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Mon hommage à Michel Louvain

Mon hommage à Michel Louvain

Bonjour tout le monde,

J’ai appris avec tristesse le décès d’un des plus grands artistes du Québec. Je pourrais écrire longtemps sur ce personnage qui a marqué d’une empreinte indélébile l’histoire de la chanson tellement sa présence était fort appréciée par l’ensemble de la population québécoise. Toutefois, je crois bien que ces quelques mots résument à la perfection qui était Michel Louvain.

Michel Louvain était à la fois un homme remarquable, un chanteur extraordinaire et un gentleman exceptionnel! Il est parti rejoindre le ciel afin d’y interpréter ses plus grands succès. Paix à son âme! 

Merci monsieur Louvain pour avoir donné tant de chansons d’amour dans ce monde qui en a tant besoin.

De

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

De l’art ou de la porno ?

Soie par Jenovaxlilith Photo par Arthur Ball Images
Union 206 Studio Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/silk-875242223

De l’art ou de la porno ?

 

Une grande artiste pose cette question cruciale : « L’art peut-il être du porno et le porno peut-il être de l’art ? » Selon elle, c’est le créateur et non le spectateur qui décide si c’est le cas.

En ce qui me concerne, je ne sais quoi répondre. Peut-être que la porno est une forme d’art poussée à l’extrême ou bien une vision stéréotypée de la nudité présentée et perçue selon les époques et les lieux aussi différentes les uns des autres. En effet, les critères liés à la nudité varient grandement selon l’endroit et l’époque dans lesquels nous vivons. De quels critères influencent que l’on veuille ou pas nos regards sur tout ce que nous découvrons en lien plus ou moins direct avec la nudité.

Tout peut devenir matière à scandale à une époque donnée et devenir ensuite une pièce de collection à une autre. Puissions-nous découvrir la beauté de la nudité en tout temps. Et, j’emprunterais cette missive par un dicton fort populaire : La beauté est dans l’œil de celui qui regarde. Mais le regard est que le complément de ce que l’art présente.

J’ajouterais même que l’art transcende les époques et les lieux afin d’atteindre ce que les êtres humains ont de plus précieux, leurs âmes. Pour ce qui est de la porno, plusieurs œuvres de la civilisation grecque témoignent avec éloquence qu’elle peut être présentée de manière noble. Comme quoi ! La noblesse peut accompagner des œuvres qui ont contribué à leur manière à la grandeur du genre humain.

Merci de m’avoir lu.

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

La signification de Pâques

 » Résurrection  » acrylique par Stephen Babin Texte de Rolland Jr St-Gelais

La signification de Pâques

Bonjour tout le monde,

Je commence ce présent article en vous souhaitant de joyeuses Pâques même si ce temps de réjouissance est quelque peu bousculé par l’état actuel dans lequel nous sommes tous inclus. Mais, dites-vous que nos ancêtres en ont vu d’autres et des bien pires. Des situations tellement désastreuses à première vue qu’il nous semblerait impossible de traverser. Et pourtant, la vie a poursuivi son cours contre vents et marées et, j’en suis persuadé, il en sera ainsi pour toujours.

Vous pouvez me qualifier de fou, d’illuminé, de sot, et de bien d’autres sobriquets. Mais je tiens à ce principe fondamental : la vie reprend tôt ou tard ses droits. Des droits inaliénables depuis la nuit des temps. Suis-je pour autant un fou? C’est fort possible. Mais, n’est-ce pas formidable d’être un fou heureux et surtout de l’être dans ce monde où tout est axé sur le négatif? Or, il me vient à l’esprit le désir de répondre à cette ultime question : qu’est-ce qui me rend heureux à tel point que je suis fou pour bon nombre de gens? 

Mon secret se trouve dans la signification de la fête de Pâques. Une fête qui prend davantage tout son sens dans la crise sanitaire actuelle. Oui, c’est un fait. Plusieurs d’entre nous ont été atteints de près ou de loin par cette pandémie. Quelques-uns ont même perdu des proches. Or, la vie continue inlassablement à poursuivre son chemin et même à façonner une vision plus digne que nous porterons désormais sur la nature. En effet, la nature nous a envoyé de nombreux signaux dans le passé pour nous mettre en garde de ce que nous lui faisons subir depuis des décennies. Toutefois, la crise actuelle nous a fait comprendre que nous sommes tributaires de ce que la nature nous offre.

La fête de Pâques possède une autre signification bien précise à mes yeux de croyant. Une signification que je qualifierais à la fois de théologique et de spirituelle. En effet, telle l’image du Christ sortant du tombeau dans un silence à la fois mystérieux et angélique, nous pouvons devenir quelqu’un de nouveau dès que notre désir de tourner les pages les plus sombres de notre vie est pris une fois pour toutes. Un tel désir est souvent fait au plus profond de soi sans artifices ni grand éclat. Un peu comme le Christ lorsque son corps était mis dans la grotte après la crucifixion.

Cependant, il n’y aurait pas de fête de Pâques si le Christ n’avait pas assumé de manière pleine et entière son rôle dans la Passion. Un rôle auquel nous participons dans une certaine mesure en tant que Jésus lui-même. En effet, nous avons subi des blessures au cours de notre vie. Certaines de ces blessures sont plus visibles que d’autres, mais elles ont toutes un impact sur la construction de notre personnalité. La couronne d’épines ne fait-elle pas penser à nos blessures de notre âme? Les marques de clous aux mains et aux pieds ne ressemblent-elles pas à celles que nous avons à la suite de nos expériences parfois tristes ou douloureuses de la vie? Et que dire de la plaie sur le thorax du Christ? Cela ne fait-il pas penser à nos peines d’amour? Un amour que nous aurions partagé avec un être qui était si cher à nos yeux et qui, pourtant, a refusé du revers de la main. Le Christ a toujours respecté la liberté de nos choix, car c’est dans le choix d’accepter ou non que réside le sens authentique du véritable amour. Il devrait en être ainsi pour chacun d’entre nous.

Or, c’est là que se trouve tout le sens de la fête de Pâques, la victoire de la vie triomphe toujours en dépit des nombreuses blessures que nous avons subies au cours de notre existence. De quel droit puis-je affirmer une telle idée? Tout simplement parce que c’est en acceptant ce qui est fait que nous pouvons aller de l’avant et ainsi devenir une personne nouvelle.  Autrement dit, vous et moi sommes appelés à sortir de notre tombeau et à marcher sans cesse dans la lumière. Une lumière que nous pouvons partager avec autrui lequel en fera de même avec bien d’autres personnes de son entourage.

 Apportons un feu ardent dans le cœur de nos frères et de nos sœurs ! Soyons ressuscités en cette journée magnifique !

Je vous souhaite de joyeuses Pâques.

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Le bilan de cette première année de pandémie

Photo par phylactère Raina décembre 2018 à Québec

Le bilan de cette première année de pandémie

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien en cette dernière journée de l’hiver. Pour ma part, je dois avouer que je suis en période de réflexion très profonde. Une réflexion qui porte autant sur le déroulement de l’hiver qui se termine dans quelques heures que sur l’ensemble de cette année de la pandémie. Une année qui m’a permis de faire le point sur ce que j’ai fait, sur ce que je n’ai pas fait et sur ce que j’aurais du faire.

Tout d’abord, j’ai fait une action qui restera marquée au plus profond de mon être. Cette action a démontré en mon for intérieur que de porter secours à un être sans défense et qui devait faire face à une souffrance indescriptible est d’une grande noblesse. Une action à laquelle je n’avais jamais pensé qu’un jour j’allais poser. À cela s’ajoute le fait que j’ai vécu amplement chaque jour que Dieu m’a permis de vivre même si parfois le péché de la luxure était au rendez-vous. Que voulez-vous? À chacun, ses péchés mignons.

Ensuite, je reconnais que cette année m’a ouvert les yeux sur certains aspects qui m’entourent. Avais-je fait le bon choix dans mes fréquentations? Cette question est apparue à la suite du déroulement de la pandémie. Comme l’affirme si bien le dicton : « C’est en période de crise que l’on connaît le genre humain. » En effet, l’authenticité de l’individu ressort lorsque les barrières d’une vie normale en société ont été levées. C’est là que la décision de vivre de plus en plus dans une autarcie s’impose. Il y en va de notre survie à la fois physique et surtout psychologique.

Enfin, j’assume pleinement mes erreurs. Pourquoi donc? Tout simplement que cela fait en sorte que je suis ce que je suis au moment même où j’écris ces lignes. Il est aussi vrai qu’il y a de fortes chances que je serai différent dans un an jour pour jour. C’est ce que l’on appelle évoluer. Mais, au fait, que signifie évoluer? La réponse varie en chacun de nous.

En résumé, à l’image de Lot et de sa famille qui fuyaient le feu de Sodome, je poursuis mon chemin inlassablement. Poursuivre son chemin, car, hier n’est plus, demain n’existe pas encore, mais seul aujourd’hui peut faire une différence dans sa vie. Et, entre vous et moi, je n’ai nulle envie de me transformer en statue de sel.

Je vous souhaite une belle fin d’hiver et un magnifique printemps.

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Les critères de sélection

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Les critères de sélection

Bonjour tout le monde,

Je désire tout d’abord vous offrir mes plus sincères excuses pour le temps de publication du présent article au sein de mon blogue artistique dédié à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie ainsi qu’à la réflexion personnelle sur des sujets d’ordre philosophique. Ensuite, je tiens à préciser que seul le motif d’obtenir le maximum d’information pertinente a été retenu pour répondre à la question du présent article, et ce de manière adéquate. Enfin, je devais de mettre en place les pièces du puzzle afin d’établir un fil conducteur sur les éléments qui serviront à élaborer sur le sujet au sein de cet article. En effet, tel un fil de soie dans un labyrinthe obscur, les éléments serviront à nous faire découvrir la sortie.

Mais, au fait, de quoi est-il question dans ce présent article? Comme vous le savez déjà, j’ai la chance d’avoir une collaboration de photographes dont le travail est spécialisé dans la nudité artistique. Une collaboration qui a été jusqu’à maintenant une aide extraordinaire dans la construction de ce blogue. À cela s’ajoute mon expérience personnelle en tant que modèle vivant pour des écoles d’art et des ateliers en art, mais aussi par des séances avec des photographes de renommée internationale. Bref, tout ceci m’amène à résoudre cette problématique : quels sont les critères de sélection pour le choix de retenir ou non telle ou telle photo dans l’optique d’une éventuelle publication?

De mémoire, je ne crois pas avoir déjà réalisé un article sur un tel sujet au sein de mon blogue artistique, à moins qu’il y ait un lien avec ma passion en tant que modèle vivant. J’ai cru bon, voire nécessaire, de suppléer à une telle carence. Qui plus est! Vu l’état actuel des choses causé par les nombreuses restrictions de déplacement et des mesures sanitaires en vigueur au Québec, j’ai été dans l’obligation de mettre ma passion de modèle vivant sur pause. Qu’à cela ne tienne, rien ne m’arrêtera dans la création de mon blogue, et ce tant pour votre plaisir que pour le mien.

J’ai donc demandé à quelques-uns de mes plus fidèles collaborateurs s’il leur était possible de m’expliquer en quelques mots leurs critères de sélection sur lesquels ils se basent pour choisir une photo en particulier pour une publication. Fait important à retenir! Les photos dont je parle se retrouvent au sein du site artistique DeviantArt dont je suis moi-même membre et où je peux utiliser les photos de mes collaborateurs. Il va de soi que j’obtiens au préalable leurs autorisations, bien entendu.

Le premier à m’avoir répondu est connu sous le pseudonyme de samo19.(1)  Il m’a confirmé qu’il réalise « entre 120 et 300 photos lors de la séance photo » de son modèle. Or ce n’est qu’après d’une à trois semaines qu’il en sélectionne entre 50 à 150 dans l’éventualité d’une publication. Ici, le temps joue un rôle fondamental. En effet, il n’en choisit que deux à trois, et après y avoir apporté les corrections jugées nécessaires. Ce n’est que plusieurs semaines plus tard qu’il en publiera d’autres. En ce qui concerne les photos de Fanny, « elles ont été prises il y a neuf ans et à cause du verrouillage, j’ai revisité les vieilles piles et fait de nouvelles éditions. » En résumé, il ne publie jamais toutes les photos réalisées lors d’une séance. Il conclut sa réponse par une affirmation qui est sans équivoque : « les photos que je choisis de publier le sont parce qu’elles me semblent les belles à mes yeux au moment au moment même où je les vois.

Le deuxième à avoir accepté de répondre à ma requête est G.B. d’Allemagne. (2) Pour lui, tout est une question de sensation, de « feeling » comme on dit si bien dans la langue de Shakespeare. Cependant, pour ce photographe, « la recherche d’un titre approprié est souvent la partie la plus « compliquée » dans son processus de publication. » Fait à noter, les titres qu’il choisit pour telle ou telle photo servent souvent dans mon inspiration lors de mes compositions poétiques au sein de mon blogue. À vrai dire, il s’agit là d’un facteur d’une importance majeure dans mes compositions. Comme quoi tout peut être utile dans le domaine de la nudité artistique. Mais, avant toute chose, est-ce que cette photo lui plaît? Il est aisé de comprendre toute l’importance d’une telle condition dans le processus de sélection. N’est-ce pas! Par ailleurs, il est le seul parmi les répondants à avoir fait allusion à la « censure » dans sa réponse. Cette photo est-elle trop explicite selon les critères du site DevianArt? Serait-elle en dehors des normes imposées par la censure? Enfin, le modèle se touche-t-il à un endroit interdit dans le cadre d’une séance photo? Comme quoi ce qui est vécu lors d’une séance ne peut pas toujours être retenu pour une publication.

Le dernier à avoir eu l’amabilité de me répondre est mon ami Rick B. d’Allemagne. (3) Sa réponse est à la fois brève et ne laisse aucun doute sur les deux éléments les plus importants dans le choix de telle ou telle photo pour une publication. En premier lieu, l’aspect technique relève du professionnalisme avec lequel il travaille en présence du modèle. Il va de soi que plus le professionnalisme est visé lors d’une séance photo, plus la réussite des résultats se fera sentir. En second lieu, l’aspect instinctif demeure la pierre angulaire dans la réalisation photographique. Ici, le photographe se doit d’être à l’affût de la pose idéale et de la saisir dès qu’elle se présente. Tel un chat camouflé dans les branches d’un arbre, il saisira de ses yeux l’oiseau dès qu’il prendra son envol. Un instant qu’il immortalisera de son appareil-photo.

Pour ma part, je me laisse aller dans le choix des poses que je réalise lors de séances où ma nudité est requise. Que ce soit ou bien avec un professionnel ou bien lors d’ateliers. En effet, l’élément fondamental pour le choix des photos dans l’optique d’une éventuelle publication demeure l’aisance du modèle avec son physique et le bien-être qu’il ressent durant sa prestation.

Ceci peut vous paraître simple comme approche. Or, il n’en est rien. Bien au contraire! Bien des modèles, souvent des néophytes dans ce domaine, ressentent une certaine gêne incompréhensible face à tel ou tel photographe ou bien à un groupe d’artistes en herbe. Une gêne qui, a priori, n’avait aucune raison d’être. Vous conviendrez qu’une telle situation peut influencer de manière cruciale les résultats.

En résumé, je me fais un devoir de me rappeler que le succès de la séance repose autant sur mes épaules que sur celles pour qui je pose nu. C’est une responsabilité que je dois prendre à la fois avec sérieux et avec plaisir. Un sérieux dû à la confiance que l’artiste porte envers moi et un plaisir de vivre une expérience qui restera dans mon cœur. De plus, est-il utile de vous rappeler l’adage suivant ; « là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir? »

Je vous remercie de m’avoir lu.

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

(1) Backside and drapped chair. by samo19 on DeviantArt

(2) gb62da – Hobbyist, Photographer | DeviantArt

(3) https://rickb500.deviantart.com/