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Votre beauté est éternelle

Votre beauté est éternelle Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo de JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/Salt-Flats-915084325

Votre beauté est éternelle

 

Ô, ma toute belle !

Comment pourrais-je vous dire ?

Par des mots simples ce que je désire !

Comme votre élégance est à mes yeux éternelle.

 

Votre charme est à mon tendre regard si unique.

Que je ne trouve point en mon âme les divines paroles.

Ces déclarations qui seront gravées tel un trésor qui jamais ne s’envole.

Me priver de votre grâce serait pour moi un drame fatidique.

 

Certes, c’est une triste réalité que le temps passe inexorablement.

Il en est ainsi de chaque époque pour les êtres vivants sur cette terre.

Certains possèdent un cœur de chair et d’autres en ont un de pierre.

Mais, votre présence en mon for intérieur restera tel un feu ardent.

 

Vous êtes étendue sur ces étranges plaques de sel.

Dans l’une de ces régions qui me sont vraiment inconnues.

Je l’admets volontiers bien que j’avance en âge, je n’ai pas tout vu.

Qui sait ? Un jour, un ange par pure bonté me prêtera-t-il ses ailes ?

 

Mais, une chose est évidente, vous êtes toujours la plus jolie.

Votre corps si resplendissant est un véritable plaisir pour mes yeux.

Il ne m’en faut guère plus pour être en ce jour un homme heureux.

Il est maintenant l’heure de tirer les rideaux et de vous dire « bonne nuit ».

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Par un bon matin

Par un bon matin Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Pajunen Source : https://www.deviantart.com/pajunen/art/May-914942263

Par un bon matin

 

En ce temps-là, nous pouvions aimer.

Toutes les femmes que nous admirions.

Que nos regards portaient jusqu’à la vénération.

Être un homme authentique était loin d’être un péché.

 

Nous ne nous posions jamais mille questions.

Pas de réseaux sociaux peuplés de gens asociaux.

Qui ont plaisir à juger ceux qui font quoi de beau.

La vie, avec sa simplicité et sa beauté, nous la vivions.

 

Nous prenions les journées comme elles venaient.

Un jour mauvais ? Ce sera mieux demain ! Voilà le secret.

On se disait, avec raison, à quoi bon craindre mille regrets.

On s’arrangeait comme l’on pouvait avec ce que l’on avait.

 

Il y avait certes des reportages sur les conflits armés.

Mais, on savait fort bien quoi faire pour s’en défaire.

On éteignait la télévision et on partait prendre de l’air.

Aujourd’hui, on a les cellulaires pour être à l’affût de l’actualité.

 

Ne vous demandez pas pourquoi tant de gens marchent au Ritalin.

Tout porte à croire qu’il est interdit d’être simplement heureux.

Pourtant, les mers font encore de belles vagues sous le ciel bleu.

Et que tout soit possible si nous prenions entre nos mains notre destin.

 

Reviendra-t-il un jour, ce temps de l’amour sans chagrin ?

Cet âge où nous nous baladions dans le jardin de l’innocence.

En ce temps-là, il était permis respecter le droit au silence.

Je rêve tant me réveiller dans cette époque par un bon matin.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Depuis qu’elle est fermée

Depuis qu’elle est fermée Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/They-closed-the-line-913747929

Depuis qu’elle est fermée

 

En cette journée d’été, je suis allé,

Dans les bois feuillus, me promener.

À la campagne où mon père jadis m’y amena.

Avec sa voix chaleureuse, ses souvenirs, il me raconta.

 

Ses souvenirs de jeunesse,

Une époque remplie de jolies déesses.

Où il fit la rencontre de sa bien-aimée.

Une femme qu’il avait aimée jusqu’à la marier.

 

Ensemble, ils vécurent des jours heureux.

Ils étaient loin d’être riches sans être nécessiteux.

Mon père était un fier conducteur de locomotive.

Ma mère s’occupait de la boutique d’eau vive.

 

Il amenait les voyageurs de grand chemin.

Il en revoyait quelques-uns, selon leur destin.

Elle veillait avec grand soin au bon train des affaires.

Elle attendait le retour de son amour à l’autre bout du chemin de fer.

 

J’imagine bien que parfois.

Dans un élan de cœurs en émoi.

De retour d’un long voyage vers une terre étrangère.

Il arriva sur le seuil de la porte, celui qui deviendra mon père.

 

Dans un élan passionnel,

Sans dire un mot, il amena sa belle.

Vers la chambre où ils s’unirent d’un amour véritable.

Sans se douter qu’il y aurait plus tard un enfant à leur table.

 

Fruit inattendu de leur amour.

Ils me comblèrent d’affection nuit et jour.

Ils m’ont transmis leurs valeurs et leur foi chrétienne.

Elles m’ont toujours servi quoiqu’il advienne.

 

Les années passèrent à la vitesse de l’éclair.

Un bonheur brisé par le départ vers les cieux de ma mère.

En dépit de bons soins, une maladie étrange, son élue avait ravie.

Il me réconforta de la perte de celle qui m’a donné la vie.

 

Comme j’aurais aimé trouver les mots pour le consoler.

Lorsque je voyais de ses yeux rougis, toutes ces larmes couler.

Mais, je venais à peine de sortir de mon enfance.

Triste début pour entrer dans l’adolescence.

 

Elle a été inhumée dans le cimetière du village.

Un endroit somme toute joli entouré d’arbres sans âge.

Il n’a jamais désiré prendre pour épouse une autre femme.

Car, dans son cœur déchiré, pour elle, brûlait une éternelle flamme.

 

Puis, en une journée chaude d’été.

Lorsque j’étais en âge de comprendre la réalité.

Il m’amena près de la voie ferrée où avait tant roulé son train.

Il m’a alors enseigné une noble vérité, en me tenant par la main.

 

Retiens bien cette leçon, ô, ma chère fille.

C’est un fait que la vie sans cesse se défile.

Semblable à ses rails grugés par le temps impassible.

Aussi longtemps que tu auras foi en Dieu, tout sera possible.

 

Éloigne ton âme pure de tout mal.

Prend bien garde de ce monde, les vandales.

Ouvre avec joie les mains aux nécessiteux.

Et, choisis bien celui qui sera ton amoureux.

 

Tu joindras à ton tour des rails sur le chemin de fer de la vie.

Sache, ô, ma fille chérie! Que je te souhaite un bonheur infini.

Tu as été la plus belle surprise de toute mon existence.

Je désire tant que tu sois dans l’abondance.

 

Depuis que cette voie ferrée est fermée.

Je viens à l’occasion en cette forêt me balader.

C’est alors que je me remémore ces paroles de sagesse.

Merci père et mère pour votre amour et pour votre tendresse!

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Un monde paradoxal

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Un monde paradoxal

 

Bonjour mon ami.

Écoute-moi, je t’en prie.

J’ai quelque chose à te dire.

Un secret qui me fait tellement languir.

 

Crois-moi, j’ai longuement réfléchi.

À tout ce que je vois maintenant dans cette vie.

Je n’aurais jamais cru que cela aurait pu se produire.

J’éprouve tellement de douleur que j’en ai perdu le goût de vivre.

 

Devrais-je adresser une prière à un saint, à un ange ou même à Dieu ?

Je suis loin d’avoir au plus profond de moi un cœur dévolu et pieux.

Tant de questions demeurent en suspense telles des gouttes d’eau.

Que s’est-il passé en ce monde, que je croyais en mon âme, si beau ?

 

Une multitude de gens ont tant voulu la paix pour tous les humains.

Tant d’êtres chers ont sacrifié leur belle jeunesse. Mais, en vain !

Tant de fois, j’ouvre la télévision pour ne voir qu’un tragique destin.

Un monde qui pleure sur leurs rêves brisés, submergé par tant de chagrin.

 

Quel monde paradoxal situé entre le rêve et la réalité !

Tant de gens souffrant de la faim ou ayant mangé à satiété.

Quelle perte de temps entre les luttes pour le respect et les défaites !

Tant de gens exploités par des riches à croire que les choses sont ainsi faites.

 

Ce que j’aimerais vivre l’époque de mes parents.

Je les voyais rêver d’un avenir meilleur dès le soleil levant.

Ils m’ont conçue d’une passion véritable dès l’astre se couchant.

En échangeant des gestes d’affection qui les transportaient dans le vent.

 

Mais, quel monde paradoxal dans lequel je tente de survivre !

Il y a tant de gens à la recherche de l’amour, qui ne cessent de souffrir.

Quel monde cruel dans lequel je cherche sans arrêt la sortie !

Aide-moi, mon ami ! Où est-elle ? Dis-moi ! Je t’en supplie !

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Mon amour y sera à jamais

Mon amour y sera à jamais Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Tate Chmielewski Modèle par JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/Ghost-in-this-House-912090175

Mon amour y sera à jamais

 

Il n’y a pas si longtemps.

Il y avait dans cette vaste demeure.

Une famille heureuse qui ne comptait pas les heures.

Un père attentionné, une mère dévouée, pour leurs enfants.

 

C’était à une époque où les gens valsaient.

De ces années où les dames aimaient se faire courtiser,

Par des hommes qui cherchèrent l’âme sœur pour un foyer fonder.

Un temps où les amoureux sous le voile céleste d’une nuit d’été chantaient.

 

Mon conjoint gagnait sa vie honorablement.

Et, moi en bonne épouse, je veillais au bonheur.

De mon mari et de nos enfants en leur évitant tout malheur.

Soyez sans crainte, ô gens d’un autre siècle, j’étais chérie amoureusement.

 

Quelle faute ai-je commise pour que la faucheuse eût sur moi la saisie ?

Ma vie était tellement magnifique que je la croyais à jamais éternelle.

Je fredonnais dans mon jardin fleuri les chansons de ma région si belle.

Quel triste coup du destin pour qu’une maladie de cause inconnue ait pris ma vie !

 

Mon existence était si magique que je pensais quelques fois rêver.

Mais, une fièvre a envahi mon corps le rendant si fragile et si pâle.

Mon tendre époux fit venir les meilleurs médecins de Viennes jusqu’à Bâle.

Il dépensa sans compter afin de redonner la santé à celle qu’il a toujours aimée.

 

Mais, peu à peu, en dépit de sa bonne volonté et de ses généreux soins.

Mon pauvre cœur cessa de battre afin de permettre à mon âme de s’envoler.

J’ai laissé derrière moi des souvenirs au sein d’une fratrie qui allait se dissiper.

Il en est ainsi de notre empreinte terrestre qui disparaît au large du temps si lointain.

 

Il m’est arrivé une fois de revenir en ces lieux où une famille heureuse s’y trouvait.

Devant le silence sidéral de ces pièces vidées de mes tendres traces d’autrefois,

J’ai alors compris que je devais dire adieu malgré mon chagrin pour une dernière fois.

Mais, sachez-le, en mon cœur d’épouse et de mère, mon amour y sera à jamais.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada