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Adam

Adam
Photo et modèle nu ? John K. des États-Unis

Adam

 

Adam

Où te caches -tu?

Tu sais que tu es nu?

Avoue! À moi, point tu ne mens.

 

Je ne t’en veux pas,

Le seul qui a fauté, c’est moi.

Car bien fragiles vous étiez Ève et toi,

Vous étiez que mes sujets et moi votre roi.

 

Ne fuis pas mon regard,

Car je te retrouverai tôt ou tard,

Tu es sous quelques pierres d’un ruisseau,

Magnifique est ton corps et ton visage tellement beau.

 

Et que dire d’Ève, si tendre et si belle?

N’est-elle pas une véritable merveille?

Vous êtes l’apothéose de toute la création,

La grande fierté de toutes mes réalisations.

 

Mais, vous m’avez désobéi.

Ne me craignez point, je vous pries.

Oui, je vous chasserez de mon Paradis.

Mais, c’est pour votre bien. Je vous le dis!

 

Vous apprendrez de vos erreurs,

Malgré vos craintes et vos peurs,

Vous connaîtrez tant l’amour que la haine,

Comme toute la passion couler dans vos veines.

 

Ainsi vous saisirez le sens de la vie,

Que malgré vos rêves, elle n’est pas infinie.

À vos enfants les œuvres de vos mains seront laissées,

Afin qu’ils puissent à leur tour les améliorer ou les délaisser.

 

Ne soyez pas sans espoir,

Par les prophètes de malheur,

Qui n’ont que faire de votre bonheur,

Car bien petites joies arrivent tant le jour que le soir.

 

Adam, mon fils aimé.

Va rejoindre Ève ta bien-aimée.

N’ayez point honte de votre nudité,

C’est ainsi que vous apprécierez votre intimité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Les yeux clos

Yeux clos
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Les yeux clos

 

Voilà déjà quelques jours que tu es parti,
Dans un lieu que l’on appelle le Paradis,
Tu es parti avec le calme et le sourire,
Tel que tu m’enseignas à bien vivre.

 

J’étais chez-moi lorsque le téléphone sonna,
Une voix féminine ton départ, elle m’annonça.
Retenant mes larmes autant que mon pauvre coeur,
Je sortis avec peine tant de ma demeure que de ma torpeur.

 

Prenant avec moi le stricte nécessaire,
Car dans le fond que pouvais-je de plus faire ?
Je pris le premier bus qui passa sur ma rue de nuit,
Que le temps défile lorsque du ciel tombent des gouttes de pluie.

 

Arrivée subitement devant ta dernière maison,
La même où ton épouse, ma mère, autrefois y vivait,
Ce lieu où des jours durant, avec joie elle nous recevait.
Maintenant c’est à mon tour d’aller te dire adieu avec raison.

 

Entrant par la porte tournante et coulissante,
Je sentais mes pieds fragiles glisser sur une pente,
Celle du désespoir malgré la foi précieuse que tu m’as inculquée,
De cette foi timide que tu t’efforças de faire grandir dès que je fus baptisée.

 

C’est alors que je me suis rappelé cette ultime promesse,
Que tu m’avais déjà faite et qui me fut douce telle une caresse,
Que le jour où ton corps en aura assez de souffrir et que ton âme vers les cieux partira,
Qu’en compagnie de ton épouse et de ma mère adorée, ensemble votre fille, tu veilleras.

 

Ayant décidé librement d’emprunter les escaliers,
Ce calvaire qui était le mien à pieds je l’ai monté sans rechigner,
Car je souhaitais que tu sois digne de ta fille en cet instant si crucial,
En cet instant où je voulais te manifester tout mon amour malgré en moi ce mal.

 

Devant cette porte signe de croix j’ai faite pieusement,
Afin de faire fuir à jamais de mon âme ces démons envahissants.
Avec légèreté en ce lieu je suis entrée, avec tes yeux bleus tu m’as saluée.
Nos présences furent suffisantes voilà pourquoi aucun mot en cette nuit furent prononcés.

 

Ayant senti en moi depuis longtemps le moment fatidique venir,
J’ai tenu ta main usée par l’âge et la vie témoignant de précieux souvenirs,
Ouvrant tes lèvres tu prononças le tendre prénom de ton épouse venue te chercher,
Le prénom de celle qui, vers en un jardin magnifique, t’a avec tout son amour amené.

 

Enfin, maintenant que tout est terminé que tout est bel et bien fini,
Que vos corps reposent pour toujours et à jamais en cette terre bénie,
Je prends le temps de revoir les moments passés ensemble où tout était si beau,
Une paix qui m’était inconnue jusqu’alors s’installe en moi dès que j’ai les yeux clos.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Comme une ombre, elle me suit.

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Superbe dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Comme une ombre, elle me suit.

 

Comme une ombre, elle me suit.
Elle me suit chaque jour comme chaque nuit,
Toutes les fois que je pense à toi, mon cœur est ébloui.
Ébloui par ta beauté semblable à un ange descendu du Paradis.

 

Un jour je poserai nu pour toi,
Comme je le fais en classe à chaque fois,
Tu seras témoin de ma masculinité et de mon savoir-faire,
Et tout sera fait dans les règles de l’art afin de ne jamais te déplaire.

 

Ce désir enfoui en moi depuis ce temps,
Ce temps qui émerge en mon âme depuis trop longtemps,
Ce désir que seul un génie sorti de sa lampe magique saura réaliser,
Saura accomplir pour que mon souhait véritable puisse être comblé.

 

Comme une silhouette qui accompagne mon corps dans ce voyage,
Et je me moque quand mon périple se terminera selon mon âge,
Puisque mon unique aspiration est de poser nu pour toi,
Ne serait-ce qu’un seul instant, qu’une seule fois.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Ce serait tellement plus simple

Ce serait tellement plus simple
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Ce serait tellement plus simple

« Ce serait tellement plus simple si les histoires d’amour vécus dans le lit dureraient ainsi toute la vie. Une vie à manger, à boire et à baiser ? Serait-ce que l’on appelle le paradis? Une histoire d’amour ne dure pas toujours, mais une nuit de passion, on s’en souvient pour toute la vie. »

De

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Hommage bien mérité

Hommage bien mérité

Bonjour tout le monde,

J’ai appris comme un grand nombre de cinéphiles le décès de l’acteur de la Suisse alémanique monsieur Bruno Ganz. Un acteur qui, par des circonstances propres à ma géographie nord-américaine, fut découvert bien tardivement par votre humble serviteur. Comme plupart de mes compatriotes, j’ai eu la chance inouïe de découvrir cet acteur extraordinaire grâce à son interprétation remarquable d’un personnage qui laissa son empreinte de sang dans l’histoire de l’humanité. Vous devez sans aucun doute deviner que je fais référence à Adolf Hitler dont seule la mention de son nom rappelle les souvenirs les plus sombres qui soient.

Personnellement, j’ai été ébloui par son interprétation de ce personnage historique dans le film intitulé « la Chute ». Rien ne semblait avoir été laissé de côté afin de l’incarner de manière à favoriser chez les cinéphiles présents en salle une  symbiose entre d’une part, le contexte sociopolitique de l’Allemagne nazie qui tenta de survivre sous ses propres ruines et, d’autre part, la folie non seulement de cet homme mais aussi de ceux et de celles qui l’ont suivi sur les voies de la défaite. Un contexte sociopolitique où le peuple allemand s’enlisait de manière  irrévocable dans la souffrance et une folie de ce dirigeant qui n’aidait en rien à ce même peuple de s’en sortir avec honneur et dignité.

Comment pouvais-je passer sous silence le départ de cet illustre acteur vers le paradis des acteurs et des actrices qui de par leurs passions et leurs talents ont contribué à parfaire sans cesse l’un des plus beaux domaines artistiques qu’est le septième art ? Voilà la raison fondamentale de mon hommage envers cet acteur exceptionnel que fut monsieur Bruno Ganz au sein de mon blogue consacré à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie. Or, qui dit photographie fait référence par ricochet au cinéma.

Merci de  m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada