Archives de tags | nuit

La nuit est douce

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

La nuit est douce

 

C’est la nuit,

Et pourtant, je vis.

Mais est-ce bien qu’il en soit ainsi,

Depuis que tu as quitté ma triste vie ?

 

J’entends la lourde lance du silence,

Qui me transperce de ses remontrances.

Je t’avais promis de toujours être avec toi,

Promesse non tenue malgré de mon cœur sa loi.

 

De tous mes plus beaux souvenirs,

Sous le soleil où je contemplais ton sourire.

Sourire qui restera à jamais en mon esprit,

Dans le plus secret de mon âme lequel languit.

 

Si tu savais à tel point je t’ai aimée.

Si tu savais à tel point je t’ai adorée.

Malgré cette amertume qui me tourmente,

La nuit est douce avec ses fantômes qui me hantent.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

J’aime la nuit

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

J’aime la nuit

 

 

J’aime la nuit,

Car c’est à ce moment,

Où j’affronte mes tourments,

Sans détours et rempli d’énergie.

 

De la nuit, je tire mes forces.

Alors c’est là où enfin je deviens féroce.

Pour régler mes comptes et reconnaître mes peurs,

Même si parfois tristes souvenirs m’envahissent et je pleurs.

 

J’aime cette noirceur,

Car point de lumière, ni d’ombre,

Point d’endroit où il fait si sombre,

Point de mensonge et encore moins de leurre.

 

De la nuit où se repose la vie,

De ces êtres fragiles qui soupirent,

En cette vie où en eux ils peuvent ressentir,

Même si rien ne dure, rien n’est éternel face à l’infini.

 

J’aime cette tranquillité,

Où je peux enfin vivre en vérité,

Être authentique, chose rare en société.

Car c’est dans la nuit où on peut vivre son humanité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ces rêves

43450473_778541799181103_4791710259833995264_o

Avec la permission de Aliénor BC de la France

Ces rêves

 

En ce triste et morne jour,

Où tout semble être tellement gris,

J’apprécie tout de même le fait que je vis,

Car en mon esprit, j’ai su que je l’aimerai toujours.

 

Je ressens ce bonheur,

Que j’avais jadis en admirant,

Cette belle femme que j’aimais tant,

Qui est encore dans mes pensées en cette heure.

 

Ce que je donnerai pour revenir,

Dans le silence où je voyais son sourire,

Existe-t-il une seule formule qui pourrait,

Me ramener en ce lieu où en secret je l’aimais ?

 

Maintenant que les années ont passé,

Sans pouvoir un seul instant l’oublier,

Oublier celle qui peuplait mes tendres rêves,

Ces rêves où j’étais un bel Adam et elle la belle Ève.

 

Nos routes se sont séparées,

Accordant à chacun notre liberté,

Même si elle m’a légué un poids à supporter,

Celui de n’avoir pas su lui dire à tel point je l’ai aimée.

 

Ce que j’aurais voulu passer une nuit,

À la couvrir de baisers dans un humble lit,

Avec grande tendresse et de ces petites douceurs,

J’aurais souhaité faire vibrer à l’unisson nos cœurs. 

 

Maintenant, il est vraiment trop tard.

Il est plus que temps de retirer en moi ce dard.

Mais si il y a une seule chose que je désire garder,

Ce sont ces instants passés ensemble que je veux me rappeler.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La relève ne saurait tarder

43604420_10156918577823919_989073870973566976_o

Dessin très inspirant réalisé par Eri Kel de la France

La relève ne saurait tarder

 

En cette nuit du 6 juin, 

Où tous ces hommes venus d’outre-mer, 

Sont venus libérer ma patrie, mon pays et ma mère. 

Ayant une seule pensée qui dans leurs cœurs et leurs âmes les rejoint.

 

Entendant au loin éclats d’obus et sifflements, 

Annonçant notre libération tôt ou tard assurément, 

Je sentis en moi grande fierté et immense espoir, 

De voir tomber ce rideau de haine et de désespoir.

 

Mais, j’ignore la raison. 

Je m’étais endormie sur le canapé, 

Entièrement nue sans être voilée ni drapée. 

Avais-je rêvé d’être courtisée par un charmant garçon ?

 

De ces garçons venus de l’Angleterre ? 

Qui firent la promesse de revenir vers mères et pères ? 

Ou de ces jeunes hommes venus du blanc pays appelé le Canada,  

Qui allèrent avec courage et bravoure refouler ennemis de ce pas.

 

Allez mes braves ! Venez vers moi qui vous attends. 

Me suis-je dite, croyant entendre une voix dans le firmament. 

C’est alors que je fus atteinte par une balle perdue ciblant mon corps nu. 

Sans retenu, sentant mes forces avec lenteur disparaître, je me  suis étendue.

 

Pas un mot n’ai-je prononcé ? 

À quoi bon ?! J’ai si souvent répété. 

Entendant cris divers, cela aurait été futilité. 

Je devins peu à peu semblable à une rivière desséchée.

 

Je levai alors les yeux vers le ciel pour implorer, 

Pour qu’avant de partir de ce monde on puisse m’exaucer, 

Accorder une dernière faveur pour ceux qui vont aussi tomber, 

Je ne demande qu’une chose : Que la relève ne saurait tarder.

 

De

 

Rolland St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada

 

En hommage aux civils tués lors du débarquement du 6 juin 1944 en Normandie 

Ce soir, allons danser !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Montréal le 15 septembre 2018

Ce soir, allons danser !

 

Que fais-tu là, chérie ?

Vois ! Il fera bientôt nuit.

J’ignore si en toi tu en as envie,

Mais, ce soir je veux ressentir toute la vie.

 

Sentir que tout est encore possible,

Qu’à chacun de nos pas et de nos gestes,

Que rien n’est perdu, que rien ne va en reste,

Que dans nos moments d’ivresse tout devient risible.

 

Hier n’est plus ! Dit-on avec raison.

Demain n’est point arrivé souvent pense-t-on.

Aujourd’hui c’est l’essentiel maintes fois assure-t-on.

Mais, c’est soir que nos cœurs battent à l’unisson.

 

Alors qu’attendons-nous en vain ?

Ne sais-tu pas que la fête n’attend que toi ?

Et que mon seul souhait est de t’accompagner tel un roi ?

Ce soir, allons danser. Ce soir, allons chanter jusqu’au lendemain.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Petit déjeuner complet

43275595_185896988972778_6013603664994762752_n

Dessin réalisé par Juste Angèle de la France

Petit déjeuner complet 

 

On est dimanche matin, 

Tout est silencieux dans mon foyer, 

Dans cette modeste maisonnée où nous avons festoyé. 

Nous avons si bien visité pays des rêves dans ces draps de satin. 

 

Dans ces draps où nous avons commis des choses si coquines, 

De ces péchés de chair, de gestes, de paroles et de tendresse, 

Comment aurais-je pu résister au charme de ma déesse ? 

De toi belle dame avec tes courbes toutes féminines. 

 

Mon seul et unique souhait fut de te combler, de te satisfaire. 

Afin que tu puisses en ce jour et pour toujours te rappeler de cette nuit, 

Où toi et moi avec liberté nous avons fait l’amour dans mon humble lit. 

Te voyant maintenant si sereine, je me suis dit : “Que puis-je faire ? 

 

C’est alors qu’une simple idée en moi mijota, 

Allons lui faire cette agréable surprise de ce pas. 

Un petit plaisir qui la fera avec délice sourire, 

Car la voir heureuse est de tout temps mon seul désir. 

 

Comme il se doit : café au lait, 

Brioches et croissants cuits à souhait, 

Le tout accompagné de jus et de fleurs, 

Afin d’agrémenter son réveil à cette heure. 

 

Allons ! Mon amour, ma bien-aimée ! 

Cela fait longtemps que dame lune est couchée, 

Et que son chaleureux amant est au ciel haut levé. 

Regarde ce que j’ai pour nous deux avec passion préparé. 

 

Certes, ce n’est peut-être pas d’une grande valeur. 

Mais c’est avec tout mon cœur et simplicité, 

Que je l’aie fait afin que nous mangions à satiété. 

Allez ! Rejoins-moi en ce moment de bonheur. 

 

Petit délice pour bien débuter ce repos dominical, 

Légères saveurs pour éveiller nos sens épuisés, 

Épuisés par tant de baisers et par nos corps enlacés, 

Petit déjeuner complet pour toi chérie en ce jour si spécial. 

 

De 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Ce sein

40279571_747781282236044_5453723999009767424_o

Par Sarah Saudek

Ce sein

 

 

Mon si tendre enfant, 

Ce que j’ai pensé à toi en dormant 

Ce que je te désirais chaque nuit en rêvant, 

Avec ton adorable père que j’aimais tant.

 

 

Il est maintenant porté disparu au front, 

Un jour, de nouveau nous nous retrouverons. 

Le jour où à jamais les canons se seront tus, 

Comme jadis ton père et moi nous étions souvent nus.

 

 

Dans une modeste maison, 

Où de bon cœur sans cesse nous rions. 

Entendant au loin le chant mirifique des oiseaux, 

À cette époque où tout était calme où tout était beau.

 

 

Nous ne connaissions pas la richesse vue par les hommes, 

Qui calculent leur bonheur par l’accumulation de sommes. 

Mais de notre liberté de quelques sous et de notre amour, 

Cela suffisait pour combler nos besoins de tous les jours.

 

 

Ce que j’étais bien dans ses bras, 

Jusqu’à ce jour fatidique où on le força, 

À servir le drapeau et apprendre à marcher aux pas. 

Quelle triste constatation que seul l’humble au front ira.

 

 

Maintenant que je suis avec toi dans cet immeuble, 

Dans ce logis avec pour tout quelques meubles, 

J’ai pour consolation de te tenir dans mes mains, 

Alors, je te donne avec grand amour mon sein.

 

 

De

 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Je vous obéirai

42641395_169166660665998_535197481072328704_o

Avec la permission de la Galerie Jon-art

Je vous obéirai

 

 

Oh tendre maîtresse, 

Qui de votre douce voix, 

Sais faire un esclave de moi, 

Vous me mettez en liesse.

 

 

D’un claquement de doigts, 

Je vous obéi comme il se doit, 

Sachant manier l’art de l’insulte, 

Vous pouvez mettre mon orgueil en lutte. 

 

Oui j’ai besoin de vos ordres .

Car au fond de moi je ne suis qu’un ogre, 

Qui doit être dominé, abusé, fouetté et sans pitié. 

Pendant cette nuit jusqu’à l’aube levée.

 

 

Ne vous gênez pas ô ma divine, 

Même si vous avez l’air si coquine, 

De mon corps avec joie il sera pour vous source de plaisir, 

Alors que vous me ferez parvenir à la jouissance en me faisant souffrir.

 

 

De

 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada  

J’aimerais comprendre

thumbnail_DSC_1097

«Nous sommes tous plus ou moins attachés aux décisions prises dans notre lointain passé, à ce que nous avons été témoins, avons subis et avons fait subir, Nous aimerions parfois ne pas voir avec les yeux de notre âme ce qui nous entoure, ce que nous croyons être la vérité, ce que nous pensions être vrai. Nous avons tous les mains plus ou moins liés à nos souffrances actuelles, à celles que nous avons assistées dans le passé sans avoir pu faire quoique ce soit. C’est-là où réside tout le drame humain.» De RollandJr St-Gelais de Québec

J’aimerais comprendre

 

Il y a des fois au cours de la vie
Qu’il est nécessaire de se questionner
Afin de pouvoir continuer d’avancer
Et de devenir meilleur, c’est ainsi.

 

Ai-je toujours fait les bons choix ?
Excellente question, il va de soi.
Des choix furent bien et d’autres non.
Que nous le voulions ou le souhaitions.

 

Qu’aurait été ma destinée et ma route ?
Si elles n’étaient pas toujours semées de doutes.
Où en serai-je aujourd’hui ou bien cette nuit ?
Qui aurais-je connus ou croire connaître à l’infini ?

 

Drôle de pressentiment d’avoir un peu raté mon existence,
En cet instant où je me prépare à rejoindre le monde de la romance.
Qu’aurait pu être ma réalité actuelle en dépit de mes choix ?
Bien malin celui qui aurait réponse précise face à toutes ces voies.

 

Et comme dit une amie qui m’est chère :
Inutile de regarder toujours en arrière.
Car c’est devant soi que la route continue,
Voilà pourquoi les rétroviseurs sont bien menus.

 

Allons donc vers l’avant,
À petits pas qui deviendront grands.
Ce qui est fait a été fait pour la raison voulue,
En espérant meilleures décisions le temps venu.

 

De

 

RollandJr St Gelais
Québec (Québec)
Canada

La pierre noire

41330062_10156835588948919_3652066156996460544_o

 

Dessin par Eri Kel de la France

 

La pierre noire 

 

Bienvenue mes amis, 

Installez-vous confortablement, 

J’ai pour vous une histoire qui vous glacera le sang, 

Alors, tendez l’oreille et fermez les yeux mes tendres chéris. 

 

Je vivais jadis dans un pays africain, 

Dans un village reculé mais où tous les gens vivaient bien. 

Nous apprécions ce que nous avait offert mère nature, 

Nourriture abondante et rivière à l’eau si pure. 

 

Non loin de nous vivait une dame que l’on surnommait, 

La sorcière qui jetait mille sorts et qui nous tourmentait, 

Une femme aigrie par la vie ayant perdu enfants et mari, 

Tués par l’envahisseur blanc qui convoitait nos terres infinies. 

 

Voyant la peur habitée dans le cœur de mes frères, 

Constatant la crainte dans les yeux de mes congénères, 

J’ai pris la décision folle ou courageuse de m’offrir en tant qu’enfant, 

À cette vieille dame face à la grande solitude souffrant. 

 

Acceptant ma proposition avec gaieté, 

Elle me supplia de rester avec elle jusqu’à ma majorité, 

Voyant la sincérité de son cœur qui ne demandait qu’à être aimé, 

Avec tristesse que famille j’ai quittée et dans ses yeux la joie d’avoir accepté. 

 

Loin d’être méchante elle m’enseigna mille secrets, 

Des plantes médicinales jusqu’aux mélodies apaisantes, 

Pour guérir bien des maux et éloigner les mauvais esprits qui hantent, 

Elle me confia que seuls peuvent aimer les gens ayant leurs âmes en paix. 

 

Puis un jour ou peut-être une nuit, 

Veuillez me pardonner par mon âge un tel oubli, 

Une étrange maladie frappa le village du plus jeunes aux aînés, 

Cherchant un bouc émissaire à un tel fléau vieille sorcière était désignée. 

 

Voyant la foule en colère avancer vers notre demeure, 

J’en sortis pour affronter gens en furie malgré en moi une peur, 

Jurant que mon amie n’était point coupable de leur malheur, 

Et leur demanda d’amener vers moi leurs malades à cette heure. 

 

Concoctant recette secrète que m’enseigna maîtresse, 

Et en donnant à ces gens pour les guérir de leur mal, 

Tout en étant examinée par mon amie en aval, 

Foule conquise par cette bonté fut en liesse. 

 

Peuple qui voulait nous maudire, 

Maintenant ne faisait que de nous bénir, 

C’est alors que la sorcière nous enseigna cette parabole, 

Ô gens de cette contrée, écoutez bien cette sage parole. 

 

Ne rejeter jamais ce qui de vous est différent, 

Car il est comme vous en son âme et en dedans. 

Vous ne saurez jamais ce qu’il fera pour votre bien, 

Jusqu’à combattre à la mort le Vilain. 

 

Elle retira de son cou un mystérieux talisman, 

Un souvenir transmis de mère en fille seulement, 

Une pierre sculptée dans la nuit ! Une pierre noire ! 

C’est ce que je porte à mon cou pour vous ce soir. 

 

De 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada