrinthe, où se trouvèrent des dessins, des photos, des poèmes et autres supports médiatiques alimentant ma réflexion sur le suicide. Pourquoi donc vouloir poser un tel geste de non retour? D’ailleurs, une telle réflexion semble avoir été vécue par l’artiste elle-même puisqu’elle affirme que c’est «… dans un contexte d’auto-observation de mes propres pensées et de mes états d’âme douloureux causés par des symptômes dus à stress post-traumatique (…) que j’ai utilisé l’art comme lieu d’amplification de la réalité pour la transformer en une histoire tragique inventée.»

Il va de soi qu’il est préférable d’avoir un temps suffisamment long prévu à notre horaire afin de pouvoir admirer l’ensemble des œuvres présentées à cette exposition et ce, pour les raisons suivantes. En premier lieu, c’est un plaisir de partager avec l’artiste. Une femme superbe dans tous les sens du terme. En deuxième lieu, chaque œuvre nous incite à nous interroger sur ce que peuvent ressentir les gens qui sont au prise avec des idées suicidaires. Et, en dernier lieu, les visiteurs doivent avoir la possibilité de prendre du recul face au sujet proprement dit: Ce n’est pas, et ce ne sera jamais, la promotion du suicide. En effet, le désir de vivre est omniprésent. Bravo à l’artiste!

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada