Archives de tags | famille

Vive l’amour dans la langue de Molière

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Votre humble serviteur bientôt de retour en tant que modèle vivant (nu intégral)

 

Vive l’amour dans la langue de Molière

Bonjour tout le monde,

C’est avec un plaisir immense que je vous informe de ma sortie prévue pour ce vendredi 15 février. En effet, les médecins et les spécialistes du centre de convalescence où je suis hospitalisé depuis trois semaines m’ont confirmé la guérison de mon bras gauche. À vrai dire, il s’agit d’une guérison de transition puisqu’il me faudra attendre jusqu’à la fin mars avant de pouvoir me servir de mon bras de manière pleine et totale. Ici, tout sera une question de prudence pour les semaines à venir.

Sous un autre ordre d’idée, J’ai eu la chance d’assister à un mini-spectacle offert par un duo musical qui a permis aux personnes présentes en salle de se remémorer certaines des plus belles chansons d’amour de la langue française. Mais, à bien y penser, quelle est la plus belle langue au monde sinon le français ? Oui, c’est un fait. Je suis à la fois nationaliste, fier de mes racines ancestrales et passionné par tout ce qui touche au beau, au bien et au bon. Mais, je suis également un francophile. C’est-à-dire, pour ceux et celles qui ignorent ce que ce mot signifie, que je suis un amoureux de la langue française.

Pour moi, la langue française est la langue de l’amour. Je devrais même dire « des amours »: amour de la nation, de la patrie, de ses terres en y incluant les « amours » de l’amitié fraternelle, de la famille sans oublier l’amour dit des amoureux et, pourquoi pas ?, celui des amants. J’aime ma langue et elle me le rend bien.

Aurais-je autant de plaisir à composer mes poèmes dans une autre langue que le français ? C’est possible. Aurais-je la même passion d’écrire mes textes dans une autre langue que ma langue maternelle ? C’est probable. Aurais-je le sentiment d’être privilégié de vivre, de penser, d’explorer et de découvrir le monde qui m’entoure dans une autre langue que le français ? Pourquoi pas ?! Cependant, c’est dans la langue française que chaque fibre de mon corps, de mon âme et de mon esprit vibre d’une vibration incomparable en ce monde.

Bref, j’ai réellement adoré cette soirée musicale où les chansons d’amour en français étaient à l’honneur et ce, en compagnie de gens formidables. Des gens qui m’ont appris de nouveau que le véritable bonheur se retrouve dans la simplicité de la vie. Croyez-moi sur parole ! C’est là une grande leçon existentielle.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

La douleur

 

DSC_1117

Dessin réalisé lors de ma dernière prestation de nudité artistique en date du 15 septembre 2018 à Montréal

La douleur

Bonjour tout le monde,

J’espère que tout se passe bien pour vous et que la fin de la saison hivernale vous soit agréable. Pour ma part, je dois avouer qu’elle a été parsemée de surprises en tout genre, mais plus particulièrement sur un trait auquel je ne m’y attendais absolument pas. Un trait qui concerne la vision que l’être humain a d’une part, de ce qui l’entoure et d’autre part, de lui-même.

On parle souvent dans les médias sociaux d’amour, de romance, d’aventures parfumées à l’eau de rose et de bien d’autres sujets aussi légers les uns que les autres. Malheureusement, un sujet semble avoir été occulté par l’ensemble des médias de masse. Et, si on en parle, c’est souvent pour saluer la manière héroïque dont certaines personnes ont du l’affronter au cours de leurs vies. De quoi s’agit-il exactement ? Cela se résume en un seul mot : douleur.

Mais qu’en est-il vraiment ? Je parle ici de celle qui est présentée par les grands quotidiens, celle qu’on subit et que bien involontairement on peut faire subir aux autres et, bien entendu, celle que l’on s’inflige à soi-même. Il y a autant de types de douleur qu’il y a des gens sur cette terre. 

Il y a aussi la douleur que l’on éprouve dans des circonstances bien précises de notre existence tels que, à titre d’exemple, la maladie, les handicaps physiques ou mentales, les peines d’amour et la perte d’un être cher. Il y a aussi la douleur qui se manifeste lors d’un mauvais souvenir qui nous vient à l’esprit. Bref, vous vous doutez sûrement que la liste de tout ce qui en est la cause est presque infinie.

Pour ma part, je peux dire que la douleur et moi-même nous nous connaissons très bien puisque nous nous sommes côtoyés en maintes reprises au cours de ma vie. Une vie parsemée d’éléments parfois agréables et parfois qui le sont moins. Je pense notamment à celles causées par mes prothèses, à mes nombreuses opérations subies durant mon enfance, à celles liées par l’assassinat de mon frère aîné en 1972 et par l’image véhiculée dans un journal de sensation alors que je n’étais qu’un gamin âgé de 11 ans en 1973. Toutefois, est-il utile de mentionner les douleurs, les souffrances et les épreuves des gens que je côtoie en ce moment même dans un centre de réadaptation physique où je suis hospitalisé depuis déjà quelques jours ? Bref, je n’ose pas trop me plaindre de mon sort.

Il y a aussi celui de mon image corporelle que je ne peux en aucun cas négliger. Comment les autres le voient-ils ? En particulier les membres de la gente féminine ? Fait intéressant à noter, et à ce que plusieurs d’entre elles m’ont affirmé, la manière dont je me présente en ayant aucun complexe rend possibles les liens amicaux avec mes pairs. Par ailleurs, c’est souvent ce que l’on croit percevoir chez autrui qui nous blesse et non pas la réalité en tant que tel.

Je pense à un exemple bien particulier pour illustrer de tels propos. En effet, c’est un peu comme si on m’attachait en ayant les yeux bandés dans un salon de massage érotique lors d’une séance sadomasochisme. Toutes les filles y seraient pour me voir souffrir et me faire souffrir. Mais, ici une question fondamentale se pose d’emblée. Qui leur permet d’agir de la sorte? Celui qui écrit ces lignes et nul autre que lui-même. Il en est ainsi dans de nombreux domaines de la vie. Les domaines amoureux, de travail et de famille en sont des exemples parfaits.

C’est un fait indéniable : L’individu est plus souvent qu’autrement l’instigateur de son malheur. N’allez pas croire que je réfute l’idée qu’il y a aussi de causes extérieures à notre souffrance. Les gens qui sont en services internes dans le centre de réadaptation où je suis n’ont certes pas choisi de vivre leurs situations souvent d’une gravité rarissime. Ce qui n’empêche pas que dans bien des cas nous-mêmes qui donnons à autrui la clé de tout ce qui nous détruit.

On peut, à l’instar de mon image précédemment montrée, avoir les yeux bandés afin d’éviter de voir la réalité. Mais, qu’on le veuille ou pas, c’est la réalité qui nous rattrape. Que pouvons-nous alors faire ? Je répondrais simplement à cette question par deux solutions certes drastiques, mais d’une efficacité éprouvée. En premier lieu, faire face à cette réalité et d’agir en conséquence, c’est-à-dire de prendre les moyens qui s’imposent et de foncer sans arrêt. Autrement dit,  » prendre le taureau par les cornes « . En second lieu, de faire sortir toutes formes de négativité dans notre vie. Ceci peut aller de se séparer de gens qui aspirent notre énergie jusqu’à faire un choix des lieux où nous avons l’habitude d’aller. Quels types de personnes nous enrichissent vraiment ? Quels genres de lieux peuvent favoriser une meilleure harmonie entre d’une part, nos valeurs les plus précieuses et d’autre part, les activités qui sont susceptibles de nous faire évoluer sur la route du bonheur véritable ? Ce sont-là quelques exemples où le négativisme peut être extirpé de notre vie.

Je vous souhaite en ce début du mois de février de trouver réellement ce qui vous convient pour votre plus grand bonheur. C’est, je crois, le meilleur souhait que l’on peut faire envers notre prochain. N’est-ce pas ?

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec

Ma noirceur

 

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Ma noirceur

 

Depuis quelques jours

Qui me paraissent être des nuits

À tel point que mon cœur languit

De ne plus savoir si je connaîtrais l’amour.

 

L’amour libre qui me donnait des ailes

Qui me permettait de voler vers toi ma belle

Mais depuis toutes ces nuits je ne dors plus

Car tu es partie avec cet inconnu.

 

Quelle chanson pourrais-je te chanter?

Toi avec ton regard si tendre, tu m’avais envoûté

Ho, mon amour! Reviens-moi! J’ai si froid

L’homme fort qui est en moi a si besoin de toi.

 

Le soleil s’en est allé loin de mon cœur

Depuis tout ce temps, je pleure

Et je ne sais plus qui je suis

Si je suis encore en vie.

 

Tu étais ma raison de vivre et d’espérer

Qu’un jour avec toi, une famille je fonderai

La lumière m’entourait d’un si grand bonheur

Et maintenant, que me reste-t-il sinon ma noirceur?

 

De

 

RollandJr St-Gelais de Québec

Le moment venu

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Photo par Phylactère

 

Le moment venu

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Pour ma part, je suis dans mes derniers préparatifs pour mon cours séjour en Gaspésie où j’aurai la chance de passer quelques jours en la période des fêtes de Noël pour ensuite revenir à Québec afin d’accompagner mon ami pour les festivités du Jour de l’An. Cela fait beaucoup de chemin à parcourir en très peu de temps. Or, du temps ne se compte pas pour ce qui est de passer quelques bons moments avec ceux et celles que l’on aime.

OLYMPUS DIGITAL CAMERACeci m’amène à vous parler d’un aspect un peu spécial au sein de ce présent article. À vrai dire, je désire répondre à une question existentialiste au sein de ma vie. Quel horizon vois-je lorsque je regarde le chemin franchi au cours de ma vie actuelle ? Je dirais que mon chemin ressemble beaucoup à une grande ville dans laquelle j’y ai rencontré des gens de tout acabit allant de formidables à moins, disons-le, glorieux. J’y ai expérimenté toutes sortes d’apprentissage allant des plus honorables jusqu’à beaucoup moins. Il y a certes eu des faits qui m’ont fait rire et d’autres pas. Sans oublier le bien que, je le souhaite ardemment, j’ai pu accomplir sans oublier les erreurs qui, je ne peux revenir en arrière, ont sûrement peiné bien des gens que j’ai aimés. Ainsi va la vie !

Il y a des quelques fois où je réfléchis sur le sens même de ma vie. Qu’ai-je donc raté ? Où aurais-je pu mieux faire ? Quels choix aurais-je du réaliser ou bien aurais-je du éviter ? Pourquoi ai-je choisi telle route au lieu d’une autre ? Que de questions ! Des questions à choix multiples où les réponses sont aussi valables les unes que les autres.

Il y a tout de même des éléments qui m’ont façonné deOLYMPUS DIGITAL CAMERA manière que je qualifierais d’indélébile. Je pense, à titres d’exemples, aux faits d’avoir été séparé de ma famille dès les premières années de mon enfance, à l’assassinat de l’aîné de la famille dans des circonstances  liées à l’histoire du Québec en 1972, d’avoir été présenté telle une bête de cirque dans un journal à sensation et ce, à l’âge de 10 ans sans oublier d’avoir été utilisé telle de la vulgaire marchandise par un bureau d’avocats (1) sans, élément important à retenir, n’avoir reçu la protection à  laquelle  je m’attendais de mes parents. Faut-il spécifier qu’ils ont été induits en erreur par ledit bureau d’avocats ?

À bien y penser, ce sont peut-être ces éléments qui expliquent en bonne partie ce que je suis devenu au plus profond de mon être. Fort heureusement, et j’en suis plus que persuadé, ma passion en tant que modèle vivant pour des écoles d’arts, mon amour de la poésie en lien direct avec mon respect pour la langue française et mon intérêt particulier pour la photo sans omettre mon tempérament de mélomane ont fait de moi une personne loin d’être mauvaise.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAToutefois, et je terminerai cette missive sur ce point, l’élément fondamental qui anime tout ce que je suis est nul autre que ma foi en Dieu. Oui, je suis pleinement conscient de mes faiblesses, de mes erreurs, de mes réussites, de mes capacités et de bien d’autres choses. Cependant, tout ce que je souhaite de tout mon cœur, de toute mon âme et de toute ma personne, c’est qu’il soit présent dans ma vie. Un peu à l’image de la modeste chapelle Notre-Dame-de-l’Immaculée-Conception où je me rends pour assister à la célébration eucharistique le dimanche lorsque je me rends à Montréal dans le cadre de mes activités artistiques. Les lumières de la métropole du Québec peuvent briller autant qu’elles le veuillent. La modeste croix au-dessus de la chapelle saura bien me faire signe le moment venu.

Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

(1) Je me rappelle très bien où j’ai été forcé de me déshabiller dans le bureau d’avocats sans que l’on me demande un seul instant mon avis sur ce fait.

Parfois, la vie prend un tournant majeur.

Parfois, la vie prend un tournant majeur. 

Bonjour tout le monde, 

J’espère que vous allez bien. De mon côté, je dois avouer que la vie est bonne pour moi. En effet, je me rend-compte depuis quelques temps que, malgré les apparences, la chance m’a souri en maintes occasions. Certes, je n’ai pas eu tout ce que je voulais dans la vie mais je peux avouer que j’apprécie grandement ce que j’ai. 

Avoir eu la possibilité de grandir dans une ville formidable, au sein d’une famille où l’amour est présent, me réaliser dans des activités intéressantes et avoir pu rencontrer des gens de diverses cultures, religions différentes et en provenance d’autres horizons est sans contredit l’un des facteurs de mon bonheur actuel. Qui plus est ! À l’heure actuelle, il m’est aisé de constater jusqu’à tel point je me sens bien dans le plus profond de mon être. 

OLYMPUS DIGITAL CAMERAPour ce qui est du domaine amoureux, je dois humblement avouer que j’apprécies grandement la sérénité qui s’est installée en moi. Oui, je suis célibataire et fort probablement que je le resterai jusqu’à la fin de mes jours. Cependant, une chose doit être clarifiée une fois pour toutes. J’ai adoré les rares femmes qui sont entrées dans ma vie et je leur vouerai toujours un respect. Certes, j’en ai déçu plusieurs comme certaines d’entre elles m’ont déçu. Mais, n’est-il pas le prix à payer pour apprendre ? Sur ce fait, un de mes amis de la côte-nord avec qui j’ai fait mes études universitaires à Québec m’a un jour dit ceci : « La vie est un enseignant impitoyable, elle enseigne la leçon seulement une fois notre devoir fait. » 

Veuillez noter que je ne regrette pas d’avoir aimé celles qui sont parvenues à entrer dans mon cœur. Elles sont cependant rarissimes. Certaines d’entre elles y sont entrées de manières inattendues, et ce au fil du temps et des rencontres. D’autres m’ont mis sur un pied d’estale dès le début de nos relations alors que je ne suis qu’un être humain avec ses quelques qualités et ses nombreux défauts. Je vous laisse donc deviner la suite des choses. Mais, s’il y a une chose que je peux dire, c’est que j’ai vraiment aimé celles que j’ai aimées.  

Maintenant que je suis à un tournant de ma vie, une question fondamentale surgit en mon esprit. Une question qui prouve que parfois, j’ai bien écrit « parfois », un homme peut réfléchir sur ce qu’il veut réellement pour son bonheur actuel et futur. Quel est mon véritable désir ? Il se résume en un seul mot ; la sérénité. Bref, je suis bien comme je suis pour la raison que j’apprécie ce que j’ai et ce que je suis devenu. Tout le reste n’est que futilité. Et, croyez-moi sur parole, j’en sais quelque chose. 

Merci de m’avoir lu. 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

 

Le jour se lève

41494538_10156843974433919_8412144583990837248_o

Dessin qui illustre bien ce que doit ressentir une victime d’inceste Merci infiniment à mon ami Eri Kel de la France pour sa précieuse collaboration et pour son amitié

Poème dédié aux victimes d’inceste. 

Le jour se lève 

 

Il est si tôt le matin, 

Et déjà j’ai dans la tête un refrain, 

Qui me fait revivre le temps de mon enfance, 

Le temps de cette indescriptible souffrance. 

 

Où je devais garder, 

Un terrible et monstrueux secret, 

Que ma famille aurait à jamais éclaté, 

Et au gré du vent et du temps ce serait éparpillée. 

 

Je me souviens de cette main, 

Qui devait être secourable, 

Que tu posas sur ma bouche incapable, 

Je voulais crier et appeler au secours en vain. 

 

À cette époque de découvertes, 

Où je devais compter sur toi, 

Telle une princesse envers son roi, 

Et voir ô combien était mon jardin à l’herbe verte. 

 

Mais au lieu de cela, 

Horribles choses tu m’enseignas, 

Des mots qui devaient rester cachés, 

Et que seul mon amoureux pouvait réaliser. 

 

Maintenant et depuis trop longtemps, 

C’est trop tard car le mal est à jamais fait, 

Dis-moi père ! As-tu éprouvé un quelconque regret ? 

 Au dernier jour de ta vie qui te restait ? 

 

Ça y est, le jour est enfin levé. 

Pourrais-je à nouveau faire confiance ? 

Depuis l’instant où s’incrusta en moi cette méfiance. 

Je t’en prie père, pour une fois, laisse-moi ma peine crier. 

 

De 

 

Rolland St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Hommage aux finissants-es en arts visuels

 

 

Hommage aux finissants-es en arts visuels

Bonjour tout le monde,

IMG_20180428_143141_027J’espère de tout mon cœur que vous allez bien. Pour ma part, je me prépare tranquillement pour un petit voyage dans la région de la Gaspésie et ce, du 20 au 28 mai inclusivement. Deux raisons majeures m’ont incité à faire ce petit séjour. D’une part, je vais aller voir mon père qui vit dans la belle ville de Matane. Et, d’autre part, cela va permettre à mon homme de ménage de réaliser une grande corvée du printemps dans mon appartement. Ceci est loin d’être un luxe. En effet, l’hiver québécois bien que joli est aussi une saison très longue et propice aux saletés en tous genres. Bref, je retrouverai un appartement revampé à mon retour.

Mais, revenons au sujet de cet article. Il y a de celaFB_IMG_1525952356874 quelques mois déjà, plus précisément aux mois de octobre et de novembre de l’an passé, une professeure m’avait invité pour être son modèle nu dans le cadre d’une série de séances de nudité artistique pour ses cours d’arts visuels. Des cours qui sont d’une grande importance dans la formation des artistes qui désirent faire carrière dans un domaine où l’imagination, la créativité et l’excellence doivent aller de pairs. Bien entendu que la rigueur au travail est de loin la pierre angulaire pour toutes personnes soucieuses de s’accomplir. 

FB_IMG_1526142423814Voyant l’occasion rêvé qui s’offrait à moi pour retourner à Sept-Îles, ma ville natale, et y rencontrer des membres de ma famille ainsi que de vieux amis et connaissances, je ne pouvais refuser son offre. Qui plus est ! Retourner au collège où j’y ai fait mes études préparatoires pour l’université afin d’y travailler en tant que modèle nu était presque un rêve à mes yeux. Aussi bien en profiter. N’est-ce pas ? J’y suis donc aller trois fois afin d’offrir mes talents de modèle nu auprès d’étudiants à la fois talentueux et fort sympathiques.

32461417_2057510837611278_2358235584385777664_oEt quand je dis « talentueux », vous pouvez me croire sur parole qu’ils le sont réellement. En effet, j’ai rarement vu autant de réalisations artistiques créées de manière à la fois méticuleuse et aussi variées tant par leurs formes que par leurs supports. Il va de soi que lesdites séances ont été dirigées de mains de maître par une professeure attentionnée et soucieuse du succès de ses élèves. Mais, attention ! Elle a vite compris grâce à ma passion et à mon sens professionnel  qu’elle pouvait me faire confiance dans ma démarche. Une démarche qui se voulait être riche tant dans les choix de mes poses que par les échanges avec les élèves lorsque cela était possible, bien entendu.

32413719_2057511220944573_5165486643536199680_oJe me suis dit à maintes reprises qu’il serait impératif de primo, prendre connaissance de l’ensemble des œuvres réalisées non seulement lors de mes prestations de nudité artistique, mais également dans l’ensemble de l’année académique. Et secundo, de vous les faire connaître au sein de mon blogue artistique dédié à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie.

Quoi de mieux qu’un vernissage de fin d’année pour32365812_2057512127611149_8093071639664656384_o vous présenter les œuvres les mieux réussies  par les finissants et les finissantes de l’année 2017-2018? Voilà pourquoi, j’ai décidé de vous montrer une vidéo réalisée par une des étudiantes de fin d’année présente à ce vernissage. Il est à noter que le tout se déroule du 11 au 18 mai inclusivement au C.E.G.E.P. de Sept-Îles. L’entrée est gratuite.

Tout le crédit pour les photos revient à Jason Blanchard. Félicitations pour la qualité de vos photos.

Bienvenue à tous et à toutes !

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Les vieux amants

FB_IMG_1523030880422

Dessin rempli d’émotion fait par Eri Kel

Les vieux amants

 

Dans un silence profond et paisible,

Faisant ressurgire souvenirs parfois risibles,

Souvenirs d’un temps de jeunesse et d’étourderie,

Où beauté et innocence se moquèrent des bondieuseries.

 

Point de paroles ! Point de gestes !

Si ce n’est qu’un doux soupir tel un zeste,

Revoyant le premier jour du premier baiser,

Et de leur premier né d’une famille qui égaya de longues années.

 

Que reste-t-il de ce temps révolu?

Où plaisir partagé se fit en belles tenues.

Les rides prirent place sur leurs visages tendres,

Et les rires de leur petits enfants devinrent durs à entendre.

 

De leur amour de jeunesse,

Devint passion de la vieillesse,

De sa semence sorti noble famille

De ce sein furent nourris garçons et filles.

 

Maintenant que reste-t-il?

De leurs ébats amoureux et inavouables?

Et de leurs années pleinement vécues et louables?

De ces vieux amants endormis sur ce lit tel une île ?

 

De

 

RollandJr St Gelais de Québec

La combattante

la combattante

Dessin de Eri Kel de la France

La combattante

 

Devant mille dangers,

Qu’elle soit affamée et assoiffée,

Elle apprit à affronter tous ses ennemis,

Ceux de sa tribu et de sa famille si braves et unies.

 

Dans la savane étendue,

Où se tapissent tous ces animaux sauvages,

Ses pairs lui enseignèrent techniques de guerre tels de vieux sages,

Afin de ne point craindre dents affûtés de tous ces démons bien tendus.

 

Bouclier d’airain sur le dos et lance au poing,

Elle combattra avec force et fureur jusqu’au lendemain,

Sur sa peau tatouée et d’ébène coulera bientôt tout ce sang écarlate,

Provenant des artères témoignant de ces yeux agonisant qui se dilatent.

 

Nue devant sa proie,

Elle éprouve en son âme un effroi,

Car de cette lutte impitoyable en sortira qu’un seul,

Et qui ne connaîtra jamais les hommages d’un digne linceul.

 

Femme et jadis jeune fille formée dès sa naissance,

À combattre ses craintes et ses peurs pour maigre pitance,

En entendant les tambours annonçant cet envahisseur blanc,

Maudissant l’aurore calme qui l’a vu naître aux cris des éléphants.

 

Ô femme africaine, si belle et si noire,

Ô femme aux courbes invitantes avec tes seins magnifiques,

Ô femme si sensuelle qui naquit sur cette terre mirifique,

Ô toi, la noble femme ! Raconte-moi ton histoire.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Réflexion sur mon enfance

 

i_m_sleeping_like_a_baby__lol_2_by_lequebecois1962-d83jxer_InPixio

Un souvenir du  » Belgo  » de Montréal 

 

Réflexion sur mon enfance

Certes, je me voyais différent de tous les enfants lorsque je fréquentais la petite école. Non pas du fait des moqueries venant de quelques-uns de mes camarades de classe au sein de l’école que je fréquentais à cet âge dit « de l’innocence », mais bien plutôt des commentaires venant de certains parents craignant de voir leurs enfants-chéris s’amuser avec un je-ne-sais-quoi au risque d’en être marqués au fer rouge pour le reste de leurs vies. Et pourtant, je ne compte pas le nombre de fois où j’ai participé à toutes les activités scolaires et parascolaires et où les mêmes camarades de classe m’encouragèrent à me surpasser.

Ce qui ne m’a pas empêché de me questionner sur certains aspects de mon corps. Pourquoi devais-je subir autant d’opérations chirurgicales lesquelles étaient accompagnées de porter toute une gamme de prothèses inconfortables dont l’utilité est, avec une réflexion de recul, à discuter ? Devais-je réellement me conformer aux critères établis par la société en ce qui concerne la normalité des caractéristiques physiques ? Oui, mon corps est différent mais l’âme qui y habite, et qui s’y trouve toujours, est belle et bien humaine et tire sa source de l’Être Suprême. Étais-je si dérangeant ? Aurais-je une place au sein de la société ? Ma vision de mon corps allait de pairs avec l’ensemble des interrogations. J’aurais certes pu me révolter mais l’amour de ma famille et le support de mes amis et amies compensèrent la rareté des réponses satisfaisantes à mes questions existentielles, du moins pour mon enfance.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada