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Sœur Christine

Soeur Christine
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Sœur Christine

 

Ô ma belle sœur,

Pour vous bât mon cœur,

À chaque fois que je pense à vous,

De tout mon être, je deviens vraiment fou.

 

Imaginer recevoir de votre fouet vos coups,

Ressentant le bienfait sur ma chair jusqu’au bout,

Goûtant votre désir de vouloir sauver sur mon âme perdue,

Sur cet autel, je vous offre avec liberté tel un holocauste mon corps nu.

 

Ô ma sœur, sauvez mon âme perverse,

Libérez mon esprit sans cesse à la renverse,

Que mes douleurs soient la source de votre bonheur,

Vous seule pouvez me tirer des griffes de l’enfer en cette heure.

 

Je vous offrirai mon âme et mon corps avec joie,

Je subirai sans rechigner la fermeté de vos habiles doigts,

À tous vos désirs, sans dire un mot tel un esclave fidèle j’obéirai,

Car rien en ce monde immoral me fait tant plaisir lorsque vous me souriez.

 

Oui, je le confesse, je suis qu’un vilain garçon.

Qui devant votre sublime beauté en perd la raison,

Des flammes cruelles de l’enfer, sauvez-moi, je vous en prie.

Corrigez-moi! Pour mon bien et pour votre plaisir, je vous supplie.

 

Et que votre magnifique donjon,

Devienne pour votre jouet sa seconde maison,

Qu’il en soit ainsi pour mon plus grand plaisir et le vôtre,

Sachez-le! De votre imagination vivante mon corps en sera l’hôte.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

 

Robe écarlate

Robe écarlate
Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/scarlett-829737540

Robe écarlate

 

En cette belle et fraîche nuit,

Une seule chose de toi j’ai vraiment envie,

Ô toi mon amour, ma raison de vivre, ma bien-aimée.

Voudrais-tu porter cette robe écarlate et devant moi danser?

 

Cette robe se voulait être mon présent,

Que j’offrirais à celle avec qui je vivrais éternellement,

Car, comme  tu le sais si bien, toi et moi sommes condamnés.

À ne point mourir, à ne point rendre l’âme et à vivre pour l’éternité.

 

Dans nos corps loin de la lumière,

Voilà l’ultime sentence prononcée par les enfers,

Où toi et moi avons été rejetés sur cette terre et réprouvés,

Condamnés à vagabonder sur les chemins de ces pays étrangers.

 

C’est-là le châtiment d’avoir succombé à la tentation,

Pour avoir goûté ce sang afin de ne pas embrasser les lèvres de la mort,

Ce sang de cet être damné des Carpates ne doutant pas comme nous avions eu tort.

Car en nous abreuvant de son sang nous acceptions à jamais son éternelle damnation.

 

Maintenant réfugiés dans ce château,

Le plaisir de t’offrir de tout ce qui a de plus beau,

Me comble à chaque heure d’un mystérieux bonheur,

Comme quoi il y a autre chose dans notre soif de sang que le malheur.

 

Je t’en prie mon tendre amour, accepte ce don.

Puisque mon souhait c’est de te donner de moi ce qui est bon

Car à tes côtés quoiqu’il arrivera quoique l’on nous fera je resterai,

De mon amour envers toi et face au temps qui passe toujours je te le prouverai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ce monde n’est pas réel

Ce monde n'est pas réel
Photographer: David Hobbs Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/This-world-is-not-real-821344076

Ce monde n’est pas réel

 

Quelle triste nuit,

Que je viens de passer,

Je n’ai fait que soupirer et rêver,

Rêver de toi toute la nuit seul dans mon lit.

 

Essayant de prononcer ton nom,

Mais de mes lèvres ne sortirent aucun son,

Désespéré, je ne savais que faire pour me sortir de cet enfer.

Je te voyais danser dans les nuages blancs tout là-haut dans les airs.

 

Ce que tu étais belle enveloppée de ce tissu noir,

Tellement magnifique que j’avais de la misère à le croire,

Désirant seulement aller te rejoindre j’étais prêt à m’ouvrir les veines,

Pouvais-je imaginer pouvoir vivre sans toi ma fille, ma déesse, ma reine?

 

Mon âme voulait aller te rejoindre tout là-haut,

Là-haut dans les cieux où tout est pur et où tout est beau.

Pourquoi es-tu partie sans moi ? Pourquoi avoir pris cette route ?

Tant de questions sans réponses ! Voilà ce qui en mon âme le déroute.

 

Jamais plus je ne pourrai te serrer dans bras,

Te serrer dans mes bras pour te rassurer face à tes peurs,

Sécher avec délicatesse tes larmes de peine peu importe l’heure,

De jour et de nuit, tu savais qu’en tout temps tu pouvais compter sur moi.

 

Je me souviens le jour où tu es née,

Dans le creux de mes mains, je t’avais réchauffée.

Pendant que ma tendre épouse recevait les derniers sacrements,

Ta mère que j’avais tant aimée rendit l’âme en m’offrant notre enfant.

 

Je t’ai vue grandir tout en te donnant ce que j’ai pu,

Avec patience, je t’ai enseigné ce qu’est la vie comme je l’ai vue.

Je sais fort bien que j’étais loin d’être riche et encore moins parfait,

Mais de mon amour paternel toujours je t’ai comblée, voilà ce qui en est.

 

Et puis, un jour un charmant jeune homme tu as rencontré.

Dans cette grande ville où faire tes longues études tu y étais allé.

Tu m’avais sollicité la permission d’aller passer les fêtes en sa compagnie,

Voyant briller un tel éclat de bonheur dans tes yeux : Bien sûr! Je t’ai dit.

 

Il n’y a pas plus noble bonheur pour un père de voir sa fille enchantée,

D’avoir enfin trouvé l’être cher avec qui elle pourra fonder un foyer,

Je sais bien que tu as tenu ta promesse de faire toujours attention,

Et que tu prendras sur le chemin du retour tes précautions.

 

Chaussée glissante, pluie trop abondante !

Ta joie était peut-être, dans tes pensées, trop présente.

Celle de passer les vacances avec ton amoureux, ton chéri.

Tout comme moi qui, devant ta joie, avait si rarement souri.

 

Mais peu après minuit, le téléphone sonna.

Une voix d’un gendarme triste nouvelle m’annonça,

Votre fille a raté la courbe au bout de la route en cet nuit sombre,

C’est alors que tout autour de moi devint qu’une lourde pénombre.

 

Maintenant que tu es parti pour toujours loin de ce monde irréel,

Depuis ce jour fatidique tout autour de moi semble si cruel mais si réel,

Mes amis, sachez qu’il n’y a pas pire douleur dans le cœur d’un père,

Ni pire souffrance que celle de perdre sa fille unique, ô quel goût amer!

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Sur le mur

Sur le mur
Poème inspiré par un très beau dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France.

Sur le mur

 

Sur le mur

J’ai pris un appui

Puis, sur ma vie, j’ai réfléchi.

Sur ce que de ma vie l’avait rendu si dure.

 

J’ai enfin pu comprendre

Je crois sans m’y m’éprendre,

Que ce qui m’a le plus blessée

C’est que l’on m’ait caché la vérité.

 

La vérité sur mes origines,

De mon être, de mon âme et de mon cœur.

Qui ont fait de moi ce que je suis en chaque heure,

Quand j’y pense vraiment, je sens comme un étau sur ma poitrine.

 

Pourquoi m’a-t-on sans cesse menti?

Depuis le jour de mon abandon et que je vis.

Qui sont mes véritables parents?

Quels gènes donnerai-je à mes enfants?

 

Tant de questions sans réponses?

Voilà bien ce qui en ce moment me ronge.

C’est là une chose bien légitime de vouloir savoir,

De sortir de cette nuit horrible où il n’y a que du noir.

 

Maintenant je dois savoir qui je suis vraiment,

Je ne dois pas attendre trop longtemps,

Car peut être ne sont-ils plus vivants,

Sont-ils simplement mourants?

 

De tout mon être, je désire connaître.

Qui je suis afin de pouvoir renaître,

Renaître de mes cendres,

Sans plus attendre!

 

De

 

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je peux entendre les battements de ton cœur

Je peux entendre les battements de ton cœur
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Je peux entendre les battements de ton cœur

 

Je peux entendre les battements de ton cœur,

Sans comprendre pourquoi de moi tu as peur,

Car depuis toujours je t’ai tellement choyée,

Car pour toujours, sans cesse je t’aimerai.

 

Comme je peux voir ta beauté à travers tes yeux,

Tes yeux qui m’invitent dans un monde merveilleux,

Un endroit si secret où toi et moi seront à jamais heureux,

Un bonheur qui commencera cette nuit dans nos bras d’amoureux.

 

Une nuit de cet hiver sous le ciel du nord,

Un pays où le vent est si glacial qu’on croit qu’il nous mord,

Mais, Dieu merci, ce que nous sommes bien dans ma modeste demeure.

Où le temps n’y a point d’emprise en chaque instant en chaque heure.

 

Tes taches de rousseur sur ton visage angélique,

Me font penser à un ciel étoilé tellement féerique,

Laisse-moi t’embrasser ! Laisse-moi te rendre hommage !

Avant que nous attrape le temps de la vieillesse et du triste âge.

 

Mon amour ! Ma vie ! Ma tendre chérie !

J’ai qu’une seule faveur à te demander en cette nuit,

Laisse-moi, je t’en prie, de ton cœur entendre ses battements.

Car pour défendre ma patrie, bientôt à la guerre je partirai assurément.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada