Archives de tags | herbe verte

La vie peut être

La vie peut
La vie peut être Texte de RollandJr St-Gelais Photo par G.B.62da Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Hard-and-soft-849003014

La vie peut être

La vie peut être aussi douce que l’herbe verte dans les champs en été. La vie peut être aussi rude que les cailloux sur le bord du chemin. La vie peut nous transporter dans les plus hautes extases du bonheur comme elle peut nous enfoncer dans les pires douleurs de l’enfer. La vie peut renfermer une multitude de trésors comme elle peut devenir une boîte de pandore.

La vie est en soi inégale pour chacun d’entre nous. Certains naissent avec une cuillère d’argent dans la bouche tandis que d’autres triment dur tous les jours de leurs existences. Certains naissent avec un corps parfait tandis que d’autres ont que pour corps le résultat des pires cauchemars. Certains ont la beauté de la perfection et d’autres ont la perfection des imperfections. Et pourtant, tout réside dans la vision que tous ces gens ont face à la vie.

La vie est ce qu’elle est. Ne cherchons pas de coupables, ni de raisons à ce qu’elle est. Il n’y a ni volonté divine, ni karma. Il n’y a que la vie en soi, avec ses hauts et ses bas. Telle une montagne russe, crions de joie lorsque nous sommes vivons de bons moments et reprenons notre souffle lorsque nous traversons des jours difficiles.

La vie peut être. La vie est. La vie sera toujours ce qu’elle est. Elle sera toujours la vie. Rien à rajouter. Rien à enlever. Vivons tout simplement. Simplement dans la joie de vivre ici et maintenant.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

 

Le jour se lève

41494538_10156843974433919_8412144583990837248_o

Dessin qui illustre bien ce que doit ressentir une victime d’inceste Merci infiniment à mon ami Eri Kel de la France pour sa précieuse collaboration et pour son amitié

Poème dédié aux victimes d’inceste. 

Le jour se lève 

 

Il est si tôt le matin, 

Et déjà j’ai dans la tête un refrain, 

Qui me fait revivre le temps de mon enfance, 

Le temps de cette indescriptible souffrance. 

 

Où je devais garder, 

Un terrible et monstrueux secret, 

Que ma famille aurait à jamais éclaté, 

Et au gré du vent et du temps ce serait éparpillée. 

 

Je me souviens de cette main, 

Qui devait être secourable, 

Que tu posas sur ma bouche incapable, 

Je voulais crier et appeler au secours en vain. 

 

À cette époque de découvertes, 

Où je devais compter sur toi, 

Telle une princesse envers son roi, 

Et voir ô combien était mon jardin à l’herbe verte. 

 

Mais au lieu de cela, 

Horribles choses tu m’enseignas, 

Des mots qui devaient rester cachés, 

Et que seul mon amoureux pouvait réaliser. 

 

Maintenant et depuis trop longtemps, 

C’est trop tard car le mal est à jamais fait, 

Dis-moi père ! As-tu éprouvé un quelconque regret ? 

 Au dernier jour de ta vie qui te restait ? 

 

Ça y est, le jour est enfin levé. 

Pourrais-je à nouveau faire confiance ? 

Depuis l’instant où s’incrusta en moi cette méfiance. 

Je t’en prie père, pour une fois, laisse-moi ma peine crier. 

 

De 

 

Rolland St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada