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En amour avec mon lion

En amour avec mon lion
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

En amour avec mon lion

Chose tellement étrange,
Peut-être même drôle de coïncidence,
J’avais décidé de faire un ménage dans mes affaires,
Car, pour une rare fois, de mes dix doigts je n’avais rien à faire.

Je suis monté dans le vieux grenier,
Dans la maison familiale où jadis je vivais,
Entourée de mes frères et de mes sœurs que j’aimais,
Dans ce vieux grenier j’y ai découvert biens des effets insoupçonnés.

Parmi ceux-ci il y avait une chaise berceuse,
Dans laquelle ma mère s’assoyait en paraissant si heureuse,
Pendant qu’elle nous lisait un conte de son pays d’où elle était originaire,
De ces pays où les animaux dans la chaude savane librement gambadèrent.

J’imaginais gorilles, zèbres et gazelles ensemble s’amuser.
J’imaginais plaines remplies d’animaux de toutes les couleurs,
Mais celui qui m’impressionnait vraiment car rien il ne lui faisait peur,
C’était le plus beau, le plus fort, le lion avec sa crinière et son grand cœur.

Voyant mon admiration pour le roi des animaux,
Mes parent m’offrir pour ma fête un très joli cadeau,
Un de ces souvenirs qui restera gravé dans mon cœur d’enfant,
Dès l’instant que je l’ai reçu, maintenant et pour bien longtemps.

Un lion en peluche que je serras très fort contre moi,
En le tenant tendrement comme une fleur dans mes bras,
En souhaitant que cet instant si précieux dure éternellement,
De ce moment où j’étais si bien avec ma famille et mes parents.

Dès l’instant où dans le vieux grenier je l’ai trouvé,
Quelques larmes du plus profond de mon être, j’ai versées.
Maintenant que je suis jeune femme et que je serai bientôt une mère,
À mes enfants, je raconterai ces contes dont je me souviens comme si c’était hier.

Sur cette vieille chaise berceuse en bois je m’assoirai.
Et comme faisait ma mère, ces contes je leur raconterai.
Mais je prendrai bien garde de toujours placer à mes côtés,
Ce joli présent, ce lion que m’avait donné mes parents bien-aimés.

De

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Le manque

Manquement

Superbe photo réalisée par James Fraser Voir son site sur https://www.deviantart.com/mtl3

Le manque

Vous ne le savez peut-être pas, mais c’est souvent dans le manque que l’on trouve notre richesse véritable. Non pas celle que l’on retrouve dans un compte bancaire ou encore dans les biens acquis à crédit ou bien encore avec les résidences exhibant un luxe souvent plutôt éphémère. Un luxe dépendant des soubresauts de la vie et de sa destinée.

Les hommes ont tendance à voir leurs richesses dans tout ce qu’ils ont accumulé au fil des années, souvent au prix d’un dur labeur et parfois même au péril de leur santé. Oubliant que leur vrai trésor réside là où leurs propres yeux ne peuvent voir au premier coup d’œil.

L’être humain peut travailler en espérant se bâtir un avenir meilleur, fonder une famille dont les descendances porteront fièrement son nom et léguer à ce monde un quelque chose de positif aussi minime soit-il. Pourtant, un rien peut tout anéantir en un instant à peine visible à l’œil nu pour le commun des mortels. Un matin, il peut se réveiller plein d’entrain. Et le soir venu, il peut pénétrer aux cieux pour un joyeux festin. Ainsi va la vie pour chacun d’entre nous.

Pour chaque chose accumulée correspond un temps qui lui a été consacré. Pour chaque activité ignorée correspond un impossible retour en arrière. Pour chaque amour abandonné correspond des regrets amers. Pour chaque expérience de la vie vécue correspond celles que l’on n’a pas pu vivre. Bref, on ne peut pas tout prendre mais on peut aisément tout perdre.

Perdre pour toujours et à jamais. Et, plus souvent que l’on pense, c’est en perdant qu’on retrouve son soi véritable. Cet être qui au plus profond de notre âme nous comprendre que les biens accumulés ne vaudront jamais savoir aimer et savoir s’aimer. Savoir aimer sans rien demander en retour. Savoir s’aimer afin de mieux se donner. Se donner non pas pour plaire mais pour enrichir l’humain en soi et en chacun d’entre nous.

La philosophie hindouiste n’enseigne-t-il pas que tout est éphémère, que rien ne demeure pour l’éternité? Et par le fait même que tout ce qui existe doit tôt ou tard exister sous une autre forme? C’est là que réside la richesse incroyable que tout peut commencer de nouveau.

Sachons avoir la capacité de s’ouvrir aux occasions qui se présentent à nous. De quelles occasions peuvent, en dépit des premières appréhensions, être de magnifiques tremplins pour la découverte des trésors cachés dans nos manques. De ces manques peuvent surgir un tournant majeur dans notre chemin de vie.

Selon RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Passe ton chemin et va-t-en !

Photo réalisée par Phylactère Séance du 2 décembre 2019

Passe ton chemin et va-t’en!

 

Bonsoir ma chère tendre sœur.
De toi, je n’éprouve aucune peur.
Dès ma naissance on avait annoncé ta venue,
Alors que j’étais déjà qu’un nouveau-né frêle et nu.

 

En dépit des pires prévisions,
J’ai reculé ta visite en tenant bon,
Tu as visité ma famille à quelques occasions,
En emportant avec toi certains membres comme de raison.

 

Mais, vois-tu, je ne suis vraiment pas pressé,
De quitter ce monde parfois sombre parfois ensoleillé,
Qui m’a tant appris de l’amitié, de l’amour et la chance de vivre,
Même si en maintes occasions cela fait un peu plus souffrir que rire.

 

Je revois en mon esprit toutes celles que j’ai aimées,
Toutes celles que j’ai dorlotées, embrassées et fais pleurer,
Je ressens chacune des saisons qui ont fait l’être que je suis,
Avec les défauts et qualités, les forces et faiblesses, c’est ainsi.

 

J’aimerais bien avoir encore quelques années devant moi
J’ai encore tant de choses à faire, à voir et à accomplir, je crois.
Tant de femmes belles comme des fleurs avec qui faire l’amour, tu vois.
Et pour être franc de tout mon cœur, je n’ai pas de temps à perdre avec toi.

 

Et puis, entre nous deux, que fais-tu ici?
Sentir ton froid baisé sur ma joue, je n’en ai pas envie,
Je préfère et de loin la présence d’une dame bien en vie,
À mes côtés afin d’être comblé par son savoir-faire si exquis.

 

Ô ma sœur à la main rapide,
Posée sur cette lame à la saveur insipide,
Dépose-là au pied de mon lit, j’ai quelque chose à te confier.
Une requête? Une supplication? Une faveur? Rien de cela, c’est juré.

 

Une petite idée, j’espère que tu me comprends?
Sache que je suis assez jeune, viril et en excellente santé.
Et puis, selon gentes dames, je vieillis vraiment en toute beauté.
Alors je te l’ordonne par tous les cieux : passe ton chemin et va-t’en!

 

De

 

RollandJr St Gelais
Québec (Québec)
Canada

Liens

Liens
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Liens

 

Depuis que je suis née,

Ainsi on m’a élevée, éduquée,

À toujours obéir aux ordres donnés,

Céder aux caprices même ceux que je ne peux nommer.

 

Déjà toute petite,

Je croyais être maudite,

Car au lieu de jouer et de m’amuser,

Je devais sans cesse, encore et toujours travailler.

 

Devenue adolescente,

Cet âge où mon corps pouvait engendrer,

Alors que mon âme est presque celle d’un nouveau-né,

Les maîtres de ma mère me firent connaître aux enfers la descente.

 

En me vendant à un pervers,

À qui je devais en tout temps plaire,

Pour venir en moi, cela ne le gênait guère,

Beau temps, mauvais temps, printemps, été, automne et hiver.

 

Voyant que je ne pouvais lui fournir marchandise à vendre,

Il me vendit à une famille possédant grande propriété,

Sur laquelle je devais récolter le maïs et le blé,

Au-moins, jamais on n’y toucha mon ventre.

 

Je suis devenue aussi forte et robuste qu’un chêne,

Car sous le soleil des champs cultivés, j’ai connu que les chaînes.

Les chaînes mises au corps sont certes très lourdes à supporter,

Mais celles érigées à notre âme sont les plus ardues à briser.

 

J’en parle en connaissance de causes,

Car pour avoir osé élever la voix cette fois,

Pour mettre défendue contre cette unique voie,

Celle de toujours obéir sans prendre aucune pause.

 

Les vigiles m’ont attachée à ce poteau,

Afin d’y recevoir le fouet qui arrachera ma peau,

Jambes écartées et torse nue, j’entends déjà rire ces écorcheurs,

Qu’un ange vient défaire ces liens! Voilà la prière que je fais avec cœur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Interpellation

Interpellation
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

Interpellation

Cette superbe photo m’interpelle énormément lorsque je pense à un membre de ma famille qui est atteint d’un cancer du sein. Or, j’ignore si c’est vrai, le sein symbolise autant la féminité chez la femme que les testicules peuvent symboliser la masculinité chez l’homme.

Je profite de cette occasion pour témoigner tout mon appui aux femmes, jeunes et moins jeunes, qui doivent lutter contre ce terrible fléau.

Bravo à mon ami Joel Pèlerin pour cette magnifique photo.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada