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Sentiments profonds

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Sentiments profonds

 

Au milieu de la nuit,

J’ai entendu un grand bruit.

Étrangement, je n’ai pas eu peur.

Car ce bruit provenait de mon cœur.

 

Dans la profondeur,

De cette étonnante noirceur,

J’y ai décelé un souvenir telle une lueur,

Une lueur qui m’a fait revivre un instant de bonheur.

 

Une grande dame que j’avais rencontrée,

Sur une terrasse par un beau dimanche d’été.

Elle était assise bien sagement telle une enfant,

Irais-je aller lui parler? Je me suis dit évidemment.

 

Pourquoi pas? Je me suis répondu.

Essayer n’est pas toujours une cause perdue.

Prenant alors mon courage de mes mains imaginaires,

Je me dirigeai en sa direction avec une allure toute fière.

 

Pardonnez mon intrusion,

Je ne voudrais pas être polisson.

Puis-je vous accompagner à cette table?

Car, de votre beauté, l’ignorer j’en suis incapable.

 

Soyez sans crainte, je n’ai point le désir de vous importuner.

Dites un seul mot, et aussitôt, à ma table, je vais y retourner.

Voyez-vous? Homme avec bonnes manières est rarissime en ces jours.

Mais, femme ayant une beauté si éclatante, l’est depuis toujours.

 

Votre chevelure rouge comme la flamme,

Vos lèvres sur lesquelles je déposerais même mon âme,

Votre regard que nul homme digne de ce nom ne saurait ignorer,

Je l’avoue avec humilité, le vôtre j’ai été incapable d’y échapper.

 

Cette nuit, j’ai entendu un grand fracas.

J’ai craint que mon cœur éclatât en mille éclats.

Car, j’ai pour vous depuis l’instant où je vous ai écoutée.

Des sentiments profonds maintenant et pour l’éternité.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

À la fenêtre

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

À la fenêtre

 

À la fenêtre,

Je ressens un mal-être,

Une peine qui m’envahit,

Qui extirpe en moi mon envie.

 

Mon envie de vivre,

Un amour qui veut poursuivre,

La route du destin et de ses chemins,

Que j’aurais aimé découvrir avec joie, avec entrain.

 

Je vois les champs de fleurs,

De là où je suis alors que je pleure,

Où sont passées toutes ces promesses,

Toutes ces paroles douces comme des caresses?

 

Je vois la pluie froide tomber sur le trottoir,

Annonçant tel un messager comment sera le soir,

Un soir différent des autres car tu m’as pour toujours quittée,

Un soir qui me rappelle qu’à nos projets d’amour, jamais il ne faut se fier.

 

À la fenêtre de ma demeure,

Je sens que de plus en plus je meurs,

Car tu étais tellement précieux à mes yeux,

Qu’ai-je donc fait à Dieu pour qu’il te rappelle vers les cieux?

 

Je me doutais bien qu’un grand malheur allait se passer,

Un événement qui allait à jamais bouleverser ma destinée,

Nos baisers, nos gestes de tendresse et de passion étaient trop beaux.

Que des anges jaloux de notre amour allèrent t’amener vers là-haut.

 

J’avais passé la journée à préparer de somptueux repas,

Des plats faits avec attention que nous allions déguster toi et moi,

Puis, sans crier gare, vers le coup des trois heures de l’après-midi,

Une sonnerie dans le portique subrepticement retentit.

 

Deux hommes, deux policiers, se tinrent avec un air sérieux.

Avec quelques mots s’écroula mon monde jusque-là merveilleux.

À un tournant de la route trempée, tu avais, semble-t-il, perdu le volant.

En un éclair, tous nos rêves et nos projets de vie s’engouffrèrent dans le néant.

 

Machinalement, et par politesse, je les ai remerciés de leur présence,

Alors qu’au plus profond de mon cœur s’installait le vide de ton absence,

Vraiment que pouvais-je faire de plus? Vraiment que pouvais-je faire de moins?

Quand frappe de manière inlassable, et bien malgré moi, le coup terrible du destin.

 

Dans le silence de notre maison, je m’y suis réfugiée.

En écoutant le crépitement du foyer, ma tristesse, j’ai assumé.

À la fenêtre, j’ai compris que tout était, malgré toi et moi, à jamais fini.

Comme disait jadis ma défunte mère : ainsi va le destin et la vie.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

En écoutant au loin résonner La Marseillaise!

En écoutant au loin résonner La Marseillaise
En écoutant au loin résonner La Marseillaise Poème par RollandJr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/00-01011-847582429

En écoutant au loin résonner La Marseillaise!

 

Te souviens-tu ma douce France ?

Quel temps magnifique il faisait ce jour-là.

Je t’avais rencontrée au bistro à deux pas de chez-moi,

Tu m’avais enjôlé par le jeu bien subtil de tes belles hanches.

 

J’y étais allé savourer un verre de pastis,

En y dégustant un je-ne-sais-quoi aux épices.

Dès mis en ma bouche, une saveur tellement inoubliable.

En mes pensées dès l’instant je t’ai vue tellement inavouables.

 

Apercevant mon regard, tu me souriais.

Distinguant ton léger sourire, je te le rendais.

Sans gêne et d’un pas léger, vers moi tu avanças.

Ton charme bien français, je l’avoue allègrement m’étonna.

 

Nous échangeâmes quelques paroles,

Qui sonnèrent étrangement à une drôle de parabole,

Car tu compris vite la solitude d’un homme loin de sa mère-patrie,

Un homme qui a besoin de tant de tendresse par un bel après-midi.

 

Sans dire un mot, tu me pris par mon bras meurtri par la vie.

Car pour une aventure sans lendemain, ton cœur envers moi était épris.

Et de mon cœur, je te le jure, jamais je ne saurais t’oublier.

Car tu incarnais en toi toute la France et sa beauté.

 

En ta demeure, tu m’y amenas,

Dans ta chambre là-haut, aussitôt on y monta.

Ébahie par la vigueur de mon membre fier tel un coq gaulois,

Qui conquis par le charme de tes courbes, se tenait bien droit devant toi.

 

Se laissant aller à nos caresses avec bel ardeur,

Sentant le parfum de ta peau envahie par une telle chaleur,

Tu t’étendis sur le drap blanc empoignant ma hampe d’une main assurée,

Je me laissai entraîné par cette ultime passion vers ta suintante intimité.

 

Sentant tes jambes serrer le haut de mes hanches avec force,

Je te mordais gaiement le cou en t’entendant crier telle une bête féroce,

Au profond de moi une substance se préparait à sortir avec puissance,

Nos gestes d’amour aboutirent en une extraordinaire jouissance.

 

Cherchant à reprendre notre respiration,

Tu me supplias de recommencer car c’était si bon.

Les désirs de gente dame sont pour moi ordre à obéir,

Voyant mon hampe prête à te satisfaire de nouveau tu fis un beau sourire.

 

J’ai cru vivre une chanson de Serge Gainsbourg,

Car je venais allègrement entre tes reins tel un refrain.

Un refrain que nous chantions en jouant à ces jeux de mains,

J’allais et je venais comme tu le voulais en grognant tel un vieil ours.

 

À ton signal et sans attendre, je laissai sortir ce jet d’amour.

Ce jet que je retenais depuis si longtemps depuis toujours,

Ô ma belle France, dans ce lit, nous étions si à l’aise.

En écoutant au loin résonner La Marseillaise!

 

Par

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec) Canada

Parfois, il suffit d’un moment de paix

Parfois, il suffit d'un moment de paix
Superbe photo réalisée par James Fraser Voir son site sur https://www.deviantart.com/mtl3

Parfois, il suffit d’un moment de paix

Dans ce monde où tous semblent courir pour tout et pour rien. Courir à en perdre le souffle, la raison et la joie de vivre. Courir pour aller au-devant de qui, au devant de quoi, fuir quoi et surtout pourquoi fuir. Courir pour ne point souffrir? Alors qu’il suffirait simplement de prendre un arrêt.

Un arrêt dans le temps qui passe et qui ne reviendra jamais. De ce temps que l’on remplace à tort par l’argent alors que celui-ci ne peut acheter en aucune façon le premier. De ce temps de nos innocences, de notre enfance, de notre folie de jeunesse, de nos amours de nos vingt ans et de nos souvenirs qui peupleront nos vieillesses.

Parfois, nous rêvons tous de devenir riches, d’être en mesure de réaliser nos fantasmes les plus fous, de voyager, d’aller au-delà même de l’horizon. Parfois, nous nous bâtissons des demeures luxueuses pour s’y réfugier et être loin des vicissitudes de l’existence humaine, voire moderne pour la plupart d’entre nous. Parfois, nous nous enivrons de ces substances afin de nous rendre insensibles à ce que l’on voit, à ce qui nous entoure, à ce qui nous touche et surtout à ce que l’on est.

Et pourtant, il suffit d’une matinée ensoleillée, d’un après-midi brumeux ou bien une soirée toute silencieuse pour y dénicher un havre de quiétude, de sérénité favorisant une communion avec soi-même. Je pourrais même écrire une union commune entre son corps matériel, son être spirituel et son âme divine. Trois entités reliées entre elles pour l’espace d’une vie terrestre bien éphémère.

Parfois, il suffit d’un moment de paix pour découvrir ce trésor inestimable de se rendre compte qu’il est plus souvent qu’autrement futile de se jeter dans une course effrénée pour remporter un prix illusoire. Parfois, il suffirait tout simplement de s’asseoir en buvant un café pour savourer le temps présent.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

En cette après-midi

En cette après-midi
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

En cette après-midi

 

Combien de fois encore aurai-je besoin de le dire?
Sans à avoir à sans cesse et toujours vous le redire?
Que je suis en période de repos en somme une pause,
Quelques minutes où je prends le temps de bien faire cette pose.

 

J’écoute les moindres parcelles de ma peau qui me supplient,
De prendre tout le temps afin de leur accorder un bon répit,
Un doux instant en cette journée d’un automne vraiment grisonnant,
Où je me suis étendue dans le lit cherchant à oublier l’hiver envahissant.

 

Il est presque trois heures déjà et la pénombre de la nuit annonce sa venue,
À la femme nue que je suis, à celle qui chercha refuge en une terre de bienvenue,
Sur une terre étrangère peuplée de gens différents en apparence mais si semblables en vérité,
Des gens qui ont connu ce qu’est l’amour et la douleur tout comme l’espoir devra arriver.

 

En cette après-midi, je demande qu’un peu de temps à me consacrer,
Que je puisse me dorloter, me satisfaire en rêvant à ces hommes qui me font pécher,
En pensées osées, en paroles inaudibles, par actions délicieuses et par omission effrontée.
Il est l’heure de retourner au boulot en ce fin de jour même si bientôt le nuit sera tombée.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada