Archives de tags | adolescence

Assoupie en liberté

received_482690558859677 

Primeur offerte par mon amie Angélina de la France

 

Un de mes plus beaux poèmes à ce jour

Assoupie en liberté

 

Je suis simple fille d’une mère,

Qui est née durant la dernière guerre,

D’un père mort sur les champs d’honneur,

Pour son malheur mais pour sa patrie son bonheur.

 

Je naquis dans un village de Provence,

Où j’ai grandi jusqu’à la fin de mon adolescence,

J’y ai fredonné des chansonnettes de mon enfance,

Tout en faisant la rencontre de mes premières romances.

 

Mais nécessité oblige j’ai quitté ces lieux,

Pour me diriger sous d’autres cieux,

Remplaçant le parfum des fleurs,

Par celui de la faim et de la peur.

 

Dans cette ville-lumière,

J’y ai vécu la pauvreté et l’enfer.

Mais, parfois, des mots tendres prononcés,

Par des hommes aux mains baladeuses et mal intentionnés.

 

Je n’en pouvais plus de satisfaire ces notables,

Aux dents blanches et à la parole si facile,

Pour qui tout devait leur être si docile,

Et pour qui tout leur était redevable.

 

Dans la bise de la nuit,

Je me suis rappelé mon village chéri,

Où les gens avaient un cœur toujours attendri,

Et une main toujours secourable pour les démunis.

 

Décidée de rejoindre gens de mon pays,

De cette contrée aux milles champs fleuris,

Où sonnèrent cloche d’église et mille clochettes,

Celle de mon église et de toutes ces charmantes biquettes.

 

Je fis ces quelques pas,

Toujours en allant tout droit,

Sans jamais un seul instant me retourner,

Car au fond de mon âme autre devait être ma destiné.

 

Quel beau village où je suis née,

Quel magnifique village où je suis retournée,

Quel prés vert de celui de mon ami Jacques et tous ses vers,

Que j’aimais tant écouter sans dire mots lorsqu’il prenait un verre.

 

Aussitôt arrivée à la clairière de la forêt,

J’ai préféré me diriger vers les champs et y faire un arrêt,

C’est en entendant les oiseaux de ces bois chanter,

Que je me suis finalement assoupie en liberté.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Repli sur soi

38143536_10156737596218919_6974172654068563968_o

Dessin de Eri Kel de la France

Repli sur soi

 

C’est nécessaire,

Comme prendre une bouffée d’air,

C’est même, avouons-le sans gêne, vital.

Car il n’y a rien de semblable et même de normal.

 

De vouloir un instant se retirer,

Pour se sentir revivre, voire ressusciter.

Prendre un moment de recul, de repos et de retrait.

Pour prendre conscience qu’il faut savoir sur le passé faire un trait.

 

Point de honte de penser à soi,

Point de gêne à avoir de déposer un lourd poids,

Point du culpabilité à vouloir dans un coin se terrer,

Point de déshonneur devant la stupidité de ce monde s’en écarter.

 

Car il y en va de sa survie,

Comme bien d’autres questions de la vie,

Questions qui nous viennent à l’esprit dans l’enfance,

Et qui ne cessent de nous hanter durant notre adolescence.

 

Pourquoi, nous pensions, cela est-il arrivé?

Pourquoi, nous supposions, une telle destinée?

Pourquoi, nous croyions, une telle volonté divine?

Questions insipides aux diverses réponses que l’on devine.

 

Vous savez qu’à mon âge,

J’ai connu bien des coquines aventures,

Des hommes que j’ai embrassés sous les devantures,

Et, sans aucun regret, je reconnais que je ne fus pas très sage.

 

Voilà que maintenant cheveux argentés,

Prirent la place d’une chevelure jadis blonde et tant adulée.

Et de la jeune fille, je suis devenue dame à la silhouette si enviée.

D’un regard envoûtant accompagné par mes lèvres convoitées.

 

De grâce, mes tendres chéris en ce lieu en ce soir.

Ne m’en voulez pas si pendant la pose je ferme mes yeux noirs.

Je pense à tous ceux d’autrefois qui ont mis mon cœur en émoi.

Ah quel plaisir ! Ah quel bonheur ! De profiter d’un repli sur soi.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Entre-deux

36985547_10156681323373919_689776480791560192_o

Dessin par Eri Kel de la France

Entre-deux

 

Questions qui me viennent à l’esprit!

Qu’est-ce qui pourrait satisfaire mes envies?

Qu’est-ce qui pourrait combler mes carences?

Comment devenir un homme depuis l’adolescence?

 

Mais depuis que vous êtes là,

Immobile telle la Vénus de Milo sur son socle,

Sans cesse scrutée par hommes âgés portant un monocle,

Hommes épuisés par ces d’années de les avoir rendus si las.

 

Je ne saurais lequel de vos seins choisir,

Car sans méchanceté, ils me font bien sourire,

Imaginant les fantasmes de bien des pauvres époux,

Rêvant de sauter la clôture conjugale tels de vulgaires ripoux.

 

Celui de gauche ou celui de droite?

Peu importe car mes mains seraient si maladroites.

Est-ce là chose appropriée en cette heure dédiée à mon art?

Réflexion idiote puisque déjà et à mon grand regret il se fait tard.

 

Allons! Allons! Commençons dès cet instant.

Alors que le précieux temps passe inexorablement.

Et pour résoudre une fois pour toutes mes inquiétudes,

Je peindrai la grâce de votre corps car voilà le sujet de mon étude.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le pendentif

36245005_10156646668398919_5333274574656110592_o

Dessin par Eri Kel de la France

Le pendentif

Je vous écoute avec silence,

Je vous regarde avec abondance,

Je vous contemple avec complaisance,

Tel le ferait jeune puceau sorti de l’adolescence.

Imaginant gravir ces monts,

Avec une abondante imagination,

Mais, je reste accroché à ce bout de corde,

Selon le désir de ma maîtresse reine d’une horde.

Un peu frêle  sur le bout du fil,

Que lui a donnée la mère à sa fille,

En gage de ses vertus et de ses désirs secrets,

Que seuls connaissaient de son enfance les farfadets.

Maintenant que la jeunesse est passée,

Et qu’elle est devenue femme si belle et si désirée,

Tant par de nobles gens que de misérables nus-pieds.

Ignorant à qui son cœur pur pourrait être à jamais dévoué.

À qui offrir sa précieuse virginité ?

Afin de lui appartenir pour l’éternité ?

Devant questions, je suis tellement pensif.

Mais, que puis-je faire ? Moi, un simple pendentif.

De

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec) Canada

Être femme

figure_study_by_ggdraw-dc22i6k

Réalisation de Gérard Teillot de la France

Être femme

 

Qu’est-ce qu’une femme?

Est-ce une question sans réponse?

Cela m’horripile et parfois même me défonce.

Est-ce de raviver sans cesse chez l’homme une flamme?

 

Est-ce d’être à jamais condamnée?

D’être en dépit de notre volonté et par notre corps,

D’avoir encore et toujours à subir le mauvais sort?

Est-ce de voir notre futur de mère et de filles qu’être des âmes damnées?

 

De ces religions phallocrates,

Qui se croient être démocrates,

Mais qui envoient les porteuses de vie,

Aux bûchés afin de satisfaire leurs mortelles envies.

 

Femmes jeunes et belles ou ridées et mûres,

Mais délicieuses en tout temps telles des mûrs,

Qui souvent ne connaissent pas le droit à la jouissance,

Qui leur a été interdite dès les premiers instants de leur adolescence.

 

Femmes aux corps si mystérieux et divers,

Affrontant les périodes de paix ou de guerre,

Être ou bien ne pas être la moitié de l’humanité?

Question sur laquelle repose l’ensemble de notre destinée.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Moment de grâce

33216395_10155702059692523_8022819989180383232_o

Rivière à saumons de Matane 

Moment de grâce

 

De la naissance jusqu’à la mort,

Homme et femme s’inquiètent de leur sort

Cherchant dans les rêves ou dans les bras d’inconnus

Un peu de réconfort, un peu de tendresse avant que leur heure soit venue.

 

De l’enfance et de ce temps d’innocence,

Peu s’en souviennent au temps où vient la démence,

De l’âge téméraire de la fugueuse et impétueuse adolescence

Fait place à celle de  l’adulte qui agit souvent avec plus de prudence.

 

Parfois en certains pays, en certaines contrées.

Hommes matures sont enrôlés dans les armés de force ou de gré.

Mais dans ce beau pays qui est le mien, celui où je suis né et où je veux mourir.

Chance inouïe d’y avoir vécu tant de joies et parfois de peine avec un soupir.

 

Maintenant que j’ai encore vieilli en ce jour ensoleillé

Je ne peux empêcher mon cœur devant cette vérité de s’émerveiller

Que je vis encore dans ce beau pays aux lacs nordiques et aux forêts mirifiques.

Là où paix et prospérité sont gages de bonheur à tous les cœurs authentiques.

 

Merci mon Dieu pour ce pays où naquit votre humble serviteur,

Qui à chaque moment vous rend grâce pour son plus  grand bonheur,

Car même si je sais qu’un jour viendra l’heure de mon départ vers vous,

Je n’aurais de cesse à vous remercier de votre grand amour et ce, à genoux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Matane (Québec)

Canada

Mer déchaînée

33300192_10155701287712523_5102122819219619840_n

Photo prise à partir de l’hôtel Riotel de Matane

Mer déchaînée

 

Revoyant les souvenirs de mon enfance,

Le parcours de  ma vie dès mon adolescence,

Là où tout devenait possible où tout était libre de tout,

De ce temps où je croyais qu’un jour j’allais devenir amoureux fou.

 

De mes joies et de mes peines,

De ce noble sang qui coule dans mes veines,

De ces instants où Dieu merci j’ai tendrement aimé,

De ces nuits sombres où mort dans l’âme j’ai tellement pleuré.

 

De ces jours ensoleillés où je voguais sur l’océan,

À côté de cette femme de grande beauté que mon cœur aimait tant,

De celle qui occupait mon cœur venue d’une terre si lointaine,

Et qui pourtant croyait que mon cœur était remplie de haine.

 

Parfois, j’aimerais revoir ceux que j’ai connus.

Simplement pour leur dire, pour leur exprimer,

Mes mots d’amour et de reconnaissance,

D’avoir été là dès ma naissance.

 

Mais, maintenant que malgré moi j’avance en âge,

Même si je ne suis pas et de loin  très sage,

Car en moi réside encore cette passion,

De la jeunesse en éternelle perdition.

 

De mes pensées surgissent tant de rêves,

Tant de femmes qui pourraient devenir une nouvelle Ève,

Pour une nuit de plaisir charnel pour un moment intemporel,

Au risque d’allonger ces expiations du purgatoire pour un péché véniel.

 

De ces femmes magnifiques d’un temps de jeunesse,

Alors que viennent à moi le futur d’une incertaine vieillesse,

Alors qu’aujourd’hui tout autour de moi disparaît au fil du temps qui coule,

De ces beautés qui se collèrent près de moi loin de ce monde de cette foule.

 

Que me restera-t-il des conseils paternels ?

De la précieuse tendresse toute maternelle ?

De la présence de ces douces amitiés qui m’ont consolé,

Alors que je versais toutes les larmes de mon cœur esseulé ?

 

Je me sens telle une mer déchaînée,

Voulant gruger les rivages grisâtres du passé,

Alors que les saisons font leurs œuvres de manière inexorable,

Et de mes erreurs les réparer, j’en suis malheureusement incapable.

 

Calme-toi ! Reprends sur toi ! Je t’en prie. Ô mer froide et violente !

N’agit pas sur le coup des émotions telle une dangereuse démente.

Car sache, et tout sage te le dira,  qu’aux prochaines années,

Mon cœur et Mon âme à l’unisson sauront mieux aimer.

 

Ô mer déchaînée de cette journée pluvieuse en ce jour de printemps,

Emporte avec toi mes peines et mes fautes alors qu’il en est encore le temps,

Car je le jure avec vérité devant Dieu et tous les saints du Ciel avant le dernier jugement,

Que toutes les femmes qui ont peuplé en mon humble vie, je les ai aimées passionnément.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Matane (Québec)

Canada

Jolie poitrine

32777602_10156544309088919_3703568454167560192_o

Superbe dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Jolie poitrine

 

Quelle jolie poitrine

Que celle de ma voisine

Que j’ai connue à l’adolescence

À l’époque où je sortais à peine de l’enfance.

 

Cette belle voisine qui avec délice peuplait

Ces fantasmes qui sans cesse me plaisaient

Qui venait me trouver dans mon douillet lit

Aussitôt couché, j’étais dans ses bras endormi.

 

De mon oreiller ma tête s’y déposa

Et de son sein avec passion je lui caressa

Espérant qu’elle me remarque un de ces matins

Pendant que je m’en allais poursuivant mon chemin.

 

De ces seins j’invoquerai avec foi

À chaque fois avec prudence je les vois

Car nul saint dans les cieux ou bien sur terre

Ne pouvait exaucer cette bien humble prière

 

Que la vie me donne un jour la chance rencontrer

Si c’est par la grâce de Dieu ma véritable destinée

Une femme aussi belle de corps et qui sera ma tendre aimée

Et de sa magnifique poitrine saura réellement me réconforter.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Souvenirs

18055818_10155345571708919_5792799769809485668_o

Dessin réalisé par mon ami et collaborateur Eri Kel de France

Souvenirs

 

 

Souvenirs de mon enfance

Souvenirs de mon innocence

Pourquoi viens tu me hanter?

Est-ce là ma triste destiné?

 

Souvenirs des seins de ma mère

Qui me nourrissaient tel un revenant de la guerre

De ses seins où coulait son lait maternel presque à l’infini

Pour me préparer à affronter cette épreuve appelée la vie.

 

Souvenirs de mon adolescence

Où je découvris mon désir de l’autre afin de renaître

D’aller la voir pour l’aimer, la toucher et la connaître

De ses seins inconnus au goût parfum qui m’encense.

 

Souvenirs des champs de batailles

Où je fis preuve de courage face à cette rapaille

En rêvant de caresser les seins de celle pour qui je me battais

Car, Dieu du ciel, plus que tout vraiment je l’aimais.

 

Souvenirs de mon retour dans mon foyer

Où j’ai retrouvé les seins de ma bien-aimée

Afin de fonder heureuse et prospère maisonnée

Telle chance de tout ce bonheur et d’être par la vie si choyé.

 

Et maintenant rendu à mon âge vénérable

Où la sève de mes veines s’épuise tel un vieil érable

Je sens que mon heure de quitter ce monde sera bientôt venue

Mais ma crainte de cet instant est depuis longtemps révolu.

 

Car je sais bien que de tous mes souvenirs

Depuis le premier souffle depuis que je respire

Le plus beau sera pour toujours quand  j’ai connu mon amour

Et le moment où elle m’offrit la beauté de ses seins à la peau de velours.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Seule devant cette cruelle évidence

11133757_10153255585508919_8173590784812071457_n

 

Dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

 

Seule devant cette cruelle évidence

 

Seule devant cette cruelle évidence,

De voir s’effacer les souvenirs de son enfance,

Des douces caresses de sa tendre mère,

De la voix réconfortante de son père.

 

Sachant qu’un jour ou une nuit,

Elle ira bientôt les rejoindre vers l’infini.

Sans oublier ses premiers amours longtemps interdits.

Qui lui donnèrent tant de plaisirs et de non-dits.

 

De son adolescence sous l’Occupation,

Dont souffrirent les enfants de la nation,

Jusqu’au jour béni de la grande Libération,

Que prit naissance en les terres divines d’Albion.

 

Puis vinrent les noces,

Et cette nuit où elle s’offrit à son époux,

Dans des ébats langoureux tels des fous,

Vécus par des êtres faits de chair, de sang et d’os.

 

Des nuits d’amour suivirent dans le temps,

Qui donnèrent naissance à de beaux enfants,

Qui firent fierté et honneur à ses entrailles,

Et à son époux bonheur d’avoir cette marmaille.

 

Puis vinrent le jour tant redouté,

Qu’ils allèrent à leur tour fonder leurs foyers,

Afin d’y répandre leurs amours à leurs enfants choyés,

Mais n’était-ce pas là leur ultime destiné ?

 

Puis le sablier du temps s’écoulant,

Elle vit partir son époux, son ami et son amant,

Dans ses bras fatigués après l’avoir soutenu,

Il est parti là-haut vers une terre inconnue.

 

Voyant grandir ses descendants,

Tout en les chérissant comme il se doit,

Elle comprit alors qu’ils vivaient sous d’autres lois,

Celles d’une autre époque loin de celles de jadis et d’antan.

 

Et pourtant elle ne redoute pas la fin de vie,

Car elle a su boire à la coupe jusqu’à la lie,

En savourant ses multiples saveurs en admirant ses couleurs,

Voilà pourquoi elle partira paix en son âme et joie en son cœur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada