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Nous sommes seuls…

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Nous sommes seuls …

« Nous sommes seuls en tout temps à chaque instant Depuis notre naissance de l’enfance à notre adolescence. De l’âge adulte jusqu’à l’âge mûr jusqu’à notre départ vers l’autre monde. La solitude est nécessaire pour nous connaître. Car c’est en apprenant à l’apprécier que l’on connaît la véritable liberté. »

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Si

 

Pour toi, Victoria.

 

Si

 

Si je pouvais revenir
Ce que j’aimerais te dire
Comme je t’ai aimée
À toi, je m’étais attaché.

 

Si je pouvais comprendre
Cette crainte qui veut tout me prendre
Et par laquelle je perds tout y compris l’amour
Serais-je ainsi jusqu’à la fin de mes jours?

 

Si je pouvais revivre mon enfance
Y déceler cette faille qui englouti celles que j’aime
Revivre mon adolescence pour savoir qui je suis vraiment
Sûrement qu’aujourd’hui ma vie serait autrement.

 

Si je pouvais revenir sur mes pas
Et dire à mon père qu’un homme me suivait pas à pas
Sur le chemin de l’école qui allait devenir ma route de Damas
Route qui allait devenir fardeau à supporter telle une croix, hélas.

 

Si je pouvais arrêter cette culpabilité
Peut-être aurais-je moins peur d’aimer
Car il y a dans l’amour tant de raison d’exister
D’exister, de respirer et de sans cesse être émerveillé.

 

Avec des si, on mettrait Paris en bouteille à ce qu’il paraît.
Mais même avec tous les si en ce monde, mon mal de vivre est.
Si seulement je le pouvais, ce soir là je t’aurais serrée dans mes bras
Car vraiment je t’aimais plus que tout ma chère Victoria.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Que changerais-je ?

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Votre humble serviteur à l’hôpital de Baie-St-Paul pour les enfants déficients intellectuels

Que changerais-je ?

 

Que changerais-je ?

Dans le fond que pourrais-je ?

De cette vie si bizarre et si étrange,

Où  tout finalement et contre toute attente s’arrange.

 

D’une naissance si imprévue,

Et de cette créature auparavant jamais vue,

Que l’on avait jadis condamnée chez les monstres à végéter,

Alors qu’à notre époque de bien-pensants on aurait avorté.

 

De ce lieu où jamais il n’en sortirait,

Loin des regards inquisiteurs on le soustrayait,

De le voir  disparaître à jamais certains le souhaitaient,

Car pour gens au cœur sensible tellement il dérangeait.

 

De ce temps maintenant lointain,

Il a réussi à devenir homme qui se prit en mains,

En se remémorant certains faits de son enfance,

Sans oublier ceux de son adolescence.

 

De ces événements qui l’amènent,

À se questionner sur le sens de sa vie,

De ses erreurs qui le suivront vers l’infini.

Devant l’autel des offrandes perdues point d’amen.

 

Quel serait donc son véritable désir ?

Quelle faute aimerait-il ne plus souffrir ?

Car bien des choses il en est avec raison fier,

Mais ignorer comment vraiment aimer il en est guère.

 

Voilà tout ce que je changerai,

Qu’un seul vœu le ciel puisse m’accorder,

C’est celui de pouvoir aimer celle qui ouvrira mon cœur,

À celle qui me fera comprendre qu’aimer il ne faut pas en avoir peur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Sous le pont s’écoule le temps

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« Sous le pont s’écoule le temps » dessin par mon ami Eri Kel de la France

Sous le pont s’écoule le temps 

 

Vérité implacable de la vie, 

À laquelle nous sommes tous soumis, 

Dès notre naissance, nous poursuivons ce chemin. 

Que nous le voulions ou non, c’est notre destin. 

 

Enfance où règnent tant de jeux de l’innocence 

 Frêle adolescence où arrivent nos rêves de romance, 

Période de la passion, des idées folles et des pas de danse. 

Âge mûr habité par nos rêves accomplis et d’autres vus à l’avance. 

 

Puis apparaissent nos rides témoignant de notre expérience, 

De notre parcours de la vie, de nos succès et de nos imprudences. 

De nos doux souvenirs, des baisers volés et d’autres avec joie donnés. 

Sans oublier nos étreintes avec l’être que l’on a tant aimé, tant admiré. 

 

De cette période de l’existence, 

Où sans crier gare, sans le vouloir, on y pense. 

De ce moment qui sera notre dernier en ces lieux, 

Car la vie éternelle n’est réservée qu’aux Dieux dans les Cieux. 

 

Nul en ce monde ne peut revenir en arrière, 

Pour revivre ses instants de bonheur ni réparer, 

Réparer ses erreurs, ses fautes que l’on nomme péchés. 

Qu’il rende l’âme en temps de paix comme en temps de guerre. 

 

Aucun pouvoir, ni aucun don ne lui est octroyé, 

Par une quelconque force suprême ni grande divinité, 

D’enjamber le grand fossé qui sépare la fin du commencement. 

Voilà pourquoi nous restons parfois sous le pont où s’écoule le temps. 

 

De 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

L’échange

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Dessin réalisé par Juste Angèle de la France

L’échange

 

Tu sais chérie
Avec toi, j’ai aimé la vie.
Depuis ma plus tendre adolescence
Nous avons vécu la force effervescence.

 

Nos moments de disputes
Ont disparu de manière abrupte
Car j’avais ferme désir de ne point m’endormir
Avant de t’avoir fait rire et de voir ton gracieux sourire.

 

Le temps a passé inlassablement
Avec pour compagnons nos enfants
Qui sauront être avec toi beau temps mauvais temps
Car ils sont un peu de moi et un peu de toi assurément.

 

Dans le déroulement de cette maladie
Sans cesse je n’ai de toi toujours eu envie
Malgré mes douleurs, mes craintes et mes peurs
Tu as su trouver les mots pour me réconforter à chaque heure.

 

Maintenant que le moment du départ est arrivé
Car mes forces m’ont à jamais et pour toujours quitté
Je voulais plus que tout te faire cette confidence
Te dire dans cet échange que tu es un véritable ange.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

À quoi bon aimer ?

 

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Croquis fort intéressant réalisé lors de ma prestation tenue le 15 septembre 2018 à Montréal

 

À quoi bon aimer ?

 

Il arrive parfois dans la vie, 

Que même dans le silence tout est dit, 

Aucun mot, aucun geste, aucune pensée, 

Ne saurait permettre de changer notre destiné. 

 

Rêver de revenir sur nos pas … si sages, 

De ces pas légers de notre enfance, 

Qui deviennent lourds à notre adolescence, 

Et que dire de ceux qui nous suivent jusqu’au vieil âge ? 

 

La solitude est certes une compagne lourde à supporter, 

Mais elle devient tellement légère une fois apprivoisée. 

Solitude qui me dirige la main vers des zones inexplorées, 

Dans les livres où ont lieu des aventures insoupçonnées. 

 

Et que dire de toutes ces grandes douleurs de la vie ? 

De ces douleurs qui lui donnent des milliers de couleurs ? 

Pourquoi amener avec un amour dans ce monde de frayeurs ? 

Que ce soit un amour d’un pays lointain ou d’une femme d’ici. 

 

Maintenant que ma tête est claire, 

Et que mon corps est libéré de cette pierre, 

Et loin sont les chaînes de mes mains désormais libres, 

Et que se trouve en mon âme une question qui sans cesse vibre. 

 

Que me convient-il vraiment pour être heureux ? 

Serait-ce, comme veut la tradition, un jour de vivre à deux ? 

Je me permets avec grande sincérité d’en douter. 

Car rien de pire de faire pleurer celles que l’on a aimées. 

 

Alors dites-moi ! Serait-ce la fin de mon rêve ? 

Celle d’être un nouvel Adam pour une autre Ève. 

Le temps passe sans arrêt tel le sable du sablier, 

Et qui passe entre les doigts du Grand Horloger. 

 

À quoi bon aimer si c’est pour faire souffrir ? 

À quoi bon aimer si c’est pour détruire ? 

Faire souffrir par notre suffisance ? 

Et détruire par notre imprudence ? 

 

De 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada

Instinct

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Acrylique sur feuille réalisé par Juste Angèle de la France

Instinct 

 

Il est tôt le matin 

Et comme à chaque réveil 

Devant tes seins je m’émerveille 

Alors que nous sommes encore dans les draps de satin  

 

Pendant que je m’assis sur le bord du lit 

Dans le silence, tu te lèves et viens vers moi. 

Ce désir dès que tu vois ma hampe dressée vers toi 

Je le vois bien dans ton regard que tu veux être assouvie. 

 

Dans la pénombre de la chambre 

Où vers moi avec attention tu te cambres 

Me présentant un plat savoureux : tes seins merveilleux 

Que j’embrasse avec plaisir tellement ils sont délicieux. 

 

C’est alors que tu te mets à genoux 

Exigeant de moi ce va et vient si doux 

Afin de recevoir sur ton buste ma semence chaude 

En guise de prière matinale ! En guise de laudes. 

 

N’en pouvant plus, tel un esclave, je t’ai obéi. 

Avec entrain tu m’as si gentiment souris 

Alors que je sentais sortir de moi cette extraordinaire substance 

Que je connaissais bien depuis sa découverte à l’adolescence. 

 

Vers moi tu t’es penchée 

Attendant ce petit lait écrémé 

Que de ma hampe gorgée de sang 

Était expulsé avec force et abondamment 

 

Traçant sur tes seins des magnifiques sillons 

Que tu léchas pour ta plus grande satisfaction 

Savourant en guise de petit déjeuner en cette heure 

Que je t’ai offert avec grand amour pour ton bonheur. 

 

De 

 

Rolland St Gelais 

Québec (Québec) 

Canada  

Assoupie en liberté

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Primeur offerte par mon amie Angélina de la France

 

Un de mes plus beaux poèmes à ce jour

Assoupie en liberté

 

Je suis simple fille d’une mère,

Qui est née durant la dernière guerre,

D’un père mort sur les champs d’honneur,

Pour son malheur mais pour sa patrie son bonheur.

 

Je naquis dans un village de Provence,

Où j’ai grandi jusqu’à la fin de mon adolescence,

J’y ai fredonné des chansonnettes de mon enfance,

Tout en faisant la rencontre de mes premières romances.

 

Mais nécessité oblige j’ai quitté ces lieux,

Pour me diriger sous d’autres cieux,

Remplaçant le parfum des fleurs,

Par celui de la faim et de la peur.

 

Dans cette ville-lumière,

J’y ai vécu la pauvreté et l’enfer.

Mais, parfois, des mots tendres prononcés,

Par des hommes aux mains baladeuses et mal intentionnés.

 

Je n’en pouvais plus de satisfaire ces notables,

Aux dents blanches et à la parole si facile,

Pour qui tout devait leur être si docile,

Et pour qui tout leur était redevable.

 

Dans la bise de la nuit,

Je me suis rappelé mon village chéri,

Où les gens avaient un cœur toujours attendri,

Et une main toujours secourable pour les démunis.

 

Décidée de rejoindre gens de mon pays,

De cette contrée aux milles champs fleuris,

Où sonnèrent cloche d’église et mille clochettes,

Celle de mon église et de toutes ces charmantes biquettes.

 

Je fis ces quelques pas,

Toujours en allant tout droit,

Sans jamais un seul instant me retourner,

Car au fond de mon âme autre devait être ma destiné.

 

Quel beau village où je suis née,

Quel magnifique village où je suis retournée,

Quel prés vert de celui de mon ami Jacques et tous ses vers,

Que j’aimais tant écouter sans dire mots lorsqu’il prenait un verre.

 

Aussitôt arrivée à la clairière de la forêt,

J’ai préféré me diriger vers les champs et y faire un arrêt,

C’est en entendant les oiseaux de ces bois chanter,

Que je me suis finalement assoupie en liberté.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Repli sur soi

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Dessin de Eri Kel de la France

Repli sur soi

 

C’est nécessaire,

Comme prendre une bouffée d’air,

C’est même, avouons-le sans gêne, vital.

Car il n’y a rien de semblable et même de normal.

 

De vouloir un instant se retirer,

Pour se sentir revivre, voire ressusciter.

Prendre un moment de recul, de repos et de retrait.

Pour prendre conscience qu’il faut savoir sur le passé faire un trait.

 

Point de honte de penser à soi,

Point de gêne à avoir de déposer un lourd poids,

Point du culpabilité à vouloir dans un coin se terrer,

Point de déshonneur devant la stupidité de ce monde s’en écarter.

 

Car il y en va de sa survie,

Comme bien d’autres questions de la vie,

Questions qui nous viennent à l’esprit dans l’enfance,

Et qui ne cessent de nous hanter durant notre adolescence.

 

Pourquoi, nous pensions, cela est-il arrivé?

Pourquoi, nous supposions, une telle destinée?

Pourquoi, nous croyions, une telle volonté divine?

Questions insipides aux diverses réponses que l’on devine.

 

Vous savez qu’à mon âge,

J’ai connu bien des coquines aventures,

Des hommes que j’ai embrassés sous les devantures,

Et, sans aucun regret, je reconnais que je ne fus pas très sage.

 

Voilà que maintenant cheveux argentés,

Prirent la place d’une chevelure jadis blonde et tant adulée.

Et de la jeune fille, je suis devenue dame à la silhouette si enviée.

D’un regard envoûtant accompagné par mes lèvres convoitées.

 

De grâce, mes tendres chéris en ce lieu en ce soir.

Ne m’en voulez pas si pendant la pose je ferme mes yeux noirs.

Je pense à tous ceux d’autrefois qui ont mis mon cœur en émoi.

Ah quel plaisir ! Ah quel bonheur ! De profiter d’un repli sur soi.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Entre-deux

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Dessin par Eri Kel de la France

Entre-deux

 

Questions qui me viennent à l’esprit!

Qu’est-ce qui pourrait satisfaire mes envies?

Qu’est-ce qui pourrait combler mes carences?

Comment devenir un homme depuis l’adolescence?

 

Mais depuis que vous êtes là,

Immobile telle la Vénus de Milo sur son socle,

Sans cesse scrutée par hommes âgés portant un monocle,

Hommes épuisés par ces d’années de les avoir rendus si las.

 

Je ne saurais lequel de vos seins choisir,

Car sans méchanceté, ils me font bien sourire,

Imaginant les fantasmes de bien des pauvres époux,

Rêvant de sauter la clôture conjugale tels de vulgaires ripoux.

 

Celui de gauche ou celui de droite?

Peu importe car mes mains seraient si maladroites.

Est-ce là chose appropriée en cette heure dédiée à mon art?

Réflexion idiote puisque déjà et à mon grand regret il se fait tard.

 

Allons! Allons! Commençons dès cet instant.

Alors que le précieux temps passe inexorablement.

Et pour résoudre une fois pour toutes mes inquiétudes,

Je peindrai la grâce de votre corps car voilà le sujet de mon étude.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada