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Voilà pourquoi en ces termes

Voilà pourquoi en ces termes Poésie par RollandJr St-Gelais Photo par James Fraser Source : https://www.deviantart.com/mtl3/art/The-Music-Man-856261660

Voilà pourquoi en ces termes

 

Bonsoir mes amis,

J’ai décidé de vous raconter ma vie,

Non pas tous les détails mais quelques parcelles,

Celles qui me font sourire car elles m’ont rendu la vie si belle.

 

Je suis né dans un lointain pays,

Où après la guerre ma mère et moi avions fui,

Trop de souffrance et d’amertume nous dûmes affronter,

Des histoires d’horreur qu’il me serait pénible à vous raconter.

 

Quoiqu’en est-il nous avons voyagé,

Sur un navire, accompagnés par gens désœuvrés,

Qui cherchèrent à l’horizon une terre promise assurément,

Où ils pourraient vivre une existence remplie d’émerveillements.

 

Ma mère travaillait et se débrouillait,

Sans trop demander comme elle le pouvait,

Elle fit en sorte que chaque jour je ne manque de rien,

Un jour elle m’inscrivit à des cours de piano que je suivis avec entrain.

 

Au fil des jours, elle me demanda ce que je voulais devenir.

Un pianiste lui ai-je répondu!  Avec une lueur dans les yeux et un sourire.

Qui était-elle pour me décourager, pour me désillusionner ?

N’étions-nous pas au pays de toutes les possibilités ?

 

Voyant mon entêtement et mes qualités,

À jouer des airs de jazz, de blues et de gaîté,

Elle me permit de joindre aux écoles d’arts en été,

Jusqu’au jour où elle comprit ce que serait ma destinée.

 

Le piano allait devenir mon fidèle compagnon,

Avec lequel je gagnerai ma vie avec mes chansons,

Mes chansons composées avec des notes écrites avec amour,

De ces airs fredonnés en ces lieux avec joie avec bonheur comme toujours.

 

Mais, ce soir je vous fais ce bien humble vœu.

Ma comparse que voici et moi voulons une chose de peu,

Chanter pour le repos de ma mère partie pour un monde meilleur,

Cette pièce que j’ai composée voilà à peine quelques heures.

 

‘’ Chère mère, tu es de nouveau partie.

Mais, cette fois-ci, pour un mystérieux pays.

Serait-ce un pays où vivent en paix tous les hommes ?

Voilà pourquoi, je te salue en ces termes : Shalom. ‘’

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Charles Beaudelaire pour Indira Spr

Charles Beaudelaire pour Indira Spr

Modèle Indira Spr Photo par Joel Pèlerin

La très-chère était nue, et, connaissant mon cœur,

Elle n’avait gardé que ses bijoux sonores,

Dont le riche attirail lui donnait l’air vainqueur

Qu’ont dans leurs jours heureux les esclaves des Maures

Extrait de : Les fleurs du mal de Charles Beaudelaire

Joliment voilée

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Joliment voilée

 

Coucou ma tendre chérie,

Tu voulais me faire une surprise cette nuit,

Et, crois-moi, qu’en cet instant tu as bien réussi.

Te voir portant un foulard telle une combattante aguerrie.

 

Les ombres caressant ta peau satinée,

Accompagnées par cette douce lumière tamisée,

Présentant à la perfection ton corps en toute simplicité,

Le corps d’une femme possédant une grande beauté.

 

Tu me regardes d’un œil curieux,

Que veux-tu bien me faire en ce lieu?

À te voir ainsi, je l’avoue, je deviens anxieux.

Connaissant tes goûts, loin de moi l’idée d’être peureux.

 

Ressemblant à un grand vizir,

Tu me dévisages avec un certain désir,

Voyant dans tes yeux un bien étrange plaisir,

Y décelant à travers ce voile un merveilleux sourire.

 

Me laissant admirer tes seins,

Qui rendraient jaloux le plus pieu des saints.

Jaloux de ne pas pouvoir les effleurer du bout de ses doigts,

Car, cruelle règle des Cieux, être chaste et puceau, telle est la loi.

 

Je me moque bien de mon ultime destin,

Car, qui sait ce que me réserve la fin de mon chemin?

D’ici-là, je poursuis ma route sans nuire à mon prochain,

Accompagné par toi mon amour pour la vie si tu le veux bien.

 

Allez ! Allez ! Ma belle maitresse.

Mon corps est au soin de tes caresses.

À moins que tu désires être entre mes mains,

Alors là, je te promets que tu seras comblée avec joie et entrain.

 

Tu sais te faire tellement désirer,

En restant ainsi sans dire un mot et sans bouger,

Pourquoi en serait-il autrement en cette chaude soirée?

Et si je peux dire une chose, c’est que tu es joliment voilée.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Seulement lire pour ce soir

Seulement lire pour ce soir Poème par RollandJr St-Gelais Photo par Gb62da d’Allemagne. Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Just-reading-tonight-855980201

Seulement lire pour ce soir

 

Devant tant de questions, je ne voulais point discuter.

Devant tant de nouvelles situations, je ne voulais point être dérangée.

La vie d’un de mes proches a pris un tournant si malheureux,

Que je ne sais quoi faire pour le rendre heureux.

 

J’ai préféré garder le silence,

Afin de garder en moi un peu de romance.

Écouter une belle chanson d’amour ou de gaîté,

Afin de permettre au temps de plus vite passer.

 

Non, sois rassuré. Je ne suis pas fâchée.

Peut-être un peu confuse, un peu désemparée.

De voir que pour mon père tout semble s’écrouler,

Lui qui avait, à son épouse, tant donné.

 

Eux qui voulaient tant vivre ensemble pour s’aimer,

S’aimer pour le reste de leurs jours sous le ciel ensoleillé.

Vivre dans la quiétude de leur foyer tous les deux.

Ne méritaient-il pas d’être enfin heureux?

 

Je voulais simplement être tranquille,

En cette soirée où les secondes défilent,

Je voulais simplement lire un bon bouquin,

En me souhaitent un meilleur lendemain.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

C’est déjà l’automne

C’est déjà l’automne Poème de RollandJr St-Gelais Dessin par CapitaPerdu Source : https://www.deviantart.com/capitaperdu/art/Is-That-Joy-855783082

C’est déjà l’automne

 

Nous sommes le vingt-et-un,

Il n’y a pas si longtemps, nous faisions qu’un.

Sous le chaud soleil d’été nous dansions, nous nous aimions.

Regardant voguer sur les vagues de la mer les lointaines embarcations.

 

De ces navires en provenance de ces pays aux accents étrangers,

De ces pays habités par des gens soucieux d’être à leur tour aimés.

Nous rêvions de voyager sans cesse vers l’infini et de pays en contrés,

Que de paysages nous avions imaginés dans nos plus humbles pensées.

 

Soleil levant, soleil couchant,

Le jour précédant la nuit inlassablement,

La nuit faisant de même avec le jour inévitablement,

Le temps de la folie de notre jeunesse passa indubitablement.

 

De ces nuits où nous faisions l’amour sous la blanche lune,

De ces journées ensoleillées où nous nous étendions sur les dunes,

Ignorant que ce temps magnifique deviendra que souvenirs sous la brume,

Car plus les jours passèrent plus vite viendra le goût acide de l’amertume.

 

Sans dire un mot, tu semas en mon cœur de grands maux.

Tu y enfonças le poignard de la mort et du désespoir,

Dès que j’ai lu la lettre que tu m’as laissée hier soir,

Je n’ai pu m’empêcher d’éclater en sanglots.

 

De ces sanglots qui abreuvent ce coussin,

Où en t’embrassant je croyais que tu étais mon destin,

Difficile à croire mais c’est déjà la première journée de l’automne,

Saison si belle même si en mon être tant de questions résonnent.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada